Happy birthday, Madame Sanson!


Très discrètement, cette immense artiste de la chanson française, à la carrière discographique autant que scénique bien remplie, vient donc de fêter ses 70 ans le 24 avril dernier! Il me semblait normal d’évoquer sa carrière, son parcours.

Enfant du baby-boom issue d’une famille où la musique tient une grande place grâce à des parents très mélomanes, ces derniers décident de lui faire apprendre le piano à Véronique ainsi qu’à sa soeur Violaine, de deux ans sa cadette. Très vite Véronique Sanson va se mettre à écrire des chansons. Sa première, sera enregistrée, date de 1967, alors qu’elle évolue au sein du groupe Roche Martin, groupe également composé de Violaine et du musicien-parolier, François Bernheim. Ce trio sera produit par un certain .. Michel Berger, épaulé par Claude Michel Schoenberg. Un bel assemblage de talents. Après 2 45 tours sortis et sans aucuns succès, le trio se sépare puisque Violaine prend un autre voie professionnelle. Reste donc Véronique Sanson et François Bernheim, qui vont entamer une collaboration qui s’avère de longue durée. En 1969, Véronique Sanson publie un 45 tours avec 2 chansons, dont l’une est une adaptation d’un titre de Donovan « Sunny Goodge Street », qui donnera « Le printemps est là ». L’autre étant « le feu du ciel ».

Je l’ai dit, sa rencontre avec Michel Berger va s’avérer déterminante pour elle, artistiquement parlant. En effet, Berger, est directeur artistique chez WEA, qui regroupe plusieurs labels, dont Elektra. En 1971, Sanson signe donc sur ce label, et va travailler avec un producteur nommé Bernard de Bosson. Un an plus tard, elle publie son premier album « Amoureuse », produit par Michel Berger, devenu entre-temps son compagnon à la ville. Le début d’une grande carrière. Compositrice, auteur, interprète, mais aussi chanteuse, pianiste, guitariste, Véronique Sanson est une véritable touche-à-tout.

Son premier album donc, intitulé « Amoureuse », va connaitre un treès gros succès grâce notamment à des titres comme « Besoin de personne », ou encore « Bahia » et le titre « Amoureuse », qui sera plus tard repris par Olivia Newton-John ou Shirley Bassey, sous le nom de « Emotion ». Bref un gros carton d’entrée. Qui sera suivi de près par un deuxième album, « De l’autre côté de mon rêve », nourri par sa rencontre avec Stephen Stills, guitariste américain membre de Crosby, Stills, Nash & Young. Là aussi des morceaux vont émerger et devenir des classiques de son répertoire : « Comme je l’imagine », « Une nuit sur son épaule ». En 1974, installée définitivement aux Etats-Unis, elle enregistre avec Stephen Stills et ses musiciens l’album « Le Maudit », au son est résolument rock, les textes plus sombres. L’album connaîtra malgré cela le succès, avec surtout deux titres comme « Alia Souza », « Maudit ».
Avec le disque « Vancouver » et sa chanson-titre, Véronique Sanson va définitivement installer son style, sa personnalité musicale, auprès du public, et se faire une place dans l’univers de la chanson française de l’époque, pour ne plus en sortir et devenir, au fil des années, à travers ses disques, ses tournées, une artiste très appréciée, au talent reconnu.
Sa musique, ses textes très écrits, sa voix tantôt très mélancolique, tantôt rock, font d’elle une interprète de grande qualité. Elle va, au fil des années qui vont suivre, délivrer des titres qui vont devenir des standards de son répertoire, comme : « Je serai là » (en réponse à la chanson de Michel Berger « Seras-tu là? »), « Ma révérence », « Bernard’song », « Je suis la seule ».

Dans les années 80, deux faits marquants vont concerner Véronique Sanson. Le premier, la controverse suscitée par sa chanson « Allah », sortie en 1988, qui est vue par certains comme une atteinte à la religion musulmane, alors qu’elle ne constitue qu’une supplique à celles et ceux (déjà) qui commettent des actes horribles en son nom. « C’est une chanson contre l’intolérance », dira Sanson. La polémique que soulèvera par ailleurs la publication du livre « Les versets sataniques » de l’écrivain Indien Salman Rushdie, va obliger Véronique Sanson à retirer ce titre de son tour de chant. Malgré cela, le titre reste très diffusé et deviendra un tube.

Le second fait, sera la première tournée des Enfoirés en 1989, à laquelle elle participera aux côtés de Jean-Jacques Goldman, Eddy Mitchell, Johnny Hallyday et Michel Sardou. Cette même année, elle enregistrera un album intitulé « Symphonique Sanson », avec l’orchestre symphonique de Prague. Les années 90 qui arrivent la verront composer deux albums : « Sans Regrets », « Indestructible ». Deux titres, qui lui vont bien, au vu des nombreux tourments que connait sa vie hors scène. Mais l’artiste est toujours là, debout, active. Sa popularité ne redescend pas, au contraire. Même absente des feux de la rampe comme dirait l’illustre Charlie Chaplin (revoyez donc ce beau film), Véronique Sanson est présente à l’esprit de son public. Ses retours sur scène font toujours salles combles. Que ce soit à l’Olympia, sa salle fétiche, où en tournée en France comme à l’étranger.

Pour avoir eu le bonheur de la voir à de nombreuses reprises sur scène, il est juste de dire également que Véronique Sanson est une performeuse, qu’elle « tient » la scène, et qu’elle dégage une énergie très communicative, sachant parfaitement alterner les « climats » que requièrent ses chansons. Elle occupe une place à part dans l’univers de la chanson française. Sa qualité, son humilité, son talent, sa discrétion, sont aussi unanimement louées par celles et ceux, de Michel Berger à Julien Clerc, Maxime le Forestier, Michel Jonasz, Patrick Bruel, Michel Fugain, Maurane, Catherine Lara, Eddy Mitchell, Johnny Hallyday, et plus récemment Christophe Maé ou Juliette Armanet, qui l’ont côtoyées depuis toutes ces années.

Depuis 2000, les disques de « La Sanson », comme certains l’appellent, vont se faire rares. Seulement quatre au menu : « Longue Distance »(2004), « Plusieurs Lunes » (2010), une réédition des titres de sa période américaine « Les années américaines » (2012), et plus récemment, « Dignes, dingues, donc »(2016), « Duos Volatils »(2018).

A 70 ans, après 50 ans de carrière, Véronique Sanson est une artiste accomplie, qui n’a plus rien à prouver. Son parcours, riche et varié, parle pour elle.

Je vous laisse avec un florilège de ses titres. A n’en pas douter, vous en connaissez ou reconnaîtrez de nombreux. Bonne écoute.

Guillaume.

Publicités

Un peu de douceur dans ce monde de brutes…


Quel plus beau mélange qu’une belle voix et le flow d’un rappeur? Pour moi, ce mariage, quand il est bien réalisé est tout simplement génial et des années 90 à nos jours, en a découlé quelques trésors de la musique urbaine, voici quelques exemples parlants.

