David E. Kelley, un maître en matière de musique et de séries.


Parfois, mon programme télé fera votre programme musical, c’est le cas aujourd’hui car je vais vous parler d’un showrunner avec une petite filmographie bien remplie, de très grande qualité et qui met la musique en valeur à merveille, il s’agit de David E. Kelley, l’un des réalisateurs bankable de la télé Américaine et ce, depuis le milieu des années 80.

Je ne vous ferais pas sa filmo, ce n’est pas le sujet, mais je ferais plutôt un focus sur quatre de ses séries que j’ai trouvé géniales et qui ont une bande son qui mérite que l’on y tende l’oreille.

ALLY MCBEAL

Le point de départ de mon crush télévisuel avec David E. Kelley ne date pas d’hier, c’est le cas depuis la fin des années 90, avec la comédie juridique qui l’a révélé aux yeux du grand public, je parle bien sûr d’Ally McBeal. Si vous n’êtes pas familier avec l’univers d’Ally, jouée par la sublime Calista Flockhart, je vous fais un bref résumé: Ally McBeal, jeune avocate de Boston est engagé dans le cabinet Cage et Fish, où son amoureux de la fac et son épouse actuelle exercent déjà, vous pouvez d’ores et déjà imaginer les situations rocambolesques que cela peut provoquer? Et bien saupoudrez tout ça de personnalités farfelues et hautes en couleurs et vous aurez le mélange explosif de ce cabinet d’avocats pas comme les autres.

Chez Cage et Fish, la musique a une place toute particulière, premièrement parce qu’après les plaidoiries et les problèmes de coeur, les employés se retrouvent régulièrement au bar de l’immeuble où se produit Vonda Shepard, qui vient, avec son piano et sa guitare rythmer les vies de nos protagonistes.

Ensuite, comme je le disais, ce cabinet est rempli de personnalités un peu loufoques, alors quand Ally, en plein milieu d’un procès, aura des visions d’Al Green en juge, ou d’un bébé qui chante “Hooked on a feeling” en dansant dans sa couche, ne vous étonnez pas! Alors déjà là, on se marre, mais quand John Cage, l’un des deux associés, hyper timide et atteint de toc divers et variés se transforme en séducteur chevronné après avoir fait une chorégraphie endiablé sur le mythique “You’re the first, the last, my everything”, c’est pour moi, le must de la série, ces passages sont inoubliables!!!

Je ne vous détaille pas tous les moments qui accompagnent la série musicalement, que ce soit avec Vonda Shepard, la bande son en fond, où les acteurs eux-mêmes, qui se prêtent volontiers à l’exercice musical, que ce soit à l’open mic du bar où pendant les épisodes de Noël. Non, la vraie cerise sur le gâteau, c’est le nombre d’invités (musicaux ou non) de luxe qui sont venus fouler les plateaux de David E. Kelley, de Robert Downey Jr (avant d’être Iron Man), à Barry White et Al Green, bien sûr, mais aussi Sting, Tina Turner ou encore Anastacia et j’en passe…

Bref, si vous avez raté cette série à l’époque, le rattrapage est obligatoire, rires et larmes garanties, faite moi confiance!!!

BIG LITTLE LIES

La deuxième série dont je voulais vous parler, c’est le petit événement de 2017 sur HBO, une mini-série (enfin, ça devait être le cas…) avec un casting digne des plus gros blockbusters de Hollywood, au programme, vous retrouverez dans les rôles principaux, Nicole Kidman, Reese Witherspoon et Shailene Woodley, je ne vous parle pas du casting secondaire tout aussi talentueux, avec Alexander Skarsgard ou Zoë Kravitz et j’en passe… On est sur une sorte de Cluedo, je veux dire que dès le départ, on sait qu’il y a un meurtre, on ne connaît ni la victime, ni le coupable et tout cela se déroule au milieu d’une petite communauté idyllique (en apparence en tout cas), perturbée par l’arrivée d’une “outsider” jouée par Shailene Woodley.

Rien qu’avec ça, je devrais vous avoir donné l’eau à la bouche, mais on est surtout là pour parler musique et je ne vous ai pas encore parlé de la fille de Madeline (Witherspoon), qui au travers de son mp3 est le véritable jukebox de la série, elle nous régale dans les ballades en voiture, à la maison etc… Ici aussi, la musique a une véritable place dans ce mystère. Voyons voir ce que vous pourrez trouver dans les oreilles de la petite Chloé McKenzie: Pour commencer, vous aurez le droit à un générique magnifique, interprété par le génial Michael Kiwanuka qui participait déjà à la B.O de “The get down” dont je vous avais parlé il y a quelque temps et ce n’est que le début d’un soundtrack qui, comme pour Ally McBeal est chargé en Soul. En vrac, vous retrouverez les Temptations ou Charles Bradley et Léon Bridges ou Frank Ocean pour les plus récents. La Soul n’est pas la seule représentée, il y a également des classiques du rock et de la pop, un certain Elvis Presley ou Janis Joplin, ça vous parle? Zoë Kravitz, en bonne fille de Lenny, y va même de sa reprise du king avec “Don’t”. Et pour finir, je mentionnerais ma “all-time chouchoute”, la seule et unique Sade et son inoubliable “Cherish the day”.

Voilà, je disais tout à l’heure que BLL devait être une mini-série, mais le succès a été tel qu’une deuxième saison devrait voir le jour prochainement…

GOLIATH

Pour la troisième série, on revient dans l’univers juridique, mais avec une toute autre atmosphère que pour Ally McBeal, car même si on retrouve quelques personnages un peu “particuliers”, le sujet est bien plus sombre dans Goliath, on est sur de la juridiction criminelle et assez dure. Dans cette version légale de David contre Goliath, Billy McBride, incarné par le génial Billy Bob Thornton affrontera son ancienne firme dans une sombre affaire concernant un fabricant d’armes. Le problème, c’est que si McBride fût un avocat prestigieux, il n’est plus que l’ombre de lui-même, seul, alcoolique et sans emploi… Il lui reste cette affaire et sa détermination!

La distribution est de choix puisque William Hurt joue le méchant, mais il y a également Maria Bello, Molly Parker et bien d’autres encore…

Comme dans les deux séries précédentes, le générique est très marquant et démontre très vite le genre de show auquel on a affaire, le rock de The Silent Comedy sur “Batholomew”  qui sonne très Soul, perso m’a frappé et j’ai plongé dans Goliath dès les premières notes de l’intro.

Tout au long de la première saison (j’ai pas encore fini la seconde), on est bercé entre Soul et Rock au rythme des humeurs de Billy. Du Blues aussi, dans les moments où notre anti héros sombre un peu, bref, la musique est encore une partie intégrante de la série.

Un peu moins de noms ronflants que dans les précédentes, bien que l’on retrouve des artistes comme Curtis Mayfield, The Pharcyde, Luciano Pavarotti ou encore Dire Straits. Pour le reste, pas mal de découvertes, pour moi en tout cas et notamment Ural Thomas and the pain que j’ai adoré, mais aussi les Soulsations. Je vous recommande également de prêter l’oreille à Nathaniel Rateliff and the Night sweats dont Guillaume vous avais parlé il y a quelque temps.

MR MERCEDES

Pour terminer et terminer en beauté, je vous propose la deuxième série de Kelley que je suis actuellement, il s’agit de l’adaptation du livre de Stephen King, Mr Mercedes. Alors, des adaptations télé du maître de l’horreur, il y en a eu un paquet et pas que réussites, par exemple, récemment, Castle Rock fût, pour ma part une belle déception.

Ici, ce n’est pas le cas, dans la première saison tout du moins. Mr Mercedes sort King de son style habituel et l’emmène dans le thriller avec en star un tueur psychopathe au volant d’une mercedes et un flic à la retraite, bourru et alcoolique (point commun avec Goliath) qui, 2 ans plus tard, ne s’est jamais remis de ne pas avoir résolu cette affaire.

