Archives Mensuelles: septembre 2012

Un Lord s’en est allé…


 Disparu récemment (juillet 2012), membre fondateur de Deep Purple, en 1968, Jonathan Douglas Lord, organiste de son état, a toujours cru le mélange possible entre musique classique et rock. Sa carrière, débutée au seuil des années 60, le voit s’intéresser à la musique anglaise médiévale puis au rock des années 50-60, avant de se tourner vers le hard rock en 1968, avec Deep Purple donc.

Dès lors, il distille un jeu puissant et lyrique, que l’on retrouve tout au long des disques du Pourpre Profond, comme par la suite sur ceux du Serpent Blanc (Whitesnake), mené par le chanteur David Coverdale.

A l’instar de Ray Manzarek (Doors), Keith Emerson (ELP) ou Rick Wakeman (Yes), Jon Lord eût un rôle essentiel dans l’identité musicale  des 2 groupes cités plus haut.

Pour celles et ceux qui voudraient découvrir ce musicien, je conseille les albums suivants : In rock  ; Made in Japan, live ; Fire ball / Deep Purple. Slide it in / Whitesnake. Son apport musical au hard-rock est indéniable et aujourd’hui, nombre de groupes de hard ou de métal, intègrent à leur musique la présence de parties classiques.

Guillaume.

 

Le Choc de ces années là


Avant la fin de cette année 2012, un film documentaire va arriver en France The Rise and Fall of the Clash de Danny Garcia, qui retrace l’ascension spectaculaire en 1976 de ce groupe ainsi que sa descente aux enfers en 1985. En attendant l’arrivée de ce petit bijou, ça m’a donné l’envie de réécouter les albums de ce groupe anglais de Punk Rock qui nous a tous marqués.

Depuis 1985 nous avions attendu  un retour, une reformation ne serait-ce que pour un album, hélas la mort de son leader Joe Strummer en décembre 2002 aura coupé court à toute illusion.

A réécouter : leur premier album The Clash (1979) ; le double album London Calling (1979), qui mêle une variété de styles allant du rockabilly au R&B en passant par le hard rock et le reggae ; Cut the Crap (1984), qui fut détesté par la critique, le groupe se sépare peu de temps après ; et enfin pour retrouver le son et l’énergie des Clash en concert, leur rage qui les caractérisait le Live at Shea Stadium music enregistré en 1982 (édité en 2008).

Allez voici un morceau qui n’est pas le plus original ni le plus engagé mais certainement le plus célèbre, en fait leur plus gros succès commercial  :  Shoul I stay or shoul I go.

Michèle

 

Un musicien se confie…


Nous avons rencontré José Pierry, musicien professionnel qui a longtemps habité notre ville. Il nous fait partager ces quelques réflexions sur l’interprétation musicale.

Dis maman, pourquoi c’est une valse ?
Ce petit garçon se pose une question intéressante : comment l’auteur a choisi le rythme, le style de sa chanson. Je vais me servir de mes trente-quatre années de musicien de scène et de mon ressenti de compositeur pour traiter ce sujet et tenter de vous démontrer qu’il aurait été préférable dans certains cas, de choisir un autre style…ou pas !
Lorsque l’on commence à composer, il nous vient « un air en tête », quelque chose qui nous poursuit pendant plusieurs jours. C’est durant cette période qu’un compositeur s’imagine le rythme de la chanson. Il peut changer durant l’élaboration, une fois que l’auteur a posé ses paroles dessus, ou bien que l’arrangeur ait trouvé une orchestration originale et convaincante. Lire la suite

Séduisante Lynnsha


Ile et moi est le troisième album de cette jeune martiniquaise à la voix sensuelle, agréable…

Les musiques de ce dernier album mélangent des courants musicaux tels que le r’n’b, le zouk, la soul.

Dommage, ses textes exprimants les joies, les peines, l’amour manquent d’originalité même si tout le monde peut s’y retrouver…

Lynnsha a un talent vocal certain mais il faut encore qu’elle nous surprenne…

MA

Esbjörn Svensson, grand pianiste venu du Nord.


Disparu en 2008, au large de Stockholm, suite à un  accident de plongée, Esbjörn Svensso, pianiste suédois, très influencé par Chick Corea et Keith Jarrett, fondera un trio E.S.T., en 1990, qui va produire une douzaine d’albums. Le dernier 301 paru en 2012, est   un témoignage posthume du talent de ce musicien.