Si ma mémoire est bonne, celle qui a ouvert les portes pour ce genre de collaboration, ce n’est autre que Mariah Carey avec son remix de “Fantasy” où elle invite le génial, mais dingue rappeur du Wu-Tang, mister ODB. Il y en a eu d’autres avant ça, mais clairement, le morceau qui a popularisé ce genre de collaborations, c’est bien “Fantasy” et je vous invite à lire l’histoire de l’enregistrement de ce morceau qui est à mourir de rire, ici.

Malgré la rocambolesque aventure de ce morceau, Mimi n’en restera pas là avec ce genre de featuring et en fera son fond de commerce dans sa deuxième partie de carrière, la plupart de ces singles après ça, se feront avec des rappeurs. De Jay-Z à Nas en passant par Cam’ronJadakiss, je n’ai pu vous en mettre que quelques uns dans la playlist sinon, elle aurait été interminable…

Bien sûr, une fois les portes ouvertes et le succès avéré de ce “nouveau” genre, nombreux artistes se sont engouffrés dedans et ça a donné lieu à des duos vraiment mythiques et certaines collaborations entre les chanteurs sont devenus récurrentes, d’autres sont devenus des couples à la ville, je pense évidemment à Jay-Z et Beyonce, qui depuis leur “Crazy in love” il y a une quinzaine d’année sont devenus “The Carters” et sont toujours au jour d’aujourd’hui des “03 Bonnie and Clyde” “On the run” (oh la la je m’arrête plus là!!!).

Ce ne sont pas les seuls d’ailleurs, tout aussi célèbres, même si moins prolifiques et moins résistants, on a eu droit à Diddy et Jennifer Lopez, où plus récemment Big Sean et Jhene Aiko.

Pas un couple à la ville, mais sans doute mon binôme préféré, Method Man et Mary J. Blige, sont les auteurs de la mythique cover du tube de Marvin Gaye “All i need to get by” sur le premier album du mc de Staten Island, mais aussi le super “Love @ 1st sight”, ces deux-là ont une telle alchimie que j’ai toujours espéré un album commun, qui n’arrivera sans doute jamais à ce stade, malheureusement…

Cela dit, comme Mariah, la Queen of hip hop soul, elle non plus, n’en est pas à son coup d’essai et ne s’arrêtera pas à ces feat avec Meth, elle avait déjà brillée avec Biggie sur le remix de son “Real love”, Nas aussi collaborera avec la belle, Busta Rhymes en fera une ou deux, bref, vous voyez que les grands finissent toujours par se trouver.

Je vous ai jusque là parlé des morceaux de l’âge d’or (selon moi), mais de nos jours, ces mélanges entre les douces voix du R’n’B et les rimes aiguisées des rappeurs ont perdurés et les nouveaux maîtres du genre continuent à nous faire plaisir avec des duos qui fonctionnent à merveille.

Pour n’en citer que quelques uns, le “All the stars” sur la B.O de Black Panther en est l’exemple parfait, Kendrick Lamar et SZA subliment le générique du film, déjà génial, Wakanda Forever!!! K.Dot est assez coutumier de ces feat, il en a aussi fait avec Miguel, Alicia Keys et bien d’autres.

Son pendant East Coast, J.Cole a posé aussi avec quelques perles vocales, Janet Jackson pour commencer, sur “No sleep”, pas mal quand même… Il produit aussi la jeune Ari Lennox, avec qui il collabore sur “Shea butter baby”, il en a fait aussi avec les revenantes de TLC.

D’autres comme Joey Bada$$, Big Sean, même les Migos, même si c’est moins ma came ont participé à des tracks Hip hop/ R’n’B sur le disque de Calvin Harris, dont je vous avais parlé il y a quelques temps, l’album est d’ailleurs truffé de ces collaborations.

Je vais pas vous détailler toute la liste, ça vous gâcherait le plaisir et puis il y a quand même 80 morceaux, donc…

Par contre, je vous ai quand même glissé une dizaine de tracks de ce style, mais en Français, voir en Français et en US, des morceaux comme Kery James et Kayna Samet, Arsenik et Assia ou bien pour illustrer ces connexions internationales, le “I can’t let her go” de Driver et des mythiques Boyz II Men.

J’espère que vous allez apprécier écouter la playlist autant que moi, je me suis amusé à la faire.

Laurent


1 an en musique : 1988


Comme ça passe vite, j’en suis déjà à 1988 dans mon petit retour vers le passé et cette année, n’est pas une année comme les autres pour moi, puisque c’est celle qui marque mon arrivée à Fontenay sous bois.

Je m’y revois très bien arriver dans la Peugeot 505 grise de mes parents, sur le parking de ma nouvelle demeure, la ville de Fontenay sous bois. A l’époque, venant des Yvelines, j’avais l’impression d’avoir parcouru la Terre entière pour arriver dans le Val De Marne, alors quoi de mieux qu’une bande bande son pour accompagner mon voyage?

Bien sûr, je triche un peu, parce que dans le Pioneer de mon père, il n’y avait pas de rap et à 7 ans, je n’avais même aucune idée de ce que mes goûts musicaux pourraient bien être dans quelques années, tout ce qui m’intéressait, c’était taper dans un ballon en attendant le mercredi matin et mon rendez-vous avec le Club Dorothée. J’ai d’ailleurs été obligé d’y faire un clin d’oeil avec l’inoubliable “Bioman” de Bernard Minet, il y aura donc,exceptionnellement, deux “inavouables” dans ma playlist, parce que je ne pouvais quand même pas passer à côté de David et Jonathan, qui ont rythmé l’été 88 avec “Est-ce que tu viens pour les vacances?”

Toujours du son estival avec les débuts de l’Australienne Kylie Minogue, encore loin de son personnage sexy, elle était beaucoup plus axée “teen music” avec son “I should be so lucky”, lancement de l’immense carrière qu’est la sienne. Comme je suis arrivé en été à Fontenay, j’ai favorisé des musiques qui donne le moral et qui sente bon la chaleur des vacances, des sons comme le “Gimme hope Joanna” d’Eddy Grant et puis un gros clin d’oeil à mon papa et son tube de l’été, chanté par le Zoulou blanc, le “Asimbonanga” de Johnny Clegg.

Je vous ai évidemment parlé de rap plus haut et cette sélection en est à moitié remplie étant donné que cette année 1988 a été le lancement de la carrière de quelques unes des légendes du Hip Hop. Je vous ai donc choisi six morceaux, six légendes qui ont marqué cette année. Par exemple, quand on parle de panthéon du rap, rare sont ceux qui ne mentionnent pas Big Daddy Kane, alors son “Ain’t no half steppin” devrait vous faire la démonstration de son talent et du pourquoi il est sans doute le mc préféré de ton mc préféré!!! J’aurais pu dire la même chose de Slick Rick et son “Children’s story” repris magistralement par Nas et Kanye West l’an dernier avec leur “Cop shot the kid”. Une certaine MC Lyte a également fait ses débuts sur la scène Rap, avec un talent qui est tout sauf “Paper thin” et que dire d’EPMD?!? Erick Sermon et Parish Smith restent encore aujourd’hui des incontournables de cette musique.

