Rêveries


Les nouvelles compositions instrumentales D’Eirem sont rassemblées dans un nouvel album nommé « Blanche Neige ».

Tout d’abord la pochette, est-ce que le concepteur n’aurait pas puisé son inspiration sur l’album de Supertramp  » Even in the quiestet moments », ce piano sur la neige ? Et puis remarquez la sculpture, un pt’it clin d’œil à un carrefour bien connu de Fontenay-sous-bois ? Mais le livret est un peu trop kitch à mon goût !

J’ai écouté plusieurs fois cet album pour vraiment le découvrir et y prendre plaisir. Kaléidoscope d’ambiances sonores façon cinématographique aux couleurs tantôt apaisantes qui nous amènent à la rêverie, tantôt stimulantes, comme la fête chez les lutins …

De belles mélodies, une ambiance sonore homogène qui nous fait voyager.

Il nous parle d’arrêter la composition … je n’y crois pas !

Ce serait dommage de s’arrêter en si bon chemin !
Enitram

 

Nos samples rendez-vous #15


zhanePetit retour dans le passé, vers mes années collèges, plus précisément en 1993 avec l’un des groupes phares de Rn’B de l’époque, Zhané et leur titre « Hey Mr. DJ ».  A la base, les 2 chanteuses du groupe étaient des solistes, Jean Baylor et Renee Neufville, elles avaient déjà collaborés avant d’être un groupe et l’intervention du DJ de Will Smith himself (Eh oui ! avant d’être acteur, il rappait), Monsieur Jazzy Jeff, que les fans du Prince de Bel Air connaissent plus pour ses vols planés  que pour son talent derrière les platines.

Pour leur tube, les filles ont choisi un sample de Michael Wycoff, sur le titre « Looking up to you ».  L’ancien choriste de Stevie Wonder, malgré sa brève carrière, due à ses problèmes de drogues et d’alcool, a eu le temps de nous pondre quelques hits, dont celui-ci, sur son deuxième album « Love conquers all » en 1982.

Laurent

30 chansons françaises contre l’homophobie


Du 12 au 31 mai la médiathèque accueille deux expositions pour soutenir les droits LGBT :

Une visite commentée par l’association SOS homophobie est prévue le 20 mai à 16h, elle sera suivie d’une vente de bd.

C’est l’occasion de mettre en avant les chansons qui évoquent l’amour entre personnes du même sexe ou qui dénoncent la haine de la différence.

Vous pouvez aussi télécharger la liste complète des œuvres sélectionnées pour l’occasion dans les rayons de la médiathèque.

#La playlist de mai : de toutes les couleurs !


visuel playlist De toutes les couleurs-page001En ce mois de mai, nous vous invitions à découvrir notre playlist « de toutes les couleurs ».
Un nom de groupe, un titre de chanson, un clip.
Un peu de rouge, un soupçon de bleu, quelques éclats de jaune, des pigments de violet, et un arc-en-ciel de bon son !!
Bonne écoute !

Carine

En Mai, Cesaria Evora et Brass Band seront à l’honneur !


En ce mois de mai, le dicton nous invite à faire ce qu’il nous plaît!!!! Hé bien, puisque c’est comme ça, la médiathèque vous invite à venir savourer et partager 2 moments musicaux, qui bien que différents, offriront à vos oreilles curieuses de jolis promenades sonores et humaines. Alors de qui et de quoi s’agit-il?

Tout d’abord, le samedi 13 mai à 15H30, le duo composé de Sanda Musica (flûte traversière-chant) et Alma di Mundo (guitare acoustique-chant), viendra nous présenter un hommage à la chanteuse capverdienne Cesaria Evora, autrement nommée « la chanteuse aux pieds nus » (c’est ainsi qu’elle se produisait sur scène). Tout en sensibilité et en complicité, ce duo, qui s’est rencontré à l’automne 2016, fonctionne très bien. Si le Cap-Vert sera bien sûr au centre du répertoire, un petit détour par l’Afrique pas si lointaine vous sera proposé. De quoi passer un joli moment!