Voilà le point de départ de la série qui a, là aussi, une distribution de très grande qualité. Brendan Gleeson dans le rôle de Bill Hodges (le flic), vu dans Harry Potter et son adversaire, le très troublant Buddy Hartsfield, joué par Harry Treadaway, qui s’était déjà mis en lumière dans le génial Penny Dreadful, dansle rôle de Victor Frankenstein bouuuuuuuhhhh…

Le reste du casting est porté par Kelly Lynch et l’inoubliable Nancy Botwin de Weeds, à savoir Mary Louise Parker. Ca donne envie non?

Question musique, on est très bien servi aussi! Chaque épisode débute avec un réveil complexe de Bill sur “It’s not too late” de T-Bone Burnett, comme vous pourrez le constater, c’est un tronc commun entre les 4 séries dont je vous parle aujourd’hui, un générique fort, qui marque l’ambiance du show. Ici, c’est clairement la loose de Bill qui est mise en lumière. En parallèle, beaucoup de passages avec Brady Hartsfield (Treadaway), le tueur à la mercedes, évoquent la folie et pour celà, Kelley a choisi beaucoup de Hard Rock, du punk avec notamment les Ramones, Radiohead et Slapshot, croyez-moi, ça pique les oreilles!!! Comme dans toutes les séries de Kelley, il y a aussi de la Soul avec par exemple, les Impressions ou Lee Harris, du Blues aussi avec Mississippi John Hurt et quelques gros noms aussi comme Leonard Cohen ou PerryComo, en soit, que du bon…

Voilà, j’espère vous avoir donner envie de découvrir l’univers, parfois loufoque, parfois violent, mais toujours de qualité de David E. Kelley, qui est, selon moi, l’un des grands du petit écran.

Laurent

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Il était une fois … 1981!


1981 est une année charnière. En France d’abord, puisqu’au mois de mai, François Mitterrand sera élu président de la république. Son élection aura des conséquences importantes sur la vie des français en matière sociale, culturelle, économique. De la mise en place, l’année d’après, des 39 h, de la cinquième semaine de congés, en passant la loi de décentralisation, la mise en place de l’ISF, à l’abolition de la peine de mort, et au remboursement de l’IVG, sans oublier, la loi « Lang » sur le prix unique du livre, l’autorisation des radios locales privées, 1981 est un tournant. Ailleurs dans le monde, il faut retenir : en janvier, l’élection de Ronald Reagan qui succède à Jimmy Carter, comme président des Etats-Unis d’Amérique, ainsi que la libération des 52 otages américains retenus dans l’ambassade américaines à Téhéran. En février l’échec d’un coup d’état en Espagne. L’élection en mars du général Pinochet comme président du Chili, en avril le vol de la première navette spatiale américaine « Columbia » et en mai le décès après une longue grève de la faim de Bobby Sands, jeune opposant politique irlandais. L’assissinat du président égyptien Anour-el-Sadate, lors d’un défilé militaire, en octobre. La déclaration de l’état de siège en Pologne, par le général Jaruzelski, alors à la tête du pays.

Cette année-là, plusieurs personnalités disparaissent : Jean Nohain, animateur de radio et parolier, le chanteur-guitariste de rock américain Bill Haley, le boxeur Joe Louis ( qui avait combattu contre Marcel Cerdan), le chanteur jamaïquain Bob Marley, le réalisateur américain William Wyler ou encore le chef d’orchestre autrichien Karl Böhm, les réalisateurs français François Truffaut, René Clair, Abel Gance et Jean Eustache, le chanteur Georges Brassens.

Place à l’histoire inventée :

Printemps parisien. Je sors du cinéma, avec ma copine du moment, une brune au prénom de Bambou. Avec ses yeux étirés, je la surnomme parfois « Mademoiselle Chang ». Ce cinéma, situé sur les grands boulevards est un endroit magique, une salle énorme. Qui sert aussi pour des concerts, des comédies musicales. Mais là, c’est pour un film, que nous y étions. « Les Aventuriers de L’Arche Perdue », réalisé par Steven Spielberg, avec Harrison Ford (La Guerre des Etoiles….) en vedette. Le film  nous a beaucoup plu.
Décidant de nous promener vers Opéra, Bambou et moi sommes en mode confidences pour confidences. Complices. Un vertige de l’amour nous a envahi lorsque nous nous sommes rencontrés. Depuis, c’est une osmose aussi inexplicable que profonde qui nous lie. Lentement mais sûrement, nous déambulons vers la place de l’Opéra, puis nous orientons vers les quais, au niveau de la Concorde, en passant par la Madeleine.
La nuit tombante suit nos pas, comme un manteau doux sur nos épaules amoureuses. Dans l’air ce soir, flotte un parfum léger. Bambou ne se sépare jamais de son walkman (ça vous rappelle des souvenirs?) et de son petit casque. Arrivés en bas des Champs -Elysées, nous nous asseyons sur un banc. Ma chérie me dit alors : « Diego, te souviens-tu de ces chansons? « Start me up », « Every little thing she does is magic », « Waiting for a girl like you »?. Je souris en guise de réponse. Sans un mot, juste les yeux dans les yeux. Après ce doux moment musical, nous reprenons notre marche dans Paris et nos échanges.

C’est alors que Bambou me demande si je connais l’Irlande, le Connemara. Je lui réponds que non. Bambou évoque alors ce pays qu’elle adore.
Je lui connais une passion pour Rory Gallagher, U2, Oscar Wilde, George Bernard Shaw ou les comédiens Colin Farrell, Daniel Day-Lewis. A ses mots, je comprend alors que cela la décevrait profondément si je refusais de l’y accompagner. Face à sa détermination, et parce que je l’aime, je craque. Un sourire illumine son visage. Elle me dit alors que deux de ses amies, Kim et Barbara, qui sont allées là-bas en 1980, ont adorées. Leur compte-rendu de voyage l’a convaincu d’y aller dans un futur plus ou moins proche. A deux de préférence. Avec moi évidemment, même si pour le moment je résiste à cette idée.
La soirée avance, et nos corps marcheurs nous signalent que l’heure du ravitaillement est enfin venue. Nous trouvons une brasserie, nous y installons. Une serveuse aux yeux de Bettie Davies prend notre commande. Bambou et moi savourons ces instants, dans ce cadre chic, parfait pour roucouler ou accueillir des touristes du monde entier. Nous sommes heureux.

Décision est prise de s’en occuper dès demain, pour une possible virée dès l’été. A mon tour, je lui exprime des envies d’ailleurs, d’espaces. Elle le sait, je rêve des Etats-Unis, de m’y installer. Death Valley, Monument Valley, Grand Canyon, ces grands espaces me font rêver. C’est sans lié aussi aux westerns avec John Wayne, Gary Cooper ou James Stewart, que j’ai vu dans mon adolescence. Moi qui adore la nature à l’état pur, le silence. Comme le dit un chanteur français, je rêve d’être un homme libre. Un monde sans héros, sans chasseur d’or dans le coin. Juste le calme, les animaux sauvages, la sérénité.
Dans ce pays, grande ville ou bled paumé, la musique, omniprésente, est bonne. Jazz, blues, country, soul music, funk, rock, hard-rock sans omettre le rap bien sûr. De Louis Armstrong à Prince en passant par Robert Johnson, B.B. King, Johnny Cash, Gene Kelly, les comédies musicales, Aretha Franklin, Billie Holiday, Stevie Wonder, Harry Connick Jr. , Andserson Paak, Kendrick Lamar, Grover Washington, Van Halen, Aerosmith.
Pays de cinéma aussi, Hollywood, Orson Welles, Charlie Chaplin, Humphrey Bogart, Lauren Bacall, Clint Eastwood, Martin Scorsese, Robert De Niro. Bref j’en rêve.
Un pays où vivre son amour dans un endroit perdu au milieu des grands espaces doit être un plaisir total. Loin de tout. Ravitaillé par les corbeaux, comme on dirait en France. Voilà mon idéal de vie. Pour convaincre Bambou, la tâche sera rude, car elle a une âme de citadine.

