Archives Mensuelles: juillet 2015

Rose sans épine


rose-et-puis-juinChacun de nous peut se reconnaître dans cet album. Rose a une voix légèrement rocailleuse, plaisante, douce. Elle chante la peine, la nostalgie, la douleur des ruptures. Les nuits passées dans les sanglots. Puis le rire du matin qui chasse les idées noires. Elle nous chante le chemin qui existe à l’intérieur de nous, la voie à suivre pour aller vers le bonheur.

Alors écoutez-la et puisez à  travers ses chansons la force de vous relever.

Françoise

Du Delta naquit le Blues !…


Le Delta du Blues, qu’est-ce donc, vous demandez-vous peut-être?

Situé au sud des Etats-Unis d’Amérique, dans l’Etat du Mississippi, le Delta du Blues est en réalité une bande de terre de 260 kilomètres sur 80 kilomètres, bien loin de l’embouchure du Delta du fleuve Mississippi. Ce coin perdu coincé entre la Yazoo river et le fleuve Mississippi, traversé par ailleurs des Highway 61 (chère à Bob Dylan) et Highway 51, est constitué de villes telles que Wicksburg, Memphis, Clarksdale, Greenville.

Parmi les pionniers de ce qui sera nommé plus tard le « Delta Blues », figure en premier lieu Charlie ou Charley Patton (1881, 1891-1934), qui décrit alors dans ses chansons son quotidien et celui de ses frères de sang. Mélange de blues, de folk, de récits plaintifs ou résolument revendicatifs, il pose les bases du Delta Blues. Après lui, Son House (1896-1956), Skip James (1902-1969), mais aussi Robert Johnson (1911-1938) ou Tommy Mac Lennan (1908-1962), seront les plus remarqués et remarquables parmi les musiciens du genre.CharleyPatton_image

Quelques années plus tard, la nouvelle génération des bluesmen du Delta comptera en ses rangs des musiciens-chanteurs tels que Muddy Waters (1915-1963), John Lee Hooker (1917-2001), Rice Miller alias « Sonny Boy Williamson II« , finiront d’imposer et inscire dans l’Histoire le nom de Delta Blues, comme berceau originel du genre.MuddyWaters_image

Parmi les bluesmen contemporains, Keith B.Brown (ancien boxeur et ex taulard, au look de jumeau de Mike Tyson), Alvin « Youngblood » Hart, ou James « Super Chikan » Johnson, tiennent haut le flambeau de ce blues dépouillé, brut, qui sent la poussière, la vie difficile, les souffrances endurées par la population noire, entre esclavage et racisme, discriminations en tous genres.

Alors si vous voulez partir sur les routes du Delta, aux origines du blues, et à la croisée des chemins, redécouvrir ces pionniers, n’hésitez pas… Leur histoire est aussi un peu la nôtre!

Si vous désirez en savoir davantage, je vous renvoie au dossier très complet publié par le magazine SoulBag de ce mois-ci..http://www.soulbag.fr/

Guillaume.

 

Sensational !


jeanne-added-be-sensationalUn vrai et gros coup de coeur pour cette chanteuse ! Jeanne Added, avec son premier album solo Be sensational,  envahit les scènes françaises, et récolte les lauriers de son travail. En effet cette artiste n’est pas une novice, de formation classique, elle jouait aussi du violoncelle, elle fut reconnue dans le milieu du jazz et du lyrique. Passée par le Conservatoire national supérieur de Paris et la Royal academy of Music de Londres, elle a eu le courage de vouloir trouver sa place, d’être véritablement soi-même.

Et c’est dans le rock, qu’elle a apparemment trouvé sa voie (voix). Be sensational a beau être son premier disque, on y retrouve de la maîtrise, de la maturité d’une artiste aguerrie. Elle fut révélée aux Trans-musicales de Rennes de 2014, et c’est avec ce son puissant, cette électro rock, voir électro punk, qu’elle remporte la reconnaissance du public et des médias.

Jeanne Added, est donc une artiste confirmée, une auteur-compositrice-interprète, qui s’est entourée de Dan Levy (The Do) pour les arrangements et la production, mais aussi de deux artistes de qualité que l’on retrouve sur scène : Anne Paceo à la batterie et Narumi Hérisson aux claviers.