Le samedi 27 mai, toujours à 15H30, la médiathèque aura le plaisir d’accueillir le contrebassiste Hubert Dupont, qui pour une fois devrait délaisser son instrument favori, pour diriger son M’Brass Band. Mis en place depuis 2014, il était d’ailleurs venu le présenter lors de la fête de la musique cette année-là, en jouant sur le perron de la médiathèque (voir ci-dessous). Revenu en janvier 2016, avec un Brass Band qui avait évolué, il nous fait le plaisir d’à nouveau se produire chez nous. Composé de cuivres, de percussions notamment, il vous proposera une musique festive, joyeuse.

Du Cap-Vert au Brass Band, en passant par l’Afrique, le mois de mai s’annonce donc riche en couleurs musicales…. n’hésitez pas à venir nombreux / nombreuses, pour ce qui sera une bonne mise en bouche, avant la fête de la musique, le mercredi 21 juin,  pour laquelle la médiathèque vous prépare une programmation éclectique et de qualité (j’y reviendrais plus tard…).

Guillaume.

Des grosses motos et du gros son.


songs_of_anarchyOn continue dans le thème séries et musiques, par contre, pour une fois je change complètement d’univers musical, au programme : Hard rock et ballades country, qui l’eut cru ?

Charming, ville fictive de Californie est le fief d’un gang de bikers du nom de « Sons of Anarchy », ils règnent sans partage sur tous les petits trafics de la région sur leurs grosses Harley Davidson, seulement au soin de cette joyeuse bande de barbus, le leadership est synonyme de conflit entre Jax Teller (Charlie Hunnam), fils héritier du fondateur du charter et Clay Morrow, (l’excellent Ron Perlman du « Nom de la rose »), co-fondateur et beau-père de ce dernier. Les deux protagonistes sont tenus d’une main de fer par Gemma, interprétée par Katey Sagal, l’inoubliable Peggy Bundy de « Mariés deux enfants ». S’en suivront tout un tas d’intrigues à motos illustrées par de la grosse guitare…

La bande originale qui accompagne la série de Kurt Sutter (mari de l’actrice principale) aura attendu quatre saisons avant de voir le jour, ce n’était pourtant pas faute de matériel car chaque épisode est musicalement plutôt bien abouti, que serait une bonne balade en Harley sans un bon vieux hard rock en fond ? Je vous le demande ! Le réalisateur a pourtant préféré patienter et nous offrir une belle compil’ des quatre premières saisons, un choix sympathique financièrement et qualitativement.

Quiconque ayant vu la série se souviendra forcément du générique d’intro signé par Curtis Stigers et plusieurs fois nominé pour le meilleur thème télévisuel. Perso, il a failli me convaincre de me mettre à la moto, c’est dire… Pour le reste, cette B.O nous offre quelques belles reprises parfois interprétées par Katey Sagal elle-même, comme « Son of a preacher man » ou encore « John the revelator » de Blind Willie Johnson magnifiquement repris par Curtis Stiger and the Forrest rangers.

Croyez-moi sur parole si je vous dis que je suis pas le mieux placé pour vous parler de ce type de musique, mais si je me risque à en faire une chronique c’est que la série et sa bande originale en valent la peine, « The crow flies straight… »

Laurent

Nos samples rendez-vous #14


Une spéciale pour Guillaume, avec un de ses groupes préférés Toto et son tube interplanétaire « Africa ». Sorti en 1983 sur leur album TOTO IV, ce titre incontournable pour tous les fans des 80’s, a été inspiré à David Paich le clavier du groupe par un documentaire traitant de la pauvreté en Afrique, qui l’aurait profondément marqué. On pourrait croire en regardant le clip (exceptionnellement kitsch !!!) qu’il s’agit d’une histoire d’amour entre un Américain et une Africaine, mais a priori, l’idée originelle était la première.

Le sampleur, si je dois en citer un parmi les nombreux qui ont réutiliser ce célèbre synthé, c’est Nas, le maestro du Queensbridge qui rappe dessus à merveille sur « New world », tiré de l’album « Nastradamus » en 1999 et produit par L.E.S. Le morceau traite de l’évolution du monde actuel et notamment de la percée de toutes les nouvelles technologies, internet, smartphones etc et de leur emprise sur notre quotidien. Nas compare aussi certaines personnalités passées et leurs « équivalents » contemporains.

