Nos samples rendez-vous #22 Mafia Trece et la B.O de Kung-fu


Que se passe t-il quand on prend la boucle du thème de l’une des séries les plus mythiques des années 70 et qu’on le mixe avec le groupe de rap Français le plus prometteur de la fin du siècle dernier? On se retrouve avec “A la recherche du mic perdu?” de Mafia Trece, le collectif de rappeurs issu du 13ème arrondissement de la capitale.

Morceau bonus du premier album de la mafia du treize, “A la recherche du mic perdu” transforme nos mc’s en moines Shaolin, à la recherche d’un moine renégat qui aurait volé le totem du temple : un micro d’or. La bataille de rimes peut commencer à la manière des meilleurs films de Kung-fu des Shaw brothers et la prod. de DJ Effa se prête parfaitement à cet exercice.

Et à propos de Kung-fu, venons en au sample dont il est question aujourd’hui: le thème de la géniale série Kung-fu, mais si, vous vous en souvenez, c’est la série ou Kwai Chang Caine (David Carradine) arpente les Etats-Unis avec sa flûte et son chapeau, à la recherche de son demi-frère, ça y est ça vous revient? Sinon, il y a un gros clin d’oeil dans Kill Bill volume 2 de Tarantino.

Cette série est illustrée par un superbe générique composé par Jim Helms avec du violon, de la harpe et quelques percussions chinoises est inoubliable pour quiconque l’a déjà entendu.

 

Laurent

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Chill Bump, Duo d’aventuriers


Chill Bump. Ce nom ne dira pas grand chose au grand public mais les afficionados de Rap et Beatmaking connaissent déjà surement ce duo franco-anglais, qui surfe donc depuis son origine entre le rap, la trap music (tu connais ce courant musical Laurent? :-), les influences électroniques, et le son venu de Houston et Atlanta.

Mais qui sont les 2 compères? d’un côté Miscellaneous, beat maker de sa Gracieuse Majesté, de l’autre, le pianiste français Bankal. Ces 2 Musiciens, tenant à leur indépendance,  ont quitté Paris pour s’installer à Tours et y monter un studio d’enregistrement, et de posséder ainsi la totale maitrise sur leurs compositions, leur univers sonore, qu’ils reproduisent en tournée.

Ce duo talentueux a été repéré par des groupes aussi varié que C2C ou Wax Tailor pour assurer leurs premières parties lors de tournées.  De quoi vous poser la qualité de Chill Bump et imaginer que leur prestation à venir lors de la prochaine édition du Festival des Aventuriers de Fontenay à l’Espace Gérard Philipe, le 14 décembre, vaudra le déplacement.

https://www.chill-bump.com/about/

Guillaume.

 

# La playlist de décembre : la sieste………


visuel playlist la sieste-page001Regardez. Regardez cette couette confortable, cet oreiller moelleux qui vous tend la main. Les vacances de Noël, les festivités, les quelques excès, le froid, la fin de l’année. Oui, nous méritons bien de plonger sous le plaid, et de prendre quelques instants pour se reposer, se prélasser. Alors pour accompagner ces moments de calme, de sérénité, et laisser tout doucement vos yeux se fermer, nous vous proposons cette playlist : des chansons apaisantes, pour vous bercer, qui invitent à la quiétude, à la tranquillité. Pour partager quelques moments musicaux avec Morphée..

Bonne écoute ! (enfin, tant que vous êtes réveillés…..)

Carine

 

Le monologue de Jacob Banks.


Comme je l’avais fait pour Bibo, je vais de nouveau vous présenter un artiste dont nous ne possédons pas le disque à la médiathèque, mais que vous pourrez retrouver sur Bandcamp. Cet artiste, c’est Jacob Banks, un chanteur Soul Anglais de 26 ans, originaire de Birmingham, que j’ai découvert en regardant la série Power.

Au tout début de la 4ème saison, Ghost, le héros de la série est confronté à une situation compliquée, rassurez-vous, je ne vais pas vous spoiler, mais ce passage est illustré par une chanson qui m’accroche direct, une voix très puissante, un rythme intense et même si je suis captivé par l’histoire, j’ai quand même la présence d’esprit de dégainer mon téléphone et de “shazamer” tout ça!!!

