Who Else? Bjorn Berge of course!


Il est de retour après 5 ans d’absence discographique. Qui donc? Bjorn Berge, dont je vous avais précédemment parlé à l’occasion de son album « Mad fingers ball » qui date de 2013. Le guitariste-chanteur norvégien, toujours aussi déterminé dans sa démarche musicale, nous revient en grande forme avec « Who else? », sorti voilà quelques mois déjà. Au menu de ce nouvel opus, un savoureux mélange de blues, de blues rock, voire carrément de boogie-rock, le tout servi par Berge et sa bande, à savoir Odin Staveland (morceaux 3,4,5, 9), Kim Christer (morceaux 1,2,6,7) et Vidar Stoyva (morceau 8) qui se partagent les baguettes, le bassiste Kjetil Ulland, et la choriste Dagny Christensen. L’odeur de la sueur, de la poussière sont bien présentes. Berge nous régale avec sa voix grave, profonde, qui n’est pas sans rappeler celle de Tony Joe White, apôtre du swamp-rock, ce blues-rock venu des bayous, du fin fond de la Louisiane.

D’entrée de jeu, avec le puissant « Monkey ship », Berge nous prévient. Il n’est pas revenu pour plaisanter. Le morceau a la rythmique échevelée. Suivent 3 titres qui s’enfilent comme des perles,  » Lost pearl », « Mr. Bones » et « It just ain’t so ».. du bon vieux blues, tout droit issu du sud des Etats-Unis. Plus les morceaux défilent et plus Berge me convainc de sa qualité de song-writer, de chanteur, sans omettre ses purs talents guitaristiques.

Vraiment, ce « Who else? » est un pur plaisir d’écoute, qui n’est pas sans rappeler parfois le trio texan ZZ TOP, période « La Grange », « Tres hombres », « Fandango », notamment, et même un peu « Eliminator ». Le morceau « Bitter sweet » est un régal, véritable petite ballade, genre de musique qu’on s’imagine aisément écouter en conduisant une vieille Buick décapotable sur la mythique route 66.. le pied, en somme!

Avec « Speed of light, finie la récréation, la pause tendresse. Les choses sérieuses reprennent. C’est un titre très rock. Suit « the Calling », petite perle bluesy comme je les aime auquel succède le « Ginger Brandy Wine », aux accents « ZZ TOP ». Ca déménage, c’est efficace, et le talent vocal de Bjorn Berge surfe avec aisance tout au long du morceau. Pour clore ce « Who Else? », Berge et son groupe finissent avec « The sun’s going down », un blues-rock de toute beauté.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé ce nouvel album de Bjorn Berge.Je suis certain qu’il ravira les amateurs/ trices de blues, blues-rock. Pour les autres, la belle découverte est à portée d’oreille.

Guillaume.

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Il était une fois… 1982!


L’année de mes 15 ans! il s’en est passé des choses marquantes! A titre personnel, j’ai vécu mon premier concert de hard-rock au Pavillon Baltard de Nogent-sur-Marne, après une attente sous un soleil de plomb. A l’affiche, un groupe de la NWOBHM (nouvelle vague du Hard-rock britannique, j’y reviendrai dans une prochaine série d’articles, patience!), à savoir Iron Maiden (« La Vierge de Fer »), à l’occasion de la sortie de l’album « Number of the Beast« , avec leur nouveau chanteur Bruce Dickinson, et en première partie, le groupe américain Blackfoot, mélange de rock et de blues sudiste, mené par le chanteur-guitariste Rickie Medlock. Année de coupe du monde de football qui se déroulait en Espagne, j’ai assisté dans un bar près de Millau, à la sublime autant que dramatique demie-finale entre la France et la RFA.

Après ce petit préambule personnel, 1982 fut aussi le théâtre d’évenements très importants tant en France qu’ailleurs dans le monde. En France tout d’abord, l’ISF est créé (impôt sur la fortune, qui sera transformé en impôt de solidarité sur la fortune en 1989, par Michel Rocard). Puis la 5ème semaine de congés payés, la loi sur la décentralisation, le vote d’un nouveau statut pour la Corse, le vote d’une ordonnance pour la retraite à 60 ans et le travail à temps partiel. Ensuite, dans le domaine de la société, les lois anti-homosexuels sont abrogées, et la majorité sexuelle est portée à 15 ans pour tous. Dans le domaine audio-visuel et culturel, l’émission « les enfants du rock » de Philippe Manoeuvre (Rock&Folk) et Antoine de Caunes, verra le jour, de même que « la dernière séance » animée et présentée par Eddy Mitchell (oui Laurent j’ai réussi à le placer !!).

La première édition de la fête de la musique aura lieu le 21 juin.
Ailleurs dans le monde, entre le 2 avril et le 14 juin, aura lieu guerre dite des « Malouines » entre l’Argentine et l’Angleterre.

En sport, le pilote suédois Keke Rosberg devient champion du monde de Formule 1, Bernard Hinault réalise le doublé Giro-Tour de France, Jimmy Connors, tennisman gaucher américain (que j’adorais voir jouer), remporte le tournoi de Wimbledon.
L’équipe de France perd en finale de la coupe Davis face aux Etats-Unis d’Amérique.
En musique, l’album « Thriller » de Michael Jackson sort au mois de décembre et va connaitre un succès sans précédent, devant le disque plus vendu au monde (25 millions d’exemplaires).
Côté cinéma, l’année 1982 a été riche en bons films, tant français qu’étrangers : « les fantômes du chapelier » de Claude Chabrol, « Garde à vue « de Claude Miller, avec Lino Ventura, Michel Serrault, Romy Schneider , mais aussi la « La balance » de Bob Swaim, avec Richard Berry et Nathalie Baye, « Tootsie » de Sydney Pollack, avec Dustin Hoffman, Jessica Lange, « E.T » de Steven Spielberg », mais aussi « Missing » de Costa-Gavras, ou « Yul » de Yilmaz Guney.
 Parmi les personnalités qui disparaissent cette année-là, on peut noter Romy Schneider, Patrick Dewaere, Curd   Jurgens, Ingrid Bergman, Grace Kelly, Jacques Tati, Maurice Biraud (cinéma), Louis Aragon, Philip K.Dick (littérature), Pierre Mendès-France (homme politique), Sonny Stitt (musicien de jazz).

