Les Soulections # 12 : Teddy Pendergrass


Alerte musique pour faire des enfants!!! Teddy Pendergrass est dans la place! On a affaire ici à un poids lourd de la soul suave et sensuelle. Ce type a une voix à faire fondre un igloo, mesdames, vous n’êtes pas prêtes
La carrière de “Teddy Bear” a subi de nombreux rebondissements, nous y reviendrons plus tard, pour le moment, on va se concentrer sur l’immense talent de celui qui était considéré pour beaucoup comme le Marvin Gaye du label Philadelphia.
Comme nombreux chanteurs Soul, Teddy a commencé par le Gospel dès son plus jeune âge et plus tard, s’est tourné également vers la batterie, pour laquelle il avait également un talent certain, c’est d’ailleurs par là que sa carrière va véritablement se construire.
Il intègre “The cadillacs” comme batteur et tourne avec eux pendant un certain temps avant que le groupe ne fusionne avec une autre formation: Harold Melvin and the Blue Notes.
La fusion est un véritable succès et le groupe explose aux yeux du grand public avec des titres comme “Wake up everybody”, un morceau fait pour éveiller les consciences et repris par un sacré paquets d’artistes, mais surtout les deux tubes interplanétaires: “Don’t leave me this way” et “If you don’t know me by now” . Ces deux chansons, vous les connaissez forcément, le premier va devenir un standard du disco et sa reprise par Thelma Houston sera encore plus spectaculaire! Quant au deuxième, c’est l’un des slows les plus romantiques jamais écrit.
Pendant quelques années, tout marche comme sur des roulettes, sauf que, Teddy Pendergrass commence à faire sérieusement de l’ombre à Harold Melvin, le fondateur du groupe, qui supporte mal que la plupart des titres soient chantés par Teddy et que le groupe devienne au fur et à mesure, le sien. La séparation est inévitable et si Pendergrass va continuer sa carrière solo avec le succès qu’on lui connait, les Blue notes vont disparaitres des charts.
En 1977, Teddy sort donc son premier album éponyme et quel album!!! Avec “The whole town’s laughing at me” et “You can’t hide from yourself”, le crooner tient ses singles et le public est conquis!!!
Jusqu’en 1982, au rythme d’un disque par an et avec des titres inoubliables tels que “Love TKO” ou “Close the door” Teddy Pendergrass devient la nouvelle icône sexy, image de la virilité avec ses concerts réservés aux femmes (pleins à craquer), sa voix puissante et suave fait tourner les têtes jusqu’à ce jour de Mars 1982 où il est victime d’un terrible accident qui va le laisser paralysé des deux jambes.
L’accident fait en plus des dégats physique, une grosse polémique car la déclaration officielle est que la Rolls du chanteur n’avait plus de freins, sauf que, Teddy n’était pas seul dans la voiture, il était en compagnie d’un danseur transexuel ayant déjà été arrêté pour des faits de prostitutions, ce qui, à l’époque est un petit scandale, surtout pour un séducteur comme Teddy. Du fait que le chanteur ait dédommagé fortement le danseur et sa famille, certains ont supposé que ceux-ci étaient en train d’avoir des relations au moment de l’accident et que Pendergrass aurait perdu le contrôle du véhicule, rumeur ou faits, on ne saura jamais…
Cependant, la carrière de celui-ci est mise en suspens le temps de la rééducation et si, il continuera d’avoir du succès sur ses albums studios, il refusera de monter sur scène en fauteuil roulant jusqu’en 1985 où il fera son retour acclamé par la foule, lors du concert “Live Aid” à Philadelphie.
Après ça, il a continué à sortir des disques jusqu’à la fin des années 90 avec plus ou de moins succès à la fin, il a ensuite fait le choix de se retirer du monde de la musique et de se concentrer sur des oeuvres caritatives.
En 2009, Teddy Pendergrass est hospitalisé pour une opération suite à son cancer du colon, tout se passe bien en apparence et l’artiste peut rentrer chez lui pour reprendre des forces auprès des siens. Seulement quelques semaines plus tard, il doit être de nouveau hospitalisé pour des problèmes respiratoires et cette fois, il va rester au Bryn Mawr Hospital, chez lui en Pennsylvanie jusqu’à son dernier souffle sept mois plus tard, le 13 Janvier 2010.
Laurent

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EIREM, la touche finale !


Tout a une fin. Après 11 albums en presque 20 ans (le premier date de 1998 « Solstice d’hiver »), EIREM, musicien fontenaysien, a donc décidé voilà quelques mois déjà de ne plus composer de musiques, de ne plus nous offrir son univers qui, subtilement le plus souvent, parfois moins, mélangeait les genres musicaux. Du rock planant, hard, à l’univers classique, en passant par les sonorités acoustiques ou électriques, les ambiances planantes (parfois un peu trop), voire spatiale. EIREM ne s’est rien refusé. Aussi, pour vraiment refermer son aventure musicale, il nous sert ce deuxième et ultime volet de « Voyages, best-of 2009-2017« , composé de 21 titres, qui fait la synthèse des 6 derniers albums, dont les titres suivent :  « Nature Intemporelle » (2009) ; « Rencontres entre 2 mondes : Ciel et Terre » (2010) ; « Bonzai Zen » (2011) ; « Ange », inspiré de  musiques de films (2015) » ; « Démon », d’après l’Enfer de Dante »(2015) ; « Blanche Neige » (Ode aux grands espaces enneigés, 2016).

