Archives Mensuelles: janvier 2013

Piazzolla Monteverdi


piazzolla_monteverdi_450Quel est le lien entre ces 2 personnages ? Est-ce Piazzolla qui interprète Monteverdi ? Bien sur que non. Monteverdi est né à Crémone en 1567 et est mort à Venise en 1643, Piazzolla est né en 1921 à Mar del Plata et est décédé à Buenos Aires en 1992. La rencontre entre 2 musiciens, novateurs dans leur domaine. Monteverdi est l’un des créateurs de l’opéra, il a aussi poussé l’art du madrigal à son paroxysme. Piazzolla a porté à son apogée le tango d’avant-garde. La modernité est le point commun entre les madrigaux de Monteverdi et les tangos de Piazzolla qui en fait toute leur popularité. Ces deux styles musicaux expriment la nostalgie, la vie, la douleur, la mort. Le chant et la danse se mêlent tout au long du disque, on ne sait plus où s’arrête Monteverdi et où commence Piazzolla.

Françoise

Maraca… ou la réussite d’une rencontre musicale


Maraca_pochetteMaraca, de son vrain nom Orlando Valle, flûtiste cubain, est un musicien au déjà long parcours musical. Avant de se lancer dans une histoire en solo, il a participé au groupe cubain Irakere. En 2008, à la demande du Monterey Jazz Festival, en Californie, il crée le projet Maraca and his Latin Jazz All Stars. Succès immédiat !

Ayant tourné un peu partout dans le monde et s’offrant parfois le luxe de guests tels Herbie Hancock, Joshua Redman ou  Cassandra Wilson, Maraca se produit en 2010 au Grand Théâtre de La Havane. Au casting exclusivement latino, figurent notamment David Sanchez (saxophone), Harold Lopez-Nussa (piano), Feliciano Arango (basse), et l’orchestre de Chambre de La Havane.

Le résultat est superbe. Une musique festive, joyeuse, virevoltante, donnant envie de danser, qui ne se dément jamais, et le mariage entre la musique latino et la présence d’un orchestre classique, loin de desservir le propos, enrichit les thèmes joués.

Un vrai bonheur d’écoute, qui réchauffe les corps en cette période frisquette sous nos latitudes.

Guillaume.

Pour rester zen… mangez des nems


pochette_chinese manJe vais être assez brève pour vous présenter cet album, qui est  Live à la Cigale de Chinese Man. Quoi dire ? et bien écoutez cet album, et voyez ce DVD. Ce n’est que du bonheur. Le trio de DJ français, High Su, SLY et Zé Mateo, vous offre un hip hop aux multiples influences, une musique électronique bien particulière, qui fait bouger et une bonne humeur, une présence scénique incroyable, c’est vraiment de la bombe… sans oublier leur « esprit zen ».

Ce live a été enregistré en avril 2012, au début de leur tournée. Vous connaissez Chinese Man, notamment pour le titre I’ve got that tune, reprise pour une célèbre publicité. Ces trois marseillais ont fondé leur label aussi Chinese Man records…

Pour vous les faire découvrir, si vous ne les connaissez pas, je n’ai pas choisi leur titre le plus connu, mais un extrait qui vous donne un aperçu de l’ambiance qu’il y avait à la Cigale ce soir là : Get up

Michèle

« Petibon » exploratrice du Nouveau Monde


PetibonPatricia Petibon est partie à la découverte du Nouveau Monde. Le résultat : un album  dont on a du mal à saisir le fil conducteur tant le choix et le style des compositeurs sont variés. Mais si ce fil conducteur est le plaisir qu’éprouve Patricia Petibon de nous faire découvrir et partager quelques perles de la musique baroque et folklorique d’Angleterre, de France, d’Espagne et d’ Amérique  latine, alors c’est réussi.

Elle n’hésite pas à sortir du  » déjà entendu »  et le résultat est très agréable à écouter.

Comme moi laissez-vous emporter par cet album plein d’énergie, riche en émotions et en révélations. Sans oublier la magnifique interprétation de La Cetra dirigée par Andrea Marcon.