Laurent

Hubert Dupont, Al Joulan, second volet… et plaisir intact!


En août 2016, dans le cadre de chroniques concernant des musiciens fontenaysiens, je vous faisait découvrir le contrebassiste Hubert Dupont, à l’occasion de la parution de l’album « Al Joulan, vol.1 ».

Ce premier volet annonçait forcément… une suite! quelques mois plus tard (l’album sort officiellement le 9 mai), c’est donc chose faite, avec « Al Joulan, vol.2« ! Entouré de la même équipe de musiciens talentueux (Youssef Hbeisch, Naissam Jalal, Ahmad Al Khatib, Zied Zouari, Matthieu Donarier), au sein du Golan Project (en hommage au plateau du Golan= Al Joulan, qui surplombe la Syrie, administré par Israël depuis 1967, et revendiqué par le Liban), Hubert Dupont nous offre une séance musicale qui se veut un pont entre les cultures, les traditions, les sons, entre jazz contemporain et musiques traditionnelles.

Comme le précédent volet, celui-ci a été enregistré en live, dans le cadre accueillant et chaleureux de Musiques au Comptoir, scène musicale bien connue depuis près de 15 ans, par les amateurs de musiques. Bien que l’album ici proposé ne comporte que seulement 4 morceaux, ce qui à titre personnel me frustre un peu, la durée des compositions rattrape cela (de 8 à 12 minutes!), laissant la place aux musiciens pour s’exprimer, développer un univers sonore et nous embarquer dans leur voyage musical dans les contrées du Moyen-Orient, du Liban, de cette culture arabe, de cet héritage qui a encore tant à nous enseigner. La complémentarité des musiciens ici réunis autour de Hubert Dupont est évidente et s’entend dès les premières notes. Un régal !

L’ambiance générale de ce second volet résonne comme une longue plainte pleine d’espoir pour un monde meilleur demain, mais fait également appel à la nostalgie, à la notion de mémoire, de partage, entre les cultures et les hommes, éléments qui sont centre de la démarche artistique de Hubert Dupont à travers tous ses différents groupes (voir son site : http://www.ultrabolic.com/)

Au final, un album superbe, subtil, qui fait du bien à l’âme… Que demander de plus?

A découvrir donc sans hésiter.

Guillaume.

Le Duo Art Vincent Peirani / Emile Parisien : Vivre la Belle époque


belle-epoque-585Je vous invite pour cette chronique à découvrir l’album de deux jazzmen : Vincent Peirani et Emile Parisien : Belle Epoque. L’un à l’accordéon, l’autre au saxophone soprano.

Cet album est constitué de reprises de différents jazzmen (Sydney Bechet, Duke Ellington…) ainsi que de compositions des deux musiciens.

Je n’ai jamais vu Emile Parisien sur scène, mais j’ai vu récemment Vincent Peirani en concert avec le Trio FOX, et cet homme, du haut de ces deux mètres (ou quelque chose s’en approchant), arrivant avec ses pieds nus, est totalement envoûté et envoûtant. Et le voyant ainsi je comprends mieux la poésie et la liberté de sa musique.

Leur duo est totalement bouleversant. Les mélodies sont d’une extrême sensibilité. C’est beau, tout simplement beau. Le morceau de Sydney Bechet « Egyptian Fantasy » est un véritable hommage aux racines du jazz, dans un esprit totalement contemporain et presque extatique. Les notes de cet album s’enchainent et virevoltent. Deux instruments, deux musiciens qui s’accordent dans leurs envolées, dans ces enchainements de notes en cascade. Mais aussi dans une harmonie pleine de finesse et de sensibilité.

Un moment de pur bonheur.

Carine

 

 

Cette année, on pense tous Monae, Monae!!!


2017 sera l’année des débuts cinématographiques pour Janelle Monae avec des apparitions dans deux films très remarqués: Moonlight (Oscar du meilleur film) et Les figures de l’ombre. L’occasion pour moi de faire une petite séance de rattrapage sur Janelle, la chanteuse, c’est quand même sa carrière première après tout!