Vrai alchimiste d’ambiances, de sons, il nous embarque dans une farandole musicale, un peu folle, certes, mais qui résonne joyeusement. Il sait aussi ne pas renier ses influences, comme l’illustre clairement le morceau « Bienvenu au Royaume de Mr. Nuage », où la référence à Jean-Michel Jarre est évidente. Son éclectisme, il nous l’offre en nous embarquant sur des ambiances asiatiques, latines, sans oublier les boucles technos, électroniques, sur fonds de synthés et bruitages de cinéma, ou encore des envolées symphoniques alliées au hard rock., le jazz, bref notre homme explore toutes sortes d’horizons, de pistes… ce qui fait sa force, mais constitue aussi une (petite) faiblesse, dans la mesure où de fait, le disque manque d’une certaine unité (je sais, un best-of, par définition montre une palette large, mais là pour moi, c’est un peu trop).

La seule chose que je mettrai en bémol, c’est donc  le nombre de morceaux (21) qui figurent sur ce 2ème volet de ces « Voyages » musicaux. Cela me semble, mais ce n’est que mon avis, trop! une douzaine voire une quinzaine aurait largement suffit à faire de ce disque un best-of un parfait reflet de ce que EIREM aime à créer musicalement, par ses assemblages.

Néanmoins, comme le démontre ses 11 albums, ce best-of est agréable à écouter, par longues séquences, et peut donner l’envie de se replonger dans les albums précités.

Alors si vous aimez les kaléidoscopes musicaux, cet opus ne peut que vous plaire.

Guillaume.

 

 

# La playlist d’avril 18 : j’irai où tu iras…


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Voyager, découvrir de nouveaux horizons, avril nous donne des envies d’ailleurs.
La playlist du mois vous accompagnera dans cette balade. A l’instar d’un Tour Operator, elle vous fera découvrir de multiples destinations : Londres, New-York, Venise, Bruxelles, Amsterdam, mais aussi le Finistère, Marseille, Paris, la Normandie…
Des paysages variés qui inspirent les artistes : leurs racines, leurs coins de paradis. Laissez-vous emporter dans ces pays connus ou inconnus. Évadez-vous !!

Bonne écoute !

Carine

The Roots, quand le hip hop prend vie sur scène.


Ladies and gentlemens, i give you … THE LEGENDARY ROOTS CREEEEEEWWWWW!!!

Je fais un peu le malin à commencer mon post en vous faisant une intro à la Jimmy Fallon, mais en réalité, je suis un peu frileux à l’idée de m’attaquer à un gros morceau comme le collectif de Philadelphie. Leur répertoire est tellement immense que c’est difficile d’en parler en quelques lignes sans faire du déjà vu, mais disons que pour les 30 ans de carrière (31 en réalité), je pouvais difficilement passer à côté, alors, je vais pas vous faire un historique, mais simplement mon ressenti sur la musique de ce groupe de génie.

J’ai entendu The Roots pour la première fois dans la nuit rap sur M6 (ça remonte, mine de rien…) avec le titre “Proceed” et je dois reconnaître qu’au départ, je trouvais ça sympa, mais décalé en comparaison de mes goûts de l’époque en matière de rap, on était quand même assez loin de ce que proposait le Wu-Tang, Redman, où du Gangsta rap Californien. Je me disais des instruments en live dans le rap?!? Bizarre… mais cool! En fait, mes jeunes oreilles musicales n’étaient pas encore prêtes à ce mélange étonnant et pourtant si logique.

Si pour moi, ça a commencé à la moitié des années 90, le point de départ, c’est la rencontre entre Tarik Trotter et Amir Thompson, alias Black Thought (le MC) et ?uestlove (le batteur), les 2 seuls membres présents depuis le début dans le line up, en 1987 et c’est une anecdote assez rigolote qui les a rapprochés, ils étaient au lycée et Black Thought avait été convoqué dans le bureau du proviseur pour avoir séché les cours, préférant fricoter avec sa copine de l’époque dans les couloirs du lycée, pendant qu’il se faisait réprimander, entre un autre élève, qui lui vient plutôt se faire bien voir, en apportant l’encas du proviseur. Les 2 protagonistes, déjà amoureux de musique connectent très vite, Questlove reproduisant les beats préférés de Thought, pour qu’il rappe dessus et c’est ainsi que l’histoire des Roots a commencé, mais j’ai promis de pas faire l’historique, je m’arrête donc là…

Pour en revenir à mon rapport avec leur musique, je dirais que c’est l’un des groupes qui m’a fait grandir musicalement parlant, qui m’a ouvert d’autres horizons, je me suis autorisé à écouter des morceaux de jazz, de rock etc… et sans The Roots et leurs lives légendaires, je n’y serais peut-être pas venu, pas si vite en tout cas et comme le nom du collectif le suggère, ils m’ont permis de découvrir les origines du hip hop, le jazz, le blues, la soul et j’en passe.