Elle sera à l’affiche de plusieurs festivals cet été, l’occasion de la découvrir sur scène…

Michèle

 

Antoine Hervé fait jazzer les Stones!


AntoineHervé_StonesGroupe mythique de la pop-music anglaise depuis leur émergence au cours des années 60, les Rolling Stones, devenus une véritable institution musicale, ayant influencés de nombreux artistes par la suite, n’avaient pas connus les honneurs d’une revisite de leur répertoire en mode jazz. C’est désormais chose faite « sur Complètement Stones », l’album du pianiste Antoine Hervé, ici accompagné de François Moutin à la contrebasse et Philippe Garcia à la batterie.

Ce trio passe en revue quelques-uns des nombreux standards écrits et composés par le duo Jagger-Richards, ici « Angie », « I can’t get no satisfaction », « Factory girl », « Wild horses », « Sympathy for the Devil », « Ruby tuesday », « Paint it black ».

Si la démarche surprend à la première écoute de »can’t you hear me knocking » qui ouvre l’album, j’avoue que je me suis pris au jeu, laissant de côté l’ombre de la voix de Jagger, et des envolées de guitare du gars Richards. Le dialogue qui s’instaure entre les membres du trio est un régal.

Les versions que j’ai préféré sont celles de « Factory girl », « Wild Horses », « Ruby Tuesday ».

Fans des Pierres qui Roulent comme amateurs de jazz sortant des sentiers (re) battus, vous trouverez ici un superbe compromis, tout en maitrise et en inventivité. A savourer.

Guillaume.

Clapton, éternellement ….


EricClapton_imageComme un joli cadeau avant l’été, je suis tombé sur la dernière livraison musicale d’Eric Clapton, alias Slow hand. « Forever Man » est un opus en 2 actes : 1 album studio de 19 titres, et un album live de 14 titres! Bref de quoi se régaler, revisiter la carrière et les nombreux tubes enregistrés par Eric Clapton.

Au menu du premier acte, il est agréable de retrouver des classiques tels : « My father’s eyes », « Bad love », « Call me the Breeze », ainsi que deux duos :  « Anyway the wind blows », avec son mentor JJ Cale,  « Riding with the King », duo avec le légendaire BB King.

Il rend également hommage à Robert Johnson, pionnier du blues, sur « Little Queen of Spades », alterne les blues électriques, les morceaux aux accents pop (Pretending), les ambiances acoustiques sur « Tears in Heaven » ou « Circus ».

Le live s’ouvre sur un vieux titre, « Badge »… puis viennent « Sunshine of your love », « Wonderful tonight », « Cocaine ». Arrivent ensuite « Layla » et « Walking blues » servis en acoustique, deux tires avec Steve Winwood : « Them Changes » et « Presence of the Lord »… bref « Slowhand » nous gâte vraiment.

Les titres défilent, sans faiblir, le plaisir d’écoute est en mode continu. Le triptyque « Hoochie Coochie Man »- « Goin’ down slow »- « Over the rainbow » clôture ce live de façon superbe.

De quoi se consoler agréablement de la décision du guitariste d’arrêter les tournées.

Guillaume.

Magie du Oud


sans-titreMohamed Abozekry est un oudiste virtuose et un compositeur de génie. Né au Caire, il devient à 15 ans le plus jeune professeur de oud du monde arabe. Il mêle la musique orientale à d’autres musiques du monde (latine, tzigane, indienne) et à d’autres influences (jazz, blues, rock). Il a fondé en 2011 avec des amis  lyonnais un  quatuor le « Heejaz ». Leur premier album  » chaos » était déjà magnifique, « Ring road » est splendide. Il se balade entre musique traditionnelle, jazz, flamenco avec parfois une pointe de bossa. On ressent parfois la mélancolie du oud mais même si les morceaux sont longs, on ne s’ennuie pas tellement on est entouré pas un univers fantastique riche en couleurs.

A découvrir absolument

Françoise

Mister Knopfler nous emmène en promenade…


Il nous aura fallu atteMarkKnopfler_imagendre, patienter 6 ans! Depuis 2009 et son précédent opus, Mark Knopfler s’était retiré du monde.

Sortant de son silence, de sa retraite campagnarde comme le suggère la pochette de son dernier album « Tracker« , Mark Knopfler, ex chanteur-guitariste-leader de Dire Straits, qui fut dans la décennie 80 une usine à tubes dont les célèbres « Telegraph road », « Money for nothing » , « Sultan of Swing »… entre autres, revient donc nous voir.

