La playlist de janvier : les prénoms


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Quelle Nathalie n’a pas entendu fredonner sans discontinuer cette chanson dans son oreille ! Toutes ces Alexandra, Lucie, Elisa et autres prénoms devenus célèbres grâce à la musique. C’est ainsi que l’on peut se rendre compte de l’impact de la chanson dans nos vies, de ce qu’elle transmet. La comparaison sera presque spontanée.
Nous avons sélectionné dans cette playlist un très grand nombre de chansons. Et au-delà d’un prénom, ces chansons représentent des hommages à des personnes connues ou non, des caractères, des personnages, des personnalités.

 

Bonne écoute

Carine

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Les Soulections #9 : The Temptations


Allez, sortez les défrisages, les pattes d’ef et vos plus belles chorégraphies, je vous emmène en balade avec l’un de mes groupes préférés, l’un de ceux avec qui j’ai commencé à écouter de la Soul, les Temptations!!!

Probablement la formation soul la plus connue de l’histoire de la soul, les Temptations, c’est le groupe phare du label le plus mythique de la période dorée de cette musique, la Motown. Peut-être aussi celui qui a subi le plus de changement de casting, plus d’une vingtaine de voix différentes sont venus chanter les refrains légendaires de la formation de Detroit.

Enfin, voilà, l’histoire des Temptations commencent avec le regroupement de deux formations, les Distants et les Primes avec leurs leaders respectifs, Otis Williams et Eddie Kendricks, ils se nomment d’abord les Elgins et sont complétés par Paul Williams (responsable de leurs mémorables chorégraphies), Eldridge Bryant et Melvin Franklin, ils font des représentations un peu partout aux Etats-Unis et se font rapidement repérer par un certain Berry Gordy, ça vous parle? Non? Le grand manitou de la Motown, le plus grand label Soul de tous les temps, donc autant dire qu’avec ce cocktail de talent réunis, la machine à hits ne pouvait que démarrer.

Ils abandonnent le nom des Elgins pour devenir les Temptations à ce moment là et Gordy leur offrent un producteur à la hauteur de leur talent, MONSIEUR Smokey Robinson, ça donne un premier single qui va les faire exploser aux yeux du monde entier: “The way you do the things you do”, entre temps, Eldridge Bryant quitte le groupe et il est remplacé par un certain David Ruffin, d’abord utilisé comme chanteur secondaire, mais beaucoup trop talentueux pour en rester là.

Berry Gordy et Smokey Robinson se rendent vite compte de la perle qu’ils ont trouvé et décident d’en faire l’un des leads de la formation, s’ensuit les “My girl”, “Get ready” et autres “Ain’t too proud to beg”, c’est l’époque du “classic five era” qui durera jusqu’à la fin des années 60 et le départ de Ruffin, trop instable, trop en quête de lumière. Ses trop nombreux dérapages, notamment le fait qu’il frappait sa compagne Tammi Terrell, une autre star du label, sa compagne de l’époque risquait de nuire au groupe et ils le remplaceront par Dennis Edwards.

C’est la fin d’une époque avec cette nouvelle décennie qui commence et les changements d’effectif vont continuer mais le succès, lui est toujours au rendez-vous. Nous sommes dans les années 70 et Norman Whitfield, l’un des producteurs historiques du groupe essaye de les faire passer dans l’ère de la funk et du disco avec des titres tels que “Papa was a rollin’ stone” ou “Just my imagination” et leur public continue d’adhérer.

A la fin des années 70, le groupe quitte la Motown pour Atlantic records pendant quelques années jusqu’à que Berry Gordy fasse le forcing pour récupérer ses stars en leur proposant un “Reunion tour” qui ramènerait David Ruffin et Paul Kendricks parmi les leurs.

A ce moment là, le succès des Temptations est déjà bien derrière eux et ils se concentrent plus sur des tournées avec les anciennes stars du label que sur des nouveaux enregistrements, même si ils sortent quelques albums sporadiquement et des titres tels que “Treat her like a lady” ou “How can you say that it’s over”.