Si j’ai évolué au fil des années, eux aussi, aussi bien musicalement qu’au niveau du line-up, comme je le disais au début, hormis Quest et Black Thought, le collectif a été modifié très souvent, au gré des disponibilités et des changements d’orientations musicales des disques et même si depuis quelques années, le noyau reste inchangé avec Kamal Gray, James Poyser, “Tuba” Gooding Jr et “Captain Kirk Douglas notamment, d’autres figures importantes du hip hop sont passés par le Roots crew, Malik B. qui était le second rappeur au début du groupe, mais aussi Scott Storch (Eh oui!!!), le hitmakers peut-être le plus prolifique des années 2000, vous savez “Still Dre”, “Baby boy” ou “Poppin’ them thangs” c’était lui et j’en passe… Enfin, comment ne pas mentionner Rahzel? The human beat box himself était un membre important des Roots pendant six ans, ses performances vocales restent inoubliables et même si sa carrière solo n’a pas décollée comme elle l’aurait pu, le gars est un incontournable dans son art.

The Roots, pour moi, comme pour nombreux amateurs de rap Français entre 90 et 2000, c’est aussi leurs instrumentaux uniques, repris pour les freestyles de nos mc’s hexagonaux quand Generations ne ressemblait pas encore autant à Skyrock, les émissions de DJ Mars, Logilo, Pone et les autres regorgeaient des  instrus de “Clones”, “Episodes” ou encore “The next movement”, y’en a qui se sont régalés, je crois même de mémoire, que le jingle de Générations à l’époque c’était sur l’instru de “Clones”.

Autre chose, je vous ai souvent parlé des Soulquarians dans mes chroniques précédentes, bah, sans Questlove, pas de Soulquarians, c’est lui et D’Angelo qui ont lancé ce concept, plus tard sont venus se greffer James Poyser et J.Dilla pour former le quatuor de base qui nous a offert des morceaux mythiques, mais sans le batteur à l’afro légendaire, pas de Soulquarians, on serait quand même passé à côté de quelquechose non? Je vous mets un p’tit doc qui va rapidement vous retracer l’histoire de ce collectif.

Alors, vous saviez que ces 4 là étaient à l’origine de tous ces classiques? Etonnant non? Bref, tout ça pour dire qu’autour de The Roots, ont gravités pas mal d’artistes de légendes et que sans ces collaborations, leurs carrières n’auraient peut-être pas été ce qu’elles sont aujourd’hui. The Roots, c’est un état d’esprit aussi et des artistes tels que Common, Talib Kweli, Erykah Badu ou Jill Scott, s’inscrivent parfaitement dans cette dynamique.

Bon j’ai quand même déjà bien blablaté (et je le savais en commençant à écrire, tant ce groupe me passionne), mais je vous ai pas trop parlé de leur discographie et pourtant, avec onze albums studio, des lives, des albums en collaboration avec John Legend ou Elvis Costello, y’a de quoi faire… J’ai promis de pas refaire l’historique des disques, je vais juste vous sortir mes 5 morceaux préférés des Roots (C’EST PAS FACILE!!!) et laisser la playlist parler d’elle-même après ça, petite précision, ils ne sont pas par ordre de préférence, la ça aurait été mission impossible!

1.You got me sur “Things fall apart”

En featuring avec Erykah Badu et Eve, Black Thought nous raconte son histoire d’amour à distance, avec une fille, interprétée par Eve, il traite de la confiance dans un couple, des problèmes avec l’entourage, bref, d’amour complexe. Le morceau, crée par Scott Storch, était, à la base pour Jill Scott, mais Questlove, n’a pas pu s’empêcher de le piquer à sa copine pour son album.

2. What they do? sur « Illadelph Halflife »

L’un des tout premiers morceaux qui m’a fait accroché The Roots, qui nous raconte leur vision du hip hop et tout le mal que l’industrie musicale a pu lui faire, le clip en est l’illustration absolument géniale, où tous les clichés bling bling sont démontés en 5 minutes.

3. How i got over sur « How I got over »

Un véritable manuel sur ce que c’est de grandir dans les rues froides de Philly et comment s’en sortir et faire les bons choix. Dans ce morceau Thought, alterne rap et chant avec brio, trop de talent ce gars et pas d’autotune!!!

4. Now or never sur « How I got over »

Black Thought partage le mic avec Dice Raw et Phonte pour avoir une réflexion sur les changements de vie passé la quarantaine, sur le fait qu’il faille prendre le taureau par les cornes, maintenant ou jamais. Ici les percus de Quest me donnent une pêche incroyable!

5. Guns are drawn sur « Tipping point »

L’une des chansons les plus révoltées des Roots, aussi bien au niveau rythmique que textuel, la batterie frappe fort, les rimes de Black Thought sont aiguisées comme jamais et le refrain de Son Little aurait eu toute sa place dans un classique de Reggae.

Il va bien falloir que je m’arrête d’écrire à un moment quand même, mais voilà, vous l’aurez compris, c’est un de ces groupes qui me tiennent à coeur alors je m’emballe un peu, sur ce, j’espère avoir pu vous faire partager ma passion pour The Roots, en espérant un prochain album… “End game”, le douzième opus qui est prévu normalement pour cette année. Vous pouvez retrouver les Roots avec Jimmy Fallon dans le Tonight show, où ils sont le groupe qui accompagne l’émission et en plus d’être l’ambiance musicale, ils participent souvent au côté comique du show et ça marche vraiment pas mal, la preuve ici et et sinon vous pouvez toujours retrouver Black Thought dans le rôle de Reggie Love, dans la série The Deuce, dont je vous avais parlé il y a peu.