Place à l’histoire inventée.

  Le nord de la France. Lille. Les années 80. Francis et Gérald, père et fils. Le père, écrivain public, le fils, en fin d’adolescence, dans un service culturel, entre musique et littérature. Francis écoutait Nougaro, Ferré, Brel, Ataualpa Yupanqui et j’en oublie. Gérald, lui, est plutôt branché chanson française option Eddy Mitchell, Véronique Sanson, mais aussi découvre le rock et le hard-rock, aux sons de Led Zeppelin, Deep Purple, Iron Maiden, Van Halen. L’amour du jazz viendra plus tard.

Dans cet univers de corons, entre maison de briquettes rouges écartées par des ruelles étroites, Gérald se fait des amis. Une grande bande se forme alors, révélant des caractères et personnalités diverses. Certains ont une âme d’aventuriers, l’un d’eux, fan de la blonde chanteuse Kim Wilde clamant sans cesse son rêve d’aller un jour voir le Cambodge. D’autres, amateurs de poésie, les mots permettant d’échapper à la grisaille du quotidien. D’autres encore, amateurs de boxe, ne rêvent que de gros combats et d’histoire à la « Rocky », en écoutant « Eye of the Tiger ». Une manière de vivre ou survivre pour tous.

De cette grande bande adolescente rêveuse à des lendemains meilleurs, à des futurs dorés, les filles ne sont pas en reste. Rosanna, Mathilde et Sarah, 3 amies, issues de la même école de quartier, ont davantage que juste une illusion pour leurs futurs respectifs. des certitudes. Rosanna se voit musicienne plus tard. Mathilde rêve de fouler les planches au théâtre, Sarah s’imagine à la tête d’un restaurant. 3 destinées diverses. Au fil des années qui passent, leur amitié se renforce jusqu’à devenir indéfectible. Aucune d’entre elle ne gardera le contact avec Gérald.

Francis et Gérald, se retrouvent pour partager des moments de sports télévisés tels le Tour de France, le tennis ou l’athlétisme. Francis, malgré la distance kilométrique, amènera d’ailleurs son fils alors tout jeune, voir chanter Paco Ibanez à Paris, dans les anciens abattoirs de la Villette. Plus tard, en 1984 ou 1985, père et fils iront au fameux meeting de Saint-Denis, où un jeune perchiste soviétique, Sergueï Bubka, va faire sensation, en titillant déjà les perchistes français, sur le toit du monde à cette époque, à savoir Thierry Vigneron, Philippe Houvion. Un moment magique pour Gérald. Un beau moment de connivence partagé entre père et fils.

En grandissant, Gérald n’a qu’une seule obsession. Sortir de ce décor quotidien tristounet. Il le sait, le sent, son avenir est ailleurs, loin. Avec ou sans ses ami.e.s du nord. Chacun sa route, chacun son chemin.
Son travail dans une structure culturelle locale, qui lui plaît totalement, il l’envisage davantage à Paris, ville de lumière (s), foisonnante culturellement. Passionné de musiques (jazz, rock, chanson française), Gérald a aussi développé une passion pour le cinéma grâce à des films vus très tôt comme « il était une fois dans l’Ouest », « Duel », l’univers de Chaplin ou les comédies italiennes avec Marcelo Mastroianni, Vittorio Gassman. Il est sûr que c’est à Paris qu’il pourra assouvir ses deux passions et un travail qui les relie.

Face à cette décision, Francis, se rappelle alors celle qu’il avait pris, au même âge, pour quitter ses études et se lancer notamment dans le théâtre, au désespoir de son paternel. Il lui lance simplement « comme toi », pour valider sa décision. L’adolescent va quitter le nid.

Un peu aventurier dans l’âme, Gérald, part donc à Paris, ville où, plus qu’ailleurs, chacun fait, fait, fait ce qui lui plait, par le premier train venu. Quelques sous en poche, un sac à dos rempli du strict nécessaire, pour commencer. Le grand voyage vers l’inconnu peut démarrer. Très vite Gérald, par l’entremise d’un ami d’enfance, retrouvé par hasard dans un café place de la contrescarpe, il déniche une chambre de bonne, en attendant mieux, pour se loger. Rassuré d’avoir un toit, il se lance dans la recherche d’un boulot.

Les annonces ne sont pas légion. Celles qui lui conviendraient encore moins. Après quelques semaines, il finit par dégoter un poste dans une bibliothèque (on ne disait pas encore médiathèque à cette époque pourtant pas si ancestrale 🙂 ). Ce sera documentaliste, à la bibliothèque André Malraux (« entre ici Jean Moulin.. « ). Il faut un début à tout. L’équipe qui l’accueille est très sympa. Loin des clichés liés au métier. Dynamique, rieuse, avec des projets en tous genres menés grâce aux moyens de l’époque.

Gérald se sait chanceux. Un jour, une lectrice franchit les portes de la structure. Regards croisés, coup de foudre immédiat. Elle se prénomme Julie. Brune d’allure élégante, yeux d’un bleu électrique, accent anglais, londonien. Famille d’intellectuels. Les sujets de conversations ne manquent pas, dans un franglais parfait qui amuse les deux tourtereaux.
Dès lors, après ses journées de travail, Julie et Gérald sillonnent Paris, Paname pour les amateurs d’argot, des rues du 6ème au Sacré Coeur qui domine Paris, de la Madeleine au jardin des plantes, du parc de Luxembourg à Châtelet, ils enchaînent les promenades, voyant parfois des Corvette Rouge passer. Gérald, éperdument amoureux, dit régulièrement à Julie « I can’t take my eyes of you ». Il lui fredonne aussi « Femmes je vous aime ». Elle est sous le charme. Julie, amatrice de rock, aime à entendre « Rock the Casbah », « The number of the beast », ou encore « Thriller ». Eclectique est son univers. Gérald se dit que Julie est la femme de sa vie. Un soir, alors que la journée a été pluvieuse, suivie d’une belle éclaircie, les deux amants se promènent sur les quais de Seine, à hauteur de la Conciergerie. L’endroit est beau, le jour décline joliment, le ciel enveloppe les derniers rayons de soleil. Attablés en terrasse, dégustant une belle salade, accompagnée d’une bière, ils sont surpris par un orage violent. Julie, loin de se démonter, entonne « It’s raining again ». Une façon comme une autre de passer ce moment délicat, Gérald est tout heureux d’entendre « sa » Julie chanter.