Pour ceux qui seraient passés à côté du phénomène, Janelle Monae (Robinson), c’est l’une des nouvelles reine du R’n’B/Soul Américaine. Découverte par Big Boi d’Outkast, puis signée par Puff Daddy chez Bad Boy records, pour qui elle a déjà signé un EP et deux albums, Janelle, c’est la dernière poule aux oeufs d’or de Diddy.

Personnage quelque peu excentrique, elle aime à dire qu’elle a grandi en s’inventant un monde fait de musique et de science fiction, elle s’est d’ailleurs créé un alter-ego androide: Cindy Mayweather, qui revient régulièrement dans ses morceaux, elle est le fil conducteur des trois projets de Janelle: Metropolis Suite 1 (The chase), The Archandroid (Suites 2 et 3) et The electric lady (Suites 4 et 5).

C’est de ce dernier dont je vous parlerais aujourd’hui, sorti en 2013, The electric lady est pour moi l’un des albums les plus marquants de ces dernières années. L’artiste y est très inventive, diversifiée, passant par tous les styles qu’elle affectionne: Soul/Funk, Rn’B, Hip hop et Rock, elle excelle à mélanger les genres et s’est entourée des meilleurs pour ce faire.

Au casting de cet opus, ni plus ni moins que l’une des dernières apparitions de Prince himself, la reine Erykah Badu et les stars montantes du milieu Solange et Miguel, ainsi qu’Esperanza Spalding sur “Dorothy Dandridge eyes”, le tout coproduit par ses 2 mentors Big Boi et Diddy. Le CD se termine par le morceau “What an experience” et ce titre ne pouvait pas être mieux trouvé tant le plaisir est total.

Pour conclure il ne me reste qu’une chose à dire, à quand les prochaines aventures de Cindy Mayweather et je vous laisse profiter du génie de Janelle…

Laurent

Ella, Elle a… 100 ans!


Elle aurait eu 100 ans  ce 25 avril !

Née aux Etats-Unis, la chanteuse jazz Ella Fitzgerald, elle rêvait de devenir danseuse, mais sera chanteuse. A 16 ans, elle a la chance de se produire à l’Appollo Theatre de Harlem (qui verra aussi se produire Billie Holiday, James Brown et beaucoup beaucoup d’autres). Le musicien Chik Webb la remarque et décide de l’engager. Elle jouera au sein de son orchestre, au Savoy Club de Harlem, et s’y fera notamment remarqué par sa version de la berceuse « A Tisket A Tasket ».était dotée d’une voix exceptionnelle et d’une tessiture de 3 octaves. Elle fut rapidement surnommée « First Lady of Song » (La Première Grande Dame de la Chanson), surtout lorsque le genre swing et ses big bands régnaient alors en maîtres dans le Jazz qui n’en était qu’à ses débuts ou presque!

En 1941, elle se décide à se lancer dans une carrière solo, voulant prouver, malgré le racisme dont elle est victime, à l’instar de Billie Holiday ou Sarah Vaughan, qu’elle peut réussir. Elle recevra d’ailleurs le soutien inattendu de Marylin Monroe, grande fan de la chanteuse, qui fera tout pour lui permettre de se produire au Mocambo Club de Los Angeles. Sur scène, elle se met alors chanter aussi bien en scat, qu’à ‘interpréter du blues, de la samba, ou du gospel. Un répertoire aussi large et varié que sa tessiture vocale. Ella se permet même la facétie d’imiter Louis Armstrong sur scène. Le sens du spectacle, Ella, elle l’a ! les spectateurs ayant assisté à ses prestations les plus marquantes à Newport, Berlin, Antibes, ou Londres, avaient eu ce privilège!