Pour finir donc, je vous ai concocté une petite playlist (surtout ne pas rater le freestyle de Tarik à la fin et le Tiny Desk pour « It ain’t fair ») et deux lives, dont un du fameux picnic organisé par The Roots, chaque année à Philadelphie, celui-ci, date de 2015 et vous réserve quelques gros guests surprise…

 

Laurent

 

Higelin s’est envolé….


Fin de semaine ensoleillée sur Paris. Le printemps est presque là… mais un homme ne le verra pas arriver.

La nouvelle est arrivée, si abrupte. Jacques Higelin, éternel gamin de 77 ans, qui se faisait discret depuis quelques mois (peu de concerts, pas d’apparition télés ou presque) s’est éteint. Sa longue silhouette surmontée de ses cheveux gris en bataille, son visage éclairé de son rire éternellement juvénile et malicieux, son propos aussi rare que précieux, provoquant, nous ne les verrons plus. Higelin, chanteur-musicien-compositeur engagé, mais aussi acteur-poète,  se frottait à tous les genres et chapelles, depuis sa période avec Areski Belkacem et Brigitte Fontaine, jusqu’à ses travaux avec Rodolphe Burger sur l’un de ses derniers albums, était aussi et avant tout un homme qui aimait les mots. Vian, Trenet, Duras, Brassens. Il était éclectique par goût et par envie.

Il était un personnage à part dans l’univers de la chanson française. Humour grinçant, un brin cynique, timide, sur scène il se transformait véritablement et occupait tout l’espace. Pour l’avoir vu 2 fois, au Printemps de Bourges (festival qu’il a inauguré avec Charles Trenet en 1977), puis à Bercy, il avait ce charisme, cette chaleur humaine communicative, cette simplicité que l’on peut retrouver chez Jean-Louis Aubert, M, Alain Souchon entre autres.

Fasciné par Charles Trenet, et déjà musicien, il auditionne en 1954 au cabaret « Les 3 baudets » dirigé par Jacques Canetti. Ce dernier, le trouvant trop jeune, lui donne rendez-vous « dans 10 ans ». Il rencontre également le clarinettiste Sydney Bechet sur la comédie musicale « La Nouvelle-Orléans ». Il fera par la suite la connaissance de Henri Crolla, proche collaborateur de Yves Montand. 1964, grâce à Brigitte Fontaine, marque ses retrouvailles avec Jacques Canetti,qui lui fera enregistrer un texte de Boris Vian, « Je rêve ». Ce titre figurera sur une compilation « Boris Vian, 100 chansons », aux côtés d’interprètes comme Pierre Brasseur, Serge Reggiani, Catherine Sauvage entre autres. En 1965, Pierre Barrouh, fondateur du label Saravah, qui va lui permettre de faire ses premiers disques.

Dans les années 70, Higelin, amateur de textes, se tourne vers le rock, et enregistre « BBH75 » avec la participation de Louis Bertignac, qui ira ensuite chez Téléphone. Il livrera des albums par la suite des albums qui marqueront le public, « Champagne pour les uns » et « Caviar pour les autres », « Irradié », « Alertez les bébés ».. sans parler donc des albums live tels que « Higelin à Mogador », « Casino de Paris »(endroit où il fit notamment un rappel seul au piano qui dura… 2H!!), « Higelin à Bercy »… qui retracent des moments de communion avec son public, lors de prestations parfois très longues, tant il était généreux. Cette générosité, les fontenaysiens et fontenaysiennes avaient pu la mesurer quand en 1977, le grand Jacques s’était produit au Gymnase Léo Lagrange, et qu’il ne voulait plus quitter la scène! Il avait marqué les esprits ce soir-là!

En 1988, il publie le très beau  » Tombé du Ciel », dont la chanson titre sera un succès, sur lequel figure une chanson en l’honneur de la naissance de fille, Izia, petite sœur d’un certain Arthur H. S’en suivront « Illicite », « Aux héros de la voltige », « Paradis païen », « Amor Doloroso », et le dernier « Higelin 75 », paru en 2016.

En 2015, il avait écrit un livre « à 2 voix » avec la journaliste Valérie Lehoux, intitulé « Je vis pas ma vie, je la rêve ».

Cet artiste aura écrit parmi les plus belles pages de la chanson française de ces 40 dernières années. Le baladin-rêveur s’en est allé, discrètement.

Il va nous manquer.

Guillaume.

Don’t fuck with the Peaky Blinders!!!


