Archives Mensuelles: janvier 2015

Hommage à Mr Mac Cartney, scarabée for ever.


PMCC_imageQu’est-ce qui peut réunir autour d’un micro des artistes aussi différents que Billy JoelChrissie Hynde, Willie Nelson, BB King, Def  Leppard, Cure, Alice Cooper, Kiss, ou encore Harry Connick Jr, Dr. John, Bob Dylan, Sly & Robbie ?… La réponse : un album en hommage au talent du célèbre scarabée Paul Mac Cartney,  qui poursuivit avec les Wings dans les années 70, avant de se produire en solo depuis les années 80-90. Musicien aux multiples facettes (il est donc bassiste, guitariste, pianiste, chanteur, mais aussi compositeur de musique classique, à preuve son oratorio « Ecce Cor Meum », paru en 2007), il accompagne depuis près de 50 ans notre vie, nos souvenirs.

Faire cohabiter autant d’univers musicaux pour un album-hommage peut s’avérer risqué parfois. Ici, hélas, le résultat n’échappe pas à la règle. Il y a certes de belles surprises, mais aussi quelques plantages, tout au long des 34 titres ici proposés (il fallait au moins ca pour honorer le scarabée).

Parmi les  belles surprises, je  vous suggère Billy Joel et son « Maybe I’m amazed », le « Yesterday » en version guitare-voix par le vétéran Willie Nelson, « Every night » à la sauce Jamie Cullum, « Helter Skelter » en version musclée par Roger Daltrey, la belle interprétation de « Hello Goodbye » par les Cure et le fiston Mac Cartney, James, guitariste, « Let it be » tout en délicatesse par la voix de Chrissie Hynde, « Lady Madonna »  par Allen Toussaint.

Au rayon des plantages ou déceptions, je note la version « Things we said today » de Bob Dylan (mais qu’es-t-il venu faire dans cette galère?), « My love » de Harry Connick Jr. , le « Helen Wheels » passé à la moulinette de Def Leppard, « Venus and Mars, Rock show », par les vétérans de Kiss.

Malgré quelques ratages donc, ce double album permet tout de même de replonger dans le riche répertoire de Paul Mac Cartney. Un bonheur qui fait du bien en ce début d’année.

Guillaume.

 

 

 

Les 3 Rives donnent de la Voix


La médiathèque Louis Aragon, son espace musique, ont accueilli le quatuor vocal Les 3 Rives, samedi 24 janvier à 15H30, pour le lancement de la saison sur le thème de la Voix (de janvier à juin 2015).

http://www.mediatheque.fontenay-sous-bois.fr/evenements/a-l-affiche/article0/?tx_ttnews%5Btt_news%5D=265&cHash=dc5aa4eee9ffd4449c0c562e79833d65

Ce quatuor, qui s’est formé suite à un stage de chant à Murat, en 2007, est composé à part égale d’hommes et femmes (Odette Campillo, soprano ; Hélène Glotin, alto ; Nicolas Dagan, ténor ; Jean-Pierre Campillo, basse), qui vivent dans 3 régions différentes (Bords de Marne ;  La Loire ; Le Béarn).

Le 24 janvier, les 3 Rives nous ont présenté  un répertoire vocal très éclectique.  De Tomas Luis de Victoria, à Igor Stravinsky, en passant par Franz Schubert, entre autres. C’est donc un voyage dans le temps, à travers différentes époques, du 16ème au 20ème siècle, à travers les pays tels que l’Espagne, l’Allemagne,  l’Angleterre, l’Italie, sans oublier la France,  et les œuvres des répertoires sacrés et profanes, auxquels nous ont conviés les membres du quatuor des 3 Rives.

Guillaume.

 

Une pop-song So British


Au début de l’année, on regarde en arrière et on s’aperçoit qu’il y a des tas d’albums que l’on n’a pas eu l’occasion de chroniquer. Celui-ci en fait partie. Closing time de Erland & The Carnival, parut en septembre  de l’année dernière, me semble encore d’actualité, surtout dans mon casque. C’est de la pop-song, So British, que j’aime bien.

Gawain Erland Cooper, chanteur et guitariste fonde le groupe Erland and the Carnival (en raccourci, E&TC) au début des années 2000 avec le batteur et ingénieur du son David Nock (The Orb, The Cult), Danny Wheeler (basse) et Andy Bruce (synthétiseurs), ainsi  l’expérimenté guitariste Simon Tong (The Verve, The Bad & the Queen) .

Closing time, est leur 3ème album. Une pop simple mais élégante, qui ne prend pas la tête, mais qui accroche les oreilles. Une pop parfois sombre avec  Radiation, et puis aussi plus sereine comme avec Quiet love. Le dernier morceau nous révèle une pop tout en douceur, la voix d‘Erland Cooper nous enveloppant dans un nid douillet, accompagnés de chants d’oiseaux.