Enfin et toujours dans le même registre, je terminerais avec celui que vous connaissez sans doute plus pour sa carrière d’acteur que de rappeur, mais ce qui a bel et bien lancé Will Smith, c’est son duo avec son éternel pote Jazzy Jeff et cette version musicale de Freddy, dans les griffes de la nuit, à savoir “A nightmare on my street” est tout simplement géniale! Demandez à Quincy Jones, ce qui lui a donné envie de lui offrir le rôle du Prince de Bel-Air…

Voilà, c’est tout pour cette année 1988 et c’est déjà pas mal non?

Laurent


Otis Taylor, le blues toujours vert.


Le 11 Mai 2019, évènement de taille à la salle Jacques Brel de Fontenay-sous-Bois. Soirée  de mise à l’honneur du Blues. Avec l’un de ses meilleurs représentants américains de ces dernières années et un musicien franco-américain dont la cote grimpe depuis quelques mois dans l’hexagone. En effet, Otis Taylor, chanteur-guitariste et poly-instrumentiste, viendra se produire pour une soirée qui s’annonce exceptionnelle. En première partie, le public aura l’occasion de découvrir Cory Seznec, chanteur et harmoniciste.

Otis Taylor, c’est un parcours sinueux comme les contreforts du Colorado, terre où il a grandit, lui le natif de Chicago, ville symbole et berceau du blues. Revenu aux affaires musicales en 1995, après une pause de près de 20 ans (!), il a dès lors enregistré 9 albums comme des perles, toujours dans un soucis de témoigner de la dureté de la vie, surtout pour la communauté noire américaine, mais aussi pour les Indiens (premiers occupants des Etats-Unis, avant d’être progressivement chassés, voire exterminés par les blancs qui leur ont repris leurs terres). Assassinats, pauvreté, religion, rédemption, racisme, spiritualité, sont au centre des écrits de ce chanteur et multi-instrumentiste (guitare, mandoline, banjo, harmonica) dont la voix n’est pas sans rappeler parfois un certain Ray Charles.

Pour Otis Taylor, tout avait commencé très tôt. Bénéficiant d’un entourage familial qui lui fit découvrir le jazz, le rythm and blues. Puis, c’est le basculement. Découvrant l’origine du banjo et son utilisation quasi exclusive pour le style bluegrass, Otis Taylor se penche alors vers le blues, la musique folk, et le blues traditionnel. Dès lors, la voie est toute tracée. Premier groupe de blues, puis escapade à Londres, où il se produira en y jouant un répertoire davantage tourné vers le rock alors en plein essor en Europe (Beatles, Rolling Stones, Led Zeppelin….). Ne trouvant pas l’écho escompté, Otis Taylor abandonne guitare et instruments dès 1977, pour se plonger dans le monde du travail au quotidien. Durant cette période qui s’ouvre, de nombreux boulots s’offrent à lui. Il deviendra surtout brocanteur.

Tel un Phénix, Otis Taylor reprend donc le chemin des studios en 1995, pour y enregistrer « Blue Eyed Monster ». Premier d’une série de 9 albums enregistrés par la suite, indiquant que le bonhomme a faim de créativité, de musique, de retour à la scène. Et de donner sa vision de la vie, de la société. Aujourd’hui le citoyen-musicien Taylor, du haut des 70 printemps, vient donc nous rendre une visite dans le cadre d’une soirée qui s’annonce riche humainement, belle musicalement. A NE PAS LOUPER DONC!!

Amateurs-trices de blues, de folk, de bluegrass, de voix rauque marquée par la vie, cette soirée est faite pour vous.

En attendant de le voir sur scène, je vous invite à vous plonger dans son univers musical à travers les albums suivants : « My World is gone (2013), « Contraband » (2012), « Hey Joe Opus : Red Meat » (2015), et donc le récent « Fantasizing about being black » (2017).

Guillaume.

David Lee Roth, chanteur virevoltant.


Avec son air désinvolte, enjôleur, et ce besoin quasi constant de faire le clown, tant dans la vie que sur scène, David Lee Roth, chanteur à la voix un brin éraillée ultra reconnaissable, a connu une carrière faite de hauts et de bas. Anciennement dénommé Mammoth qui était alors un trio composé des deux frères Van Halen, Alex à la batterie et Edouard « Eddie » à la guitare, du bassiste Mark Stone, le groupe s’appellera Van Halen (suite à une suggestion de David Lee Roth, membre du groupe entre 1974 et 1985, qui y trouvait un aspect « puissant »), rejoint par le bassiste Michael Anthony en lieu et place de Mark Stone,

Durant cette période dorée, le bondissant chanteur californien va accumuler les succès tels que « Eruption« , un solo génial de Eddie Van Halen, d’abord improvisé en studio puis gravé sur le premier album du groupe à la demande de leur producteur Ted Templeman, ensuite « You really got me », reprise d’un titre des Kinks, « Runnin’ with the devil », « Dance the Night away » (sur Van Halen II). Viendront ensuite sur l’album « Women and children first » avec des morceaux comme « Tora Tora », « Everybody want some », « And the cradle will rock », « Romeo delight », où le talent vocal, l’expressivité sont tout à fait marquants. Pour avoir eu la chance de voir le groupe sur scène à 2 reprises dans les années 80, je confirme que David Lee Roth, s’il avait un style vocal et un timbre très singulier et reconnaissable, était également une véritable bête de scène, occupant l’espace sans pareil, courant, sautant, toujours avec le sourire aux lèvres, un brin cabotin, enjôleur. Le bonhomme possède un art consommé de la scène, de la communion avec le public, un véritable showman.


Personnellement j’avoue m’être arrêté à cette période là. Je n’ai pas écouter ses récentes productions discographiques, à tort peut-être, mais surtout parce que celui de 1998 m’avait laissé sur ma faim.

Homme a forte personnalité, il va assez rapidement avoir des conflits avec Eddie Van Halen, sur les orientations musicales à donner au groupe. La réalisation des albums qui suivront, « Fair Warning » et « Diver down« , va s’en ressentir fortement. Musicalement ils seront de moindre qualité. L’album « 1984 » sera le dernier enregistré par David Lee Roth avec Van Halen. Le morceau phare de cet album très commercial sera le fameux « Jump » avec son intro au synthés et la guitare de Eddie Van Halen. Il laissera sa place à Sammy Hagar, chanteur-guitariste, puis viendra Gary Cherone. Roth fera son retour dans le groupe en 2007 jusqu’à sa sortie définitive en 2012. Les albums qui précèdent sa réintégration, « For Unlawful Carnal Knowledge » (1991), « Balance » (1995), « Van Halen III » (1998), auront une tournure très FM avec un son énorme, et des compositions pas toujours égales en qualité. A noter que Wolfgang Van Halen, fils de Eddie Van Halen, intègrera le groupe en 2007, pour remplacer Michael Anthony. Le tout dernier enregistrement de DLR avec VH sera « A different kind of truth » en 2012, un album avec un gros son.

