Archives Mensuelles: octobre 2014

Angus et Julia


augur julia stoneCela faisait 4 ans que les 2 australiens Angus et Julia Stone avaient cessé de chanter ensemble, voguant chacun dans des univers différents. Le frère et la soeur avaient décidé de mettre le duo en veille.

Il a fallu l’intervention de Rick Rubin (cofondateur du label Def Jam, il a produit les disques de Jay-Z, des Beastie Boys, de Public Enemy, de Metallica ou des Red Hot Chili Peppers) pour les inciter à retravailler ensemble et les pousser à pratiquer l’écriture à 4 mains.

Résultat : cet album, servi par leur 2 voix, des guitares électriques saturées et d’où  s’échappe  un  magnétisme  envoûtant

Françoise   

Andrea Motis, nouvelle pépite jazz


Qu’ont donc en commun Joss Stone, Nikki Yanofsky, Yana Bibb, Mina Agossi, et Andrea Motis ? outre d’évoluer dans le monde du jazz, elles ont toutes démarré très jeunes, et bien qu’évoluant dans des styles différents, toutes ont obtenu la reconnaissance du monde du jazz, du public. Andrea Motis, dernière « née » de cette lignée de jazzwomen au talent précoce, est une chanteuse-trompettiste née à Barcelone. Elevée par un père trompettiste, elle apprend vite le saxophone et la trompette, intègre à 12 ans seulement le Sant Andreu jazz Band, dirigé par… Joan Chamorro. A 17 ans, en 2012, elle est repérée par Quincy Jones himself, lors du festival de Jazz de Barcelone.

Joan Chamorro & Andrea Motis, Feeling good est (déjà) le second album de la jeune prodige catalane. Entre les registres swing, intimiste, bossa, Andrea Motis promène sa voix légèrement suave, avec une aisance déconcertante, un plaisir non feint, bien entourée par le bienveillant Joan Chamorro et un ensemble de musiciens espagnols ou catalans. Elle revisite les classiques du jazz « Feeling good », « Between the devil and the deep blue sea », « Solitude », de brillante manière. Les orchestrations du Joan Chamorro Band sont subtiles, mettant en avant, soutenant la voix Andrea Motis.

A l’écouter chanter, ou jouer de la trompette, on est saisi par tant d’aisance, de facilité vocale, musicale. L’album « Feeling Good », riche de 16 titres, se termine par « Lullaby of Birdland », chanson mythique du répertoire jazz jadis  interprétée par Sarah Vaughan, Ella Fitzgerald, Blossom Dearie… entre autres. Elle relève le gant avec brio.

Comme l’indique le titre de l’album, on se sent bien à écouter cette talentueuse interprète. A 19 ans seulement, Andrea Motis nous bluffe. Espérons que cela dure longtemps !

Guillaume.

Au temps de la langue d’Oc


pochette_trobal&joglarLaissez-vous voyager dans le temps, d’antan, au Moyen-Age avec le cd : Trobar & Joglar, interprété par Brigitte Lesne et son  ensemble Alla Francesca. Celui-ci restitue avec qualité l’interprétation des chansons et poésies instrumentales léguées par les troubadours, poètes lyriques.

Le thème principal de l’album, l’amour sous toutes ses facettes et états d’âme. Des scènes de la vie, des chansons en langue d’Oc mélancoliques entrecoupées de danses champêtres et festives.

Occasion de s’attarder sur l’instrumentation médiévale (vièles, tambourins, flûtes…), des sonorités particulières et autres subtilités musicales. Cet album inspire la méditation, la détente, à une meilleure connaissance historique musicale de cette époque.

Pour en savoir plus : un livre de référence : les instruments de musique et les musiciens au Moyen-Age de Welleda Muller

M. A.

Un singjay français


J’ai découvert le deuxième album d’un artiste que je connaissais. Cet album n’est pas une nouveauté puisqu’il est sorti au printemps 2013 (mais j’étais où moi ?). L’album Good morning midnight de Biga*Ranx. Un cd entre le reggae, la dancehall, l’électro et le hip hop, un album avec des mouvances tropicales, bref un album qui vous fait hocher la tête et qui vous met de bonne humeur.

Biga*Ranx, un singjay français, qui connaît à présent une notoriété internationale, nous parle de son époque et des galères quotidiennes, de l’amour, d’unité et de respect.

C’est un album réussi dans lequel Biga a sû  bien s’entourer. Le seul bémol, c’est qu’à mon avis 20 titres c’est un peu long,  certains titres n’étaient pas nécessaires.

Mais Bravo pour son flow à la fois jamaïcain et moderne, acerbe et rythmé.

Michèle

 

Jall Blanc… 30 ans déjà!


JallBlanc_imagePour fêter ses  30 ans d’existence (formé en 1984), Jall Blanc, groupe fontenaysien formé autour de Eirem, aime à prendre son temps pour composer  et nous livrer ses créations musicales. 2014  voit donc leur retour,  avec un album résolument tourné vers les ambiances pop-rock des années 70. Sur la pochette,d’un rouge incandescent, un aigle prend de la hauteur. Cela laisse à penser que la musique de  « Couleur Pop-rock », enregistré en 2013 mais sorti cette année, va faire de même. Après une enrée en matière de qualité avec « Riding Mob », je m’attendais à une suite de la même tenue… Je fus en partie déçu. En partie seulement, puisque sur les 11 morceaux proposés (composés en majorité par Philippe Grolleau-synthés, guitares-)  il en est qui tirent leur épingle du jeu, tels que « Cherokee », « No man’s land », et « Prélude aux champs de batailles ». Des morceaux tels que « Aigle« , « Galaxy » qui clot l’album, ne m’on pas fait prendre la hauteur espérée. Reste que cet album contient des clins d’oeils aux groupes anglo-saxons des années 70, comme Saga, Yes, Genesis.