Au jour d’aujourd’hui, le groupe a reçu un Grammy pour leur carrière en 2013 et a été introduit au Vocal group hall of fame en 2001 et au Rock and Roll Hall of fame en 1989. Des chanteurs originaux, seul reste Otis Williams, aujourd’hui agé de 76 ans et qui continue encore à chanter avec des nouveaux membres.

Je vous conseille vivement de fouiller sur internet pour trouver des lives qui sont nombreux et vraiment géniaux, notamment pour les 25 ans de la Motown, je vous ai mis quelques extraits dans la playlist et aussi le trailer de l’excellent film sur l’histoire du groupe, mais je vous laisse bosser un peu quand même pour trouver d’autres perles…

Laurent

Lavilliers, grand cru 2017… !


Sa dernière livraison discographique était un album tout en acoustique, et remonte déjà à 2014!. La tournée triomphale qui a suivi montre bien que le chanteur, quelle que soit la formule qu’il propose, séduit toujours son public et c’est tant mieux!

Bernard Lavilliers nous revient donc en 2017, avec un album plus corrosif malgré son titre qui pourrait laisser à penser le contraire « 5 minutes au Paradis« . Plus dur dans les écrits, puisqu’il traite de la guerre, des attentats de novembre 2015 (« Vendredi 13 »), des villes désertes (« Charleroi ») mais évoque aussi Paris (« Paris la grise »), de ses envies de voyages (« Montparnasse-Buenos Aires »), de sa haine des grands patrons qui se font du fric en désertifiant des régions, ici le nord de la France (« Fer et défaire », « Bon pour la casse »). Lui l’ancien métallo des forges de Saint-Etienne, il déteste ces requins de la finance.

Le propos est ciselé, cinglant, la colère froide et l’amertume bien présente devant ce monde qui se désagrège. Côté musical, l’auditeur est servi puisque Lavilliers et ses comparses musiciens nous offrent des orchestrations parfois tranchantes comme des lames de rasoir, ou plus légère au parfum de nostalgie. Cordes, accordéon, piano, guitares électriques forment un ensemble bien homogène et donne à cet album une palette d’ambiances variées. La voix de Lavilliers, bien qu’un peu fatiguée, est toujours aussi précise. L’album se termine par un joli duo en compagnie de la chanteuse-pianiste Jeanne Cherhal, sur le titre « L’espoir »….d’un monde meilleur demain?

Au final, « 5 minutes au Paradis » est un bel album qui s’écoute très facilement.. Ca fait 3 jours que je l’écoute en boucle… et je m’en lasse pas!!

A vous de vous faire votre opinion.

Guillaume.

Quand l’electro ressuscite la funk!!!


Qui aurait cru que j’écrirais quelque chose sur la musique electro? Clairement pas ma came au départ, je dois reconnaître que j’y connais pas grand chose non plus. Bien sûr, quand j’allume la radio (chose très rare) et que je tombe sur les hits qui font bouger le dancefloor, j’éteins pas instantanément, mais disons que je cours pas après non plus.

Alors, comment j’en suis venu là? Et bien, c’est avec la bande annonce de la deuxième saison d’Insecure, vous vous rappelez, une des séries dont je vous ai parlé il y a quelque temps. Donc, dans une vidéo de promo, on voit l’héroïne déambuler dans les rues de L.A sur un morceau funky absolument génial, donc je Shazam et la je tombe sur Calvin Harris!

Calvin Harris?!? Mon téléphone doit débloquer, c’est bien trop groovy pour que ce soit un DJ electro, donc je creuse un peu et finalement je vois qu’il a fait un projet avec toutes les stars du Hip Hop et du R’n’B actuel, “Funk wav bounces vol.1”.