Le track en question, c’est “Monster 2.0” en featuring avec Avelino par Jacob Banks. Donc, évidemment, direction Youtube dès la fin de l’épisode et là, je ne décroche plus!!! Je suis tombé sur les fameuses “Mahogany sessions” où les artistes se produisent en acoustique, souvent dans des lieux insolites, si vous ne connaissez pas encore, je vous conseille vivement d’aller voir leur chaine  ici.

Pour en revenir à Jacob Banks, je disais donc qu’au fil des vidéos, j’ai découvert un artiste né au Nigeria qui est arrivé à Birmingham à l’âge de 14 ans, totalement autodidacte, avec une voix d’une rare puissance et qui sait varier entre des morceaux très intimistes, engagés et des balades un peu plus pop, le tout à merveille.

Il me fait un peu penser parfois à Aloe Blacc même si sa voix est plus grave et son style moins commercial, mais il y a quand même quelques similitudes entre les deux artistes. Il a déjà sorti trois EP dont le premier “The monologue” disponible sur Bandcamp (voir plus bas), “The paradox” et “The boy who cried freedom” que vous pourrez trouver sur Itunes et Soundcloud.

Jacob Banks, c’est l’un de ces artistes sur lesquels on tombe par accident et dont on ne peut plus se passer, les titres “Unholy war”, “Worthy” ou encore “Chainsmoking” ne sortent plus de mon MP3, alors en attendant un album complet, je vous invite vivement à découvrir ce génie de la soul Britannique au bonnet rouge vissé sur la tête, au travers d’une petite playlist et sur les plateformes de streaming musical ICI et LA

 

Laurent

Les Aventuriers, sur la 13ème marche!


Encore un peu de patience (une petite semaine), et les Aventuriers 2017 vont nous rendre visite… Non je ne parle pas d’extra-terrestres, mais de musiciens, musiciennes, chanteurs-chanteuses, groupes, qui comme chaque année, juste avant les réjouissances familiales, le sapin, la dinde, les cadeaux, vont venir se produire à l’Espace Gérard Philipe et à la salle Jacques Brel, sans oublier le cinéma Kosmos (soirée carte blanche à Thomas de Pourquery). L’occasion donc de découvrir des groupes ou artistes de la scène rap, électro-pop française ou européenne, à l’occasion du Festival des Aventuriers. Cette année, le chapitre 13 de ce banquet musical se déroulera du 13 au 21 décembre. Le menu proposé cette année est encore une fois copieux, varié, intéressant!

Fait marquant de cette édition, le retour, en ouverture (le 13 décembre à 20h, Espace Gérard Philipe), du groupe Transglobal Underground, avec en prime la présence de la talentueuse Natacha Atlas !! Ce soir-là vous pourrez également venir écouter, découvrir (pour celles et ceux qui ne le connaîtraient pas encore) Kasbah mené par l’emblématique Nadoo, musicien fontenaysien.

A l’affiche également, les rappeurs de Chill Bump, dont l’album « Going Nowhere » est sorti fin octobre, Vin’s da Cuero, le duo de Pumpkin, le groupe Cannibale (ex Bow Low), qui proposera à nos oreilles un rock aux saveurs psychédéliques, voire tropicales, à l’image de leur dernier album « No mercy for love ». Les parisiens de Frustration nous amènerons leur énergie punk, Marietta (Guillaume Marietta, ex membre de The Feeling of Love) viendra avec sa pop psychédélique. Le saxophoniste Thomas de Pourquery, qui devient une figure du jazz parisien et français, se produira au cinéma Kosmos le 18 décembre (belle idée!).

Le 19 décembre, les groupes Juniore, Requin Chagrin se produiront à l’Espace Gérard Philipe.

Enfin, pour clore ce 13 ème chapitre de l’histoire des Aventuriers, le 21 décembre à la salle jacques Brel, Kodama, trio musical vainqueur du tremplin « Jeunes Aventuriers » qui s’est déroulé  le 9 novembre 2017 à 20H à l’Espace Gérard Philipe, jouera en première partie de Darius et Alltta (20Syl et Mr.J.Medeiros).

https://lesjeunesaventuriers.wordpress.com/scene-ouverte/

Bref une fois encore, un plateau riche varié, et je n’en doute pas plein de belles surprises! De quoi passer de belles soirées musicales pour bien préparer les fêtes de fin d’année!