Côté musique, Ella Fitzgerald bénéficiera de l’écriture de grands compositeurs tels que George Gershwin, Duke Ellington ou Cole Porter, la crème de la crème! Ella Fitzgerald accompagnera d’ailleurs Duke Ellington dans de nombreuses tournées européennes, dont elle assurera la première partie. Utilisant sa voix comme un véritable instrument, la chanteuse américaine côtoiera également le pianiste Oscar Peterson, le guitariste Joe Pass, le chef d’orchestre Count Basie, ou le trio de Tommy Flanagan, ainsi que les chanteurs Nat King Cole et Frank Sinatra. En compagnie de Louis Armstrong, elle enregistrera un disque « Ella and Louis » (1956) qui sera un véritable succès au point qu’un second volume, « Ella and Louis again » (1957) sera mis en boîte (oui je sais, cette expression n’a plus cours, à l’heure du numérique, mais c’est ainsi qu’on nommait les choses en ce temps-là).

Chanteuse à la santé fragile, victime d’un diabète qui la rendra aveugle, elle sera finalement privée de ses 2 jambes en 1993, 3 ans avant son décès d’un crise cardiaque à 79 ans.

Cette immense chanteuse, artiste vocale, interprète laisse une riche discographie de 70 albums, depuis son premier « For sentimental reasons » enregistré en 1947 !!! Impressionnant !!! de quoi y trouver son bonheur, et parcourir la trace que laisse Ella Fitzgerald dans l’histoire de la musique noire américaine du 20 ème siècle, dans l’histoire du jazz.

Quelques pistes pour la (re) découvrir : « Ella sings Gershwin » (1950) ; « Ella sings Cole Porter songbook » (1956) ; « Ella sings Duke Ellington songbook » (1957) ; « Porgy and Bess » (avec Louis Armstrong, 1957) ; « Ella sings brightly withe Nelson Riddle » (1962) ; « Ella and Billie in Newport » (1958) ; « Ella in Berlin, Mack the knife » (1960) ; « Ella abraça Jobim » (1981).  Côté DVD, je vous recommande « Live à Montreux, 1969« , où elle apparaît accompagnée par le Tommy Flanagan Trio.

Guillaume.

 

 

 

 

Un ferrailleur au cœur tendre


Je l’ai découvert comme tout le monde l’été 2016 avec son fameux tube Human, voilà t’y pas que Rag’n’Bone Man nous révèle enfin son très attendu album du même nom.

Ce grand barbu britannique de 32 ans (de son vrai nom Rory Graham) me donne des frissons. Une énorme voix, rocailleuse, singulière et envoûtante. Il nous propose une soul vibrante. Ce n’est pas pour rien qu’il est considéré comme la révélation de l’année.

Même si parfois certains morceaux de son album tombent dans la facilité, d’autres sont véritablement incroyables. 19 morceaux, et oui vous en avez pour votre argent. Human bien sûr, mais aussi Skin, chanson d’amour puissante où sa voix est accompagnée de chœur, Ego morceau funky, mélange de hip-hop et de trompettes, Grace qui donne des frissons, Wolves avec ses vocalises et percussions bondissantes, et un très grand bravo à Die Easy, morceau a cappella, où il se met à nu, sans artifices, sans fioritures.

Un album alliant douceur et force. Vous avez là un vocaliste exceptionnel. Venu du hip-hop, élevé à la soul, au blues et au reggae, je vous présente là une belle personne. Sa voix puissante hurle sa fragilité et son humanité.

Un colosse au cœur d’argile.

Michèle.

Il y a 50 ans, les Doors débarquaient pour tout changer!


1967. Il y a 50 ans, dans cette Amérique traumatisée par les décès brutaux des frères Kennedy en 1963 et 1968, au moment où les mœurs évoluent de façon spectaculaire, où une jeunesse se met à vivre librement (le Festival de Woodstock en 1969 sera l’apogée de cette (r)évolution) débarque sur la scène Rock un groupe américain, The Doors, issu de la rencontre entre Jim Morrison et Ray Manzarek, sur une plage californienne. « The Doors », leur premier album, allait les propulser vers aventure aussi folle qu’inattendue, vers une carrière météorique de quelques années seulement.  Très vite, un autre album paraitra la même année, « Strange Days ». Fondé en 1965, par le duo Morrison-Manzarek, The Doors sera rejoint ensuite par Robbie Krieger et John Densmore.