En fait, le DJ Ecossais nous a fait un disque, un peu à la DJ Khaled, il a réuni toutes les stars du milieu hip hop mainstream et du R’n’B aussi, lui, s’occupe de la musique et il a voulu que ça sonne Funky! Le moins qu’on puisse dire, c’est que ça fonctionne très bien! Du coup, j’ai fait quelques recherches sur ce qu’il avait fait précédemment et franchement, ça collait pas si bien, bref, revenons aux vagues de Funk qui bougent…

Porté par deux singles qui ont cartonnés instantanément, “Slide”, dont je vous parlais plus haut, avec Frank Ocean et les Migos, le groupe rap à la mode chez les ados et “Feels” avec trois monstres des ventes, Katy Perry, Big Sean et l’incomparable Pharrell Williams. C’est le genre de titres qui vous donnent envie de baisser les vitres de votre voiture et de mettre le son à fond ou de brûler les pistes de danses, c’est de la vraie funky musique!!!

Comme le disque est en réalité une compil’ de titres, je vais pas vous en faire des tonnes sur la conception de l’album, mais plutôt vous donner quelques noms supplémentaires pour continuer de vous mettre l’eau à la bouche, je vous ai dit, tout le gratin est là et le mélange des genres fonctionne très bien.

On retrouve Future et Khalid, Snoop et John Legend, des chanteuses plus pop comme Ariana Grande ou Nicki Minaj, on a du hardcore aussi avec le compère de Kendrick Lamar, l’excellent Schoolboy Q ou Lil’ Yachty.

Bref, vous avez capté le concept, des gros noms, une grosse basse groovy et un DJ de renom dans l’electro, secouez le tout et vous obtenez une belle compil’ de chansons qui vous feront danser pendant encore un bon moment.

Laurent

Nos samples rendez-vous #23 Common et Electric Light Orchestra


Et bah voilà! J’étais tranquillement en train de mater “Les gardiens de la galaxie 2” (super B.O, au passage) quand j’entends un passage qui me rappelle l’un de mes morceaux préférés de l’un de mes rappeurs préférés: Common et son morceau “Blue sky”, devenu depuis son dernier album “Black America Again”, le premier et unique rappeur a gagné un oscar, un emmy et un grammy, pas mal mine de rien!

Pour en revenir à ce qui nous intéresse aujourd’hui, pour “Blue sky” sur “The dreamer, the believer” le MC de Chicago a utilisé le sample d’un morceau de Electric Light Orchestra en 1977 pour “Mr.Blue sky”, vous avez forcément cette mélodie, que ce soit le morceau lui-même ou dans une pub, c’est quasi obligatoire…

Produit par No I.D et James Fauntleroy, le “Blue sky” de Common est un morceau très positif qui parle de surmonter les obstacles de la vie pour accomplir ses rêves et qui de mieux que Common pour faire passer ce message?

A l’inverse la chanson des Britanniques d’Electric light Orchestra a été inspiré par des semaines de pluies continues pendant l’enregistrement de leur double album “Out of the blue”, le septième et plus gros succès du groupe.

 

Laurent

Robert Plant a toujours le Feu sacré!



« Carry Fire » est le onzième chapitre musical de l’œuvre en solo de l’ex chanteur de Led Zeppelin.  S’il ne renie pas son passé de membre de l’un des plus célèbres groupes de rock des années 70’s, il a depuis longtemps entamé un chemin qui le mène a explorer des territoires musicaux, des ambiances, des sons, des instruments, venus d’un peu partout dans le monde, même s’il avoue une préférence pour les racines africaines, les sonorités indiennes (à travers la présence du Oud) et du Maroc.

Car désormais, Robert Plant, qui ressemble de plus en plus à un shaman avec sa chevelure longue et légèrement blanchie, ne veut que se tourner vers ces musiques venues d’ailleurs, vers ce métissage culturel, sonore, rythmique qui fait la richesse de notre Monde. Il mélange également les sonorités électroniques avec le violoncelle ou la guitare dobro. Bref une véritable recette musicale servie avec différents ingrédients, qui rendent le plat très savoureux à écouter.

Ici entouré d’un groupe de musiciens qui l’accompagne depuis longtemps, les Sensational Space Shifters,¨Plant nous régale de sa voix toujours juste et d’une expressivité incroyable! Il n’est qu’à écouter «  »Carving up the world again », « a way with words » ou encore « Bones of Saints » pour s’en convaincre.