Pour plus d’infos sur les groupes et la programmation du festival vous pouvez bien sûr consulter le site des Aventuriers : http://www.festival-les-aventuriers.com/programmation

Guillaume.

 

 

 

Mourir d’amour enchaîné…


Voilà, aujourd’hui, nous saluons la carrière et la vie de la plus grande icône musicale Française, qu’on l’aime ou pas, on ne peut que reconnaître l’impact de Johnny Hallyday sur le paysage musical hexagonal.

Alors, je ne vais pas revenir sur sa vie, qui a été raconté des milliers de fois et que vous allez entendre encore un peu partout ces prochains jours, je pense que c’est plus intéressant de se concentrer sur ce qui compte vraiment, son immense discographie.

Plus de 50 ans de carrière et au moins autant d’albums studio, selon Wikipédia, une quarantaine de disques d’or et près de 200 tournées, qui dit mieux?

Des titres inoubliables comme « Que je t’aime », « Laura », « Gabrielle » et j’en passe… Le plus simple pour illustrer cette incroyable carrière, c’est une petite playlist non?

Alors, au revoir MONSIEUR Johnny Hallyday… 15 Juin 1943 – 6 Décembre 2017

 

LA PLAYLIST ICI ———————————> 

Les Soulections #7 : Leela James


Il est parfois des coups du destin, qui sur le moment peuvent paraître dramatique et qui ne sont, en réalité qu’une étape, dans le chemin de quelqu’un, c’est probablement ce que la jeune Leela James a dû se dire quand elle s’est blessée au genou alors qu’une belle carrière d’athlète lui était promise… Heureusement pour elle (et pour nous) la jeune Californienne avait d’autres atouts dans sa manche, elle possède une voix hors du commun et malgré qu’elle ait chanté déjà plus jeune dans les églises, ce n’était pas son premier objectif.

La carrière musicale de Leela James débute en 2005 avec “A change is gonna come”, un album construit comme un hommage à la Soul des années 60/70, le titre est d’ailleurs le même que l’un des morceaux les plus connus de Sam Cooke. L’album est produit par des gros noms de l’industrie tels que Wyclef des Fugees, Raphael Saadiq ou encore Kanye West, c’est un succès instantané pour James.

La Warner pense tenir une pépite, mais c’est sans compter sur l’esprit libre de l’artiste qui décide de signer chez un petit label nommé Shanashie et d’avoir encore plus de liberté artistique, elle sort pour eux “Let’s do it again”, un disque composé uniquement de covers, pas original, me direz-vous? Oui, sauf que Leela a une telle capacité à imposer son style et à s’approprier les morceaux qu’on en oublierait presque qu’elle n’en est pas l’auteur, sa reprise du “It’s a man, man, man’s world” de James Brown est juste incroyable, mais ma préférée est sans aucun doute “Clean up woman”, au moins aussi bien que l’original!!!

Pour “My soul”, Leela James change de nouveau de label et signe chez le légendaire Stax, le principal concurrent de la Motown pendant la période dorée de la musique Soul. C’est un album assez court, pas forcément son meilleur, même si ça reste un disque très correct, c’est pour moi le moins marquant, à l’exception de “Mr incredible – Mrs Unforgettable” avec Raheem Devaughn et “Tell me you love me” qui font partis de mes morceaux favoris de Leela.

Ensuite, elle nous propose un album hommage à la grande Etta James, qui contrairement à ce qu’on peut lire, n’est pas sa grand mère, Leela est tout simplement une grande fan d’Etta et souhaitait rendre un hommage à son immense carrière, aussi risqué que cela puisse être de s’attaquer au répertoire d’une telle légende, Leela s’en est plutôt bien sorti.