Un jour, Julie annonce à Gérald qu’elle doit retourner en Angleterre. Sans donner aucune explication. Depuis quelques temps déjà, elle se montrait un peu distante face à Gérald. Moins câline, plus sèche dans sa manière de s’exprimer. Gérald ne comprend pas ce brutal changement d’attitude de sa bien-aimée. Désemparé devant cette ultimatum aussi soudain qu’inattendu, il crie « Don’t go, please don’t go », « Do you really wnat to hurt me? »… « Do you really want to make to make me cry? »… Bien que voyant la tristesse de Gérald, Julie ne revient pas sur sa décision, irrévocable. Gérald n’a plus que ses yeux pour pleurer cet amour qui s’en va, cette histoire qui se termine. Décidé à ne pas se laisser abattre pas ce coup du sort, il se replonge dans le boulot. La mise en place d’actions culturelles de qualités lui fait du bien au moral. L’enthousiasme de l’équipe finit de le remotiver.

Il n’entendra plus jamais parler de « sa » Julie.

Gérald, qui reste optimiste face à la vie, se dit alors :  » Vivement 1983! ».

Guillaume.

Havin Fun with Tower of Power? Yes we can !


Bon, ça y est! finis les bains de mer, les ballades en montagne, les tongues aux pieds et les maillots de bains qui sèchent sur la terrasse de la location, les apéros enterrasse ou bord de mer… Oui tout ça c’est bel et bien ter-mi-né!!! C’est l’heure de le rentrée, scolaire pour les uns, professionnelle pour les autres. Et épistolaire en ce qui me concerne ! Pour accompagner ce nouveau départ (désormais sans mon compère Laurent, dont vous pouvez néanmoins suivre les aventures sur radiolowlow.video.blog) je vous propose une chronique sur un groupe phare de la funk et de la soul-music des années 70-80, au même titre que Funkadelic, George Clinton, James Brown et quelques autres, à savoir Tower of Power.

Encore aujourd’hui il continue son bonhomme de chemin. Le label Soul Music Records a la très bonne idée de ressortir une anthologie de titres publiés chez Columbia et sur le label Epic, entre 1976 et 1997, sous le titre « You ought to be havin’ fun », cher au groupe qui sortit ce morceau en 1977.

Des années 70’s, période de formation du groupe, à 2009, Tower of Power a publié pas moins de 17 albums studios (notons le premier « East Bay Grease » (1970) puis dans la foulée « Bump city » (1972), « Tower of Power » (1973, disque d’or), « Back to Oakland » (1974) et « urban renewal » (1975) ainsi que 4 albums live (« Live and living color », 1976 ; « Direct », 1988 ; « Direct plus », 1997 ; « Soul vaccination live », 1999). Bref les gars n’ont pas lésiné.

Sur le double cd qui nous occupe, nous sommes veinards car les deux périodes (Columbia et Epic), sont très bien représentées. Le premier est donc consacré aux années « Columbia ». Et le moins que je puisse dire c’est que cette période recèle de nombreuses pépites musicales avec bien sûr « Ain’t nothin’ stoppin’ us now » dans lequel ils annoncent que rien ne les arrête (ils nous en apporte la preuve par la suite), qui ouvre le bal, mais aussi l’invitation au positivisme et à la fête avec « You ought to be havin’ fun », « Am I a fool », le très beau et sentimental « By your side », ou encore « Just make a move and be yourself ». Oui cette première face dirais-je si c’était un double-album vinyle (cette remarque vaut pour les plus de 30 ans…), est un régal musical, une enfilade de perles, de moments jouissifs au cours des lesquels autant la section cuivre que la partie rythmique s’en donnent à coeur joie. Cela me fait regretter de ne pas les avoir vu sur scène. Ce groupe de dix musiciens produit une musique festive, plaisante, ultra dansante, mais aussi parfois très expressive quant aux sentiments de tristesse ou nostalgie.

Sur la deuxième face de ce double-album, l’orgie musicale continue. Pour mon plus grand plaisir (et le vôtre quand vous écouterez ce double-album). Il s’agit donc ici des titres enregistrées lorsque le groupe était sous contrat avec le label Epic, en 1993, au moment de leur album T.O.P. A cette période, la section cuivre du groupe subissait bien des modifications mais cela n’altérait pas sa qualité. Pour preuve, elle était demandée par des artistes tels que Rufus et Chaka Khan ou Elton John.

Dès l’entame de cette seconde partie, T.O.P. nous met dans l’ambiance avec « Soul with a capital S ». Les gars ne plaisantent pas du tout. Pour eux, et ils ont raison, la soul est une musique majeur du 20ème siècle. Au vu de ses nombreuses et nombreux contributeurs/ trices, c’est devenu une évidence. Pour n’en citer que quelques-un.e.s. je vous donnerai : Ray Charles, James Brown, Tina Turner, Otis Redding, Marvin Gaye, Martha and the Vandellas, Prince, Teddy Pendergrass, Whitney Houston, Beyoncé, Aretha Franklin, Luther Vandros (tu vois Laurent je n’oublie personne 🙂 ) et je pourrai en citer encore beaucoup d’autres.

Oui donc, sur le second volet de cette compilation, il est possible de trouver des pépites comme « Please come back », « You », « Who do you think you are », le brownien (même la section cuivre joue « à la manière de » du duo Fred Wesley-Maceo Parker) « Diggin » with James Brown« .

Allez, bonne rentrée à toutes et tous, et que cette nouvelle année vous soit pleine de belles surprises musicales. Un petit salut amical à Laurent, parti vers d’autres aventures.

Guillaume.

La pause estivale…


Cet été, Sème la zic va prendre un peu le soleil et faire une petite pause jusqu’à la rentrée, le temps pour tout le monde de recharger les batteries, de laisser les artistes sortir des disques et aux blogueurs de vous préparer de chouettes chroniques.

J’en profite moi-même pour dire au revoir aux lecteurs du blog, car je pars vers de nouveaux horizons, ce fût un réel plaisir de vous faire partager mon amour de la musique et un plus grand plaisir encore de collaborer avec Guillaume, Michèle (qui m’a poussé un peu au début ; p), Carine et Elsa pour alimenter Sème la zic de nos goûts musicaux. Je resterais cependant, un fidèle lecteur de celui-ci.