Le grand mérite d’Esbjörn Svensson aura été d’amener, par sa musique, un nouvel auditoire, rajeuni, à écouter du jazz. Figure de proue des jazzmen venus du nord (Suède, Norvège), apparus sur la scène jazz au début des années 90, il laisse une discographie riche, émouvante, au style très épuré, où la musique est servie de la plus belle des manières, avec l’appui de ses 2 compères : Magnus Oström (batterie) et Dan Berglund (basse).

Parmi les albums qu’il laisse à notre portée, mes préférés sont : Seven days of  falling (2003) ; Viaticum (2004) ; Live in Hambourg (2007).

Guillaume.

La 9ème croisade


Laurent Voulzy  aime l’histoire médiévale, la Bretagne et l’Angleterre. Il nous transmet cet amour à travers cet album étonnant. Lys & love est déroutant, nous plongeons dans un monde onirique  où se mêlent des chœurs gothiques, des litanies orientales, la musique celtique, la pop et la trans-électro. Déroutant je l’ai dit mais tellement beau à écouter, le temps parait figé entre le Moyen-âge et aujourd’hui.

Laissez-vous transporter par ce troubadour des temps modernes…

Françoise

Made for change


Je vous ai déjà parlé de Grace, notre américaine globe-trotteuse. Nous n’avions plus de nouvelles depuis son album Hall of mirrors, et bien la voilà avec son nouvel album Made for change.

Toujours aussi métissée, sa musique a de nombreuses influences. Grace signe toujours les textes et la musique, elle a fait participé ses parents, musiciens aussi, sur quelques morceaux. Elle se définit elle-même comme « chanteuse de blues américaine avec des racines en Europe et le coeur en Afrique ». Accompagnée des Victory Riders, musiciens qui l’accompagnent sur scène aussi, elle nous emmène avec ce deuxième album toujours en voyage mais peut-être un voyage plus intérieur, plus réfléchi. A noter que  Grace participe activement à la reforestation amazonienne.

Mes morceaux préférés : I know you can, Solid Gold, Lord I’m thank, Made for change

Michèle

Initiale L.


Des textes poétiques et ciselés,

une voix et une manière de chanter à la Barbara,

des musiques superbement arrangée

 

 

 « Jalouse, jalouse,

Des fleurs et du vent

Des danses andalouses,

Et des goélands »

             Oui, on est jalouse… De tant de talent !

I grecque.

Harry Connick, jazzman versatile


Celles et ceux qui sont  passés  à Marciac cet été, ont eu le privilège de pouvoir aller écouter Harry Connick Jr., jazzman américain né il y a 45 ans à la Nouvelle Orléans, pour ce qui fut son unique date en France cette année.

Ayant démarré très tôt le piano (5 ans !) et enregistré son premier album de ragtime à… 11 ans ! , Harry Connick Jr., va connaître un succès rapide aux abords de la vingtième année. Musicien complet, producteur (il a découvert… Michael Bublé), arrangeur, chanteur, il a été un temps appellé « le nouveau Sinatra ». Pour se démarquer de cette étiquette encombrante, il multiplie les rencontres musicales, varie les univers,  passant allègrement du be bop, au funk, du big band style au trio, quand il ne fait pas le crooner en solo.

Sur scène, c’est un bonheur de le voir évoluer, jouer, chanter, diriger, communier avec le public.

A écouter : « Song I heard » ; « Come by me » ; « Lofty’s roach soufflé » ; « 30 » ; My new orleans« . 

Guillaume.

 

L’éclosion de Kwal ou Loiseau prend son envol


Le slameur Kwal a décidé de sortir un album de chansons. Il chante les voyages, les jeux de la séduction sur des rythmes afro-cubains dans « Au pays des rêves », l’amour maternel, la mort, la guerre.

Autant de personnages, de paysages, de couleurs, d’atmosphères différentes que de chansons dans lesquelles le slameur transperce parfois.

On y trouve aussi une chanson engagée « Moisson d’avril » qui nous parle du pays aux milles collines : le Rwanda. Kwal est devenu Vincent Loiseau.

Un album que je vous recommande .

Françoise

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