Après les vendettas Napolitaine de Gomorra, continuons notre voyage en séries à travers l’Europe vers les rues crasseuses du Birmingham des années 20 en compagnie des Peaky Blinders. La série Anglaise de Steven Knight est librement inspiré d’un gang du quartier de Small Heath à Birmingham, les Peaky Blinders, qui selon ce qui est su de ce groupe, tiraient leur surnom de leur fameux béret, dans lequel une lame de rasoir était cachée sous la visière, avec laquelle ils frappaient leurs opposants au visage et les aveuglait.
Evidemment, la série romance pas mal l’histoire et nous rend les protagonistes un peu plus chevaleresques qu’ils n’étaient en réalité. Cela dit, la qualité de l’écriture est bien au rendez-vous, sans parler du casting 4 étoiles que vous allez découvrir, Cilian Murphy, dans le rôle de Thomas Shelby, le leader familial, on retrouve également Sam Neill, Tom Hardy, Helen McRory ou encore Adrien Brody et c’est juste un aperçu… Bref, vous allez suivre la vie de cette famille pas comme les autres et un petit moment d’histoire Anglaise d’entre deux guerres. Préparez-vous, violence, trahisons et tout ce qui va avec sont au programme.
Musicalement parlant, c’est la surprise, car pour une histoire qui se déroule dans les années 20, on ne s’attend pas à entendre du rock moderne et de l’électro, d’ailleurs je n’aurais jamais cru que ça fonctionnerait et pourtant… c’est tout simplement génial!!!
Déjà, le générique pose les bases avec Nick Cave and the bad seeds et leur “Red right hand” qui nous mettent de suite dans le bain, ca sent la transpi et la crasse comme les rues de Birmingham. C’est eux que l’on retrouvera le plus souvent dans la bande originale, mais aussi les White Stripes, PJ Harvey ou encore les Arctic Monkeys et même Tom Waits.
Je vais pas faire semblant d’être un connaisseur en Rock, je laisse ça à Guillaume, tout ce que je peux dire, c’est que le choix anachronique est un vrai coup de maître, la bande son se marie parfaitement à l’action et je crois bien que c’est la première fois que ça marche aussi bien pour moi, je ne suis pas fan de ce choix habituellement, mais là, je me dis que si Knight avait choisi de la musique d’époque, ça aurait peut être été un peu trop et là, c’est tout simplement parfait! Donc, je vais en rester la sur la musique et laisser la playlist parler d’elle-même.
Je conclurais sur la performance des acteurs et particulièrement de Cilian Murphy, que j’ai toujours trouvé talentueux, mais qui là, sublime le personnage de Tommy Shelby, son regard, son sang froid et ses accès de folie en font un perso à part, inoubliable…
Ah oui, une dernière chose… DON’T FUCK WITH THE PEAKY BLINDERS!!!

Laurent

Il était une fois… 1967!


… Contrairement à mon ami et collègue Laurent, qui se concentre à vous faire découvrir, via une nouvelle série dont il a le secret, les musiques des années 80 (à partir de 1981), année par année, moi j’ai décidé de me concentrer sur la période de la fin des 60’s, soit à partir de… 1967 jusqu’en 1980…. Question de génération 🙂 ! Mais plutôt que de vous égrainer une série de titres ayant marqués cette fameuse année 1967, je vous propose un petit jeu en forme de rébus musical : A travers une petite histoire inventée de toutes pièces, ce sera à vous de retrouver les titres cachés et donc leurs interprètes, même si certains, j’en suis sûr, vous sembleront évidents. A vous de jouer donc! Et je procèderai ainsi pour les années qui suivront, jusqu’en 1980.

1967. Alors que j’étais en vacances à San Francisco, ville dont un ami m’avait dit un jour « si tu dois aller quelque part en vacances, alors… « Let’s go to San Francisco »! Cette ville, connue pour ses brumes et son pont rouge mythique (bizarrement nommé Golden Gate Bridge), entourée de collines, où furent tournés films et séries télévisées (« Bullit », « Street of San Francisco »…), allant même jusqu’à devenir le repaire des hippies, qui se donnaient tous rendez-vous en haut de la colline, devant une maison bleue, oui cette ville venteuse, m’avait-il dit, est magique! Là bas, quand le matin se lève, la lumière est belle, somptueuse, donnant aux maisons en couleurs tout leur éclat!

Un matin donc, au lever du soleil, en me promenant sur Penny Lane Avenue, je rencontrai une fille, prénommée Alice, qui marchait comme un garçon. Après avoir fait sa connaissance, au cours de longues discussions, nous avons vécu un bel amour d’été, fréquentant notamment le Strawberry Field Café, devenu notre quartier général. Un endroit superbe, cosy avant l’heure, avec aux murs des portraits des Beatles, de Jimi Hendrix, des Doors…. mais aussi d’artistes français comme Françoise Hardy, Eddy Mitchell ou Johnny Hallyday. Une brown-eyed girl comme disent les américains! Elle me répétait à tue-tête : « I’m waiting for my man »… Et moi, secrètement, d’espèrer que ce soit moi! Car oui… belle Alice… all you need is love, me disais-je ! Pour cela j’étais prêt à lui faire des déclarations, à lui écrire jour après jour des letters enflammées, pour lui prouver combien je l’aimais.

Mais Alice, fille appréciant plus que les paradis perdus, ne se détachait jamais de Lucy in the Sky with Diamonds… triste quotidien pour une aussi jolie fille constatai-je, écoeuré !!! c’était son côté obscur, son dark side comme on dit là-bas. L’été filait doucement à San Francisco. Bien qu’il me parut léger au début avec elle à mes côtés, je le voyais s’assombrir, davantage chaque jour devenir un enfer. Au point qu’un soir, elle se montra très sérieuse face à moi et sans se départir m’annonça : « Tu sais, ce soir est notre dernière valse… Je suis venue te dire « Bye Bye Prêcheur »…. Ne m’attendant certes pas à cette annonce, me retrouvant dans la position du boxeur sonné, acculé dans les cordes, je ne suis pas resté avec elle jusqu’au bout de la nuit. J’aurai dû. Le lendemain matin, elle fut retrouvée inanimée, sur le sol de sa chambre, le corps aussi dur que du bois. Triste, me sentant impuissant, je terminai cet été de la pire des façons. Un vol San-Francisco-Paris, et l’envie d’oublier ce rêve qui a viré au cauchemar. Le besoin de me reconstruire, with a little help from my friends. Je me suis dit : « Vivement 1968 ».

