La relève du piano jazz arrive… Tant mieux !!!


Avant l’estivale escapade,  je vous invite à découvrir, comme je l’ai fait récemment, 2 artistes du clavier, l’un venant des mers chaudes du Cuba, l’autre des horizons plus rudes de l’Azerbaïdjan. Leurs noms : Alfredo Rodriguez, Shahin Novrasli. Leurs récents albums, « The Invasion parade »  et « Bayati »  m’aparaissent comme un signe que la relève est prête au sein de la comunauté du piano jazz.

Alfredo Rodriguez, ici épaulé notamment par la virtuose Esperanza Spalding à la contrebasse et au chant, nous livre une musique virtuose, empreinte de nostalgie (comme souvent dans la culture musicale sud-américaine), et d’inventivité. Pour s’en convaincre, il suffit d’ écouter les versions revisitées de « Guantanemera » ou de « Quizas, quizas, quizas »…  deux témoignages du talent de ce jeuen pianiste cubain. Dès la première écoute, et cela se confirme jusqu’au bout du disque, son jeu, mélange de sonorités latines, et de rythmiques classiques, en disent long sur le talent d’Alfredo Rodriguez.

Shahin Novrasli,  natif de Bakou, station de décollage des fusées russes, 37 printemps,  est un pianiste qui a découvert le jazz très tôt, mais les influences classiques ne sont pas loin : Bach, Beethoven, Mozart, Rachmaninov. En 1996, il se tourne vers le jazz, jouant des compositions de Keith Jarrett, Bill Evans. Depuis, il ne cesse de multiplier les projets musicaux, les rencontres avec des musiciens d’horizons divers, enrichissant ainsi sa musique de toutes ces sonorités. « Bayati » en est le symbole. dès le premier morceau « Nocturne for Natavan », il nous embarque sur son clavier, nous faisant voyager entre sonorités traditionnelles azérii et d’autres plus classiques. « 1001 nights », qui suit, est un voyage sur un rythme soutenu, contrebalancé directement par le Prélude en Mi mineur de Frédéric Chopin. Jazz, Classique, ou musiques traditionnelles ( » Bayati Shiraz »,  « Elinde Sazin Qurbani »… ), Shahin Novrasli navigue avec bonheur communicatif entre ces 3 univers. Il est accompagné ici par Nathan Peck à la contrebasse, et Ari Hoenig aux baguettes.

Je suis tombé sous le charme de ce virtuose. Et vous??

Guillaume.

 

Advertisements

Publié le 19 juillet 2014, dans Chroniques, et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s