Bambou et moi, outre donc l’Irlande, décidons de planifier un voyage américain pour 1982. Un pays où les gens sont sans filtres, disent tout haut ce qu’ils pensent, ressentent. Je murmure alors à son oreille : « So, dear, do you feel my love? »… Elle rougit, mais acquiesce. Les jours, les semaines, les mois qui suivent, au-delà de nos occupations professionnelles respectives, elle dans le marketing, moi dans la photo pour un magazine rock, nous réfléchissons à nous faire un avenir ailleurs, dans un autre bain culturel.

En murissant notre réflexion, la décision, commune, est précise, d’aller au pays de l’Oncle Sam, mais dans une contrée loin des grandes villes, grands centres touristiques que sont New-York, Los Angeles, Las Vegas, Chicago, San Francisco. Le sud, les bayous, les alentours de la Nouvelle-Orléans, nous attirent. Mais, après avoir encore retardé, approfondi notre décision, nous finissons par tomber d’accord pour le Colorado, ses grands espaces. Cheyenne Wells sera notre point de chute, notre lieu de vie, pas loin des déserts, pas très loin des montagnes non plus. En somme tout ce qu’il me faut, Bambou se rallie à mon envie profonde. Notre avenir se construira là.

Un basculement, que nous devrons annoncer à nos employeurs, familles, ami(e(s), chose qui s’avèrera parfois, faisant à l’étonnement, l’incompréhension, la colère parfois. Laisser une tranche de vie derrière nous. Ouvrir un nouveau chapitre de notre histoire à deux.

Pas simple mais nécessaire voire vital pour nous deux, tant la vie parisienne a fini par nous éreinter totalement, à nous « manger ». Encore 1 an à Paris, et nous traverserons l’Atlantique. Nous appellerons notre maison « Jessie » en hommage à une amie qui a disparue trop tôt.

« Vivement 1982! » se dirent-ils.

Guillaume.

Reprises exquises par José James


Oui, bon d’accord, je voulais trouver une rime. N’empêche, même si ce titre d’article n’est pas exceptionnel, il traduit cependant bien l’ambiance et le niveau de cet album de José James. Je ne suis pas une addicte des albums de reprises, mais là, j’avoue, José, il m’a eue…
José James est un chanteur de formation jazz et soul. Mais il se balade aussi dans des sons plus hip-hop, mais aussi rock ou encore électro. Cet artiste a une voix magnifique, envoûtante, un timbre suave… J’avais beaucoup apprécié son album No beginning no end. Oui je craque un peu…
Dans ce dernier opus, il rend hommage à un artiste qui l’a beaucoup influencé : Bill Withers, grande figure de la scène soul des années 1970-80. Premier titre : Ain’t no sunshine. Et là, tout de suite la magie fait effet : c’est jazz, c’est groove, c’est subtil.
Tout le long des chansons, le son de la basse vous mène, et la voix de José James vous emmène.
Un album vraiment remarquable. Le « crooner des temps modernes » comme il a pu être nommé, réussit ce pari difficile de la reprise et de la réappropriation. En y apportant toute sa sensualité, ce groove, ce talent vocal et musical. Un album que j’ai pu écouter en boucle, enchaînement des morceaux, des ambiances, présence de nombreux « guests » qui donne à chaque titre sa singularité aussi. Vraiment, il est trop fort ce José…

Bonne écoute !

Carine

RIP NIP


Encore une fois le Hip Hop pleure un de ses grands artisans… Malheureusement, en me réveillant le 1er Avril, je lis mes news et crois forcément à un poisson d’Avril ridicule et morbide, mais il n’en est rien, la veille, Nipsey Hussle est assassiné dans son quartier, devant sa boutique. Je ne vais pas refaire l’histoire, vous l’avez sans doute lu, c’était partout la semaine dernière.

Par contre, je me devais de rendre hommage à celui, qui, pour moi, tenait le flambeau de la West Coast avec Kendrick Lamar, Nipsey était non seulement fichu d’un talent fou, mais il était aussi humainement très investi dans sa communauté, un mari et un père de famille fier de ses valeurs et de son quartier.

Musicalement, il avait tous les codes du rap de la côte ouest comme je l’aime, sa musique aurait eu fière allure auprès des classiques de Snoop ou d’Ice Cube, les grosses basses sont là, le flow est parfait et ses textes racontaient parfaitement la vie des jeunes de Crenshaw.

Nipsey était un des rares rappeurs à faire consensus, apprécié de tous et sur le point d’exploser artistiquement après la sortie de son premier disque studio, “Victory lap”, nominé aux Grammy, adoubé par les légendes comme par ceux de sa génération, il nous quitte bien trop tôt.

Après Mac Miller ou XXX tentacion, cette génération, comme celle des 2Pac et Biggie continue de partir trop jeune, il est temps que ça s’arrête et que les artistes rap continuent de nous régaler sur scène plutôt que de tomber sous les balles…

Alors plutôt que d’en faire une nécrologie, je préfère laisser parler sa musique.

HUSSLE IN THE HOUSE

Laurent


Jeff Beck, ou le talent discret.


Troisième guitariste important des années 60’s, période d’éclosion du British blues boom, contemporain et ami d’ Eric Clapton et Jimmy Page, Jeff Beck, né à Londres en 1944, a suivi, au début de sa carrière le même chemin qu’eux : Un petit tour au sein des Yardbirds, une percée au moment du british blues boom à la fin des années 60, dans le sillage du mentor John Mayall. Véritable touche à tout, ce guitariste aussi discret que talentueux, va explorer le blues, le blues rock, le hard rock, et même le jazz fusion. Une palette très vaste donc.

Avant de se mettre à la guitare, qu’il a découvert lors d’un emprunt avant de s’en construire une lui-même, le jeune Jeff Beck est passé par l’école du chant choral dans une église. mais donc, très vite fasciné par cet instrument qu’il découvre, il décide d’en acquérir une absolument. Sans avoir vraiment eu le temps de faire la différence entre l’acoustique et l’électrique. Sa « religion » était faite : Ce sera l’électrique. Il se met alors à écouter différents musiciens comme Les Paul, Steve Cropper, B.B. King ou encore Cliff Gallup, le guitariste soliste de Gene Vincent. Puis vient le temps des études au Wimbledon College of Art. Sorti de là, Beck enchaîne différents petits boulots comme peintre-décorateur, jardinier. Rien de très joyeux quand on aspire à devenir guitariste de rock, à vivre de la musique. Puis le destin s’en mêle. Sa soeur le présente à Jimmy Page. Il devient alors musicien de studio, comme Clapton et Page. Idéal pour se faire la main, rencontrer des artistes. Prouver sa valeur. Développer son style.

En 1965, suite au départ d’Eric Clapton des Yardbirds, Jimmy Page le recommande et il est embauché. Ce duo est immortalisé dans une séquence du film « Blow up » de Michelangelo Antonioni, qui date de 1966. Fasciné par les possibilités sonores qu’offre la guitare électrique, il en découvre les effets comme la distorsion, le feed-back. Par sa vision de l’instrument et la place qu’il lui donne dans un groupe, au même titre que Keith Richards au sein des Rolling Stones ou Ritchie Blackmore au sein de Deep Purple plus tard, Jeff Beck aura une influence sur le jeu qui sera pratiqué par Jimi Hendrix. Ensuite, il décide de former le Jeff Beck Group, avec rien moins que Rod Stewart au chant et du guitariste Ron Wood (future membre des Rolling Stones, en 1975, remplaçant Mick Taylor), tous les deux, anciens membres des Small Faces, puis des Faces. En 1968, la parution de l’album « Truth » jettera les bases de ce qui deviendra le hard-rock au tournant des années 70’s avec Led Zeppelin et Deep Purple notamment. Preuve du talent du bonhomme, le groupe Pink Floyd, au départ de Syd Barrett en 1967, a voulu faire appel à lui, sans jamais oser, selon Nick Mason, membre du Flamant Rose.

Ensuite, il décide de former le Jeff Beck Group, en 1971, avec rien moins que Rod Stewart au chant et du guitariste Ron Wood (future membre des Rolling Stones, en 1975, remplaçant Mick Taylor), tous les deux, anciens membres des Small Faces, puis des Faces, mais également Cozy Powell aux baguettes (il sera aussi le batteur du Black Sabbath, de Rainbow. Il est connu pour sa frappe lourde), le chanteur et guitariste Bobby Tench, Clive Chaman à la basse, Max Middleton aux claviers. Le groupe enregistrera 2 albums, « Rough and ready » (1971) et « Jeff Beck Group »(1972), sur lequel figure une reprise d’un titre de Stevie Wonder « I got to have a song ».

