Archives Mensuelles: septembre 2013

We will wait


pochette_london-grammarAttention groupe à suivre !!!

Qui n’a pas entendu au moins une chanson de l’album pop londonnienne  de la rentrée If you wait, le trio London Grammar est incontournable en cette année 2013. Ses deux musiciens Dot Major et  Dan Rothman nous livrent des arrangements délicats, épurés, tout en nuances. Et surtout sa chanteuse Hannah Reid, une voix impressionnante qui dès le début vous donne les poils et vous emmène là où elle veut, parfois légère et aérienne, parfois puissante et profonde.

Les titres s’enchaînent naturellement, cette pop électro nous envoûte… Enfin bref ça fonctionne… l’alchimie est là… que demander de plus…

C’est évident, avec ce premier album, London Grammar va connaître le succès comme leur groupe de référence the XX. Je suis curieuse d’entendre la suite, alors nous attendrons…

Michèle

Danse avec Scarlatti


ThibaultCauvin_DanseAvecScarlattiUne agréable surprise que ce disque. la découverte d’un jeune guitariste français mais dont le début de carrière s’est effectué à l’étranger.

Une heureuse rencontre entre le 18ème siècle et la guitare que Thibault Cauvin manie avec maestria. Si les sonates de Scarlatti ont été écrites pour le clavecin et reprises de nombreuses fois au piano, il me semble ici les découvrir pour la première fois.

Merci M. Cauvin pour cette interprétation superbe, sensible et moderne des sonates de Scarlatti.

Françoise

Impressions festivalières


JazzInMarciac_afficheCette année encore, je me suis rendu à Marciac, qui outre le charme de cette ville de petite taille (moins de 3000 habitants), possède l’un des plus fameux festivals de Jazz en France :  Jazz In Marciac ou JIM pour les afficionados.

Cette fois encore, l’affiche proposée chaque soir réservait son lot de plaisir auditif, de découvertes musicales, de surprises, bonnes comme mauvaises. Pour ma part, j’ai pu écouter le pianiste Kenny Barron en trio, Georges Mraz (contrebasse) et Lewis Nash (batterie). Ce fut un vrai régal de sobriété, de jeu tout en respiration, d’harmonie. Georges Mraz et Lewis Nash tenaient le tempo avec brio. Ahmad Jamal, du haut de ses 83 printemps, et son quartet (avec notament le brillant Reginald Veal à la contrebasse), ne m’a pas emballé, malgré le talent évident du bonhomme et de ses musiciens. Wynton Marsalis, parrain du festival et trompettisste-compositeur-producteur, accompagné de musiciens indiens et pakistanais, nous fit partager un maginifique moment d’échange de cultures musicales. Eric Bibb,  chanteur-guitariste de blues, offrit un récital de grande qualité. Son charisme, sa voix de conteur, son jeu de guitare nous ramenant aux souorces du blues. Il est programmé cette année salle Jacques Brel, ne le manquez pas!!!!. Comme bouquet final de cette quinzaine jazzy,  les légendes du funk Fred Wesley (trombone) et Maceo Parker (saxophone ténor), anciens compagnons de route de James Brown, étaient programmés le même soir, chose rarissime. Du Rythm and Blues, de la Soul traditionnelle de Fred Wesley au Funk groovy de Maceo Parker (2H de show, 3 rappels!!), la soirée fut sublime, cuivrée…Un véritable bonheur.

Alors si Kenny Barron, Ahmad Jamal, Fred Wesley et Maceo Parker passent sur Paris ou en proche banlieue, allez les voir, vous passerez d’excellents moments.

Guillaume.

Une montée vers l’indépendance


aufgang_istiklaliyaJe voulais vous parler d’un album sorti en avril. Ce cd c’est Istiklaliya d’Aufgang. Il m’a fallu un peu de temps pour le digérer, et maintenant je l’écoute presque quotidiennement.

Aufgang c’est un trio atypique : 2 pianos et 1 batterie, plus des sonorités électroniques ; 2 pianistes de formation classique et 1 batteur plutôt rock. C’est le mariage de l’électro et de la musique classique.

Istiklaliya (Indépendance) est leur 2ème album. L’album déconcerte, déroute mais envoûte aussi. C’est une musique entraînante avec beaucoup d’audace mais aussi de maîtrise. Le principal défaut  de ce disque, c’est à vouloir être expérimental, il en devient un peu trop savant sans véritable âme. j’admire l’inventivité, l’efficacité de ces 3 musiciens, mais j’aurais voulu y trouver plus de sentiments et d’émotions. Mais j’avais déjà ressenti cela lors de leur 1er album éponyme. Dommage !!!

Des +++ à Kyrie (qui va crescendo), Balkanik et Vertige.

Michèle.

Le bal des éléphants


Un brin de folie, un brin de sagesse voila qui résume ce disque.

Le bal des éléphantzivi-bili-by-slonovski-bals (Slonovski bal) est un combo qui regroupe des musiciens français, turcs, moldaves et roumains.

Ils nous proposent une multitude de couleurs musicales qui nous entrainent de la mélancolie à la joie. Un brassage très réussi entre la musique des Balkans, de l’Orient à de l’Occident avec une pointe de jazz pour lier le tout.

Françoise

Jeff Lynne, caméléon musical


JeffLynne_imageQuel point commun ont Tom Petty, Bob Dylan, Roy Orbison, George Harrison, Ringo Starr, Electric Light Orchestra ?… La réponse est le guitariste-chanteur-producteur Jeff Lynne, qui a joué ou produit des albums avec ces musiciens.