« Carry Fire » est un très bel album, à savourer sans modération. A 69 ans, Robert Plant a toujours le Feu Sacré, et ça c’est une excellente nouvelle!

Guillaume.

HAPPY NEW YEAR! BONNE ANNEE! FELIZ ANO NUEVO! BUON ANNO! FROHES NEUES JAHR!


 

APRES UNE ANNEE 2017 RICHE EN EVENEMENTS, DECOUVERTES ET EXPLORATIONS MUSICALES,

L’EQUIPE DU BLOG DE LA MEDIATHEQUE VOUS SOUHAITE UN JOYEUX REVEILLON

DU JOUR DE L’AN ET VOUS PRESENTE SES MEILLEURS VOEUX POUR L’ANNEE 2018!

NOUS VOUS DONNONS RENDEZ-VOUS EN 2018 POUR DE NOUVELLES AVENTURES…. MUSICALES!

A BIENTOT.

L’EQUIPE DU BLOG.

 

 

 

Khalid, un teen Americain bourré de talent.


 

Bien plus pop que ce que j’écoute habituellement, le premier album de Khalid est pour moi, l’une des plus belles surprises de cette première moitié d’année 2017. La première sortie de ce jeune Texan de 19 ans seulement se nomme “American teen” et contrairement à ce que laisse suggérer ce disque fait déjà preuve d’une grande maturité.

Toute l’heure durant, Khalid va partager avec nous son expérience de la vie d’un teenager déjà presque adulte aux Etats Unis de nos jours. Des soirées aux histoires d’amour via les réseaux sociaux, mais aussi sur des thèmes plus intimes comme sur “Shot down” ou “Cold blooded”.

Dans l’ensemble, le ton du disque reste assez léger, on flâne en écoutant la voix un peu abimé de Khalid et musicalement on est assez proche de ce que peut faire The Weeknd tout en ayant sa propre personnalité. On ressent les influences d’un Frank Ocean et Khalid ne s’en cache pas et cite régulièrement ses inspirations musicale, même s’il affirme que sa principale muse c’est sa maman, c’est pas mignon ça???

En tout cas, si étonnamment vous êtes passé à côté des hits de l’album comme “Location” ou “Young, dumb and broke”, quelle meilleure période que l’été pour une séance de rattrapage musicale?

Perso, je me suis régalé et je vais suivre ce jeune artiste de près, je vous invite à faire de même.

Laurent

HAPPY CHRISTMAS !!!


Voilà venue le temps des réjouissances de fin d’année, autour du sapin de Noël d’abord, puis pour fêter la nouvelle année.

A cette occasion, l’équipe des rédacteurs souhaite vous remercier pour vos visites sur notre blog. A sa création en septembre 2011, il a d’abord connu un bon démarrage, avec 2161 vues en 4 mois!. 2012 a conforté cet élan de curiosité et d’intérêt pour notre travail sur ce blog avec 4420 vues. Après une rechute en 2013 (seulement 2850 vues), c’est reparti de plus belle en 2014, mais surtout ces trois dernières années, la progression a été importante avec 3192 vues en 2015, 4658 en 2016, et surtout un bon spectaculaire en cette année 2017 puisque nous allons atteindre quasiment les 7000 vues cette année (6617 exactement!!!), soit une progression de 2069 vues par rapport à 2016!!!! Soit 26996 Vues depuis 2011!

Satisfaction supplémentaire pour nous, notre travail est vu dans le monde entier (130 pays recensés!) de l’Europe (France, Suisse, Belgique, Norvège, Allemagne, Russie, Italie…) aux Amériques (Etats-Unis, Argentine) en passant par l’Asie (Inde, Thaïlande, Madagascar, Macao…) l’Afrique (Sénégal, Togo, Côte d’Ivoire…), et même le Moyen-Orient (Lybie, Arabie Saoudite, Syrie….) ou le Maghreb (Maroc, Tunisie, Algérie).