Alors, voilà, je vous souhaite à tous de très bonnes vacances, en musique bien sûr…

Laurent

Les Confesseurs du Blues !


Afin de clore ma série sur le blues, il me semblait évident de rendre hommage à plusieurs des figures marquantes de cette musique, puisqu’ayant déjà évoqué Robert Johnson, Charley Patton, BB King, dans des articles précédents. Ici je vais donc vous parler de Muddy Waters (littéralement « eaux boueuses »), John Lee Hooker, Little Walter et Howlin’Wolf (« loup hurlant », en référence à sa voix). Je l’ai dit précédemment dans des articles sur Eric Clapton, John Mayall, les pionniers du blues ne seront connus du grand public européen que grâce au British blues boom, mais aussi au Rolling Stones, qui ont allègrement « pioché » dans le répertoire blues pour se faire connaître et établir leur réputation. En France, cette musique ne percera jamais vraiment jusque dans les annees 80 auprès du grand public, bien que les musiciens du genre soient nombreux.

Mais revenons aux pionniers. Mckinley Morganfield « Muddy Waters » (1913-1983) né dans le Mississippi, est un homme de stature haute au visage jovial. Apres avoir utilisé la guitare acoustique à ses débuts, une fois débarqué à Chicago, il se tournera pratiquement uniquement vers la guitare électrique pour évoquer ses blues, avec une voix très expressive. Il se servira également de l’harmonica.

Après des débuts sur le label Chess Records, il va rencontrer des musiciens comme Howlin’ Wolf ou Chuck Berry, les accueillant même chez lui pour des jam sessions. Il hébergera le pianiste Otis Spann. Les Rolling Stones doivent leur nom à une chanson de Waters intitulée « Rollin Stone ». Muddy Waters aura une influence sur le blues, mais aussi me rythm and blues, la country.

John Lee Hooker (1917-2001), également natif du Mississippi, à Clarksdale, est physiquement l’inverse de son collègue. Petit, frêle, un visage marqué, et un particularité : il joue un blues très brut, quasi rural. Son chant parfois plaintif est très prenant. Pour jouer ce blues très primitif, Hooker privilégie la guitare sèche, acoustique. L’ayant vu sur scène à Bercy dans les années 80, j’avais pu admirer le talent immense de ce little big man du blues Assis sur une chaise les 3/4 du temps, son art consommé de la scène lui avait permis de livrer une performance de haute volée devant un public aussi ébahi que conquis. Un super souvenir pour moi. Hooker a eu une influence sur les bluesmen britanniques, sur le blues-rock.

Marion Walter Jacobs, connu sous le nom de Little Walter (1930-1968), originaire de Louisiane, est comme les 2 premiers nommés, comme étant chanteur-guitariste et harmoniciste. Connu pour son caractère acariâtre, le louisianais s’est vite fait une grosse réputation de musicien talentueux, surtout avec son harmonica, dont l’utilisation moderne avec le micro comme caisse de résonnance, a révolutionné l’approche de cet instrument, ceci afin de se faire entendre à égalité des guitaristes. Il a joué et perfectionné son art auprès de talents tels que Sunnyland Slim, Sonny Boy Williamson II. Il est l’auteur du premier tube instrumental à l’harmononica, « Juke » en 1952. Il décèdera en 1968, suite à des coups reçus au cours d’une tixe dans un club de Chicago.

Chester Arthur Burnett alias Howlin’Wolf (1910-1976) est également un enfant du Mississippi. Sa haute stature (1,92m pour 124 kg!) lui a longtemps valu des moqueries. Le bonhomme à connu un.parvours cahotique : chassé de chez lui pour refus de participer aux travaux domestiques, recueilli et battu par son oncle, il fuit retrouver son paternel dans une plantation de coton. A l’approche de ses 18 ans, il fait connaissance avec Charley Patton, qui lui apprend la guitare. Arrivent les années 30, pendant lesquelles il apprendra l’harmonica auprès de Sonny Boy Williamson et tournera avec Robert Johnson, Son House. Plus tard, en 1951, il rencontrera Ike Turner qui lui présentera Sam Phillips de Sun Records. Par la suite il enregistrera pour Chess Records avec Willie Dixon, arrangeur du label, qui deviendra son contrebassiste atitré. James Cotton et Hubert Sumlin’ seront les 2 autres même du groupe de Howlin’ Wolf. Dans les années 60, l’album « London Session » permettra à Wolf de rencontrer quelques-un des musiciens anglais qui lui doivent beaucoup, comme Steve Winwood, Eric Clapton, Bill Wyman, ou Charlie Watts. Il reste encore aujourd’hui une influence majeure pour la jeune génération.

Ces quatre musiciens, véritables figures légendaires du blues, ont légué un patrimoine musical riche dans lequel il est bon de se replonger.

Guillaume.

Nos Samples Rendez-Vous # 37 : Busta Flex et The Dells


1998, peut être l’une des années les plus prolifiques en matière de rap et quelque part dans le Val D’oise, le jeune Busta Flex ne fait pas exception. Après, la sortie deux ans plus tôt de “Kick avec mes Nike”, un premier quatre titres qui marcha plutôt bien, il sort son premier disque éponyme “Busta Flex” dont est issu le titre dont je vais vous parler aujourd’hui: “J’fais mon job à plein temps”. Premier single de l’album, produit par le sage poète de la rue, Zoxea, ce morceau reprend une boucle de Parliament, le groupe du légendaire George Clinton, sur le titre “All your goodies are gone”, également repris par les Dells. Je reconnais ne plus savoir auquel des deux morceaux appartient la boucle, c’est pourquoi j’ai mis les deux à l’honneur. Les deux versions instrumentales sont assez proches, en revanche l’interprétation, elle, est bien propre à chacun, Parliament et son P-Funk sexy est tout de suite reconnaissable avec Clinton à la prod. La version des Dells est beaucoup plus orientée Soul, elle est issue de l’album “New beginnings” en 1978.