En 2014, sort son 5ème album “Fall for you” avec le track que je préfère de Leela, “Say that” en duo avec l’un de mes autres artistes préférés, Anthony Hamilton, j’ai d’ailleurs souvent tendance à comparer ces deux monstres de la Neo-Soul car non seulement ils ont deux des voix les plus puissantes du circuit, mais ils ont aussi cette capacité à produire des disques que l’on peut écouter sans sauter une piste, c’est aussi deux des chanteurs qui sont, selon moi, le plus dans l’esprit de la soul des années 70 et ça, je ne peux que valider!!!

Enfin, cette année et sorti “Did it for love”, que nous avons mis en avant à la médiathèque et qui est une nouvelle fois une réussite, alors n’hésitez plus, courez emprunter ce disque et en attendant, je vous propose une petite sélection de mes morceaux favoris.

Laurent

Alice Cooper, Still alive…


Vincent Damon Furnier, ce nom ne va surement rien vous dire…. Alice Cooper sans doute davantage!  originaire de Detroit dans le Michigan, le presque septuagénaire (il aura 70 printemps en février 2018) est toujours bien vaillant, arpentant régulièrement les scènes du monde entier, et ce depuis plus de 5 décennies déjà.

Initiateur des show ayant des allures de grands-messes gore (il n’hésite pas à inclure des guillotines, des haches, et quelques animaux spectaculaires tels des Boas constrictors qu’il s’enroule autour du cou…!!! ), Alice Cooper marque aussi par sa voix un brin nasillarde mais puissante, et sa façon d’occuper la scène influencera des confrères tels Ozzy Osbourne, chanteur paronaiaque de Black Sabbath, qui lui piquera d’ailleurs quelques idées de mise en scène spectaculaires, ou bien encore le groupe américain de hard-rock, glam-rock, Kiss, qui reprendra l’idée de personnages maquillés! Un hommage en somme!

Alice Cooper se fera connaitra au grand public en 1971, à l’occasion de la sortie du 3ème album « Love it to death« , avec le single « I’m Eighteen« . En 1973, le titre « School’s out », puis l’album « Bilion Dollar babies« , finiront d’installer définitivement Alice Cooper comme un chanteur qui compte dans le paysage musical rock de l’époque.

En 1974, séparé de son groupe, Il entame une carrière solo, en conservant son pseudonyme, et publie « Welcome to my nightmare« , album qui fera un carton auprès du public. Les années passent, les courants musicaux tels le glam-rock, le hard-rock, le heavy métal, se succèdent mais Alice Cooper reste toujours d’actualité, produisant des albums régulièrement et je dois l’avouer de qualité inégale.

Personnellement, je n’avais plus écouté Alice Cooper jusqu’à la parution récente de « Paranormal », son dernier album paru en 2017, composé de 2 cd. Le premier cd est composé de titres neufs, dont la facture est assez bonne, avec des accents 70’s, une voix qu’il sait travailler à souhait, et des accents musicaux folks, rock, voire hard. un savoureux mélange des genres : A écouter : « Dead Flies », « Fireball », « Fallen in Love » ou encore « Holy Water ». Sur le second album, enregistrés en live en mai 2016, j’ai redécouvert des titres qui ont fait sa gloire tels que « No more Mr. Nice Guy », « Billion Dollar Babies », « Feed my Frankenstein » ou « School’s out ».

En somme, du bon Alice Cooper. A (ré) écouter avec bonheur. Car Alice Cooper est une figure incontournable de l’histoire du rock de ces 50 dernières années.

Guillaume.

 

 

Stranger things, rock et sci-fi dans les 80’s.


Prêts pour un voyage dans le temps? 3, 2, 1… Direction les années 80!!!

Bienvenue à Hawkins, petite ville de l’Indiana où vous allez faire connaissance avec le groupe d’enfants le plus cool jamais vu à ce jour au petit écran! Will, Mike, Lucas et mon chouchou Dustin, un petit groupe de Geeks avant l’heure, fans de Donjons et Dragons, dont le quotidien bien tranquille vas être chamboulé par la disparition de Will et l’arrivée en ville d’une mystérieuse jeune fille du nom d’Eleven, si vous n’avez pas vu la série, je ne vous en dis pas plus, je ne voudrais pas vous spoiler le plaisir.