Aussi pour vous remercier de votre fidélité, l’équipe vous offre ses morceaux coups de cœur, histoire que vous passiez un joyeux réveillon de Noël avec vos proches :

Encore bonnes fêtes à toutes et tous où que vous soyez en France, ou dans le monde ! Et continuez de nous suivre, votre intérêt nous importe!

L’équipe du blog : Carine Laurent, Laurent Aubry, Michèle James, Elsa Denoux, Guillaume Salvaing, Martine Tassara.

Les Soulections #8 : Minnie Ripperton


CINQ OCTAVES ET DEMI !!! C’est pas rien quand même? Comment introduire différemment miss Minnie Riperton, une autre étoile de la Soul partie trop tôt…

Sa voix identifiable entre milles a inspirée de nombreuses chanteuses actuelles tel que Mariah Carey, Mary J. Blige et j’en passe…

Originaire de Chicago (encore une) et née en 1949, Minnie a une formation lyrique et c’est ce qui lui permet de se démarquer avec sa puissance vocale qui atteint deux octaves de plus que la moyenne. Elle commence sa carrière très jeune, à l’âge de 15 ans avec le groupe The Gems, qui ne marquera pas les esprits, mais lui permettra de mettre un premier pieds dans l’industrie du disque et de rebondir avec une autre formation, The rotary connection, qui fonctionnera déjà beaucoup mieux et qui lancera par la suite, sa carrière solo.

En 1970, elle enregistre “Come to my garden” et fait découvrir son talent au monde entier et notamment à l’une des icônes de la soul, monsieur Stevie Wonder himself, qui craque complètement pour la jeune Minnie! L’album est un succès critique, mais l’explosion des ventes, ce n’est pas encore pour maintenant.

C’est avec “Perfect angel” et son inoubliable “Lovin’ you” que Minnie éclate au grand jour, ce titre, vous l’avez forcément déjà entendu, que ce soit dans les films de Tarantino, dans des pubs, sur une cover (Shanice, Olivia Newton-John ou encore les Stylistics), je suis persuadé que vous l’avez déjà entendu, allez, je vous aide encore un peu: des petits oiseaux qui chantent, la mélodie qui commence, une voix d’une pureté de cristal qui nous lâche un “la la laaaaaaaa…” qu’on ne peut pas oublier, ça y est je suis sûr que vous l’avez. Stevie accompagne Minnie au piano et à l’harmonica sur le disque et il le produit également, je pense qu’on peut quand même appeler ça un gage de qualité, non?

Viendra ensuite “Adventures in paradise”, qui est clairement l’album de la confirmation avec le superbe “Inside my love”, dont je vous parlerais sans doute dans un prochain rendez-vous samplé…C’est à cette période que la chanteuse apprend qu’elle est atteinte d’un cancer du sein et doit subir une mastectomie. Malheureusement, le cancer a eu le temps de se propager et son espérance de vie est limité…

Elle aura le temps de d’enregistrer deux autres albums: “Stay in love” et “Minnie”, des disques plus up-tempo, dans l’air du temps, toujours de qualité, mais différent de son travail précédent. Elle deviendra également l’une des figures de la bataille contre le cancer aux Etats-Unis avec l’American cancer society, mais décédera des suites de son cancer en 1979 en laissant derrière elle une fille, la jeune Maya Rudolph qui deviendra plus tard, une actrice de renom, décidément, le talent coule dans les veines de la famille.

La maladie nous a volé encore une incroyable artiste, beaucoup trop tôt, Minnie Riperton est décédée à l’âge de 31 ans, mais elle a marqué toute une génération.

 

Laurent

Alltta


 

 

 

Alltta. Encore un duo, composé d’un artiste français, 20syl  et de Mr J. Medeiros.