Françoise

Du plaisir… heu… plutôt de l’énergie…


Je veux vous parler d’un groupe, un peu incontournable depuis cette année 2012, ce trio c’est Fun. (n’oubliez pas le point…), ils sont New Yorkais, ont sorti leur premier album en 2008. Mais c’est leur deuxième album qui les a véritablement fait connaître . Avec le tube We are young chanté avec Janette Monae, auquel vous n’avez pas pu échapper,

ils ont cartonné aux USA, au Royaume-Uni, ils sont arrivés plus timidement en France. Leur album est disponible depuis un an quasiment, mais je n’étais pas très convaincue, mais voilà j’ai enfin écouté l’album en entier, et je reconnais leur énergie, leur dynamisme est communicatif, la voix est particulièrement mise en valeur, un univers vocal qui rappelle d’ailleurs Queen. Ce groupe va passer au Trianon en avril prochain, après les avoir vu dans le Grand Journal de Canal+, je pense que leur succès mondial n’est pas usurpé, et n’est pas le fruit du hasard… (allez peut-être un peu trop fabriqué pour moi, heu…  comment dire peut-être un peu trop heu… téléguidé pour moi…)

allez un autre extrait : Some nights

Michèle

La jolie poupée blonde déçoit !


pochette_DianaKrall La pochette du dernier album de Diana Krall fait tout pour nous attirer : la belle, allongée nonchalamment sur un canapé de velours rouge, en dessous chics.

Hélas, passée la pochette, le contenu musical de Glad Rag Doll, un hommage appuyé à la période des années 30, ne décolle jamais. Entourée d’une équipe de solides musiciens,  Diana Krall se contente de produire des morceaux, certes de bonne facture, mais sans entrain, ni éclat. La « punition » dure longtemps, 13 titres étant offerts à nos esgourdes.

Bien sûr, la voix suave est toujours là, mais l’album est bien trop lisse et les ambiances musicales trop semblables pour éveiller chez l’auditeur l’envie irrépressible de se lancer dans une nouvelle écoute.

L’année 2013 démarre donc mal, après le rattage de Peter Cincotti, voici l’album décevant de Diana Krall. Reste à cette dernière à nous convaincre, sur scène, qu’elle a eu raison de se lancer dans cette entreprise.

Guillaume.

Les facettes du hautbois


HautboisVous connaissez mal le hautbois?.

Réfléchissez bien, qui n’a pas souvenir d’avoir écouté enfant Pierre et le loup de  Serge Prokofiev ?

Dans ce conte musical,  chaque personnage est caractérisé par un instrument. Le hautbois représente le canard, ce choix est dicté par le caractère champêtre et rustique de cet instrument.

Vous désirez faire ou refaire connaissance avec le hautbois, ce disque est fait pour vous. François Leleux nous démontre ici sa virtuosité ainsi que les multiples facettes du hautbois.

Laissez-vous emporter à travers les siècles par le son du hautbois.

Françoise

Big Bad Voodoo Daddy… ou la nostalgie fidèle


BigBad VoodooDaddy_pochette

Parfois, le hasard des écoutes fait bien les choses. Ici la bonne surprise vient d’un septet californien, Big Bad Voodoo Daddy.

Bien sûr, le registre musical proposé (un clin d’oeil aux années swing, aux fanfares), a déjà été réalisé par bien d’autres musiciens. Mais ce qui frappe ici, c’est la fraîcheur, le plaisir de jouer, chanter, qui se dégage des morceaux qui composent « Rattle and Bones« , huitième opus de ce septet virtuose.

A l’écoute de leur musique, nous sommes transportés dans les rues de Chicago, la Nouvelle-Orléans, années 30, et l’on  imagine les hommes en costumes 3 pièces, les femmes en jolies toilettes, les premières voitures signées Ford, les bars enfumés… où les parties de cartes avaient place, bref toute une époque ici évoquée, suggérée, dans une farandole de notes qui vous embarquent et ne vous lâchent plus.