Michèle

 

 

Slash… n’a plus le feu sacré !


Slash, ancien membre de Gun’s ‘n’ Roses, groupe de hard-blues-rock dans les années 90, mène depuis cette période une carrière en solo, voire solitaire. Pour son nouvel album World on fire, ce talentueux manieur de cordes s’est adjoint les services de Myles Kennedy au chant, et du duo Todd Kerns (basse/ chant) Brent Fritz (batterie, percussions, claviers).

Le résultat, s’il est bien mis en boîte, n’est guère novateur tant dans les compositions proposées, que dans le jeu de guitare de l’homme au chapeau haut de forme. Les titres (17 au total !!! à croire que Slash avait des tiroirs à vider…) s’enchaînent et franchement rien ne se détache, ne survole le lot. L’auditeur que je suis, pourtant fan de ce musicien, s’en trouve déçu.

Cela sonne comme un retour dans les années 80-90, un son gras, des morceaux qui se ressemblent, sans réelle inventivité. Ayant écouté des groupes tels Ratt, Poison, White Lion ou Mötley Crüe à cette époque, je ne trouve rien de très différent, si ce n’est la date de publication de l’album…!! c’est dire !! Où est donc passé le jeu flamboyant, virevoltant, subtil de Slash…? apparemment, il l’a oublié ou pire, perdu en route… se contentant d’assurer, certes proprement, le service minimum.  Ses acolytes se donnent à fond, mais jamais cela ne décolle… jamais ! Et à ce compte-là, 17 morceaux à écouter, c’est beaucoup… trop !!!!

Alors Mr Slash, votre monde est peut-être en feu, mais vous, vous avez perdu le Feu… Sacré !!! Dommage !!!

Guillaume.

Un aller-retour au paradis


pochette_eiremUn concept, une idée et nous voilà embarqués. Une musique de film, sans film. Une musique qui nous pousse dans notre propre imaginaire, dans nos retranchements intimes, puisque tout le travail est à faire. Se laisser guider mais de loin, de très loin est très judicieux. Intéressant ce concept. On en arrive parfois même à oublier la musique….

Chapeau !!! Eirem, une idée originale. Tu mêles avec aisance et même semble t-il avec facilité, les genres musicaux : l’électro, le rock, le classique…, les différentes ambiances : la tragédie, l’espoir, et même l’humour avec l’Alleluia (d’ailleurs je pense que le bonus conclut parfaitement ce cd).

En écoutant cet album, on ressent le plaisir que tu a pris pour écrire et scénariser cette musique de film.

Mais je dois dire que j’attends avec impatience la suite, c’est à dire l’Enfer et ses démons

Logo_Eirem

 

http://eirem.unblog.fr/

Et inquiétude très « terre à terre » de la discothécaire que je suis : où je le range, moi, ce cd ?????

Michèle

 

Abelha-rainha ou La reine des abeilles


mariaNée à Santo Amaro  (Bresil) Maria Bethânia est le sixième enfant d’une fratrie de 7 enfants parmi laquelle on trouve la poétesse Mabel Velloso  et le chanteur Caetano Veloso. C’est d’ailleurs à lui qu’elle doit son nom de scène. Sa  carrière débute dans les années soixante avec le groupe hyppie Doces Barbaros. Sa carrière prend une ampleur internationale avec l’album Alibi en 1978. Elle s’est faite l’interprète de grands compositeurs brésiliens comme Chico Buarque, Caetano Veloso, Gilberto Gil, Tom Jobim, Noël Rosa, Roberto Carlos, Vinicius de Moraes, Jorge Portugal, Milton Nascimiento. « Meus quintais » est l’ambassadeur de  la musique populaire brésilienne née de la rencontre des traditions amérindiennes, européennes et africaines. Trois civilisations, trois univers sonores mais surtout des hommes – Indiens, colons ou esclaves – dont l’histoire croisée est à l’origine des rythmes du Brésil. Un bel hommage.

Françoise

Un trop-plein d’émotions


pochette_damien-RiceJe vous propose là un album à écouter chez soi, quand il fait bien froid dehors. C’est d’ailleurs le froid et plus particulièrement l’Islande qui a inspiré Damien Rice. L’irlandais, pour son troisième album My Favourite faded Fantasy (attendu depuis 8 ans), nous révèle son état d’esprit toujours aussi tourmenté, si sombre. Sa voix frêle, vulnérable, frémissante, nous emmène dans un album tout en émotions. Des ballades mélancoliques, intimistes et nostalgiques, et d’une musicalité extrême, alors que parfois l’artiste ne s’accompagne que de quelques notes à la guitare.