Le premier, (de son vrai nom Sylvain Richard), beatmaker, producteur pour Diam’s, Fabe ou encore Disiz, membre et beatmaker du collectif C2C ainsi que compositeur pour Hocus Pocus, autre combo dont il est membre. Plus récemment il a collaboré ces dernières années avec des artistes tels que Gregory Porter (album Liquid Spirit, 2014), Ibrahim Maalouf (Red and Black Light, 2015). Il a également remixé des musiques de Kendrick Lamar -Hé oui Laurent!:-)- (Sing that Shit, 2014), Yaël Naïm (sur le titre Walk Walk, en 2016)….  Bref un vrai touche à tout! De ce fait il a une discographie en solo ou participative déjà éloquante lorsqu’il rencontre en 2016  le rappeur californien Mr J. Medeiros (pas de liens familiaux avec Elie, Glenn-qu’est-ce que tu fais pour les vacances, n’est pas Carine et Laurent :-), ou encore Lio et Elena…. 🙂 ). Producteur, compositeur, de son vrai nom Jason C. Medeiros, il a fondé le groupe the Procusives, et il est le leader du groupe Rap-punk Knives. Il a lui aussi de nombreuses collaborations artistiques à son actif : Randy Jackson, Talib Kweli, le rappeur Shad ou encore C2C et et Hocus Pocus.

Les deux artistes se rencontrent en 2016 et forment alors  le duo Alltta (A little lower than the angels). Ils créent alors un monde sonore à la croisée du rap (en utilsant le BoompBap issu de la East Coast-technique dont se servent par Kendrick Lamar, Wu Tan Clan, KRS-One ou Joey Badass- en opposition au Trap style), et de l’électro un rien planante.

Leur nouvel album est très intéressant musicalement, car les 2 compères ont du talent, de l’inventivité et le résultat est à la hauteur. Nul doute que leur passage le 21 décembre Salle Jaques Brel, en clôture de l’édition 2017 des Aventuriers devrait nous valoir un joli moment musical et festif.

http://www.festival-les-aventuriers.com/programmation/alltta-20syl-mr-j-Medeiros

Guillaume.

 

 

Dexter, le serial killer à la sauce salsa…


Retour sur l’une des séries les plus marquantes des années 2000 avec le tueur en série préféré de la Floride : DEXTER !!! Inutile de présenter le bonhomme, si ? Dexter Morgan (interprété par Michael C. Hall), donc, médecin légiste, spécialiste sanguin de la police de Miami le jour et serial killer/justicier au code de l’honneur la nuit. Durant huit saisons, nous avons suivi les déambulations meurtrières de Dexter rythmées au son Latino de Miami, au programme : salsa, mambo et effusions de sang.

Quiconque ayant vu ne serait-ce qu’un épisode de la série se rappelle forcément des 2 thèmes musicaux principaux, le générique composé par Rolfe Kent, pour lequel il fut nominé aux Emmy pour le meilleur générique dans une série. Rappelez-vous cette fameuse intro où nous découvrions notre héros dans son rituel matinal, où chacun de ses gestes les plus banals pouvaient avoir un double sens. L’habileté de la réalisation transformait le fait de couper une orange en meurtre au couteau, ou bien le laçage de chaussure qui faisait penser à un étranglement, du pur génie télévisuel.

L’autre thème marquant était le fameux « Blood theme », repris dans chaque générique de fin et parfois pendant les épisodes est un mélange de piano et de violons à vous glacer le sang. Il est composé par Daniel Licht, l’auteur de la majeure partie de la bande originale de la série.

Quant au reste de la B.O, elle est principalement axée sur des rythmes latino, pour nous faire vivre l’ambiance de la ville Floridienne, dont l’influence Cubaine est omniprésente à chaque coin de rue. Pour ne citer que quelques noms, vous pourrez retrouver Ray Armando, les Mambo All Stars et bien d’autres encore.

La dualité musicale illustre parfaitement la double personnalité du personnage avec les rythmes endiablés qui viennent ambiancer la vie quotidienne de Dexter faite de sourires de circonstances et de semblant de vie « normale », quant aux instrumentaux de Licht, ils sont froids, effrayants et sont là pour rythmer les meurtres et la vie de nuit de notre héros.

La bande originale parfaite pour illustrer la série, mais idéale aussi, si vous aimez lire en écoutant de la musique, les livres dont la série est tirée sont bien entendu, disponible dans votre médiathèque.