Comme je le disais plus haut, Roth est avant un homme de show, ayant le sens de la fête. Suite à son départ de Van Halen en 1985, Roth va les mettre en avant sur son premier album solo, « Crazy from the heat » qui inclut la reprise, ici totalement déjantée, du classique « I’m just a gigolo »et dans la même veine, du célèbre « California girls » des Beach Boys. Le ton est donné, il apparaît comme libéré des contraintes au sein de Van Halen, s’en donne à coeur joie, et laisse son côté cabotin, enjôleur se développer. En 1986, il enregistre « Eat’em and smile » en compagnie du guitariste prodige Steve Vaï, du batteur Greg Bissonette, du bassiste Billy Sheehan. Au menu, des titres tels que « Yankee Rose », le swinguant « I’m easy », les emballants « Goin crazy » et « Tobacco Road ». Le disque se termine par une reprise d’un totre de Frank Sinatra, « That’s life », dans une version revisitée qui mérite l’écoute. En 1988, surgit l’album « Skyscraper », où figure « Calfornia Girls », « Just like paradise », mais aussi « Skyscraper ». Sur ce disque, comme sur le précédent « Eat em and smile », Steve Vaï déploie son talent de guitariste avec bonheur. Viennent ensuite « A little ain’t enough » (1994) et « Your filthy little mouth »(1998). DLR revient à un rock énergique, au gros son, qui plait tant au public américain et aux radios locales.

Pourtant David Lee Roth est un grand chanteur, capable aussi de faire le crooner. Il reste donc un chanteur à réécouter ou découvrir car il a marqué de son empreinte vocale et de sons sens du show les 30 dernières années, dans le monde du rock et du hard-rock. A écouter en priorité, les 3 premiers albums de Van Halen et le déconnant « Eat em’ and smile ».

Je vous laisse avec une sélection de vidéos pour apprécier le talent du bonhomme.

Guillaume.

Séance de rattrapage Hip Hop de 2018.


Comme je l’avais fait dans la chronique sur Method Man et Ice Cube, voici une petite séance de rattrapage sur des disques dont je n’ai pas pu vous parler l’an dernier, étant donné que les sorties sont pauvres ces derniers temps, j’en profite…

Bas, dans la voie lactée…

Bas, si vous ne le connaissez pas, c’est le “petit” protégé de J.Cole, signé sur son label Dreamville et le petit bonus cocorico, c’est un Français, enfin, il est né à Paris, pour le reste, il a emménagé à New York très jeune et a toute la panoplie du mc de la grosse pomme classique.

Milky way est donc son troisième disque sur le label de Cole et aussi celui que je trouve le plus abouti. On y sent l’influence du patron, mais Bas a tout de même son propre univers, bien plus joyeux que celui de J.Cole.

Quatorze titres avec quelques belles collaborations comme Ari Lennox, la “SZA” de Dreamville, a qui on souhaite le même succès, d’ailleurs. J.Cole est bien sûr de la partie aussi sur le single aux vibes Cubaine, c’est frais, joyeux et le clip est super sympa aussi, Cole qui porte un maillot du PSG, fera plaisir aux supporters du club de la capitale. Vous retrouverez aussi A$ap Ferg sur “Boca Raton”, c’est costaud aussi avec une instru hyper destructurée mais bien travaillée, Lion Babe aussi, que j’avais découvert sur la B.O d’Insecure.

Et Bas dans tout ça, me direz-vous? Et bien je dirais qu’il maîtrise son flow mieux que jamais, alternant les tracks up-tempo comme “Sanufa” ou “Spaceships” et ceux plus classique comme le “Barack Obama special”, qui est l’un de mes préférés de l’opus avec “Designer” aussi qui me rappelle certains morceaux de 2pac de l’époque.

Bref, le disque est très complet, il y en a pour tout le monde, je pense que vous devriez vous régaler sur le “Milky way” de Bas.

La bonne nouvelle de Phonte

Phonte, c’est un vrai coup de coeur pour moi, je l’ai connu de par ses featuring The Roots sur des morceaux comme “The day”, mais surtout “Now or never”, un morceau sur “How I got over” que je trouve hyper inspirant, sur la prise de conscience et la prise en main de soi, bref, je m’égare, je vais repartir mon groupe de Philly…

Ce que j’aime particulièrement chez Phonte, c’est la diversité de son talent, aussi en doué en chant qu’en rap, un peu comme mon pote Bibo d’ailleurs, il y a des artistes comme ça qui ont besoin de plusieurs styles pour exposer l’étendu de leur talent.

L’ancien de Little Brother (avec Rapper Big Pooh et 9th Wonder) nous propose avec “No news is good news”, son deuxième album solo et c’est une pépite, croyez-moi!!!

Quand j’ai entendu la première fois “So help me God”, c’est devenu instantanément un must de ma playlist, idem pour “Pastor Tigallo”, dans lequel Tamisha Waden survole le refrain, j’adore!!! Niveau collaboration, vous retrouverez la plume de l’indiana, alias Freddie Gibbs et sa voix rauque et également le crooner Eric Roberson, habitué des featuring avec Phonte, ils ont même sortis un disque commun en 2016 qui s’appelle “Tigallero” et qui ma foi, plutôt pas mal!

Mon autre véritable kiffe du disque de l’album c’est “Cry no more”, le piano mélancolique est tout simplement magnifique, c’est pas le morceau le plus gai du skeud, mais franchement quelle merveille…Phonte a clairement choisi d’accentuer sa facette mc plutôt que celle de chanteur qu’il n’utilise que dans “Change of mind” avec Gibbs et sur “Euphorium”, le morceau de clôture du disque. Donc, si vous souhaitez découvrir la belle voix de l’artiste de Caroline du Nord, je vous recommande plutôt d’écouter ses disques avec The foreign exchange ou celui avec EricRoberson. Quoi qu’il en soit, je ne sais pas pour vous, mais pour moi ce disque n’est rien d’autre qu’une bonne nouvelle pour le monde de la musique.

Laurent

Gary Moore, virtuose écorché vif.


Né à Belfast (Irlande du Nord) en 1954, Gary Moore commence dès l’âge de 8 ans à jouer de la guitare, instrument qu’il a découvert par hasard, après avoir récupéré une guitare acoustique. Bien que gaucher, il apprendra à en jouer comme un droitier. Dès 1968, à 16 ans, il déménage pour Dublin.
Ayant découvert Albert King, entendu Elvis Presley chanter ou bien encore les Beatles, mais surtout après avoir vu Jimi Hendrix et John Mayall and the Bluesbreakers en concert à Belfast, Gary Moore décide que sa musique sera un savoureux mélange de blues et de rock. Plus tard il se lancera dans le hard-rock, au sein du groupe Thin Lizzy, dont le leader charismatique était le chanteur-compositeur-bassiste Phil Lynott. Sa véritable influence musicale, à qui il rendra hommage sur l’album « Blues for Greeny » en 1995, est le guitariste Peter Green, membre du groupe Fleetwood Mac.

Gary Moore démarrera réellement sa carrière à l’aube des 70’s avec le groupe Skid Row, dont Phil Lynott est également de l’aventure. Puis en de 1974 à 1983, toujours avec son compère Lynott, il joue au sein de Thin Lizzy. Le répertoire du groupe est basé principalement sur des morceaux teintés de blues-rock, servis à merveille par la voix rauque et très grave de Phil Lynott. Le groupe évolue très vite avec 2 guitaristes (Gary Moore bien sûr, mais aussi Scott Gorham, aujourd’hui leader de la formation actualisée). Lynott est d’ailleurs l’auteur du morceau le plus connu de Gary Moore, le sublime « Parisienne Walkaways« , avec « I still got the blues » qui paraîtra en 1990, sur l’album du même nom. Pendant ces neuf années, les compères vont graver une douzaine de disques, parmi lesquels les superbes : « Jailbreak » (1976), « Black Rose : a Rose Legend » (1979), « Renegade »(1981), et deux disques live sublimes qui restituent parfaitement l’énergie de ce groupe : « Live and Dangerous » (1978), « Life » (1983). « Thunder and Lightning », 12ème et dernier album du groupe, marquera la fin de cette aventure.