Sachez juste que cette série est un véritable hommage aux films fantastiques et aux films d’épouvantes des années 80, fans des Goonies, de Poltergeist ou encore The Thing, vous allez vous régaler et replonger en enfance dès les premières notes du générique. Au casting, une belle troupe d’inconnus dans le rôle des enfants, mais du côté adultes, on retrouve l’une des stars de l’époque, l’iconique Winona Ryder, qui joue la maman de Will, probablement son meilleur rôle depuis très longtemps.

Pour contribuer à l’immersion dans cette atmosphère très eighties, il était indispensable de nous proposer une B.O du tonnerre pour accompagner nos jeunes héros. Et quelle réussite!!! Les Duffer brothers, réalisateurs de la série ont choisis Michael Stein et Kyle Dixon, du groupe Survive, une formation electro, originaire d’Austin au Texas pour composer la musique et notamment, son générique. Un écran noir, un synthé inquiétant et la typographie rouge lumineuse qui apparaît tout doucement… vous voici à Hawkins!

Après ce générique ultra marqué dans le temps et au même titre que les hommages cinématographiques, c’est une collection de références musicale que vous allez entendre tout au long des deux premières saisons.

Vous comprendrez pourquoi en regardant la série, mais un morceau marque vraiment la série, c’est le mythique “Should I stay or should I go” des Clash, la chanson déjà inoubliable d’elle même se fait ici une deuxième jeunesse et vous allez probablement l’associer à la série dorénavant.

Je vous rassure, c’est loin d’être le seul, on retrouve le thème du film “Ghostbusters”, vous vous rappelez? Who you gon’ call? Ghoooostbusteeeeer!!! C’était Ray Parker jr qui nous faisait danser pendant que Bill Murray chassait des fantômes. On aura également les Bangles, Roy Orbison, l’inoubliable auteur de Pretty woman, pour mon copain Guillaume on a du Toto avec “Africa”, du Motley Crue et son démoniaque “Shout at the devil” pendant une scène en voiture décoiffante!

Pour les plus romantiques, rappelez-vous, nos héros sont des pré-ados chatouillés par leurs hormones quand même… vous aurez l’un de mes titres préférés de Police “Every breath you take” et “Time after the time” de Cindy Lauper (je vous ferais des samples rendez-vous avec ces deux titres un de ces quatres…).

Voilà, j’en passe, évidemment et vous allez en retrouver davantage sur la playlist que je vous ai concocté, mais j’espère vous avoir mis l’eau à la bouche car la série est un véritable phénomène et sa bande originale aussi. Vous pouvez retrouver les deux saisons sur Netflix et la musique des deux premières saisons dans les bacs de la médiathèque.

Et en bonus, je vous ai mis les vidéos des enfants de la série qui s’éclatent en musique dans les cérémonies, je vous dit, c’est le casting de mômes le plus cool de l’univers!!!

Alors, qui a dit que j’aimais pas le Rock???

 

Laurent

De « Runaway » à « Vanina »….


Dans les années 60, nombre de chanteurs français ou européens avaient l’habitude d’adapter en français des standards ou des tubes venus surtout des Etats-Unis pour se faire connaître du grand public.

Parmi eux, citons Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Dick Rivers, Les Chats Sauvages, Danyel Gérard, Richard Anthony, Frank Alamo, Claude Nougaro, et j’en oublie certainement d’autres. Cela fera l’objet d’autres articles par la suite.

Du côté du pays des tulipes, autrement dit la Hollande, un chanteur  du nom de Woutter Otto Levenbach, alias Dave, s’est fait connaitre dans les années 60 et 70 grâce à des reprises de chansons américaines. En effet vous avez forcément déjà entendu, chanté ou fredonné « Sugar Baby Love » des Rubettes devenue « Trop Beau », ou encore « Runaway » (1961) de Charles Weeder Westover alias Del Shannon, qui sera transformée par Dave en « Vanina« , un véritable tube, qui aujourd’hui encore fait le bonheur des radios, et donc de son interprète, car qui dit succès dit royalties (droits d’auteur en langue de  Molière) dit retombées financières non négligeables!