A vous de choisir votre préférée perso je vote pour The Dells et c’est rare que je préfère une cover à son originale, comme quoi…

Pour finir sur Busta et son “J’fais mon job à plein temps”, il est épaulé par une des légendes du hip hop héxagonal, MONSIEUR Kool Shen, avec qui il formera, quelques années plus tard, le super groupe IV my people avec Zoxea (producteur du track) et Lord Kossity. Le morceau est un égotrip, spécialité du Flex Sta-Beu et il est parfait comme premier single, avec cette boucle facilement reconnaissable, le flow de Flex et les backs de Kool Shen, la preuve, 20 ans plus tard, ce morceau fait toujours le job… à plein temps!!!

Laurent

Rory Gallagher, le discret irlandais.


A l’instar de son compatriote Gary Moore, Rory Gallagher était un brillant instrumentiste, guitariste. Il était également chanteur, producteur. Son registre musical tournait quasi uniquement autour du blues-rock, du blues. Il découvre le jazz, grâce aux émissions de la radio US Navy basée non loin de Cork, ville dont est originaire sa maman. Brillant, précoce, il apprend la guitare à 8 ans, donne ses premiers concerts à seulement 10, remporte un prix à 12 ans. Sa voie est tracée Il veut devenir musicien professionnel. Il est aussi joueur de mandoline, harmonica, saxophone. Bref un touche à tout doué.

A quinze ans, son rêve se réalise en intégrant le groupe Fontana. Après seulement 2 albums au sein de la formation, il le quitte en 1966, pour fonder le groupe Taste (« goût », en anglais). Devenu le groupe de rock référence de la ville de Cork, avant d’aller s’installer à Belfast, ville où le groupe assurera les premières parties de John Mayall, Jethro Tull, Fleetwood Mac avec son leader Peter Green, ou encore Cream, si cher à Eric Clapton.

A une époque où enregistrer des albums se faisait très rapidement, Taste va publier des albums dans un temps trsè courts, tant studios, que live. En effet, « Taste first »sorti en 1967, sera suivi de autres galettes musicales « Taste » puis « On the Boards ».2 albums live seront aussi publiés pour garder trace du talent de Rory Gallagher. Il s’agit de « Live at the Isle of Wight », enregistrement témoin du passage du groupe au festival du même nom, en 1970, mais hélas publié bien plus tard, et enfin le « Live at Montreux », enregistré dans le cadre du déjà prestigieux festival de jazz.

En 1971, il abandonne le projet, et se consacre à sa carrière solo, qui démarre avec un album éponyme « Rory Gallagher ». Au cours des années 70, ce talentueux musicien va voir sa popularité s’accroître avec la publication de 3 albums que sont « Deuce », « Blueprint », « Tattoo », les deux derniers sortant la même année, en 1973. Il livrera 2 albums live qui sont devenus des références dans sa carrière : « live in Europe », en 1972 et « Iris tour » sorti en 1974.

Les années 80 ne seront guère plus prolixe. « Jinx » en 1982, « Defender » en 1987. « Fresh evidence » en 1990.

Le guitariste irlandais, souffrant d’aviophobie (peur de l’avion), tourne de moins en moins et cède par ailleurs  au démon de l’alcool, liée aussi à une prise de médicaments trop importante comme des somnifères. Sa surconsommation lui vaudra des ennuis de santé, un foie très abîmé,qui nécessitera une greffe en urgence. Son corps ne la supportera pas. Il décèdera à 47 ans.

Rory Gallagher était un guitariste très talentueux qui n’a pas forcément eu la reconnaissance méritée. La postérité s’en charge désormais.

Je vous laisse (re) découvrir son talent.

Guillaume.

1 an en musique : 1990


Bon, il ne me reste que deux articles pour dépeindre les années de ma jeunesse en musique, puisqu’au mois d’Août, je rendrais mon tablier. Du coup, je me suis dit que plutôt que de restreindre a 12 morceaux, ce qui était le concept original, je me lâche un peu  et je vous donnerais une double ration, prêts?

Le début des années 1990, c’était quelque chose, je me suis régalé à faire la playlist, c’est fou, mais j’aurais pu en mettre le double, sans forcer!!! Je vais commencer par ma partie préférée, le rap!!! A l’aube de cette nouvelle décennie, les carrières des premières légendes commencent à ralentir, mais des gars comme Big Daddy Kane, NWA ou Public Enemy sont toujours là et nous donne encore du très bon, mais ils s’apprêtent à céder la place à la nouvelle génération et un LL Cool J, déjà bien installé, semble être une parfaite passerelle vers les 90’s et la nouvelle rage naissante, donc son “Mama said knock you out” me semblait être idéal pour illustrer ce passage. En France aussi le mouvement se développe et notamment à travers celui qui sera, avec Iam et NTM, pendant longtemps, le visage du rap en France, j’ai nommé Claude MC Solaar et son mythique “Bouge de là”. Autre figure tout aussi légendaire pour nous et ils sont francophones et pas Français, ce sont les belges de Benny B, “Mais vous êtes fou? Oh oui!!!” Moi en tout cas, j’étais fou de Benny B, perso, j’assume totalement qu’ils font partis de ceux qui m’ont fait découvrir cette musique et si aujourd’hui, leurs morceaux sonnent très kitsch, ils ont malgré tout  ouvert les portes pour beaucoup.

Bien sûr, il y avait tout plein d’autres choses et pleins de morceaux mémorables! A la maison, c’était la sortie de Pretty Woman et ma soeur nous bassinait avec le morceau de Roxette “It must have been love” qui était tiré de sa B.O et dans la gamme musique et cinéma ,il y en avait un autre qui explosait tout, c’était Ghost,mis en musique par le vieux morceau des Righteous Brothers pour une “Unchained melody” qui ne se démodera jamais… Le romantisme est à l’honneur dans ce mix avec le langoureux “Kingston town” de UB40, ou Sting et son “Englishman in New York” et enfin Elton John pour “Sacrifice”.

Comme je vous l’ai dit sur celui de l’an dernier, la dance arrive en grande pompe et avec elle, le phénomène Boys Band, dont les New Kids On the Block furent le fer de lance avec “Step by step”, là aussi ma soeur a fait chauffer le poste K7. Dans un autre registre mais tout aussi remuant, Dee-Lite, C+C music factory et surtout les allemands de Snap avec “I’ve got the power” m’ont éclaté pendant cette période.

Je vous laisse découvrir par vous-même la suite de cette playlist, qui vous réserve quelques bonnes surprises encore… Stop!!! Hammer time!!!