Dès le début des 80’s, Gary Moore réalisera des albums solo, avant de quitter définitivement Thin Lizzy : Ainsi naissent « Corridors of power » (1982), suivi d’un double album live « We want Moore » (1984). Deux disques qui ont longtemps tournés sur ma platine disque (oui je sais c’était un autre temps, que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaitre) tout comme « Live and Dangerous » et » Life » cités plus haut. Par la suite, en pleine péridode hard-rock FM, Moore signera « Run for Cover » (1985) et « Wild frontiers » (1987). « After the war » (1988) viendra clore cette période. Dès 1990, Moore revient à ses amours, le blues. 6 albums témoignent de cela : « Blues alive » (1993), « Ballad and Blues » (1994), « Blues for Greeny » (1995), « Power of the blues » (2004) et « Old new ballad blues » (2006).

Guitariste au jeu très mélodieux, n’hésitant cependant pas à jouer avec les effets de distorsions, ou à laisser traîner des notes pour leur plus d’importance, Gary Moore est aussi un excellent chanteur de blues, avec sa voix si particulière, celle d’un homme à fleur de peau, qui joue comme si sa vie transparaissait dans ses chansons. De nature timide, Moore était pourtant, sans être très expansif, très présent sur scène. Il savait capter une salle, se servir de l’énergie qui lui était communiqué.
Alors qu’il avait encore sans doute de belles pages musicales à écrire, Gary Moore est décédé trop tôt, en 2011, à seulement 58 ans. Il laisse une trace unique et indélébile dans le monde du rock des 40 dernières années.

Je vous laisse découvrir ou réentendre ce musicien talentueux, véritable écorché vif, à travers une sélection de ses plus grands succès avec Thin Lizzy, en duo avec Phil Lynott, et en solo.

Guillaume.

La playlist d’avril 19 : ambiance pique-nique


Nous y voici enfin. Adieu couette, tisane, et grosses chaussettes… Le soleil est là, la chaleur prend tout doucement sa place, petites fleurs, manches courtes, lunettes de soleil et allergies…
Profiter de ces beaux jours, de la douceur du temps, d’un apaisement face à la rudesse de l’hiver et du froid. Profiter de la nature, fermer les yeux et se laisser bercer par cette quiétude.
Pour accompagner ce renouveau, quelques musiques, ambiance pique-nique, douces, parfois festives aussi. Pourquoi pique-nique ? disons que cela fait partie de ces moments chaleureux, qui permettent de se retrouver, de partager, de s’amuser dehors. Ou de profiter en solo avec un bon bouquin, des mots croisés, les écouteurs dans les oreilles. On s’imagine bien avec la nappe, tomates, chips, sandwiches, quelques boissons, quelques fruits de saison, des petits bonbons aussi. Ce qui nous fait plaisir.
Bref, on est bien !

Bonne écoute

Carine

Nos Samples Rendez-Vous #34: Daft Punk et Eddie Johns



Allez, un peu d’électro pour changer et avec cette victoire Française, on envoie un petit peu de son hexagonal avec nos stars de la musique électronique, les mystérieux Daft Punk et leur hit interplanétaire “One more time”. Vous vous rappelez, c’était l’an 2000, les Français sont au sommet et ils enchainent les tubes!
“One more time” vient un peu plus asseoir leur domination sur l’électro, entre le son qui fait bouger les clubs et leurs super visuel dans les clips, ici un manga ambiance Albator qui a fait kiffer les plus nostalgiques. Ajouter à ça le côté mystique de leurs visages masqués, je dirais que les frenchies ont tout compris, exploser les charts et pouvoir garder la tranquillité du quotidien, moi je dis chapeau…enfin casque (pardon)!!!
Pour “One more time”, ils ont trouvé une perle rare de la Soul, l’un de ces artistes éphémères, qui; le temps d’un morceau ou d’un album ont su montrer leur talent au grand public et pour je ne sais quelle raison, ils ont aussitôt disparu ensuite…
Ici il s’agit d’Eddie Johns et son “More spell on you” sur l’album du même nom sorti en 1979. Je pourrais pas vous en dire beaucoup plus sur l’artiste, parce que même sur le net, c’est le flou artistique, si ce n’est qu’il a sorti un autre disque du nom de “Paris Métro” quelques années plus tard, que vous pouvez retrouver sur Discogs et qui en plein boum du Disco, il a dû se noyer dans la masse d’artistes qui sortaient à l’époque et c’est bien dommage parce qu’il n’était plutôt pas mauvais.

Laurent

Cory Seznec, profondément blues.


Comme je l’ai dit dans une précédente chronique, pour annoncer sa  venue à Fontenay le 11 mai 2019, en première partie du vétéran du blues américain Otis Taylor, Cory Seznec est un musicien franco-américain dont l’univers est aux confluences du blues et des rythmes africains. Ce qui peut sembler très logique, au regard de l’Histoire, et de la naissance de cette musique, dans les champs de coton où les esclaves noirs travaillaient durement pour de grands propriétaires blancs, à la charnière entre le 19ème et le 20ème siècle, aux Etats-Unis, puis après dans les églises, avec l’arrivée du gospel et des spirituals (chants religieux).

Ses 2 premiers albums « Beauty in the dirt » (2014) et le récent « Backroad Carnival » (2017) témoignent de cet amour du musicien pour cette musique qui a par la suite donné naissance au rythm’n’ blues, à la soul music, à la funk. Sa voix grave, son style de jeu de guitare très subtil permettent à Cory Seznec d’installer très rapidement l’auditeur dans une relative connivence.

Avec « Picayune Baliverne », Seznec nous met tout de suite dans le jus. Une voix légèrement nasillarde, un blues gras, swinguant, suintant, qui nous transporte aisément dans l’ambiance enfumée des bars ou clubs du sud des Etats-Unis où le blues est né et où il est encore et toujours joué, de Chicago à La Nouvelle-Orléans, en passant par Bâton Rouge, des rivières des Bayous aux abords des fleuves sur lesquels naviguent les steamboats (bateaux à vapeur). Ainsi se succèdent « Sell you my soul » et Hawk on a Haystack ». Avec « Tattered Flag », changement d’ambiance. Là, Seznec nous emmène en afrique, entre basse frénétique, kora, et rythmique saccadée. « Pigeon man », « Let it all go », nous permettent d’entendre la guitare dobro (guitare au corps et aux cordes en métal), l’harmonica, 2 autres instruments qui donnent au blues sa couleur, et ce son si particulier.
Seznec est à l’aise dans ce registre et c’est un bonheur de l’écouter, tellement il se positionne dans la lignée des pionniers, tel un conteur, un témoin, ce que fait aussi aujourd’hui Eric Bibb, qui mélange également blues traditionnels et origines africaines. « Zanzibar », sorte de parenthèse instrumentale dans cet opus, est un morceau très léger. « Colette bar & restaurant », morceau toujours en mode zouk chaloupé, nous prouve que Seznec, voyageur sans frontières, n’hésite pas à nous surprendre. « God will change your situation barbershop », et « the Parting Glass », terminent en beauté ce « Backroad Carnival », dont Cory Seznec ne manquera de nous livrer de belles versions sur scène en mai 2019.