Guillaume.

Nos Samples Rendez-Vous #26 : Ja Rule et Ashanti/ Patrice Rushen



Always there when you call, always on time… allez, si vous avez écouté un peu de hip hop dans les années de 2000, vous avez forcément entendu ce refrain et la grosse voix de Ja Rule qui rappe les couplets, ça y est? Ca vous revient? C’était la belle Ashanti, compère historique du rappeur qui était en charge du refrain.
C’était la grosse période ou Ja Rule régnait sur le rap mainstream New Yorkais, il était une sorte de DMX édulcoré et ses nombreux duos avec les chanteuses R’n’B de l’époque lui ont garantit un succès pendant une petite dizaine d’années.
Le morceau dont il est question aujourd’hui, c’est, vous l’aurez compris, “Always on time”, ou le New Yorkais reprend le standard de la chanteuse funky Patrice Rushen.

Si vous ne la connaissez pas forcément, vous avez malgré tout sans doute déjà entendu ses tubes, “Always on time” donc ou le plus connu de tous, “Forget me nots”, repris par un certain Will Smith pour la B.O de Men in black.
La chanteuse tressée à a son actif une bonne douzaine d’albums entre 1974 et 1997 et a connu un beau succès pendant l’ère du disco et de la funk. Cependant, vous ne retrouverez pas ce morceau sur l’un des albums de Patrice, il a en fait été enregistré pour la collection “Unwrapped” du label Hidden beach, sur le volume 2.
Ces disques qui étaient, à l’origine, fait pour rester uniquement, à disposition du label, sont tombés dans l’oreille des DJ locaux, qui ont complètement halluciné du niveau de ces disques et du coup, ont poussé pour sortir ceux-ci, et heureusement pour nous, on serait passé à côté de sacrées pépites!!!
Quoi qu’il en soit, Rule, lui en a bien profité et ne s’est pas trop cassé la tête, le refrain est identique, la mélodie aussi, ils ont juste ajouté des grosses basses et le tour était joué, pour le plaisir de nos oreilles.

Laurent

Requin Chagrin et Marietta, aventuriers en pleine éclosion.


Celles et ceux qui étaient présents à l’Espace Gérard Philipe, lors de l’édition 2017 des Aventuriers, n’ont pu que remarquer les prestations données les 17 et 19 décembre derniers par Requin Chagrin et Marietta.

Derrière Requin Chagrin, se cache le projet solo de Marion Brunetto. Batteuse, auteur-compositrice, et menant parallèlement deux autres projets (avec les groupes Guillotines et Alphatra), elle est du genre fonceuse, ne comptant que sur elle pour avancer et mener à bien ses projets. Pour ce « First album », qui compte neuf morceaux, elle s’est entourée de Grégoire Cagnat à la basse, Yohann Dedy aux claviers, Romain Mercier-Balaz aux baguettes. Requin Chagrin nous laisse découvrir une artiste qui ne renie pas ses influences musicales, à savoir Indochine, la pop anglaise des années 90. Il n’est qu’à écouter les titres « RC », « Adelaïde », « Poisson Lune », qui sonnent à la manière de la cold-wave de nos cousins grands-bretons. Le son du disque est « étouffé », le chant le plus souvent en retrait, ce qui est dommage, car cela empêche de profiter des textes écrits par Marion Brunetto.

L’ensemble est globalement de qualité mais j’attends mieux lors du prochain album. Si je dois retenir des titres de cet album « First », ce serait : « Poisson Lune », « Bleu Nuit », « Le Chagrin ».

Marietta, de son prénom Guillaume, possède une voix placée dans les médiums, aux influences nettes de Daho, Chamfort, des textes qui narrent un quotidien souvent glauque sinon désespéré. L’homme, en dehors du chant, se laisse aller également à manier la basse, la guitare, le piano, le synthé… bref, il touche à tout! Pour ce projet solo « La passagère », enregistré en 2017 sur le Label Born Bad Records il oscille entre des textes intimistes, guitares acoustiques, ambiances électro-pop, des nappes de synthés parfois trop envahissantes, ainsi que quelques envolées aux accents psychédéliques, une dose de folk.  Ce chanteur au look d’étudiant attardé, de « Tanguy » (voir la photo de couverture), nous livre un album en forme de catalogue des possibles, d’horizons multiples. A vrai dire, je m’y suis un peu perdu.

J’attends le prochain album pour me faire une meilleure idée. 3 titres ont retenus mon attention : « La carte » ; « La grande ville malade » ; « Maud la Nuit ».

Guillaume.

1 an en musique : 1981



Nouvelle rubrique avec cette “année en musique” et donc un peu de nostalgie… Je vais essayer de vous faire une petite chronologie musicale, avec pour chaque année, douze chansons à l’honneur et comme il fallait bien choisir un point de départ, mon année de naissance, 1981, me semblait une bonne idée, prêt pour un retour dans le passé?