Dr. John, l’âme soul.


Malcom John Rebennack, alias « Dr. John« , originaire de la Nouvelle-Orléans, est parti sans prévenir au début du mois de juin.

Son allure toujours excentrique, avec des costumes incroyables, parfois surmontés de plumes, sa voix traînante, nasillarde à souhait, le rendait très identifiable et en faisait un personnage à part dans l’univers du jazz, de la soul-music.

Ce pianiste, également chanteur et guitariste, a démarré sa carrière en 1959 avec le double 45 tours Storm Warning / Foolish Little Girl. Il était aussi à l’aise dans les domaines du blues, du rock, du rythm and blues, mais aussi de la musique zydeco. « Mélangeur »de sons très doué, son talent, sa capacité a tout jouer ou presque, lui ont valu de côtoyer la fine fleur des musiciens jazz et rock, des années 70 à aujourd’hui. Il a en effet joué aux côtés de Etta James, B.B. King, Johnny Winter, Eric Clapton… parmi beaucoup d’autres. C’est dire l’éclectisme du bonhomme!

A l’image d’un Elton John (bonne nouvelle pour les amateurs-trices fans de Sir Elton, il viendra nous rendre visite en octobre … 2020, patience!!!), il cultivait une image de musicien excentrique, jovial, fêtard. Le gaillard, prolifique compositeur a écrit une trentaine d’albums !

Son dernier album paru en 2014 (« Ska-Dat-De-Dat » : The spirit of Satch »), est l’ultime preuve de son talent, qui était immense.

Si vous ne le connaissez pas, je vous conseille de filer découvrir cet artiste particulier, ce compositeur si spécial, dont vous pouvez voir une participation dans le film réalisé par Clint Eastwood, « Piano blues » (2003), qui fait partie de la série produite par Martin Scorsese sur les différents aspects, musiciens, origines du blues. A voir absolument pour les amateurs du genre!!!

Je vous laisse en compagnie Mister Dr. John. Savourez… sans modération !

Guillaume.

Rendons à Caesar ce qui est à Caesar.


Parfois (ET JE LE DECONSEILLE BIEN SUR !!!), vendre du cannabis est un choix qui peut s’avérer payant… Je m’explique: c’est à la suite de son exclusion du lycée (pour avoir vendu un peu de cannabis donc) que Daniel Caesar se décide à quitter sa bourgade de Scarborough au Canada pour rejoindre la grande ville de Toronto et se lancer dans sa passion, la musique.

Après un parcours non sans embûche, il  se fait remarquer avec un projet en indé nommé “Praise break”, tourne un petit peu partout ou on lui laisse le micro, avant de sortir un deuxième opus un an plus tard, “Pilgrim’s paradise”, vous l’aurez compris, Daniel a eu une belle éducation religieuse et sa musique s’en inspire énormément.

Emprunt de Gospel et de Soul, Daniel Caesar nous offre une musicalité toute en douceur, un peu dans le style de Jacob Banks, mais avec une voix douce à l’opposé de la puissante voix de l’Anglais au bonnet rouge.

J’étais passé à côté de la sortie de son premier disque studio “Freudian” en 2017, alors je profite d’un petit creux dans les sorties musicales pour vous parler de ce talentueux jeune homme.

Je vous ai donc préparé une petite sélection de mes morceaux préférés de l’artiste avec des morceaux comme “We find love” ou “Get you” qui l’ont fait exploser aux yeux du monde. Je vous ai aussi mis un live dans un parc, assis sur un banc, avec sa guitare, il subjugue son public pendant un petit quart d’heure et notamment avec la reprise de “Redemption song” de Bob Marley, je vous ai aussi mis le traditionnel passage au Tiny Desk (ma chaîne youtube préférée) avec la collaboration de la géniale H.E.R.

Dans la lignée des Jhene Aiko, Khalid et autres dont je vous ai déjà parlé, Daniel Caesar est un talent à suivre…

Laurent


Il y a dix ans, l’archange Michael rejoint le Paradis.


Ce 25 Juin 2009, une nouvelle secoue le monde de la musique. Michael Jackson, alias « King of Pop », alias « Bambi », décédait subitement, à 50 ans. Septième d’une famille de neuf enfants comprenant aussi deux soeurs, les chanteuses La Toya et Janet Jackson. Un père sévère, une mère bienveillante, et des grands frères déjà tous chanteurs ou musiciens, le petit Michael ne peut que suivre leurs traces. Entrer dans la lumière.

Le gamin, au talent inné, aussi à l’aise pour chanter que danser, va ‘intégrer, à 6 ans, contre l’avis de son père, qui finalement, se rangera devant le talent évident de son fils, le groupe de ses frères, et former les fameux Jackson Five. A onze ans, il devient chanteur professionnel, leader vocal du groupe. Ses qualités artistiques précoces, en plus de sa bonne bouille barrée d’un sourire charmeur font très vite de lui la mascotte et le leader du groupe, qui, géré par le père, entame des tournées incessantes aux Etats-Unis et dans le monde. Le phénomène Michael Jackson est en route. Dès 1971, le prodige décide de mener une carrière en solo, parallèlement au groupe Jackson Five. Ces années lui servent de laboratoire musical et scénique, pour peaufiner son style musical et artistique.

Le deuxième tournant de la carrière de MJ, se situera en 1979. Pour l’enregistrement de « Off The Wall », il fait la connaissance du producteur-musicien Quincy Jones. Rencontre déterminante pour lui et la suite de sa carrière. L’album aura un beau succès et sera le début d’une fructueuse collaboration artistique. Par la suite, Quincy Jones produira l’album « Thriller » (1982), qui contient plusieurs tubes tels « Billie Jean« , « Thriller« , « Beat it« , puis ce sera l’album « Bad », en 1987. Les 3 albums connaîtront un immense succès.