Alors si vous voulez poursuivre la découverte et passer un agréable moment, vous savez ce qu’il vous reste à faire : écouter l’album et réserver votre soirée, car avec Otis Taylor après, cela s’annonce comme un joli moment de cette saison culturelle.

Guillaume.

David E. Kelley, un maître en matière de musique et de séries.


Parfois, mon programme télé fera votre programme musical, c’est le cas aujourd’hui car je vais vous parler d’un showrunner avec une petite filmographie bien remplie, de très grande qualité et qui met la musique en valeur à merveille, il s’agit de David E. Kelley, l’un des réalisateurs bankable de la télé Américaine et ce, depuis le milieu des années 80.

Je ne vous ferais pas sa filmo, ce n’est pas le sujet, mais je ferais plutôt un focus sur quatre de ses séries que j’ai trouvé géniales et qui ont une bande son qui mérite que l’on y tende l’oreille.

ALLY MCBEAL

Le point de départ de mon crush télévisuel avec David E. Kelley ne date pas d’hier, c’est le cas depuis la fin des années 90, avec la comédie juridique qui l’a révélé aux yeux du grand public, je parle bien sûr d’Ally McBeal. Si vous n’êtes pas familier avec l’univers d’Ally, jouée par la sublime Calista Flockhart, je vous fais un bref résumé: Ally McBeal, jeune avocate de Boston est engagé dans le cabinet Cage et Fish, où son amoureux de la fac et son épouse actuelle exercent déjà, vous pouvez d’ores et déjà imaginer les situations rocambolesques que cela peut provoquer? Et bien saupoudrez tout ça de personnalités farfelues et hautes en couleurs et vous aurez le mélange explosif de ce cabinet d’avocats pas comme les autres.

Chez Cage et Fish, la musique a une place toute particulière, premièrement parce qu’après les plaidoiries et les problèmes de coeur, les employés se retrouvent régulièrement au bar de l’immeuble où se produit Vonda Shepard, qui vient, avec son piano et sa guitare rythmer les vies de nos protagonistes.

Ensuite, comme je le disais, ce cabinet est rempli de personnalités un peu loufoques, alors quand Ally, en plein milieu d’un procès, aura des visions d’Al Green en juge, ou d’un bébé qui chante “Hooked on a feeling” en dansant dans sa couche, ne vous étonnez pas! Alors déjà là, on se marre, mais quand John Cage, l’un des deux associés, hyper timide et atteint de toc divers et variés se transforme en séducteur chevronné après avoir fait une chorégraphie endiablé sur le mythique “You’re the first, the last, my everything”, c’est pour moi, le must de la série, ces passages sont inoubliables!!!

Je ne vous détaille pas tous les moments qui accompagnent la série musicalement, que ce soit avec Vonda Shepard, la bande son en fond, où les acteurs eux-mêmes, qui se prêtent volontiers à l’exercice musical, que ce soit à l’open mic du bar où pendant les épisodes de Noël. Non, la vraie cerise sur le gâteau, c’est le nombre d’invités (musicaux ou non) de luxe qui sont venus fouler les plateaux de David E. Kelley, de Robert Downey Jr (avant d’être Iron Man), à Barry White et Al Green, bien sûr, mais aussi Sting, Tina Turner ou encore Anastacia et j’en passe…

Bref, si vous avez raté cette série à l’époque, le rattrapage est obligatoire, rires et larmes garanties, faite moi confiance!!!

BIG LITTLE LIES

La deuxième série dont je voulais vous parler, c’est le petit événement de 2017 sur HBO, une mini-série (enfin, ça devait être le cas…) avec un casting digne des plus gros blockbusters de Hollywood, au programme, vous retrouverez dans les rôles principaux, Nicole Kidman, Reese Witherspoon et Shailene Woodley, je ne vous parle pas du casting secondaire tout aussi talentueux, avec Alexander Skarsgard ou Zoë Kravitz et j’en passe… On est sur une sorte de Cluedo, je veux dire que dès le départ, on sait qu’il y a un meurtre, on ne connaît ni la victime, ni le coupable et tout cela se déroule au milieu d’une petite communauté idyllique (en apparence en tout cas), perturbée par l’arrivée d’une “outsider” jouée par Shailene Woodley.

Rien qu’avec ça, je devrais vous avoir donné l’eau à la bouche, mais on est surtout là pour parler musique et je ne vous ai pas encore parlé de la fille de Madeline (Witherspoon), qui au travers de son mp3 est le véritable jukebox de la série, elle nous régale dans les ballades en voiture, à la maison etc… Ici aussi, la musique a une véritable place dans ce mystère. Voyons voir ce que vous pourrez trouver dans les oreilles de la petite Chloé McKenzie: Pour commencer, vous aurez le droit à un générique magnifique, interprété par le génial Michael Kiwanuka qui participait déjà à la B.O de “The get down” dont je vous avais parlé il y a quelque temps et ce n’est que le début d’un soundtrack qui, comme pour Ally McBeal est chargé en Soul. En vrac, vous retrouverez les Temptations ou Charles Bradley et Léon Bridges ou Frank Ocean pour les plus récents. La Soul n’est pas la seule représentée, il y a également des classiques du rock et de la pop, un certain Elvis Presley ou Janis Joplin, ça vous parle? Zoë Kravitz, en bonne fille de Lenny, y va même de sa reprise du king avec “Don’t”. Et pour finir, je mentionnerais ma “all-time chouchoute”, la seule et unique Sade et son inoubliable “Cherish the day”.

Voilà, je disais tout à l’heure que BLL devait être une mini-série, mais le succès a été tel qu’une deuxième saison devrait voir le jour prochainement…

GOLIATH

Pour la troisième série, on revient dans l’univers juridique, mais avec une toute autre atmosphère que pour Ally McBeal, car même si on retrouve quelques personnages un peu “particuliers”, le sujet est bien plus sombre dans Goliath, on est sur de la juridiction criminelle et assez dure. Dans cette version légale de David contre Goliath, Billy McBride, incarné par le génial Billy Bob Thornton affrontera son ancienne firme dans une sombre affaire concernant un fabricant d’armes. Le problème, c’est que si McBride fût un avocat prestigieux, il n’est plus que l’ombre de lui-même, seul, alcoolique et sans emploi… Il lui reste cette affaire et sa détermination!

La distribution est de choix puisque William Hurt joue le méchant, mais il y a également Maria Bello, Molly Parker et bien d’autres encore…

Comme dans les deux séries précédentes, le générique est très marquant et démontre très vite le genre de show auquel on a affaire, le rock de The Silent Comedy sur “Batholomew”  qui sonne très Soul, perso m’a frappé et j’ai plongé dans Goliath dès les premières notes de l’intro.

Tout au long de la première saison (j’ai pas encore fini la seconde), on est bercé entre Soul et Rock au rythme des humeurs de Billy. Du Blues aussi, dans les moments où notre anti héros sombre un peu, bref, la musique est encore une partie intégrante de la série.