A la dissolution de son groupe, et profitant de celle, un peu plus tard du projet Cactus, avec Carmine Appice et Tim Bogert, Jeff Beck les réunit pour former Beck Bogart & Appice. Le groupe enregistre un album éponyme en 1973 avant de se séparer en 1974, année au cours de laquelle Jeff Beck entame alors une carrière solo. Il rencontre et recrute le groupe Upp et enregistre avec eux « Guitar Workshop » la même année. L’année suivante, il enregistre des sessions plutôt orientées jazz-rock. Le résulat donnera le disque « Blow by blow », en mars 1975.
Par la suite, il va enchaîner les collaborations prestigieuses. Avec le bassiste de jazz Stanley Clarke en 1978, puis avec Tony Hymas et le batteur Simon Phillips. Le virtuose anglais continue sa route, publiant « There and Back » en 1980, « Flash », sur lequel Rod Stewart intervient, en 1985, « Guitar Shop » (1989), « Crazy legs » (1993). Sa carrière est marquée par des flashback à l’occasion de shows caritatifs donnés en l’honneur de Ronnie Lane, en compagnie de ses amis Eric Clapton, Jimmy Page. Fidèle en amitié, il participe aux quatre éditions du Crossroad Festival initié par Eric Clapton, entre 2004 et 2013.

En 2007, il donnera des concerts au Ronnie Scott’s Club. Invitant pour l’occasion des poinures comme Vinnie Colaiuta, Eric Clapton, Joss Stone, Jason Rebello. Les concerts seront captés en vidéo pour une sortie en dvd, qui ne manque pas de saveur.

Toujours très occupé, il s’associe en 2016 à Carmen Vandenberg et Rosie Bones, pour la sortie de l’album « Loud Hailer« . A bientôt 75 printemps, Beck est un guitariste à la carrière riche et bien remplie.

Je vous laisse découvrir plusieurs facettes du talent de ce guitariste. Bonne écoute!

Guillaume.

Cory Seznec en visite à la médiathèque.


Cory Seznec. Le nom sonne comme un appel à visiter la Bretagne, ses menhirs… pourtant ici il n’en est rien! Le bonhomme en question est un musicien aux origines partagées. Français d’un côté, américain de l’autre (pays de son adolescence). Il sera de passage à la médiathèque le 6 avril prochain, avant son concert le 11 mai en première partie d’Otis Taylor.

L’homme à la casquette et la barbe d’apparence toujours presque naissante accrochée à son visage est un curieux insatiable. Aussi nourrit-il cet appétit de découvertes en tous genres et venants de tous horizons. Que cela soit par le biais du banjo « clawhammer » (arrache- clou), ou par des rencontres avec des banjoïstes adeptes du mode « old-time », Cory Seznec possède en lui l’âme d’un explorateur, aussi n’hésite-t-il pas à parcourir le monde, notamment l’Afrique, pour s’y nourrir de nouvelles sonorités, de nouveaux rythmes, qui plus tard pourront servir de matière à son univers sonore et musical. C’est ainsi qu’il s’initie à la polyrythmie, au jeu très syncopé cher aux guitaristes africains (écouter donc Keziah Jones et vous comprendrez…).

Membre fondateur de 2 groupes, il créé, sur Paris, les Sawmill Sessions, qui est un collectif spécialisé dans la musique bluegrass. Mais Cory Seznec est homme à ne pas tenir en place ni à figer ses influences dans son jeu. Aussi décide-t-il alors de reprendre la route de l’exploration sonore et musicale qu’il chérit tant. Il se rend alors à Addis Abeba, capitale de l’Ethiopie, où il décide de rester pendant 3 ans. Le temps de s’imprégner de la culture  locale et de rencontrer et intégrer 2 groupes locaux, Misto-Misto et Damakaze pour mieux appréhender le mélange des genres et rythmes africains.

En 2016, il fait un voyage au Kenya, accompagné d’un réalisateur de documentaire pour aller à la rencontre des derniers guitaristes Luhya. Ses deux albums, que j’évoquerai dans une prochaine chronique, « Beauty in the dirt » (2014) et donc « Backroad Carnival » (2017), qui sert de support à sa tournée actuelle, ont reçu les éloges de la presse britannique et française. De quoi rassurer le musicien et le renforcer dans sa démarche créative.

Voyageur, conteur, musicien de talent, chanteur, Cory Seznec possède tous les talents.

Avant de le découvrir sur scène 11 mai 2019 en première partie de Otis Taylor, à Fontenay-sous-Bois, venez l’écouter, le rencontrer le samedi 6 avril à la médiathèque Louis Aragon. Un boeuf musical avec la classe de guitare du conservatoire de Fontenay-sous-bois, est également prévu ce jour-là. Autant de raisons de ne pas louper ce moment!

Guillaume.

 

Uncle Drew, le crossover entre le basket, le ciné et la bonne musique!


Tout est parti d’une pub pour Pepsi, mais je ne pense pas que Kyrie Irving, la star des Boston Celtics, s’imaginait, à l’époque que l’aventure de “l’Uncle Drew” le conduirait à faire un film, moi non plus d’ailleurs…

Si comme moi, vous aimez le basket, vous avez très probablement déjà vu cette pub, qui montre un vieux monsieur au bord d’un playground venu regarder son neveu jouer devant les caméras pour un documentaire, soudainement, un joueur se blesse, Uncle Drew prend sa place et la magie opère…S’en suivront une tonne de pub, l’ajout de nouveaux personnages (ex joueurs NBA) et la commande d’un film.

Le pitch est plutôt simple, Dax Winslow, joué par l’excellent Lil’ Rel (vu dans Get Out) est un fan de basket plutôt malchanceux dans la vie, qui essaie de monter une équipe pour gagner le tournoi du Rucker et ses 100000 $, il se fait piquer sa star et son rêve s’effondre, jusqu’à sa rencontre avec le mythe…Uncle Drew!!!

Alors, bien sûr, ne vous attendez pas à du Tarantino, mais pour ceux qui aiment le basket et/ou qui veulent mater une bonne comédie, Uncle Drew et sa team vont remplir le contrat haut la main!!! Parlant de son équipe, ces quelques noms devraient parler au fan du ballon orange, le roster est composé de Reggie Miller, Chris Webber, Nate Robinson, Lisa Leslie et le toujours aussi drôle et immense Shaquille O’Neal. Le reste du casting (hors basketteur) est sympa aussi, vous pourrez retrouver deux nanas au top niveau comédie, Tiffany Haddish, la co-star de “The last O.G” et la géniale Erica Ash, habituée du milieu de basket, puisqu’elle était la soeur de Cam Calloway dans l’excellente “Survivor’s remorse”.

Bon et musicalement me direz-vous? Et bien là aussi, c’est un vrai kiffe!!! Non seulement, vous allez retrouver plusieurs têtes d’affiches du hip hop actuel avec l’excellent Goldlink, des gars comme French Montana, ASAP Rocky ou encore l’auteur du super “1800”, le rappeur de Baltimore, Logic. Tout le rap “hype” du moment est bien présent et on a même droit à un petit passage plus doux avec Khalid, dont je vous ai déjà parlé.

Ce qui est cool, c’est qu’étant donné l’âge avancé (et inconnu) d’Uncle Drew, le film nous offre des échanges musicaux super sympas entre Dax et Drew (Lil’ Rel) dans son van, avec par exemple, la comparaison entre le “Between the sheets” des Isley Brothers et le génial “Big Poppa” de Notorious B.I.G qui utilise son sample. Ce n’est pas le seul moment “Oldies”, vous aurez le droit à l’un de mes morceaux préférés toutes catégories confondues, le “Midnight train to Georgia” de Gladys Knight & the Pips, le “Fantastic voyage” de Lakeside et bien d’autres encore…

Vous l’aurez compris, pour moi Uncle Drew c’était un vrai Slam Dunk, que ce soit le film, sa B.O  ou bien l’aspect basket, j’ai passé un excellent moment et j’espère que vous aussi!