Pour compléter cette dream team naissante, le réalisateur John Landis est appelé. Il mettra en images, à la manière de courts-métrages très sophistiqués, (qui ringardiseront de fait tous les clips tournés jusque-là, et cette façon de faire servira de mettre-étalon pour les années qui suivront) trois des plus gros tubes de la star à savoir : « Thriller », mais également « Billie Jean » et « Beat it ». Le réalisateur possède une filmographie aux styles variés, entre comédie, comédie musicale et film d’horreur. jugez plutôt : « American College » (1978), « Blues Brothers » (1980), avec John Belushi et Dan Aykroyd, le génial « Un fauteuil pour deux » avec Eddie Murphy et.. Dan Aykroyd, « Twilight Zone » (1983), « Un prince à New-York » avec Eddie Murphy, ou encore « Le flic de Beverly Hills 3 » (1994). Adulée au

L’album « Thriller » connait un succès mondial, vendu à plus de 25 millions d’exemplaires à l’époque!!. La popularité de Jackson explose. Il devient une star mondiale. Adulé au-delà du raisonnable, traqué à ses moindres faits et gestes. Ses apparitions en public provoquent l’hystérie des fans. L’artiste ne s’appartient plus.

Toujours à l’affût de la nouveauté, il n’hésite pas à intégrer des éléments de rap, de r’n’b, de rock, soul music dans ses compositions. Il s’entoure aussi de musiciens de premier ordre tels Eddie Van Halen (pour le fameux solo de guitare sur « Beat it »), ou Steve Lukather, Mike Porcaro, tous deux membres du groupe Toto, pour assurer les parties de guitare et basse sur certains de ses tubes de l’album « Thriller ». MJ, danseur exceptionnel, véritable bête de scène, chanteur au style si personnel-très saccadé parfois- laisse éclater son talent et électrise les foules, partout dans le monde. Exigeant, hyper méticuleux et créatif, ses shows sont toujours un véritable spectacle pour le public. Outre les musiciens précités, il a également collaboré avec son frère Jermaine et sa soeur Janet ( à retrouver dans la liste des vidéos en bas d’article). Sans oublier des artistes comme Stevie Wonder sur « Get it« , Freddie Mercury, Britney Spears, Paul Mac Cartney

Dans les années 80, 90, Michael Jackson, hormis donc « Thriller », va publier 3 autres albums qui vont marquer leur époque et connaitre des records de vente : « Bad » (1987), « Dangerous » (1991), « History » (1995). Avec les Beatles et Elvis Presley, il est le troisième plus gros vendeur de disques de l’histoire.

Entre ses tournées gigantesques, l’artiste, fasciné par l’univers de « Bambi », et surtout du « Magicien D’Oz » (film dans lequel il tournera aux côtés de sa marraine de spectacle Diana Ross), va acheter un domaine, qu’il baptisera Neverland, dans lequel il fera construire un parc d’attraction, un Zoo, destinés aux enfants.

En 2009, après une longue pause artistique, MJ retrouve l’envie d’avoir envie de monter sur scène. Une conférence de presse donnée à Londres officialise la chose. Cela s’appellera « This is it ». Des semaines de répétitions vont s’enchaîner. Je vous invite fortement à regarder le DVD, « This is It », qui relate ces préparatifs, c’est tout simplement bluffant. On y découvre sa personnalité, son sens de la précision ultime, sa bienveillance envers ses musiciens, danseurs, choristes. Pour ce show qui devait le réinstaller au sommet, il avait fait appel à ce qui se fait de mieux dans les domaines de la mises en scène, des lumières, des effets spéciaux, sans oublier bien sûr les danseurs-danseuses, les choristes et les musiciens. Le voir en en pleine répétition est un régal. Mais la tournée, qui s’annonçait énorme, spectaculaire, ne verra jamais le jour. Maudit 25 Juin 2009!

Chanteur-danseur-chorégraphe-producteur, Michael Jackson laisse derrière lui une oeuvre incomparable, marqué du sceau de la classe. Dix ans après sa disparition, celui que l’on surnommait « Le Roi de la Pop » a laissé une empreinte indélébile dans le monde de la musique, continue d’être une source d’inspiration pour de nombreux musiciens, chanteurs, chanteuses, à l’image du trio féminin SWV, (n’est-ce pas Laurent ?).

Sa musique, à l’instar de celle de Elvis Presley, Prince, David Bowie, reste indémodable. Tant mieux pour nous. Je vous laisse avec une série de morceaux emblématiques de cet artiste exceptionnel, unique, irremplaçable.

Guillaume.

Nos Samples Rendez-Vous # 39 : SWV et Michael Jackson


Deux grands classiques au programme aujourd’hui avec le King of Pop himself et son “Human nature” et les SWV et le remix de leur tube “Right here”, on y va?

Alors, bien sûr, honneur aux légendes avec Michael Jackson, qui en 1983, nous offre le mythique “Thriller” comprenant le titre “Human nature”, qui en sera le 5ème single. Et bien figurez-vous qu’au départ, ce titre écrit et composé par Steve Porcaro devait être interprété par les copains de mon compère Guillaume, à savoir le groupe Toto!!! Sauf que, le chanteur ne le trouve pas à son goût (la boulette) et du coup, ce morceau est proposé à un certain Quincy Jones, qui est en pleine production du disque de Michael. Lui, ne passe pas à côté du trésor et fait enregistrer MJ dessus et les “Why, why da na da na na da…” qui étaient un peu la cause du refus de Toto, deviendront mythiques et inoubliables pour des milliers de fans de la pop! Le titre est sublime et sera repris par de nombreux artistes comme Nas, Blackstreet ou encore SWV, dont je vais vous parler maintenant…

A peu près dix ans plus tard, le jeune groupe SWV explose aux yeux du monde entier avec leur disque “It’s about time” dont est issu le titre “Right here”, qui même si il fonctionne plutôt bien, ne connaîtra pas le même succès que son remix (une fois n’est pas coutume). Celui-ci produit par Teddy Riley, prince de la New Jack, mais aussi un formidable producteur et le trio des New Yorkaises va en profiter quand il sample Michael et remixe à merveille le -déjà bon- morceau des SWV. Ajouter à ça, la voix d’un jeune Pharrell Williams (oui oui, c’est bien lui qui donne le “S…double…U…to the V”) et vous obtenez un track magique, bien meilleur que l’original et qui, à ce jour, est sans doute, la version la plus connue du morceau.

Laurent


Rocket Man, ou la métamorphose de Reginald Dwight à Elton John.


Comme beaucoup d’entre vous sans doute, fans ou non du musicien, je suis allé voir le film « Rocket Man », biopic sur la vie et la carrière de l’un des plus grands artistes contemporains, à savoir Sir Elton John, de son vrai nom Reginald Kenneth Dwigth, enfant de Londres né en 1947.