Mais qui était donc Del Shannon? Né au Michigan en 1934, période à laquelle les Etats-Unis d’Amérique se sont remis de la crise de 1929, il achète très rapidement une guitare et un ukulélé et se met à écouter la musique country. Après le service militaire, en 1954, il  travaille dans une fabrique de meubles comme conducteur de camions avant d’intégrer un groupe qui deviendra The Little Big Show Band. En 1960, Del Shannon et son compère Max Crook, inventeur du Musitron (l’un des premiers synthétiseurs de l’époque) sont  signés par le label Bigtop. Ils partent à New-York pour enregistrer la chanson « Little Runaway », qui deviendra « Runaway », et qui connaitra dès sa sortie un succès foudroyant!

En 1963, Del Shannon interprète une chanson , « From me to you », composée par 4 garçons venus de Liverpool et qui sèment la folie de leur fans partout où ils se prooduisent : Les Beatles. L’année suivante il rend hommage à l’une des figures phares de la country music, Hank Williams, dans l’album  » Del Shannon chante Hank Williams ». Par la suite, il produira la chanson « Under my thumb » reprise des Rolling Stones, puis « Sea of love », qui sortira en 1980, après une période noire marquée par ses soucis d’alcools. Devenu dépressif, il finira par se suicider chez lui en février 1980.

Reste donc quelques chansons, plus ou moins connues, a (re) découvrir.

Guillaume.

 

Nos samples rendez-vous #21: Arsenik et William Bell


Villiers le Bel, Juin 2002, Lino et Calbo, les frangins du groupe Arsenik, nous offrent leur vision du monde sur leur second album “Quelque chose a survécu”. Le track en question, c’est “Regarde le monde” ou les deux mc’s ouvrent leurs coeurs à leurs enfants respectifs. Les deux papas font un speech à leurs bambins sur ce qu’est le monde dans lequel ils vont grandir, sur leurs propres parcours aussi. C’est l’un des textes les plus poignants du groupe, si vous voulez mon avis.

Le morceau produit par l’historique Djimi Finger reprend le sample d’un classique de la soul de la fin des années 60, le fameux “I forgot to be your lover” de William Bell ou le chanteur de Memphis, l’une des stars du label Stax, présente ses excuses à sa bien aimée pour l’avoir mise de côté, pas considérée à sa juste valeur et promet de se rattraper.

Au delà du texte qui bien que joli, est assez classique pour ce type de balade, c’est bien la mélodie qui marque les esprits, les arrangements de Booker T. Jones sont intemporels.

Et si les rappeurs du secteur A ne s’y sont pas trompés en utilisant cette boucle, ils ne sont pas les premiers artistes hip hop à s’en servir, 1 an plus tôt, en Californie, Alchemist concocte un beat quasi identique pour ceux qui allaient devenir l’un des groupes phare du hip hop underground west coast: Dilated peoples.

Le morceau c’est “Worst comes to worst” et même si, franchement j’adore le track d’Arsenik, celui-ci est encore un cran au dessus, Evidence et Iriscience se régalent au rythme des scratchs de leur DJ Babu et se payent le luxe d’être accompagné par l’incomparable Guru, qui dit mieux? C’est tout simplement pour moi, le meilleur morceau de Dilated, qui possède pourtant une discographie bien fournie, mais y’a pas, dès que j’entends les premières notes, quinze ans après, je monte toujours le son et ma tête bouge, c’est instantané!!!

 

Laurent

Cage the Elephant, de l’énergie sans filet!


Cage The Elephant est un groupe de rock américain formé en 2006 et qui s’est transporté à Londres dès 2008. Composé de Matthew Shultz (chant), Brad Shultz et Nick Bockrath (guitares), Matthan Minster (claviers), Daniel  Tichenor (basse), Jared Champion (batterie), le groupe américain vient de publier « Unpeeled », leur 6ème album depuis le premier paru en 2008, réalisé durant la tournée américaine de l’été 2017, en mode acoustique.

Je ne connaissais pas ce groupe jusqu’au jour récent où je les ai découvert récemment en première partie du dernier des 3 concerts donnés par les Rolling Stones à Nanterre, dans la nouvelle Arena de 40.000 places. Autant dire que pour ce sextet, ce privilège relevait pour eux d’une opportunité unique, extraordinaire! Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ont accompli leur tâche sans faillir.