Laurent


Les Soulections #19 : Ann Peebles


Encore une artiste que j’ai découvert au travers des samples! Pour moi, Ann Peebles, c’est le coup de coeur quand, en écoutant Shaolin Soul episode 1 (la compil’ qui rassemble des morceaux samplés par le Wu-Tang), j’entends “Trouble, heartaches, sadness” que les rappeurs de Staten Island ont utilisé sur “Shadowboxin’” de GZA et Method Man sur l’album “Liquid swords”. Un morceau magnifique où la sublime voix de la chanteuse de St Louis est sublimée par cette superbe orchestration.

Bien évidemment, ce n’est pas le seul succès de la chanteuse de Saint Louis, elle sera porteuse avec Al Green, pendant de nombreuses années du label Hi-Records, dont elle épousera l’un des auteurs, Don Bryant.

En découleront une dizaine de disques entre la fin des années 60 et le début des années 90 et des hits indémodables tels que “I’m gonna tear your playhouse down” et surtout l’éternel et génial “I can’t stand the rain”, dont la version la plus connue reste celle de Tina Turner, voir, celle de Missy Elliott, mais en attendant, l’originale, c’est bien celle d’Ann Peebles et elle n’a rien à leur envier, en pleine ère Disco, elle a su se faire une place et ça ne devait pas être facile vu le nombre de hits qui émergeaient à l’époque.Comment pourrais-je oublier le génial “I pity the fool” aussi, qui aura (ou pas) inspiré un certain Mr T, cette expression deviendra son gimmick.

Le style de Peebles est une Soul quelque part entre le Gospel et la Funk, sa voix très puissante aussi bien dans les aigus que suave dans les moments plus slow se mariait à la perfection avec les cuivres et les pianos des compositions de Willie Mitchell, l’arrangeur principal du label à l’époque.

Voilà, si vous souhaitez découvrir ou redécouvrir la voix de la diva de Saint Louis, nous vous proposons, dans les bacs de Sème la zic, un excellent double album compilant le meilleur de son oeuvre.

Laurent

Jimmy Page, maestro au long cours.


Né en 1944, James Patrick Page, membre de l’ordre de l’Empire Britannique depuis 2005, plus connu sous le nom de Jimmy Page, est l’une des figures les plus importantes du rock anglais depuis les 60’s. Guitariste, compositeur, producteur, il a émergé à la fin des années 60’s, comme ses compères Eric Clapton, Jeff Beck, Mick Taylor, Keith Richards (les deux derniers cités étant membres des Rolling Stones), au moment où le courant du british blues boom, initié par un autre guitariste majeur, John Mayall, commençait à se faire une place dans le monde musical de l’époque. Il est surtout celui qui fut le guitariste du mythique groupe anglais Led Zeppelin.

Le jeune Jimmy dévoile très vite un talent certain et devient tout aussi rapidement un musicien très demandé pour les sessions de studios. Un statut qui va lui convenir, lui permettant de se frotter à tous les styles, blues, rock, rythm’and blues, et surtout d’observer comment se passe les enregistrements, comment ses confrères musiciens placent leurs micros pour obtenir un résultat le meilleur possible. Ce qui va le mener tout droit à intégrer les Yardbirds (en 1966, où il succède à son ami….Eric Clapton. Avec ce groupe il enregistre l’album « Little games ». 2 ans plus tard, le gaillard, qui sent venir le vent des prémices du Hard-rock, lors d’une tournée avec les Yardbirds aux Etats-Unis, quitte le groupe, et fonde, en compagnie d’un chanteur à la voix très aïgue, jusqu’alors quasiment inconnu, et d’un batteur à la frappe de bûcheron, respectivement Robert Plant et John Bonham, le groupe Led Zeppelin, nommé ainsi en hommage au fameux dirigeable. John Paul Jones, bassiste et connaissance de longue date de Page, finira de compléter le groupe. Le début d’une aventure musicale qui va frapper les esprits, le monde musical de l’époque et le public.

En effet, le son énorme du groupe, la frappe de John Bonham, alliées à la virtuosité guitaristique de Page et au talent vocal exceptionnel de Robert Plant, font de ce groupe une référence majeure au début des années 70’s. Si Robert Plant écrit la majeure partie des paroles, Jimmy Page en compose toutes les musiques. On lui doit « Stairway to Heaven », « Black dog », « Immigrant song », « The song remains the same », « Rock’n’roll », » Moby Dick », « Dazed and Confuzed », « Whole Lotta Love »et beaucoup d’autres… le guitariste est du genre prolifique.. sa créativité est alimentée par ses goûts personnels pour les musiques indiennes (en Inde il ira écouter le joueur de sitar Ravi Shankar), orientales. L’aventure du groupe, marquée par des albums sublimes, « Led Zeppelin », « Led Zeppelin II », « Led Zeppelin III », « Led Zeppelin IV », se terminera avec le décès de John Bonham, à 32 ans seulement, en 1980.

Le guitariste anglais est alors devenu un modèle et une influence majeure pour tous les guitaristes de l’époque (N’est-ce pas Eddie Van Halen, qui reprendra la technique du taping, qui fera sa gloire, après avoir vu et entendu Page sur le morceau « Heartbreaker » en 1973).

Après la fastueuse période zeppelinienne, Jimmy Page, toujours curieux de nouvelles collaborations, va, dans les années et décennies qui suivent, les multiplier : participation au Live Aid initié par Bob Geldof, à Londres en 1985, en compagnie de Phil Collins. En 1990, avec Robert Plant, il joue à Knebworth, dans le cadre d’un concert pour une fondation médicale. 1993 est l’année d’une collaboration avec David Coverdale, ex chanteur de Deep Purple et leader de Whitesnake . Un album « Coverale / Page », au son lourd et compositions un peu convenues, en résultera. 1994 marquera les vraies retrouvailles artistiques avec Robert Plant : concert acoustique au MTV Unplugged, album « No Quarter » avec une version sublime de « Kashmir« , agrémentée d’un orchestre gnawa marocain. Ce titre figurera sur la BO du film « Godzilla ». 1999 est l’occasion pour lui de côtoyer le groupe de blues-rock américain des frères Robinson, les Black Crowes.

A 75 ans, Jimmy Page est devenu un homme aux apparitions publiques rares. La dernière, très remarquée, eut lieu en 2008 lors de la cérémonie de clôture de JO de Pékin, pour passer le flambeau à la ville de Londres, hôte des JO 2012.

Je vous recommande d’écouter les albums de Led Zeppelin cités plus tout l’album réalisé avec les Black Crowes, « live at the Greek » en 2014, afin de redécouvrir le talent de cet immense musicien, qui aura marqué la musique rock mondiale des 50 dernières années.

Guillaume.

I represent the real hip hop!!!


Cette phrase, vous l’avez probablement déjà entendue, le “I represent the real hip hop!!!”, tiré du morceau des Da Bush Babees “We run things” a été samplée, scratchée des tonnes et des tonnes de fois dans le rap et pour cause, elle exprime, selon moi, un sentiment important de la culture hip hop et du rap en particulier, la fierté et la reconnaissance envers ceux qui ont fait son histoire. C’est ce dont je vais vous parler aujourd’hui, avec une petite playlist de tracks qui rendent hommage à cette musique rap, rap musique que j’aime, n’est-ce pas Zoxea?

L’idée de cette chronique m’est venue en réécoutant le remix de Thomaxx du morceau de Bekay “I am”, dont l’originale, produite par Alchemist n’est pas mal non plus, mais ce remix de fou furieux, avec un sample de la B.O du seigneur des anneaux est tout simplement génial.

Peut être (sans doute) existe t-il des odes au hip hop dans d’autres langues, les Allemands par exemple ou les Italiens, voir les Japonais, sont des fervents auditeurs de rap, mais je dois reconnaître que je suis nettement moins calé à ce niveau là, je me suis donc concentré sur ce que je connais, le rap US et Français et croyez-moi, il y a déjà du level!!!