Vous le savez sans doute, le genre de film qui consiste à retracer la vie et l’oeuvre d’un artiste, qu’il soit peintre, sculpteur ou donc musicien, est parfois sujet à déception. Je vous passe les films sur Camille Claudel (avec Isabelle Adjani et Gérard Depardieu dans les rôles-titres, sorti en 1988), Vincent Van Gogh (version Maurice Pialat avec Jacques Dutronc, sorti en 1991, qui est bien en dessous de celle avec Kirk Douglas, réalisée par Vincente Minneli en 1956). Fort heureusement, le domaine musical semble épargné ces dernières années par ce genre de déconvenues. J’en veux pour preuve les succès de « Ray » consacrés à Ray Charles, avec le génial Jamie Foxx dans le rôle-titre, au film « Bohemian Rhapsody » (avec l’oscarisé Rami Malek dans le rôle-titre). Nous voici donc avec « Rocket Man », réalisé tout comme le film précédemment cité, par Dexter Fletcher. Ce biopic, produit par Sir Elton John lui-même, sans parler de la bande-son qui est juste géniale, m’a permis de découvrir le comédien Taron Egerton, qui livre ici une performance d’acteur et de chanteur (la ressemblance vocale est étonnante) de très haute tenue.

Taron Egerton est un acteur avec une filmographie éclectique, qui va du film d’action tel que « Kingsman : services secrets », aux côtés de Colin Firth, Samuel L.Jackson, ou encore Michael Caine. Rien que du très lourd! il a également touché à la comédie dramatique avec « Eddie The Eagle », déjà sous la caméra de.. Dexter Fletcher!

Ici, dans « Rocket Man », son jeu tout en subtilité, en nuance, laisse le spectateur que je suis admiratif devant la palette de sentiments, d’humeurs, qu’il arrive à transmettre, en lien fidèle avec les étapes importantes de la vie de Reginald Kenneth Dwight-Elton John.

De son éducation et sévère auprès d’un père castrateur, et d’une mère aimante, à sa rencontre avec son complice parolier Bernie Taupin qui l’accompagnera tout au long de sa carrière, de ses premières tournées à succès aux Etats-Unis à ses amours versatiles, sans oublier ses excès en tous genres sur tous les « produits »disponibles, le film est un beau portrait sans jamais tomber dans l’idolatrie. Sa préférence pour les garçons, très tôt, qui lui vaudra plus tard le rejet de son père qui ne l’a jamais aimé, et de sa mère, désemparée, la défense des droits de cette communauté, sont aussi des aspects traités dans ce film, de manière claire, sans lourdeur, mais avec beaucoup de tact. Les scènes de face à face face en Elton John et son père sont très réussies, très fortes. Les parties concerts sont magistralement filmées. J’insiste, je me répète, mais la performance vocale d’Egerton, en session studio ou en live est tout simplement bluffante.

Bref, vous l’avez compris, ce film est une réussite complète, un film à voir absolument!!!

Le petit Reginald a fait du chemin et donné naissance à Elton John,véritable entertainer-showman-musicien-chanteur-compositeur de premier ordre, qui depuis 50 ans régale les foules du monde entier. La bonne nouvelle est que Sir Elton John, qui vient de fêter ses 72 ans en mars dernier, viendra en Octobre 2020 nous rendre visite à Paris.

Je vous laisse avec un panel de chansons qui vous rappellerons sans doute d’excellents souvenirs. Savourez… sans modération!!!

Guillaume.

Nos Samples Rendez-vous # 36 : Akhenaton, le Wu-Tang Clan et Peter Nero



Je me concentre habituellement sur un sampleur et un samplé, mais là, ça valait le coup de faire un doublé sur le “Love them” de Roméo et Juliette par Peter Nero, tiré de l’album “Hits from Hair to Hollywood”. Je dois reconnaître que je ne connaissais pas absolument pas ce pianiste américain avant de chercher la provenance des samples des deux morceaux dont je vais vous parler, mais je dois dire qu’en fouillant un peu sur le net, j’ai découvert un artiste formidable, dont un certain Ray Charles disait qu’il est l’un des tout meilleurs qu’il est pu entendre jouer. Il a participé à de nombreuses bandes originales de films et comédies musicales aussi, Nero pouvait jouer ce qu’il voulait, du classique au tubes rythmées du disco, rien n’échappe à son piano.


Le morceau qui m’a donné envie de vous parler de cette boucle, c’est l’un des plus beaux textes de l’un des plus grands mc de l’hexagone et de la planète Mars en particulier, le seul et unique Akhenaton d’Iam. Il s’agit de “Mon texte le savon” sur le disque “Sol invictus” en 2001, ce morceau, c’est un peu comme une confidence entre Chill et son auditeur, sur sa vie, sa carrière dans la musique, rythmée par cette boucle de Nero, empreint d’une incroyable mélancolie. On connaît le goût des rappeurs d’Iam pour les Westerns et bien là, j’ai toujours eu la sensation d’écouter ce track dans l’arrière salle d’un saloon avec une bouteille de Jack à la main… C’est peut être mon morceau préféré d’AKH en solo.


Pour la deuxième partie de ce rendez-vous samplé, je vous parlerais d’un morceau du Wu Tang Clan, sur leur double album “Forever” en 1997, le track en question c’est “A better tomorrow”, avec ce titre en référence au film de John Woo du même nom. Comme pour celui d’Akhenaton, ce morceau ne respire pas la joie de vivre, je ne sais pas si c’est le morceau original qui inspire ça, mais le constat sur le monde en 1997 proposé par les rappeurs de Staten Island, c’est un peu la loose quand même… Celà dit, pour en revenir à l’aspect musical pur de la chose, 4th disciple, qui est au commande du morceau avec RZA a choisi d’utiliser une autre partie du “Love theme” de Peter Nero, il a favorisé un passage ou le pianiste glisse d’un côté à l’autre de son piano, la boucle est répétée 3 fois avant une variation de violon, qui accentue encore la tristesse de la chanson. Sur cette mélodie, tour à tour, Inspektah Deck, Masta Killa, U-God, RZA et Method Man se refile le mic et nous régale de leur rimes aiguisées.

Laurent