Mais revenons à leur album, « Unpeeled », sorti cette année. Il contient… 21 titres!! Rien que ça, marque l’audace des garçons de Cage The Elephant. D’entrée, l’atmosphère qui vous saisit est celle des 70’s, époque d’une pop électrique très élaborée, avec des effets, matinée parfois de sonorités issues de l’Inde ou d’ailleurs, comme l’ont fait les Beatles, Led Zeppelin, ou encore les Doors. Le groupe compose des mélodies qui vous rentrent facilement en tête, et le chanteur possède un joli timbre de voix, très expressif. Sur scène le bougre est un véritable zébulon, une boule d’énergie, une mix entre Mick Jagger, David Bowie, Syd Vicious et Iggy Pop. Les morceaux s’enchainent, en légèreté, nous proposant une pop bien ficelée, agréable à l’écoute. L’énergie qui se dégage des morceaux est, sur scène, rendue encore davantage présente.

Alors, cet « Unpeeled » ici en mode acoustique, est une petite pépite à découvrir. N’hésitez surtout pas!

Guillaume.

# La playlist de novembre : la chanson contestataire


visuel playlist chanson contestataire-page001La musique adoucit les mœurs… Mais elle permet aussi d’exprimer sa colère, de protester. De tout temps, nous avons utilisé et utiliserons nos voix et nos instruments pour se faire entendre. Rap, punk, reggae, rock, chant révolutionnaire, jazz, pop, tous les styles musicaux témoigneront et symboliseront les revendications des hommes.

Bonne écoute !

Carine

Tyler, the creator se réinvente avec Flower boy.


 

Pas spécialement fan d’Odd Future au départ, ou de la carrière solo de Tyler, the creator son lead, mais ce nouvel opus a fait tellement de bruit que je me suis dit que j’allais lui donner sa chance. J’avoue que j’avais un peu peur que l’annonce du coming out de Tyler, chose assez rare dans le milieu hip hop, pour être mentionnée, ait eu un tel effet de buzz que le disque n’avait été survendu. Je vous rassure tout de suite, ce n’est pas le cas!!!

“Flower boy”, dont le titre au départ, était “Scumfuck flower boy” (je me passerais de traduire…) est, je pense, le meilleur produit du rappeur Californien.

Le titre a donc été un peu édulcoré, ce qui n’est pas vraiment l’habitude de l’artiste et ça aussi, ça a attiré mon attention, Tyler, the creator et son ancien groupe était plutôt un collectif assez trash, avec des paroles assez tranchées et surtout un côté visuel très travaillé et bien hardcore!!! Alors, pourquoi ce revirement? Tyler a t-il changé?

En fait, non pas vraiment… Il a mûri, c’est sûr, mais au fond, le gars reste le même, ce personnage décalé, mais hyper talentueux du hip hop Californien. C’est plutôt l’ambiance du disque qui est différente, moins dark, même si sur certains morceaux comme “Who dat boy?” on retrouve l’atmosphère films d’horreur qu’on pouvait ressentir sur “Cherry bomb” ou sur les projets d’Odd future. C’est plus mélodieux, plus intimiste aussi et franchement l’écoute n’en est que facilité pour ceux qui, comme moi ne sont pas particulièrement adeptes du style de Tyler. Le disque est aussi plus court, environ 50 minutes et a du coup, moins de temps faibles, ce qui me dérangeait aussi sur l’opus précédent.

Les acolytes habituels sont présents avec Frank Ocean évidemment, mais aussi Lil’ Wayne et ASAP Rocky qui ont déjà été crédités sur les albums précédents de Tyler. Quelques petits nouveaux cependant, notamment avec la sublime voix d’Estelle qui vient accompagner le morceau central du disque “Garden shed”, où Tyler parle sans ambiguïté de sa sexualité.

“911/Mr. Lonely” avec son sample de Gap band est mon autre gros coup de coeur du disque, avec encore une fois Frank Ocean en featuring, mais aussi l’excellent guitariste de The internet, Steve Lacy.

Voilà, en conclusion, un disque qui m’a fait changé d’avis sur un artiste et c’est tant mieux, je vous laisse vous faire votre avis avec ces deux morceaux ci-dessous et bien sûr, le disque dans les bacs de la médiathèque.

 

Laurent