Hormis la naissance de “Yours truly”, 1981, c’était l’année Mitterrand et la perte de deux grands de la musique, le roi du Reggae, Bob Marley et le non moins inoubliable guitariste moustachu George Brassens, mais bon, on est pas vraiment la pour ça, je voulais juste vous remettre un peu dans le contexte.
Musicalement, le disco est “mort” selon la presse et on s’apprête à voir arriver le “New wave”, mais dans ma petite playlist perso, c’est la funk qui règne en maître avec en tête de liste “Never too much” de Luther Vandross, je vous en ai déjà parlé, mais c’était le single phare de son premier album et au jour d’aujourd’hui, je ne m’en lasse toujours pas. Au rayon Funk toujours, des incontournables avec Earth Wind and Fire ou Prince et son “Do me baby” langoureux…
Les lecteurs de mes “Samples rendez-vous” essaieront de retrouver quels morceaux ont réutilisé la boucle de Tom Tom Club sur “Genius of love” ou celle de Rick James sur “Super freak”, c’est facile, allez un petit effort…
Il n’y a évidemment pas que de la Funk, j’ai quelques mythes Pop/Rock en stock aussi avec Police et son “Every little thing she does is magic”, Phil Collins et sa batterie pour “In the air tonight” et surtout l’immense “Rapture” de Blondie, premier morceau de l’histoire contenant du rap à se classer numéro 1 aux Etats Unis, il a d’ailleurs été écrit par Grandmaster Flash et Fab five Freddy.
Je vous glisserais aussi un “inavouable” et pour 1981, c’est pas n’importe lequel, c’est Richie e Poveri et son “Sara perché ti amo”, allez, dites la vérité, vous aussi vous avez chanté ça au moins une fois : E vola vola si sa…”
Voilà, j’espère que l’idée vous plaît et que vous serez au rendez-vous pour les années à venir, alors ne soyez pas tristes et en attendant un prochain voyage dans le temps, retour en 2018…


Laurent

Barclay James Harvest, au temps béni des hippies….


C’était il y a très longtemps… A la jointure  des années 60’s et 70’s. A une époque où les mœurs se libéraient enfin, surtout aux Etats-Unis, puis par ricochet en Europe. A l’orée de cette période de libération et d’évolution des mentalités, de mœurs, des groupes vont émerger, amenant un courant appelé le flower-power, né lors du Summer of Love en 1967 à San Francisco lors d’un rassemblement de hippies. Cette nouvelle culture hippie allai prendre ses quartiers, s’étendre partout aux Etats-Unis, profitant de festivals de musiques pour trouver de nouveaux adeptes.

Au menu de cette contreculture naissante, la liberté vestimentaire (manteaux longs, chemises colorées, bariolées, bijoux en référence à des cultures étrangères-l’Inde principalement, pantalons pattes d’éléphant, bottes….), capillaire (cheveux longs, barbes) et donc une musique qui sort des sentiers battus, aux accents très cool, permettant la consommation de substances faisant littéralement planer les consommateurs-trices. Le signe de ralliement était le port de fleurs dans les cheveux ou sur le vêtement. La révolution de 1968 et le festival Woodstock en 1969 seront l’apogée de ce mouvement.

Des artistes comme Jimi Hendrix, Janis Joplin, mais aussi Jim Morrison et les Doors, les groupes Gong ou Pink Floyd, Frank Zappa, et donc dans leur sillage, au tournant des 70’s  les musiciens de Genesis avec Peter Gabriel, Yes, ou donc les membres de Barclay James Harvest, vont porter ce courant musical, sa culture, ses codes, auprès d’un public qui va largement les reprendre.

« Octoberon » est le 8ème album du groupe anglais depuis le tournant des années 70! Le titre fait référence à un personnage précis, Obéron, roi des elfes dans « Le songe d’une nuit d’été » de William Shakespeare. Sur la pochette de l’album, réalisée par un inconnu, figure également un papillon, qui deviendra la figure emblématique du groupe anglais. Formé en 1966, ce quintet musical va tout naturellement s’orienter vers la folk music, le rock psychédélique, le rock progressif. Le moins que l’on puisse dire au sujet d’ « Octoberon », ici dans une version de 2 cd accompagnés d’un DVD, c’est que la musique proposée est très planante, parfois trop à mon goût, ou alors c’est que mes oreilles n’ont plus l’habitude d’écouter ce style musical.

Mais les nostalgiques de cette époque, les amoureux de ce style musical y trouveront leur compte.

Guillaume.

 

Les Soulections #11 : Jill Scott


Combien d’artistes incroyables la ville de l’amour fraternel, Philadelphie, a t-elle encore en réserve pour notre plaisir musical? C’est à se demander si ce n’est pas un vivier infini… Quoi qu’il en soit, c’est encore une artiste issu de cette ville à laquelle nous nous intéressons aujourd’hui, Miss Jill Scott.

Si je ne devais citer qu’une autre chanteuse en dehors d’ Erykah Badu quand on parle Nu-Soul, ce serait sans aucun doute Jill Scott, sa voix si douce et si juste, son talent d’écriture et les rythmes Jazzy dont sa musique est empreinte sont un vrai plaisir pour l’oreille, alors sans plus attendre je vous invite à en apprendre un peu plus sur cette perle qu’est Miss Scott.