Cet amateur de folk music, de country (voir ses collaborations avec Tom Petty, Bob Dylan, Willie Nelson, ..), de blues avec Eric Clapton, de ballades finement ciselées, loin des standards en vigueur de nos jours, n’a pas pour ce retour, changé de recette : simplicité, minimalisme, dépouillement, efficacité!

« Tracker » est une invitation à la promenade menée par Mister K. Passé « laughs and joles and drinks and smokes », se présente les 2 premiers morceaux intéressants, que sont « Basil » et River towns ». Le talent du guitariste est toujours là, tout comme sa voix, légèrement grave. Intacte, précise! Certes Mark Knopfler n’a jamais revendiqué être un chanteur puissant, reste cependant cette faculté à conter des histoires, simplement, tranquillement. Suivent les beaux « Broken Bones », « Lights of Talormina », « Silver Eagle », à savourer.

La promenade avec le guide Knopfler se termine par un duo-« Wherever I go »- avec la chanteuse australienne Ruth Moody.

Tout au long de « Tracker », la musique, toujours sobre, dépouillée, emporte l’auditeur.

Du bel ouvrage, Mister Knopfler!

Guillaume.

Une guitariste, banjoïste et mandoliniste… de talent


pochette_sarah-jaroszLe Bluegrass est un genre peu écouté en France, pourtant voilà un petit brin de femme, avec un grand talent, qui contribue à moderniser ce genre. Sarah Jarosz a 24 ans et de l’or dans les doigts. Une virtuose de la mandoline, banjo et guitare. Cet album Build me up from bones est constitué de ses compositions, et de deux reprises : The book of right-on de Joanna Newsom et Simple twist of fate de Bob Dylan, qu’elle s’est appropriées.

Ce 3ème album est toujours très personnel, des compositions poétiques, simples et efficaces. La voix du leader de Bluegrass était traditionnellement forte et dans les tonalités hautes. Avec Sarah Jarosz, rien de tout cela. Sa voix est légèrement voilée et pleine de charme.

Un bon disque, à écouter chez soi, pour passer un bon moment, et l’occasion de découvrir le bluegrass des années 2015.

Michèle

Mike Porcaro, bassiste élégant.


MPorcaroLive_image15 Mars 2015. Mike Porcaro, bassiste historique du groupe de rock américain Toto, s’en est allé, la faute à une maladie rare.

La première fois que j’ai eu l’occasion de rencontrer ce musicien aussi discret qu’essentiel au sein de Toto, c’était à Paris, en 1998, dans les salons de l’Hotel Hyatt, ou Mike Porcaro venait faire la promo de l’album « XX » célébrant les 20 ans de carrière du groupe. Affable, souriant, courtois, j’avais eu le privilège de converser durant 45 minutes avec lui, évoquant son rôle de bassiste, le groupe Toto, la vie en tournée, mais aussi sa vision du monde, à l’époque. Une rencontre qui me fit découvrir la personnalité  attachante de Mike Porcaro. La seconde fois, quelques années plus tard, toujours à Paris,  entouré des autres membres de Toto Steve Lukather et David Paich, il était venu rencontrer la presse, la veille d’un passage à Paris. Deux moments rares et privilégiés.

Mais avant ces deux rencontres, j’avais bien sûr découvert le musicien au sein du groupe Toto, dans les années 80. J’ai tout de suite aimé ce son pop-rock et les compositions superbes telles que « Africa », « Rosanna », « 99 », « Pamela », « Stop loving you » ou encore « Hold the Line » qui rendirent le groupe célèbre.

Mike Porcaro, outre son rôle au sein de Toto, était aussi producteur de musique et se retrouvait parfois à travailler avec des pointures comme Carlos Santana sur l’album « Surnatural » de ce dernier, en 2011. Il y jouait sur le titre « Primavera ».

Il a cessé de tourner en 2010 lorsque la maladie à pris le dessus. En 2012, les musiciens de Toto organisèrent alors une tournée européenne en son honneur, avec le concours de Nathan East à la basse.

Précurseur de l’utilisation de la basse à 5 cordes, devenu une référence pour les bassistes, il laisse l’image d’un musicien discret, efficace, au rôle très important au sein de Toto.

Guillaume.

 

 

 

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