Un peu moins de noms ronflants que dans les précédentes, bien que l’on retrouve des artistes comme Curtis Mayfield, The Pharcyde, Luciano Pavarotti ou encore Dire Straits. Pour le reste, pas mal de découvertes, pour moi en tout cas et notamment Ural Thomas and the pain que j’ai adoré, mais aussi les Soulsations. Je vous recommande également de prêter l’oreille à Nathaniel Rateliff and the Night sweats dont Guillaume vous avais parlé il y a quelque temps.

MR MERCEDES

Pour terminer et terminer en beauté, je vous propose la deuxième série de Kelley que je suis actuellement, il s’agit de l’adaptation du livre de Stephen King, Mr Mercedes. Alors, des adaptations télé du maître de l’horreur, il y en a eu un paquet et pas que réussites, par exemple, récemment, Castle Rock fût, pour ma part une belle déception.

Ici, ce n’est pas le cas, dans la première saison tout du moins. Mr Mercedes sort King de son style habituel et l’emmène dans le thriller avec en star un tueur psychopathe au volant d’une mercedes et un flic à la retraite, bourru et alcoolique (point commun avec Goliath) qui, 2 ans plus tard, ne s’est jamais remis de ne pas avoir résolu cette affaire.

Voilà le point de départ de la série qui a, là aussi, une distribution de très grande qualité. Brendan Gleeson dans le rôle de Bill Hodges (le flic), vu dans Harry Potter et son adversaire, le très troublant Buddy Hartsfield, joué par Harry Treadaway, qui s’était déjà mis en lumière dans le génial Penny Dreadful, dansle rôle de Victor Frankenstein bouuuuuuuhhhh…

Le reste du casting est porté par Kelly Lynch et l’inoubliable Nancy Botwin de Weeds, à savoir Mary Louise Parker. Ca donne envie non?

Question musique, on est très bien servi aussi! Chaque épisode débute avec un réveil complexe de Bill sur “It’s not too late” de T-Bone Burnett, comme vous pourrez le constater, c’est un tronc commun entre les 4 séries dont je vous parle aujourd’hui, un générique fort, qui marque l’ambiance du show. Ici, c’est clairement la loose de Bill qui est mise en lumière. En parallèle, beaucoup de passages avec Brady Hartsfield (Treadaway), le tueur à la mercedes, évoquent la folie et pour celà, Kelley a choisi beaucoup de Hard Rock, du punk avec notamment les Ramones, Radiohead et Slapshot, croyez-moi, ça pique les oreilles!!! Comme dans toutes les séries de Kelley, il y a aussi de la Soul avec par exemple, les Impressions ou Lee Harris, du Blues aussi avec Mississippi John Hurt et quelques gros noms aussi comme Leonard Cohen ou PerryComo, en soit, que du bon…

Voilà, j’espère vous avoir donner envie de découvrir l’univers, parfois loufoque, parfois violent, mais toujours de qualité de David E. Kelley, qui est, selon moi, l’un des grands du petit écran.

Laurent

Il était une fois … 1981!


1981 est une année charnière. En France d’abord, puisqu’au mois de mai, François Mitterrand sera élu président de la république. Son élection aura des conséquences importantes sur la vie des français en matière sociale, culturelle, économique. De la mise en place, l’année d’après, des 39 h, de la cinquième semaine de congés, en passant la loi de décentralisation, la mise en place de l’ISF, à l’abolition de la peine de mort, et au remboursement de l’IVG, sans oublier, la loi « Lang » sur le prix unique du livre, l’autorisation des radios locales privées, 1981 est un tournant. Ailleurs dans le monde, il faut retenir : en janvier, l’élection de Ronald Reagan qui succède à Jimmy Carter, comme président des Etats-Unis d’Amérique, ainsi que la libération des 52 otages américains retenus dans l’ambassade américaines à Téhéran. En février l’échec d’un coup d’état en Espagne. L’élection en mars du général Pinochet comme président du Chili, en avril le vol de la première navette spatiale américaine « Columbia » et en mai le décès après une longue grève de la faim de Bobby Sands, jeune opposant politique irlandais. L’assissinat du président égyptien Anour-el-Sadate, lors d’un défilé militaire, en octobre. La déclaration de l’état de siège en Pologne, par le général Jaruzelski, alors à la tête du pays.

Cette année-là, plusieurs personnalités disparaissent : Jean Nohain, animateur de radio et parolier, le chanteur-guitariste de rock américain Bill Haley, le boxeur Joe Louis ( qui avait combattu contre Marcel Cerdan), le chanteur jamaïquain Bob Marley, le réalisateur américain William Wyler ou encore le chef d’orchestre autrichien Karl Böhm, les réalisateurs français François Truffaut, René Clair, Abel Gance et Jean Eustache, le chanteur Georges Brassens.

Place à l’histoire inventée :

Printemps parisien. Je sors du cinéma, avec ma copine du moment, une brune au prénom de Bambou. Avec ses yeux étirés, je la surnomme parfois « Mademoiselle Chang ». Ce cinéma, situé sur les grands boulevards est un endroit magique, une salle énorme. Qui sert aussi pour des concerts, des comédies musicales. Mais là, c’est pour un film, que nous y étions. « Les Aventuriers de L’Arche Perdue », réalisé par Steven Spielberg, avec Harrison Ford (La Guerre des Etoiles….) en vedette. Le film  nous a beaucoup plu.
Décidant de nous promener vers Opéra, Bambou et moi sommes en mode confidences pour confidences. Complices. Un vertige de l’amour nous a envahi lorsque nous nous sommes rencontrés. Depuis, c’est une osmose aussi inexplicable que profonde qui nous lie. Lentement mais sûrement, nous déambulons vers la place de l’Opéra, puis nous orientons vers les quais, au niveau de la Concorde, en passant par la Madeleine.
La nuit tombante suit nos pas, comme un manteau doux sur nos épaules amoureuses. Dans l’air ce soir, flotte un parfum léger. Bambou ne se sépare jamais de son walkman (ça vous rappelle des souvenirs?) et de son petit casque. Arrivés en bas des Champs -Elysées, nous nous asseyons sur un banc. Ma chérie me dit alors : « Diego, te souviens-tu de ces chansons? « Start me up », « Every little thing she does is magic », « Waiting for a girl like you »?. Je souris en guise de réponse. Sans un mot, juste les yeux dans les yeux. Après ce doux moment musical, nous reprenons notre marche dans Paris et nos échanges.

C’est alors que Bambou me demande si je connais l’Irlande, le Connemara. Je lui réponds que non. Bambou évoque alors ce pays qu’elle adore.
Je lui connais une passion pour Rory Gallagher, U2, Oscar Wilde, George Bernard Shaw ou les comédiens Colin Farrell, Daniel Day-Lewis. A ses mots, je comprend alors que cela la décevrait profondément si je refusais de l’y accompagner. Face à sa détermination, et parce que je l’aime, je craque. Un sourire illumine son visage. Elle me dit alors que deux de ses amies, Kim et Barbara, qui sont allées là-bas en 1980, ont adorées. Leur compte-rendu de voyage l’a convaincu d’y aller dans un futur plus ou moins proche. A deux de préférence. Avec moi évidemment, même si pour le moment je résiste à cette idée.
La soirée avance, et nos corps marcheurs nous signalent que l’heure du ravitaillement est enfin venue. Nous trouvons une brasserie, nous y installons. Une serveuse aux yeux de Bettie Davies prend notre commande. Bambou et moi savourons ces instants, dans ce cadre chic, parfait pour roucouler ou accueillir des touristes du monde entier. Nous sommes heureux.