Côté Français, je vous ai ressorti un morceau de Rocca, “Génération hip hop”, où l’ex de La Cliqua, nous raconte sa jeunesse et sa découverte de sa passion. Il n’est pas le seul des anciens du rap hexagonal à nous faire part de son amour pour le hip hop, LE groupe le plus mythique du rap Français, je parle bien sûr des NTM, l’avait déjà fait dans “Tout n’est pas si facile” où ils nous rappellent qu’avant eux, en France, des gars comme Dee Nasty faisait connaître les pépites venues tout droit des US de Grandmaster Flash, Afrika Bambataa et les autres…

Toujours pour nos Frenchies, je vous ai mis Zoxea, Les spécialistes, Diam’s, ça c’est pour les mc’s Oldschool, mais les petits nouveaux savent être reconnaissants aussi, des gars comme Médine avec son “Lecture aléatoire” faisait la part belle aux légendes du game. D’autres comme Bakar, se sont essayé à un exercice plus périlleux mais réussi: sur un seul morceau, il mélange les instrus de plusieurs mythes du rap Français et adapte son styles à chacune d’entre elle, en résulte un clip avec des invités de marque pour accompagner le jeune de Chartres. Dans cette liste, vous retrouverez aussi deux de mes mc’s favoris actuellement, qui eux aussi rendent leur hommage de manière originale, il s’agit de Lino et Youssoupha, pour respectivement “Bande originale” et “Chanson Française”. Si Youss fait finir ses phrases par des samples d’anciens morceaux, Lino, lui, nous glisse des mini boucles d’instrus ricaine pour accompagner le soundtrack de sa jeunesse.

Chez les pionniers, aux Etats Unis, les hommages à la “Golden Era” font légion aussi et de gros gros titres ont émergés de cette tendance, je vous ai évidemment mis le morceau de Das EFX “The real hip hop”, j’étais un peu obligé non? Pas tant que ça de noms à qui ils rendent hommage, mais toutes les valeurs sont là et sont mises en avant, donc, on valide!!!

J’ai mis aussi une chanteuse, mais vous la connaissez, c’est ma chouchoute, Erykah Badu et son “Love of my life”, pendant du “I used to love HER” de son ex, Common, également présent sur la playlist, bien sûr!

Les géants du milieu sont bien présents et porteurs du flambeau, des gars comme Nas, The Roots ou même Redman sont là pour nous crier leur amour au hip hop. On mélange les générations aussi avec Hov himself et celui qui porte aujourd’hui le hip hop conscient sur ses épaules, J. Cole que Jay avait lancé dans le grand bain avec ce “A star is born” sur son “Blueprint 3.”

Enfin et je ne vous en ai pas parlé dans la partie hexagonale de la chronique, mais un artiste qui rend un hommage vivant à la culture rap Française (et un peu US, mais aussi à moindre mesure), que vous connaissez peut être, il s’agit d’Eklips, imitateur des plus grandes voix du rap Français, beatboxeur de génie, ce petit gars de Bourgogne vous trompera tant ces imitations sont parfaites, jusque dans les gimmicks vocaux des mc’s.

Alors voilà, moi aussi, je voulais crier mon amour à cette musique et lui rendre hommage à ma manière, parce que je passe mon temps à critiquer une grande partie (pas toute) de la nouvelle vague rap actuelle, ceux qui pour moi, passe plus de temps à chanter (si on peut dire) qu’à  rapper, voilà, ceux qui pour moi, ont porté les valeurs de cette culture et j’espère qu’à travers ces morceaux hommages, elles ne se perdront pas…

Laurent

Il était une fois… 1980!


Cette année-là, j’ai 13 ans… En pleines « années collège » avec les cours multiples, le goût déclaré pour les langues étrangères (anglais, espagnol), le plaisir des sports collectifs, la camaraderie, les soirées-boums, les premiers flirts (peu car j’étais très timide), le film « Blues Brothers » avec le duo magique James Belushi-Dan Aykroyd, réalisé par John Landis. Mais aussi le hard-rock, les sacs US, les badges en tous genres. Le monde, la société, tant en France qu’ailleurs, subissaient des mouvements, des changements parfois importants. Il y eu aussi quelques événements sportifs notables.

En février, l’ancien ministre de l’éducation nationale, Joseph Fontanet, est assassiné. l’Institut du Monde Arabe est créé. En mars, la romancière Marguerite Yourcenar, écrivain, est la première femme à rentrer à l’Académie Française. Bernard Kouchner créé Médecins du Monde. Avril est marqué par la foule conséquente (50.000 personnes) qui accompagne Jean-Paul Sartre lors de ses obsèques. L’été est marqué par 2 événements : Le concert de Bob Marley au Bourget devant 50.000 personnes et le décès de Joe Dassin (fils de Jules Dassin, cinéaste). A la rentrée, en septembre, l’émission « Le tribunal des flagrants délires » démarre sur France Inter. A sa tête, Claude Villers, et une bande de joyeux drilles parmi lesquels l’humoriste Pierre Desproges et le comédien Luis Rego. En octobre, l’horreur frappe à Paris, la synagogue de la rue Copernic subit un attentat qui fera plusieurs victimes. En décembre l’humoriste Michel Colucci, alias Coluche, présente sa candidature à l’élection présidentielle de mai 1981. Il est très vite crédité de 12,5% d’intentions de vote. Il se retirera à 1 mois de l’échéance électorale. Au plan sportif, c’est la 22ème Olympiade d’été qui est le fait marquant. Se déroulant à Moscou, en pleine guerre froide entre l’Union Soviétique et les Etats-Unis, l’édition est marquée par le boycott de plusieurs nations, sur fond d’invasion de l’Afghanistan par l’armée rouge, rendant cette olympiade peu intéressante. L’Allemagne de l’Ouest, la Norvège, la Corée du Sud, le Japon, le Canada, pays alliés des Etats-Unis, sont absents. De l’autre côté, ce sont 29 pays alliés de l’Union Soviétique, en majorité de cultures musulmanes, qui sont absents. Bernard Hinault devient champion du monde de cyclisme, sur un circuit autour de Sallanches, en Haute-Savoie.

Au rayon des morts célèbres cette année-là, on trouve Gaston Nencini (cycliste italien), Bon Scott (chanteur ACDC), Roland Barthes (écrivain, critique français), Jesse Owens (athlète noir américain, qui fut le premier à gagner 4 médailles d’or lors des JO de 1936, à Berlin, devant le régime hitlérien, mettant à bas son précept de supériorité de la race blanche). Romain Gary (écrivain), Jean-Paul Sartre (écrivain, philosophe), Pascal Jardin (écrivain), Alfred Hitchcock (cinéaste), Henri Miller (écrivain américain, mari de Marylin Monroe), Peter Sellers (acteur anglais), Patrick Depailler (F1), mais aussi Tex Avery (créateur de personnages tels que Daffy Duck, Bugs Bunny, Droopy), Bill Evans (pianiste de jazz), John Bonham (batteur du groupe Led Zeppelin), Steve Mac Queen (acteur américain), Raoul Walsh (cinéaste américain, réalisateur de westerns).

Place à l’histoire inventée.

Le Connemara, en été. Ses lacs, ses rivières, ses forêts. Sa ville principale, Galway. Une bande potes, Michael, Barbara, Stevie, Eddy, David, Kim et Cindy décident de partir à l’aventure, pendant 15 jours, en camping-cars loués, découvrir la beauté sauvage de cette région, mais également pour se régénérer. Ils ne vont pas être déçus. Entre les pubs, les troupeaux de moutons, les routes étroites, et les tourbières qui se dressent parfois dans les champs, ils vont avoir de quoi satisfaire leur curiosité. Tout comme d’apprécier l’hospitalité et la chaleur des irlandais(e(s). Ce club des 7, c’est pas le genre à faire la bronzette pendant des heures. Cela tombe bien, car la région ne s’y prête pas. Eux, qui aiment à se contenter de peu, vivre quasiment en autarcie, apprécient de s’isoler, au sein de la mère Nature. L’idée? Se recentrer. Se retrouver. Se tester aussi à l’état presque primitif. Ecrire une autre histoire, un nouveau chapitre de leurs vies personnelles, au coeur de ce partage collectif.