Laurent

Thomas de Pourquery, mélangeur d’univers.


Thomas de Pourquery, chanteur-saxophoniste qui vient d’être consacré artiste de l’année aux Victoires du Jazz 2017, est un musicien atypique, au parcours sinueux mais rempli de belles rencontres artistiques. Aujourd’hui âgé de 40 ans, De Pourquery a grandi en banlieue parisienne, à Bondy.

Elèves de Stefanao di Battista, il découvre le saxophone, à l’âge de 14 ans, avant d’intégrer le Conservatoire National de Paris. En 2000, à 23 ans ans seulement il intègre l‘ONJ (Orchestre National de Jazz) alors dirigé par Laurent Cugny. L’occasion pour lui de cotoyé et rencontrer des pointures telles que Bill Hart, Paco Sery, ou encore Sunny Murray.

En 2002, auréolé d’un premier de soliste au concours de La Défense, il fonde le groupe DPZ avec son compère Daniel Zimmermann. Curieux de rencontres et d’univers sonores, il fera partie également du collectif punk Rigolus et l’ensemble MegaOctet d’Andy Emler.

En 2009, l’album « He’s looking at you, kid » est un succès public et critique. Du coup, la ville de Coutances, connue pour son festival « Jazz sous les Pommiers », l’engage pour 3 ans en résidence.

En 2010, il organise un festival carritatif, « The Brain Festival », dont les fonds serviront à soutenir les recherches sur les maladies neuro-dégénératives.

Si le musicien est donc avide de rencontres musicales et humaines pouvant déboucher sur des collaborations totalement inattendues, à l’exemple de celles avec Jeanne Added (édition Aventuriers 2015), Oxmo Puccino, Fred Pallem, ou encore François Atlas and the Mountains (édition Aventuriers 2012), ou le groupe de rock britannique Metronomy, ou pour les plus anciens avec Mick Jones, leader de la formation de rock FM Foreigner, il n’en oublie pas d’être un citoyen actif et concerné, au sujet ici de maladies encore mal connues touchant au fonctionnement du cerveau.

Le 18 décembre prochain, il viendra au cinéma Kosmos de Fontenay, dans le cadre du Festival des Aventuriers 2017, assister à la projection du film « Stop Making Sense » du réalisateur américain Jonathan Demme, qu’il a lui-même choisi. S’en suivra une rencontre sous forme d’échange avec ce musicien.

Ne ratez pas ce moment!

Vous pouvez retrouvez le dernier album de Thomas de Pourquery « Sons of love », sorti en février 2017, à la médiathèque de Fontenay.

 

 

 

Guillaume.

 

Nos samples rendez-vous #22 Mafia Trece et la B.O de Kung-fu


Que se passe t-il quand on prend la boucle du thème de l’une des séries les plus mythiques des années 70 et qu’on le mixe avec le groupe de rap Français le plus prometteur de la fin du siècle dernier? On se retrouve avec “A la recherche du mic perdu?” de Mafia Trece, le collectif de rappeurs issu du 13ème arrondissement de la capitale.

Morceau bonus du premier album de la mafia du treize, “A la recherche du mic perdu” transforme nos mc’s en moines Shaolin, à la recherche d’un moine renégat qui aurait volé le totem du temple : un micro d’or. La bataille de rimes peut commencer à la manière des meilleurs films de Kung-fu des Shaw brothers et la prod. de DJ Effa se prête parfaitement à cet exercice.

Et à propos de Kung-fu, venons en au sample dont il est question aujourd’hui: le thème de la géniale série Kung-fu, mais si, vous vous en souvenez, c’est la série ou Kwai Chang Caine (David Carradine) arpente les Etats-Unis avec sa flûte et son chapeau, à la recherche de son demi-frère, ça y est ça vous revient? Sinon, il y a un gros clin d’oeil dans Kill Bill volume 2 de Tarantino.

Cette série est illustrée par un superbe générique composé par Jim Helms avec du violon, de la harpe et quelques percussions chinoises est inoubliable pour quiconque l’a déjà entendu.

 

Laurent