Décision est prise de s’en occuper dès demain, pour une possible virée dès l’été. A mon tour, je lui exprime des envies d’ailleurs, d’espaces. Elle le sait, je rêve des Etats-Unis, de m’y installer. Death Valley, Monument Valley, Grand Canyon, ces grands espaces me font rêver. C’est sans lié aussi aux westerns avec John Wayne, Gary Cooper ou James Stewart, que j’ai vu dans mon adolescence. Moi qui adore la nature à l’état pur, le silence. Comme le dit un chanteur français, je rêve d’être un homme libre. Un monde sans héros, sans chasseur d’or dans le coin. Juste le calme, les animaux sauvages, la sérénité.
Dans ce pays, grande ville ou bled paumé, la musique, omniprésente, est bonne. Jazz, blues, country, soul music, funk, rock, hard-rock sans omettre le rap bien sûr. De Louis Armstrong à Prince en passant par Robert Johnson, B.B. King, Johnny Cash, Gene Kelly, les comédies musicales, Aretha Franklin, Billie Holiday, Stevie Wonder, Harry Connick Jr. , Andserson Paak, Kendrick Lamar, Grover Washington, Van Halen, Aerosmith.
Pays de cinéma aussi, Hollywood, Orson Welles, Charlie Chaplin, Humphrey Bogart, Lauren Bacall, Clint Eastwood, Martin Scorsese, Robert De Niro. Bref j’en rêve.
Un pays où vivre son amour dans un endroit perdu au milieu des grands espaces doit être un plaisir total. Loin de tout. Ravitaillé par les corbeaux, comme on dirait en France. Voilà mon idéal de vie. Pour convaincre Bambou, la tâche sera rude, car elle a une âme de citadine.

Bambou et moi, outre donc l’Irlande, décidons de planifier un voyage américain pour 1982. Un pays où les gens sont sans filtres, disent tout haut ce qu’ils pensent, ressentent. Je murmure alors à son oreille : « So, dear, do you feel my love? »… Elle rougit, mais acquiesce. Les jours, les semaines, les mois qui suivent, au-delà de nos occupations professionnelles respectives, elle dans le marketing, moi dans la photo pour un magazine rock, nous réfléchissons à nous faire un avenir ailleurs, dans un autre bain culturel.

En murissant notre réflexion, la décision, commune, est précise, d’aller au pays de l’Oncle Sam, mais dans une contrée loin des grandes villes, grands centres touristiques que sont New-York, Los Angeles, Las Vegas, Chicago, San Francisco. Le sud, les bayous, les alentours de la Nouvelle-Orléans, nous attirent. Mais, après avoir encore retardé, approfondi notre décision, nous finissons par tomber d’accord pour le Colorado, ses grands espaces. Cheyenne Wells sera notre point de chute, notre lieu de vie, pas loin des déserts, pas très loin des montagnes non plus. En somme tout ce qu’il me faut, Bambou se rallie à mon envie profonde. Notre avenir se construira là.

Un basculement, que nous devrons annoncer à nos employeurs, familles, ami(e(s), chose qui s’avèrera parfois, faisant à l’étonnement, l’incompréhension, la colère parfois. Laisser une tranche de vie derrière nous. Ouvrir un nouveau chapitre de notre histoire à deux.

Pas simple mais nécessaire voire vital pour nous deux, tant la vie parisienne a fini par nous éreinter totalement, à nous « manger ». Encore 1 an à Paris, et nous traverserons l’Atlantique. Nous appellerons notre maison « Jessie » en hommage à une amie qui a disparue trop tôt.

« Vivement 1982! » se dirent-ils.

Guillaume.

Reprises exquises par José James


Oui, bon d’accord, je voulais trouver une rime. N’empêche, même si ce titre d’article n’est pas exceptionnel, il traduit cependant bien l’ambiance et le niveau de cet album de José James. Je ne suis pas une addicte des albums de reprises, mais là, j’avoue, José, il m’a eue…
José James est un chanteur de formation jazz et soul. Mais il se balade aussi dans des sons plus hip-hop, mais aussi rock ou encore électro. Cet artiste a une voix magnifique, envoûtante, un timbre suave… J’avais beaucoup apprécié son album No beginning no end. Oui je craque un peu…
Dans ce dernier opus, il rend hommage à un artiste qui l’a beaucoup influencé : Bill Withers, grande figure de la scène soul des années 1970-80. Premier titre : Ain’t no sunshine. Et là, tout de suite la magie fait effet : c’est jazz, c’est groove, c’est subtil.
Tout le long des chansons, le son de la basse vous mène, et la voix de José James vous emmène.
Un album vraiment remarquable. Le « crooner des temps modernes » comme il a pu être nommé, réussit ce pari difficile de la reprise et de la réappropriation. En y apportant toute sa sensualité, ce groove, ce talent vocal et musical. Un album que j’ai pu écouter en boucle, enchaînement des morceaux, des ambiances, présence de nombreux « guests » qui donne à chaque titre sa singularité aussi. Vraiment, il est trop fort ce José…

Bonne écoute !

Carine

RIP NIP


Encore une fois le Hip Hop pleure un de ses grands artisans… Malheureusement, en me réveillant le 1er Avril, je lis mes news et crois forcément à un poisson d’Avril ridicule et morbide, mais il n’en est rien, la veille, Nipsey Hussle est assassiné dans son quartier, devant sa boutique. Je ne vais pas refaire l’histoire, vous l’avez sans doute lu, c’était partout la semaine dernière.

Par contre, je me devais de rendre hommage à celui, qui, pour moi, tenait le flambeau de la West Coast avec Kendrick Lamar, Nipsey était non seulement fichu d’un talent fou, mais il était aussi humainement très investi dans sa communauté, un mari et un père de famille fier de ses valeurs et de son quartier.

Musicalement, il avait tous les codes du rap de la côte ouest comme je l’aime, sa musique aurait eu fière allure auprès des classiques de Snoop ou d’Ice Cube, les grosses basses sont là, le flow est parfait et ses textes racontaient parfaitement la vie des jeunes de Crenshaw.

Nipsey était un des rares rappeurs à faire consensus, apprécié de tous et sur le point d’exploser artistiquement après la sortie de son premier disque studio, “Victory lap”, nominé aux Grammy, adoubé par les légendes comme par ceux de sa génération, il nous quitte bien trop tôt.

Après Mac Miller ou XXX tentacion, cette génération, comme celle des 2Pac et Biggie continue de partir trop jeune, il est temps que ça s’arrête et que les artistes rap continuent de nous régaler sur scène plutôt que de tomber sous les balles…

Alors plutôt que d’en faire une nécrologie, je préfère laisser parler sa musique.

HUSSLE IN THE HOUSE

Laurent