Mais c’est donc « The Doors », le premier album de ce groupe, qui allait marquer les esprits. Pourquoi ? Tout simplement parce Robbie Krieger (guitare), John Densmore (batterie), Ray Manzarek (claviers) et Jim Morrison (chant, harmonica), vont subtilement mélanger un univers poétique, parfois onirique,  cher à leur chanteur, et des mélodies imparables (Light my fire ; Break on throught (to the other night) ; Alabama Song ;  The end et son ambiance crépusculaire portée par la voix sublime et profonde de Jim Morrison). Le tout, porté par une patte sonore particulière, due notamment au jeu de claviers de Ray Manzarek. Enregistré au Sunset Sound Studios de Hollywood, en 6 jours seulement, « The Doors » va frapper les esprits dès sa sortie.

Morrison, personnage torturé, féru de poésie,  surnommé le Roi Lézard, en référence à un poème qu’il avait écrit et qui fut mis en musique et interprété parfois sur scène, incarnera presque à lui seul ce groupe, aux yeux de la société américaine encore puritaine de cette époque, la jeunesse en révolte. Une icône, un modèle, une référence.  Son destin tragique finira d’en faire un Dieu auprès de ses fans. Pour avoir une idée de la dimension de l’ oeuvre écrite de Morrison, je vous recommande d’ailleurs son recueil de poésie « Ecrits » paru en 1993, dont certains très beaux textes intègreront le répertoire des Doors.

En 5 ans de carrière (1965-1970, date du départ de  Jim Morrison à Paris, où il décèdera, à 27 ans seulement, l’année suivante, le 3 juillet 1971), et 6 albums, ce groupe aura autant marqué une génération que l’histoire du Rock, emmené par un chanteur-poète charismatique capable d’hystériser les foules (surtout le public féminin), par son côté animal et sa présence scénique indéniable, alliées à cette voix unique, parfois envoutante. Suite au décès de leur leader, les 3 autres membres décidèrent ensuite de poursuivre l’histoire… avec des fortunes diverses, mais rien ne serait plus comme avant! Définitivement!

Suite au décès en 2013 de Ray Manzarek, seuls restent John Densmore et Robbie Krieger pour témoigner de ce groupe, du génie de Jim Morrison.

Plus tard, en 1991, le réalisateur américain Oliver Stone fera un film  sur le groupe, sa carrière, le personnage central en étant évidemment Jim Morrison, incarné de façon bluffante par Val Kilmer ( vu notamment dans « Top Gun », dans le rôle de « Iceman » aux côtés de Tom Cruise). Le film sera moyennement accueilli par la critique et les fans des Doors.

Pour se replonger dans l’univers de ce groupe mythique, écoutez sans modération les albums : « Doors », « Strange ways », « L.A Woman » et « Morrison Hotel ».

Guillaume.

 

 

Jesca Hoop, songwriter captivante


 Oh la voix de Jesca Hoop ! Elle peut vous embarquer dans de longues ballades folk et ne plus vous lâcher. Alors que se passe-t-il quand la chanteuse décide de jouer avec les textures, les sonorités, le dédoublement  ? Eh bien cela donne le superbe album « Memories are now » qui laisse entendre chaque facette de son talent.

Toujours dans l’épure, elle adopte cependant un ton plus ferme et revendicateur pour affirmer la supériorité de l’instant présent, rejeter les faux semblants. Elle sait maintenir la corde entre l’expérimentation musicale ludique et la dénonciation comme avec la chanson « Animal Kingdom Chaotic » qui met en cause la prise de pouvoir des ordinateurs en gardant un rythme léger et dansant.

Ce qui prédomine au final, c’est bien l’envie de créer un style personnel entre « les chansons d’antan qu’il faut fondre pour faire de nouvelles choses » et la « génération pixélisée » d’aujourd’hui.

Elsa

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Mama’s singing the songs of old
Singing the rock of ages
Though the gold is marred by red
Singing the rock of ages
Melt it down and make new things

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Don’t forget life before the internet
The streets were run by sharks and jets
And children running wild
As we pixellated
Generation
Children become application