Oubliées les nuits de folies, les vertiges de l’amour, l’heure ici est aux doux rêves , aux nuits magiques dans ce décor paradisiaque. Au sein du groupe, deux personnalités se détachent : Eddy et Kim. Lui, pour son autorité, son sens de la cohésion de groupe. Il écrit souvent à sa belle en lui rappelant aussi souvent que possible qu’il est totalement « morgane d’elle ». Elle, pour sa ténacité, son sens de l’organisation. Son univers musical se résumait à Bruce Springsteen, « The Boss from New-Jersey ». Une troisième personne est importante dans ce groupe : Cindy, l’infirmière. A ses heures perdues véritable groupie d’un célèbre pianiste de jazz qui avait la particularité de jouer debout. Les quatre autres, Michael, amateur de musique soul, surnommé « Master Blaster », ne se sépare jamais de sa guitare et de son harmonica. Barbara, amatrice de comédies musicales américaines et femme amoureuse, aux yeux couleur menthe à l’eau, a laissé son conjoint à New-York. David, dandy anglais aux cheveux blonds, porté sur le cinéma et la pop anglaise, avaient toute leur place dans ce groupe. Stevie, fan d’ACDC, amateur de banana split et lecteur assidu de Tennessee Williams, lui, était l’amuseur et le cuisinier de la bande. Son rituel était d’ailleurs d’écouter au casque la chanson Hell’s Bells, quand il était aux « fourneaux ».

Pour mener à bien leur projet de voyage au plus près de cette nature irlandaise qu’ils découvraient, les joyeux drilles avaient donc loué 2 camping-cars aménagés. Mais ils s’en servaient uniquement pour la route. Le soir, ils établissent un camp de base, en pleins champs, dès que l’endroit où ils arrivent leur semble agréable, plantant leurs tentes et allumant un foyer pour la cuisine et la veillée où se mêlaient chansons, discussions en tous genres sur des sujets aussi variés que « qu’est ce que le besoin pour un être humain », « Tout le monde a besoin d’apprendre ».

Un soir, pour se changer les idées, la petite troupe décide de se rendre à Galway, ville importante non loin de leur camp de base. Ils atterrissent au « Dancer in the Dark’ s Bar ». Un grand bar-restaurant, avec une scène ouverte au musiciens amateurs qui souhaitent faire le boeuf. Le bar s’appelle ainsi car le patron, William O’Leary, solide gaillard au physique de 2ème ligne de rugby, adore Bruce Springsteen, qui a des origines irlandaises. Une aubaine pour Kim et Michael. Avec Stevie, Eddy, Barbara, David et Cindy, ils prennent place à une grande table. Autour d’eux l’ambiance est bon enfant, joyeuse, bien aidée par la consommation de quelques pintes de bières locales. Les chants se font de plus en plus présents. Surtout le fameux « Dirty Old Town« , mais également « Pay me my money down » ou encore « Old Dan Tucker« . Sur scène, quelques musiciens du coin, ou habitués à chauffer l’ambiance, prennent place. La salle se fait moins bruyante, d’un coup. Place à la musique, qui fait très vite remonter l’ambiance. Nos joyeux voyageurs sont ravis de partager ce moment festif. La prestation dure 45 minutes, à la fin desquelles, Kim et Michael s’approchent du bar, demandant à voir le patron, William O’ Leary. D’une voix timide et dans un anglais approximatif, Kim demande si Michael et elle peuvent monter sur scène pour chanter-jouer quelques chansons. Curieux de voir ce que ça va donner, le patron les laisse s’installer.

Timidement, micros réglés, ils entament une chanson française où il est question de « voyage », puis devant l’intérêt que semble manifester l’assistance, ils continuent en piochant dans le répertoire d’un groupe suédois bien connu, avec « Gimme gimme gimme », puis « the winner takes it all ». Rassurés par l’attention que leur porte le public présent, Kim et Michael, avec l’assentiment du patron, enchaînent leurs reprises, avec surtout « Video killed the radio stars » du groupe « Buggles« . Pour terminer leur petite tour de chant, les deux amis choisissent un morceau dansant, entraînant, dont le titre invite à se lever avant de partir. Le groupe auteur de ce morceau, un duo anglais, permettra à l’un de ses membres par la suite de se lancer dans une carrière internationale à succès pendant près de 30 ans, jusqu’à son décès le 25 décembre 2016 (vous avez trouvé?).

Après ce petit tour de chant et ce succès d’estime devant un public davantage habitué au gigs irlandais, Kim et Michael vont remercier le patron, William O’Leary, rejoignent leurs ami(e(s) attablé(e(s), et la petite troupe décide, une dernière bière avalée prestement, de rentrer au camp de base, en pleine nature.

Deux jours après cette soirée à la tournure inattendue, Michael reçoit un appel de William O’Leary. Celui-ci, charmé par le talent du duo, leur propose de revenir 2 soirs, avant qu’ils ne terminent leur périple irlandais. Etonnés mais heureux de la proposition qui leur est faite, Kim et Michael acceptent avec joie. D’autant que William O’Leary leur promet quelques subsides en contrepartie. « Ca serait possible mercredi et vendredi ? » demande William. « Parfait. Merci beaucoup! thank you so much! » répondent Kim et Michael en choeur . La nouvelle, annoncée au reste de la bande, rend l’atmosphère et la tournure du voyage des plus légères.

En attendant de profiter joyeusement de la scène les deux soirs convenus, Kim Michael et le reste de la bande, s’en vont se balader entre lacs et montagnes, roulant sur des routes sinueuses parfois encombrées de troupeaux de moutons, s’arrentent aux pieds de cascades d’eau superbes,ou marchent à travers les champs, seulement délimités par les fameux petits murs en pierres. Un détour par le lac Mask s’impose. Grand, majestueux, offrant des recoins et vues superbes, il est aussi un lieu de pêche prisée. Stevie, Barbara et Cindy décident de se poser en un endroit qu’ils jugent propice à la pêche, improvisent des cannes à pêche, et passent plus de 2h à attendre que ça morde. San succès!Le reste du groupe est à l’écart sur la berge, en pleine discussion.

Le mercredi soir, retour au « Dancer in the Dark’s Bar ». le public est plus nombreux que la fois précédente. La prestation se passe bien pour Kim et Michael, qui entonne « Dancing in the Dark », puis continuent avec « Johnny and Mary », mais aussi « comme un avion sans aile » ou « Je te promets », tubes du répertoire français. Ils finissent enfin par le bien nommé « The final countdown », un tube du moment. Le public est ravi. Les tournées de bières s’enchaînent. O’Leay, comme promis par téléphone, leur verse une somme qu’ils jugent très correcte. Ils le remercient. « Rendez-vous vendredi » dit O’Leary au jeune duo. « Yes, sure », répondent-ils. Vendredi, dernier concert et dernier soir en terre irlandaise, tout se déroulera au mieux. Même répertoire devant un public désormais conquis et dans une ambiance des plus festive et chaleureuse. Un final en apothéose pour la troupe! Le lendemain, retour à Dublin pour rendre les camping-cars et prendre l’avion.

Ces 15 jours auront été un rêve pour tout le groupe. L’an prochain, cap au nord, vers la Finlande, se promettent-ils!

Vivement 1981 donc!

Guillaume.

1 an en musique : 1987


Le mélange des genres continue en 1987, hip hop, rock, musique de films, vous allez trouver un peu de tout dans cette playlist, prêt pour un bond dans le temps?

Alors, nous revoici en 1987 et c’est le grand pas vers l’école primaire pour ma part, fini les doudous et les tétines, je suis un grand, je rentre en CP!!! Et pour m’accompagner dans cette grande étape de ma vie scolaire, rien de tel qu’une bande son au top, avec notamment la suite des premiers pas du gangsta rap dans la west coast Californienne avec le “Boyz’n the hood” de ceux qui allaient devenir le groupe le plus dangereux d’Amérique, les NWA de Dr.Dre et Ice Cube. L’an passé, je vous avais mis le prem’s sur le coup, Ice T, mais la vraie rampe de lancement de cette branche, c’est bien mes chouchous de Compton. Pour rester dans le rap, je vous ai mis deux des groupes les plus mythiques de l’autre côté des US, à savoir le Boogie Down Production de KRS-One venus tout droit du “South Bronx” et évidemment le God MC, Rakim et son compère Eric B. pour “I know you got soul”.