Jeff Lynne a connu 3 périodes musicales : son rôle au sein de ELO de 1971 à 1986, la formation Traveling Wylburys ( aux côtés des Roy Orbison, Tom Petty, Bob Dylan, George Harrison), le temps de 3 albums remplis d’humour, de camaraderie, et de bonne musique folk), et une carrière solo qui se résume donc à 2 albums, dont outre Armchair Theatre,Long wave paru en 2012.

« Armchair Theatre« , paru en 1990, et qui bénéficie d’une seconde vie en cette année 2013 (le monsieur serait-il en panne de créativité ?). Quoi qu’il en soit, la palette musicale ici proposée est large, à l’image des expériences et rencontres artistiques, musicales qu’a pu faire Jeff Lynne depuis plus de 4O ans. De la folk music traditionnelle, des ambiances parfois intimistes, des humeurs plus pop… tout y passe !  Cet album n’est pas inoubliable, mais constitue un agréable moment pour un début de soirée. Nobody home, September song et une reprise étonnante du standard jazz Stormy weather, figurent parmi mes titres préférés.

Guillaume.

Un revival psychédélique rafraîchissant


pochette_Edward_SharpeDe cet album, qui n’est absolument pas une nouveauté puisqu’il date de 2009, vous connaissez au moins deux titres qui ont servis pour deux publicités en 2013 : Home pour Peugeot et 40 Day dream pour Citroën.

Edward Sharpe (de son vrai nom Alexander Ebert)  avec son amoureuse Jade Castrinos et une douzaine d’amis forment un collectif en 2009 du nom de Edward Sharpe & The Magnetic zeros. Et tout ce petit monde part en bus traversant les Etats-Unis.

Groupe de folk rock, psychédélique par excellence, prônant le peace and love, complètement anachronique et pourtant qui nous rend si joyeux et si heureux. Un disque plein d’allégresse, de légèreté, d’harmonie.

Allez soyons tous amis, écoutons et chantons tous avec eux l’amour, tout en regardant le soleil se coucher… Oh Yeah…

Michèle

et comme l’heure est à la bonté vous avez droit à deux vidéos.

Taximan


3760148288698_1_75Assoh Babylas est un artiste du Bénin mais qui se veut un des représentants du continent africain comme Alpha Blondy  ou Tiken Ja Fakoly.

C’est son deuxième album. Le premier titre Les ancêtres glorieux, est un hommage à tous ceux qui se sont battus dans le monde pour les peuples africains. Le deuxième titre dénonce le système politique existant dans de nombreux pays d’Afrique : guerres fratricides, corruption à tous les niveaux, avertissement aux femmes africaines de ne pas se laisser tenter par le mirage d’un rêve européen et qui risquent de se laisser entrainer dans la prostitution. Un appel vibrant à l’unité des peuples, à la paix, à la lutte contre la tyrannie.

Françoise

JJ CALE, le troubadour, parti vers les grandes prairies


JJCale_imageMusicien rare, homme discret,  guitariste et compositeur, John Weldon Cale alias  JJ Cale, créateur du style Laid back (dû à sa voix nonchalante, et à son jeu très « tranquille »), est parti sans laisser d’adresse, si ce n’est celle du Paradis, rejoindre nombre de ses compères de la six cordes. Le folk rock, la country, le blues, sont au choeur de son répertoire. Ses influences allaient de Hank Williams à Django Reinhardt, Les Paul ou encore Chet Atkins.

Fuyant les médias, se produisant rarement sur  scène, il laissera une trace importante tant son style de jeu, ses compositions,  ont inspiré les musiciens de tous genres confondus : Carlos Santana, Mark Knopfler, Francis Cabrel, Lynyrd Skynyrd, Johnny Cash, pour ne citer qu’eux, se sont nourri du style et de la musique de JJ Cale. « After midnight« , « Cocaine« , Travelin’light » sont les morceaux les plus connus de ce musicien discret.

Peu prolifique dans les années 70 et 80, il faudra attendre les années 2000 pour apprécier régulièrement son talent musical (4 albums entre 2004 et 2009 ! ). En 2006, il avait enregistré en compagnie de son disciple Eric Clapton, « road to Escondido« . Un joli moment musical, où la complicité est évidente entre les 2 artistes.

A 75 ans, JJ Cale s’en est allé, comme il a mené sa carrière musicale : en toute discrétion.

Vous retrouverez quelques uns de ses disques à l’espace musique, notamment :

Troubadour ; Anywhere the wind blows ; To Tulsa and Back ; Road to Escondido ; To Tulsa and back ; Roll On.

Guillaume.

Du baume au blues…


pochett_hugh-laurie-didn-t-it-rainComme je vous l’avais dit il y a bientôt deux ans, quand il s’agit de cet artiste, je ne suis absolument pas objective. Faisant toujours partie des ménagères de moins de 50 ans, je le trouve toujours aussi craquant. En plus ce ne sont encore que des reprises !!!

J’ai l’impression que Hugh Laurie a cherché pour ce nouvel album Didn’t it Rain, des morceaux de qualité et plus profonds. Bien que choisissant encore des reprises, il n’opte pas pour la facilité, ce ne sont pas toujours des morceaux connus, et certains absolument pas commerciaux. Ce n’est pas forcément un jazz facile qu’il tente de nous faire découvrir, principalement du New Orleans et du blues.

Ce qui ressort de cet album et de cet artiste en particulier c’est qu’il fait tout ça sans prétention, il se cantonne pour certains morceaux à ne jouer que le rôle de musicien, laissant la place à des vocalistes de talent et à des artistes qui se marient parfaitement à son ambiance : Gaby Moreno, Jean McClain…  et un invité surprise Taj Mahal.

A consommer sans modération, contrairement au verre de Whisky qui accompagnerait très bien cet album… 🙂

Michèle

%d blogueurs aiment cette page :