Jill est né à Philadelphie en 1972 et est élevée par sa mère et sa grand mère, toutes deux assez portées vers les arts, la jeune fille va très vite être accrochée par la musique, mais surtout la poésie, pendant toute sa jeunesse, sa passion ne retombe pas et malgré ses désirs de devenir professeur d’Anglais, elle garde toujours dans un coin de la tête cette musicalité. Après avoir été assistante en université pendant 3 ans, elle change d’opinion et décide de quitter ce cursus et de se concentrer sur sa passion première.

Ce qui va véritablement changé le cours de sa vie, c’est la rencontre avec un certain Amir Thompson, alias Questlove, vous savez, le batteur avec la grosse afro de The Roots. Dès le moment où leurs chemins se sont croisé, ça a cliqué tout de suite entre eux, c’est l’étincelle musicale! S’en suit l’inoubliable “You got me”, qui même si il est finalement sorti avec Erykah Badu sur le refrain (plus connue à l’époque), était à la base co-écrit et interprété par Jill Scott, qui finira par le faire régulièrement sur scène avec The Roots et parfois Badu aussi (voir playlist).

Quoi qu’il en soit, le talent vocal et littéraire de Jill est indéniable et sa carrière est lancée. Son premier album solo “Who is Jill Scott? Words and sounds vol.1” sort en 2000 avec des titres comme “A long walk” ou encore “Try/Rain” avec Mos Def, le disque est un succès immédiat et est certifié deux fois disque de platine aux USA.

Jill Scott n’est pas femme à se laisser tourner la tête par le succès et prend son temps pour sortir chacun de ses disques suivants, prenant le soin de ne jamais se laisser oublier de son public, entre chaque albums, elle continue de sortir des lives, des compilations de ses collaborations, elle diversifie même son activité artistique en jouant dans des films et des séries, elle a notamment participé à plusieurs films de Tyler Perry (humoriste très connu aux US) et a décroché le premier rôle de The No. 1 Ladies’ Detective Agency , une série qui n’a malheureusement pas eu le succès mérité.

Voilà comment en ne sortant un disque que tout les trois ou quatre ans, elle a réussi à toujours rester dans les esprits de ses auditeurs, elle est clairement l’une des artistes les plus marquantes de cette vague Neo Soul, chanteuse engagée, elle est également très investie dans des causes humanitaires et notamment pour aider les étudiants des minorités Américaine à travers la Blue Babe Foundation (du nom de sa grand mère).

Alors comment ne pas rendre hommage à un tel talent?

 

Laurent

Les Insus ?… Du Bonheur en Live !!


Quelle aventure que celles des Insus (Ex-Téléphonistes  pour celles et ceux qui l’ignoreraient encore)! Après avoir donc remis le contact, suite à un bœuf en l’honneur de leur ami et manager François Ravart, les 3 amis-complices que sont Aubert, Kolinka et Bertignac accompagnés, épaulés, par le bassiste Aleks Angelov, devenu un vrai quatrième membre du groupe, les Insus ont effectués une tournée de marathoniens, en France et dans les territoires et départements d’Outre-Mer. 80 dates! 1 million de spectateurs!

Points d’orgue de ce marathon illustrant leurs retrouvailles scéniques, les Insus se sont produits à Bercy à l’automne 2016, puis au Stade de France en septembre 2017, pour 2 derniers « Rappels ». Cela méritait bien un témoignage gravé non  pas dans le marbre mais sur cd (une vidéo existe également) pour célébrer ce triomphal retour, presque un triomphe romain devant le raz-de-marée provoqué par l’annonce de leur reformation et retour en scène.

Le moins que je puisse dire est que le double cd et les 21 titres qui le composent restituent parfaitement l’énergie, la joie de jouer, de s’être retrouvés enfin ensemble sur scène! De « Crache ton venin » qui ouvre le premier cd à « Tu vas me manquer » qui clôt le deuxième cd, tout est bonheur à écouter, et l’on se prend à chanter (en tous cas moi oui), sur ces titres qui ont bercés notre adolescence, puis après. Car chaque titre a pu, pour chacun, chacune d’entre nous, être lié à un souvenir, une tranche de vie,  une anecdote. Un livre musical de nos parcours de vie.

Alors, ce live, enregistré en grande partie à la Bercy Arena est un pur bonheur, une vraie bulle de bien-être.

A savourer pleinement, sans modération aucune!!!

Guillaume.

# La playlist de mars 18 : Un temps à rester sous la couette


visuel playlist mauvais temps
Voilà, c’est mars.
C’est bien et c’est pas bien.
Mars, c’est enfin la fin de l’hiver qui s’annonce, le printemps qui fait signe qu’il arrive, doucement mais sûrement. C’est la fin de l’hibernation. Mais c’est aussi un mois souvent pluvieux, venteux, et finalement, on peut passer quelques heures à regarder la pluie tomber, alors que l’on vient de passer quelques semaines emmitouflés dans nos doudounes et que l’on rêve de s’alléger un peu de quelques couches de vêtements…
Alors ce temps maussade a inspiré cette petite playlist, faite de chansons sur la pluie, le froid, le vent, bref, le sale temps…

En attendant des jours meilleurs !

Bonne écoute

Carine