Alors bien sûr, il n’y a pas que du rap dans les douze morceaux et je vous mentirais si je vous disais que c’est ce que j’écoutais à six ans. Non, j’ai une grande sœur de quatre ans mon aînée, donc ce que j’écoutais, c’est ce qu’elle écoutait et à l’époque, il y a eu deux films musicaux qui sont sortis et dont les tubes n’ont pas décollés du top 50 de Marc Toesca. Il s’agit de “La Bamba” des Los Lobos, même si pour moi ce sera toujours Richie Valens qui l’incarnera sous les traits de Lou Diamond Philips. Et puis comme “on ne laisse pas bébé dans un coin”, je ne pouvais pas passer à côté de l’inoubliable “Dirty Dancing” et de son “Time of my life”. Çà, ça a vraiment tourné en boucle à la maison et pas qu’en 1987…

Pour garder un peu de R’n’B aussi, je vous ai mis un peu de Whitney, un soupçon de Smokey Robinson et une pincée de Ready for the World, pas mal non?

Je vous ai promis du Rock aussi et je n’ai pas oublié les fans de la série “Friends” qui n’auront sans doute jamais oublié LA chanson de Ross et Rachel, le sublime “With or without you” de U2, un slow à vous tirer les larmes. Mes lecteurs des “Samples rendez-vous” auront le droit à leur bijou aussi, avec la boucle du “Changes” de 2pac, tirée du morceau de Bruce Hornsby “That’s just the way it is”.

On a presque fait le tour du sujet, il me reste simplement à vous faire part de mon inavouable habituel et celui-ci, c’est le spécial Chérie FM de la route des vacances avec Madame, LE morceau de Jean Jacques Goldman : “La-bas”. Allez, avouer que ma femme et moi ne sommes pas les seuls à casser la tête de nos enfants en faisant une cover façon casserole du hit de JJG?

Laurent 

Pour fêter le printemps, Avishai Cohen fait escale à Fontenay-sous-Bois!


Evènement à la salle Jacques Brel le 20 Mars prochain! En effet, pour la première fois, le grand contrebassiste (mais également pianiste et chanteur à ses heures) israélien Avishaï Cohen va venir nous régaler de son jazz qui résonne autant de sonorités orientales que de modernisme européen, de rythmes latins, ou d’improvisations dont lui seul a le secret. En trio, quatuor, l’homme est à l’aise. Ici il viendra en trio, seulement accompagné par Elchin Shirinov au piano, Noam David à la batterie. Autant dire que le menu musical varié et les musiciens qui seront sur le plateau de Jacques Brel le 20 mars prochain, nous promettent une belle soirée.

Ce compositeur sensible et virtuose aime à explorer des territoires sonores nouveaux, pour enrichir son registre, sa palette musicale de compositeur. Il n’a pas hésité à aller du coté du flamenco avec le projet Duende, sur lequel il était accompagné de son compatriote Nitaï Hershkovits au piano.

Avishai Cohen, je l’ai personnellement découvert avec l’album « Duende » sorti en 2012, puis par la suite avec le « Night of Magic : Avishai Cohen Trio Live »paru en 2007, et à la suite, « As if… live at Blue Note »(2007), « Gently disturbed » (2008), « Aurora »(2009), « Seven Seas » (2011), et « 1970 » (2017). Sa musicalité, son sens de la mélodie, les silences qu’il laisse aussi s’installer et la faculté qu’il a de dialoguer avec ses musiciens, sont tout à fait remarquables. Il n’y a jamais de choses inutiles, en trop, tout est à sa place. J’avais d’ailleurs pu me rendre compte de son talent lors de son passage, voilà quelques années à la Scène Watteau, à Nogent-sur-Marne, où il était venu se produire en quartet, avec notamment Shaï Maestro au piano. Une soirée magnifique!

Grâce à lui, j’ai découvert l’existence de la talentueuse scène jazz israélienne. A côté de lui, il y a également son homonyme trompettiste, le saxophoniste Eli Degibri, le contrebassiste Ehud Ettun, enfin le pianiste Shaï Maestro. Aujourd’hui Avishaï Cohen est sinon la tête de proue, en tous cas une figure importante du jazz israélien et international. Son succès depuis une quinzaine d’années, sur les scènes du monde entier, a réveiller l’intérêt pour ce jazz si particulier, si riche, par le mélange culturel qu’il offre.
C’est tout cela que Avishai Cohen, Elchin Shirinov et Noam David viendront partager avec nous. Le concert affiche complet! belle preuve de la cote d’amour et de fidélité dont bénéficie ce musicien en France.

Parmi sa discographie, je recommande absolument « Night of Magic : Avishaï Cohen Live » ; « As if… Live at blue note » ; « Gently Disturbed » ; « Seven Seas » ; « 1970 ». Ainsi que le disque « Road to Ithaca » de Shaï Maestro.

Guillaume.

La magie de la Motown pour nos enfants.


Ceci est une lettre pour tous les jeunes parents… Un moyen de vous soulager les oreilles quand vous passerez du temps avec vos petits anges. On ne va pas se mentir, on est entre nous, n’ayez pas honte, ils nous arrive de prendre un temps avec les enfants devant un dessin animé ou leur faire écouter de la musique et de se poser sur le canapé, c’est bien naturel après toutes ces nuits sans sommeil…

Le problème dans ces deux cas, c’est que vous allez vite vous retrouver coincé entre Henri Dès et La Pat Patrouille, alors comme je suis sympa et que je suis en plein dans ce pétrin, je vous offre une petite astuce: Voilà ma recette, vous allumez votre télé, vous lancez Netflix et si comme les miens, vos enfants ne sont pas encore en âge de vous dire “C’est nul ce que t’écoutes papa!!!” vous devriez pouvoir leur vendre un peu de bon son et un dessin animé plutôt sympa, oui oui, les deux en un!!!

Pour ça, vous allez choisir une des sorties récentes de la plateforme de streaming qui s’appelle “Motown Magic”, vous commencez à voir où je veux en venir?

C’est l’histoire du jeune Ben, qui grandit dans une famille d’artistes, toujours de bonne humeur et toujours prêt à sortir une guitare et une batterie pour chanter et danser à la moindre occasion. Pour son premier jour d’école, le petit Ben doit réaliser un projet artistique mais malheureusement, contrairement au reste de la famille, il n’a pas encore trouver son talent… jusqu’à ce que la magie de la Motown, a l’aide d’une flûte magique fasse son effet!

Je vous en dit pas plus sur le scénario, c’est pas du Coppola non plus, mais c’est plutôt fun et le grand intérêt du show pour moi, c’est de pouvoir faire danser mes petits bouts sur les Jackson 5 et non plus sur “Pirouette cacahuète” et ça c’est la classe!!!

Alors niveau musical me direz-vous? Et bien vous allez pouvoir retrouver toute la crème de l’industrie Soul de Detroit des années 60-70, des Jackson 5 et leur “ABC” à Stevie Wonder et son “Sir Duke”, morceau préféré de mon chouchou Anderson.Paak, en passant par Martha Reeves et les Vandellas, bien sûr, les immenses stars du label de Berry Gordy sont là aussi, je parle évidemment de Marvin Gaye, des Temptations et de Diana Ross et ses Supremes.

A la production, vous retrouverez un certain Smokey Robinson, qui s’y connait un peu en matière de Motown puisque c’est lui qui, avec ses yeux bleus a fait les premières grandes heures du label avec des titres comme “Tracks of my tears” ou “Tears of a clown”.

Voilà, je vous laisse profiter de cette petite pause musicale avec vos chouchous, ça devrait plutôt bien se passer et vous verrez que l’expression « Netflix and chill » prend tout son sens!!!

Laurent