Happy birthday, Lady Day !!


BillieHoliday_image

 

Née en 1915 à Baltilmore (USA), Eleanora Fagan, plus connue sous le nom de Billie Holiday, partie à seulement 44 ans en 1959, aurait eu 100 ans en avril prochain!

L’occasion de revenir sur le parcours riche mais hélas trop bref de cette immense artiste, de cette voix magnifique, considérée comme l’une des 3 grandes voix du jazz vocal féminin, avec Ella Fitzgerald et Nina Simone. Reconnue pour son sens rythmique impeccable, son articulation lente, elle amène l’interprétation des chansons de façon totalement novatrice, y incluant un aspect théâtral, vécu, qui sera sa marque, faisant merveille lorsqu’elle chante le blues ou les chansons d’amour.

Après un début de marquée par un père qui ne la reconnait pas à sa naissance, puis par la prostitution, ce qui lui vaudra un séjour en prison, Billie Holiday verra son horizon s’éclaircir à sa sortie… Après une audition dans un cabaret de Harlem, elle est embauché comme chanteuse, multipliant dès lors les cachets, les engagements dans d’autres clubs.

Sa rencontre avec le producteur John Hammond  (Columbia) en 1933, va changer sa vie. Ce dernier va lui présenter Benny Goodman, avec qui elle enregistrera une session studio qui la lancera dans le milieu du jazz, puis sur les scènes. Elle accumule alors les rencontres artistiques marquantes : Lester Young, qui lui donnera son surnom de « Lady Day », Bobby Hutcherson, Fletcher Henderson, puis en 1935 Duke Ellington, Ben Webster, Teddy Wilson.

Devenue une grande vedette du jazz vocal féminin, elle sera la première chanteuse noire accompagnée par un orchestre de musiciens blancs, celui de Artie Shaw. « Strange fruit », son titre phare, est en fait un poème écrit pour elle. Il est considéré comme le premier titre dénonçant le racisme, la ségrégation régnant alors dans le sud des Etats-Unis. Première chanteuse noire à se produire au célèbre Metropolitan de New-York, elle effectuera en 1954, sa première tournée européenne, se produisant notamment Salle Pleyel à Paris. De retour aux Etats-unis, elle chante à Carnegie Hall, autre lieu mythique de la musique à New-York.

En 1958, un an avant sa mort, elle fait sa dernière apparition en France, à l’Olympia.

A 44 ans seulement, sa voix s’éteint, fatiguée des excès subis (drogue, cigarette, alcool). Elle laisse un répertoire riche, unique, qui encore aujourd’hui, sert d’inspiration aux chanteuses de Jazz, telles que Dee Dee Bridgewater, Cassandra Wilson, Dianne Reeves.

Guillaume.

 

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Publié le 14 février 2015, dans Chroniques, et tagué . Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

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