Bravo pour ce concentré de sentiments et d’émotions. Une fois l’album savouré, il est recommandé de sortir faire une bataille de boules de neige entre amis…

Michèle

 

Le Flamand Rose replie ses ailes.


« Voilà, c’est fini »! ont donc déclaré David Gilmour et Nick Mason, derniers rescapés du grand Flamand Rose, à la sortie de le l’ultime album « Endless river« , en novembre 2014. 47 ans après « The Piper at the gates of dawn » qui les révéla, 20 ans après « Division Bell« , dernier album studio sorti en 1994, »Endless river », marque donc la fin d’un groupe apparu au tournant des années 70,  qui aura  influencé des groupes tels Barclay James Harvest, Yes, Genesis, dans la période 70-80, ou les canadiens de Saga et les anglais de Marillion dans les années 80-90, contribuant à populariser une musique constituée de longs morceaux, aux accents très « spatiaux », ou claviers et guitares se taillaient la part du Lion.

Constitué à l’origine de Syd Barrett (chant), Nick Mason (batterie), Richard Wright (claviers),  Roger Waters (basse) et David Gilmour (guitares), le Flamand Rose va développer un style musical, un son, immuédiatement reconnaissables. Des albums tels « Ummagumma », « Atom Mother Eath », « The Wall » (qui n’a pas vu le film tiré de l’album, sorti en 1982..), « Dark Side of the Moon » ou « Animals » sont autant de chefs d’œuvres composés par ce quintet.

Depuis 1994 et « Division Bell« , le Flamand s’était fait discret… plus de son, juste des live enregistrés et des dvd de ses concerts gigantesques et spectaculaires (voir ceux enregistrés à Pompeï et à Venise, entre autres ) pour entretenir la flamme.

Nick Mason et David Gilmour, dépositaires du Flamand Rose, ont donc composé « Endless river » comme un dernier chapitre musical, un dernier salut, une ultime invitation à nous promener dans leur univers sonore si riche et inventif, si compliqué aussi parfois, sans oublier d’y inclure des plages enregistrées avec Richard Wright aux claviers. Le résultat, vous demandez-vous?. Un bel opus nourri de 18 morceaux, certains très courts, qui revient aux fondamentaux identitaires du groupe. Musique aérée, inventive, la guitare inspirée de David Gilmour, avec des clins d’oeils au passé. Un dernier chapitre bien écrit, pour  clore le parcours de ce Flamand Rose qui donc replie définitivement ses ailes.

A savourer.

Vous retrouverez nombreux de leurs albums à l’espace musique de la médiathèque.

Guillaume.

 

Ils étaient deux garçons…


souchonSi un album était attendu de pied ferme, c’est bien celui-ci.

Depuis 1974 avec « allô maman bobo » Voulzy a régulièrement composé des musiques pour Souchon et Souchon écrit des textes pour Voulzy. Mais il aura fallu 40 ans pour qu’ils se décident à produire ensemble un album, et ce pour la plus grande joie de leurs fans. Des ballades, de la musique pop, l’univers commun à ces 2 lascars sonne toujours aussi bien à nos oreilles. Et même si l’album sonne un peu plus Voulzy que Souchon, un grand merci à ces 2 seigneurs de la chanson française.

Françoise

SBTRKT


pochette_SBTRKTSous cette série de consonnes, que l’on pronnonce SUBTRACT, se cache un jeune londonien, né au Sénégal. Aaron Jerome est une figure intéressante de la musique électronique. D’abord cet artiste a choisi de se cacher derrière son masque, grâce à cet effacement l’artiste suscite la curiosité mais permet aussi à son oeuvre d’occuper le premier plan, et de laisser l’auditeur vierge de tout a priori. Wonder where we land est son second album sous ce nom. Son premier, après des millions d’écoutes sur Youtube entre autres, l’a parachuté au niveau des plus grands noms de l’électro. Après deux ans d’absence j’étais très curieuse d’écouter son album.

SBTRKT poursuit sa voie dans l’expérimentation et la diversité. Bien que très abouti, cet album semble plus facile. Il est plus groove, plus dansant que le premier, les puristes le regretteront sûrement.

Toujours aussi riche en collaborations, ont participé Sampha bien sûr, des rappeurs de la scène East Coast Raury et Asap Ferg, mais aussi Caroline Polachek, Ezra Koenig (des Vampire Weekend)…

Un +++ à New Dorp New York, et aussi à Wonder where we land, très sombre où l’on reconnaît sa patte d’électro magicien.

Et des +++ à ses pochettes d’albums…

Michèle

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