Vous qui aimez le  pop-rock instrumental, n’hésitez pas à écouter  et découvrir ce groupe.  Si vous souhaitez en savoir plus, sur leur discographie, vous pouvez vous reporter sur le blog du groupe : http://jallblanc.unblog.fr/

Guillaume.

Du Gospel aux Mantras…Voyage en harmonies…


Longtemps surnommée la « Tigresse », la « Queen of Soul », la désormais retraitée des scènes du monde entier Tina Turner, nous donne de ses vocales nouvelles à travers un album inattendu. « Love within… beyond« , sur lequel elle apparaît aux côtés de 3 autres chanteuses Dechen Shak-Dagsay, chanteuse tibétaine,  Regula Curti, soprano, Sawani Shende-Sathaye, chanteuse Hindi est une ode à la paix, au bien-être intérieur, à l’harmonie. Etonnant penserez-vous, de la part de Tina Turner

Oui, si l’on considère que, retirée du monde musical depuis quelques années, elle n’a pas besoin d’enregistrer d’albums. Sa carrière, sa  discographie, son succès mondial sur plus de 5 décénnies, ont fait d’elle une légende vivante de la musique noire américaine.

Non, si l’on sait ou découvre (c’est mon cas), que Tina Turner est une bouddhiste convaincue,  très imprégnée de la culture hindou, de la musique hindi, des rites de cette philosophie. Elle s’implique au sein de la Beyond Foundation. Ainsi est donc né « Love Within … Beyond« .  Force est de reconnaitre que le résultat est surprenant !  Chants tibétains, mantras, gospel, chant classique, tout se mélange et se succède, laissant l’auditeur voyager au gré des ambiances, des musiques traditionnelles (ici modernisées)…4 voix de femmes, 4 cultures,  4 artistes ici réunies pour une ode à l’Humain.

Beau résultat que cette rencontre, ce mélange de cultures.

Merci Tina, Merci mesdames!

Guillaume.

Une rentrée encore estivale


Je vous propose ici de découvrir une électro, qui sans être simple,  me semble  une évidence, elle coule de source. Cette petite perle est l’oeuvre du duo américain Odesza et In Return est leur deuxième album.

Cette électro, parfois pop, parfois r’n’b, est très originale dans le contexte actuel de la musique électronique, typique du son chillwave, vaporeuse, lointaine.

Dans cet album elle est le fruit aussi de plusieurs collaborations avec Zyra, Madelyne Grant et Py.

Certains morceaux ne m’ont pas semblé très originaux, par contre d’autres sont si radieux, si frais, si limpides qu’ils se sont intégrés automatiquement dans mon univers musical quotidien.

Le « tube », Say my name, de cet album ne m’a pas convaincu par contre je vous recommande It’s Only, Koto, Memories that you call

Michèle

 

 

 

 

1969, Roberta Flack débarque sur la planète Soul…


1969. Si en France, un certain Serge Gainsbourg, accompagné de Jane Birkin, chante l’érotisme, aux Etats Unis, 2 évènements surviennent : Le premier pas de l’Homme sur la Lune, et la première apparition discographique d’une chanteuse noire qui va marquer l’histroire de la Soul Music : Roberta Flack.

Après avoir appris toute jeune le piano, puis le chant classique, en passant pas le chant religieux (gospel et négros-spirituals), dans les églises,  après avoir enseigné l’anglais et la musique, après s’être occupé d’ enfants pauvres à Washington, elle chante le blues au Trivoli Club de Washingon, puis passe une audition pour le label Atlantic. Son approche de la soul music, dans laquelle elle mêle influences classiques et folk, en font une chanteuse à part.

« First Take« , première empreinte discographique de Roberta Flack, est un écrin composé de 8 morceaux. Elle ouvre par le superbe et lancinant « Compared to what« , sa voix grave, son phrasé, posés sur la rythmique, font merveille. Un son moderne, un chant plaintif-revendicatif, à l’égal de ses consoeurs Tina Turner, Aretha Franklin. S’en suivent l’hispanisant « Angelitos negros« , introduit par un solo de contrebasse, qui installe l’ambiance. Superbe. Tout comme « Our ages or our hearts« , sur fonds d’instruments à cordes. « I told Jesus », au chant minimaliste, presque susurré, est magnifique de simplicité. Le morceau « The first time I saw your face« , connut un succès particulier, puisque Clint Eastwood l’utilisa pour son film « Un frisson dans la nuit« .

« Tryin times » et « Ballad of the sad young men », ferment superbement ce premier opus de la toute jeune Roberta Flack, qui, musicalement, se démarque de la soul music habituellement enregistrée dans les années 60. Avec « First Take », Roberta Flack marque son entrée dans l’univers de la soul de la plus belles des manières. Ne le manquez pas!

Guillaume.

La Somone ou la liberté de l’enfance


YcareCet album est le 3ème d’Ycare. Il porte comme tître « La Somone » petite bourgade à 80 km de Dakar au Sénégal où il a passé son enfance. Ycare est d’origine libanaise né au Sénégal et français d’adoption. Si la nostalgie, l’enfance avec ses joies et son innocence apparaissentt, cet album exprime malgré tout la fureur de vivre. Cette une ode à la bonne humeur, la musique est entrainante, les rythmes sont enjoués et propices aux rêves.

Françoise

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