Alors, que vous soyez nostalgiques de cette belle époque, ou tout simplement amateurs de musique enjouée, festive, ce disque vous est destiné. Une belle façon de démarrer 2013.

Guillaume.

Imagerie du rock


historyDepuis 1966, date de sa création par Philippe Koechlin,  le magazine « Rock & Folk »  est reconnu comme une référence de la presse musicale rock.

Pour  retracer  l’histoire de ce célèbre magazine devenu incontournable de la culture rock, l’homme aux lunettes noires, Philippe Manoeuvre,  actuel rédacteur en chef de la revue,  nous livre un recueil préfacé par Iggy Pop, où il réunit par décennies les couvertures les plus marquantes.

C’est un vrai plaisir de le feuilleter et de retrouver au hasard des pages les personnalités qui ont marqué l’univers rock. Pour reprendre un des premiers slogans de Rock & Folk : « On entend la musique en le lisant ».

Enitram

Peter Cincotti, crooner égaré…


Ayant rencontré son mentor Harry Connick à l’âge de 7 ans, Peter Cincotti a depuis lors embrassé la carrière musicale. En 2003,  il sort un album éponyme, assez discret. Par la suite, seront publiés « On the moon » en 2004,  puis « East of angel town » en 2007. Ce dernier permettra à Peter Cincotti de se faire un nom sur la scène jazz internationale, aux côtés des Jamie Cullum, Michael Bublé.petercincotti_pochette

En cette fin d’année 2012, il nous revient avec un opus musical Metropolis, qui dès les premères mesures, déroute, quand il ne déçoit pas. Oublié le style crooner, abandonnées les jolies mélodies au piano, fini l’univers cuivré.

Ici le changement est radical, laissant place à une pop acidulée, avec forces synthés, très loin de conquérir l’auditeur que je suis. La démarche commerciale est clairement affiché. Le seul moment agréable du disque arrive lorsqu’il chante « Madeline », très beau morceau, qui surnage dans cet océan de mauvaise musique. Oui cet album déçoit davantage qu’il ne déconcerte, il paraît facile, voire bâclé. Une vraie sortie de route musicale !!!

il est à souhaiter que  Peter Cincotti revienne à ce qu’il fait de mieux : chanter  et jouer du jazz, de la soul, voire du rhythm and blues.

Pour celles et ceux qui souhaiteraient découvrir ce pianiste-chanteur, je leur conseille On the moon et East of Angel Town.

Guillaume.

This is PiL


C’était sans doute l’un des évènements de l’ année 2012. Le nouvel album de Public Image Ltd est formidable même si le groupe ne pourra plus surprendre ses fans. Néanmoins aucune place pour la routine : le disque étant entièrement autoproduit (et s’il faut faire de la promo pour du beurre pour cela, le roi du punk est prêt à s’y coller), John Lydon et ses compères ont pu se faire plaisir. Un disque sincère qui part dans tous les sens, du punk à l’électro, à quoi l’on ajoutera du dub, des influences folk (le guitariste Lu Edmonds n’hésite pas à s’emparer de ses saz et bandjo) et du ska bizarroïde…

Pas de place pour la nostalgie ici. Et si Lydon se remémore sa jeunesse de sous-prole dans l’East End londonien (« One drop »), c’est pour mieux proclamer « We’re are the ageless, we are teenagers ». Et de sa voix universellement reconnaissable, toujours empreinte de colère, d’ironie mais aussi d’un chaleureux humanisme, notre muezzin impie et hirsute s’insurge encore et encore contre une « Angleterre qui se meurt » étranglée par le système de classes et l’hypocrisie des élites politiques (« Human »).

Ce disque laisse aussi place à  des chansons qui sortent d’on ne sait où. Méditation introspective dans « The room I am in » ? Folie délirante et maniaque dans l’hallucinant « Lollipop Opera » ! Pour conclure sur le fantastique « Out of the Woods ». Alors que toute une génération de jeunes groupes « indie » s’ingénient à singer les classiques du post-punk, voilà une bonne leçon d’originalité et de fraîcheur donnée par les vétérans. Bien ouéj’ Johnny !

Blogomil.

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