Perché sur sa Supernova, Satriani fait son grand retour.


JoeSatriani_pochette

La pochette de son nouvel album annonce la couleur : Joe Satriani,  traversé par les éclats météoriques de cet Univers qui semble le fasciner.

La musique ici offerte à nos oreilles est un voyage spatio-temporel, une ballade cosmique, telle que sait si bien les concocter ce génie de la guitare, ancien professeur notamment de Steve Vaï.

L‘alien de la six-cordes est de retour!  Après ses embardées musicales vers un hard rock musclé au sein de « ChickenFoot » (3 albums au menu) et  « Unstoppable Momentum », son précédent album paru en 2013, qui l’a vu tourner à travers le monde, jusqu’à remplacer au pied levé Jeff Beck à Marciac en août dernier, au cours de laquelle il a rejoint sur scène le légendaire bluesman Lucky Peterson pour un duo magistral, Joe Satriani, du lointain de sa galaxie musicale, nous revient en cette fin d’année 2015, avec dans sa besace le « Shockwave Supernova ». Si le précédent opus était plus heavy, « Shockwave Supernova » s’annonce comme un retour à des compositions plus aériennes, tout en gardant ce son de guitare inimitable.

Cet album, par son ambiance, renvoie à « Surfing with the Alien » (1997), ou « Crystal Planet » (1998). L’enchainement des morceaux tous composés par le guitariste californien se fait en douceur, et c’est un vrai plaisir que d’écouter Joe Satriani et son style aérien, fluide, soutenu par des compères de haut vol : Mike Kenneally aux claviers, Vinnie Colaiuta à la batterie et John Cuniberti aux percussions. Dès l’entame de l’album, le titre « Shockwave Supernova » nous embarque et nous montre que le guitariste est en grande forme!

Sur les morceaux qui suivent, de « Lost in Memory » à « On Peregrine wings », Satriani alterne les riffs très rock avec les envolées mélodiques dont il a le secret. Sans jamais perdre en qualité ni intensité de jeu, le virtuose reste très inventif, ses compositions partant dans des directions inattendues mais toujours intéressantes. Preuve en est avec  « Cataclysmic », aux allures de slalom entre les morceaux d’astéroïdes, qui ferme le premier tiers de l’album, en passant par le blues-rock de « San Francisco blue », jusqu’au virevoltant « Keep on movin' ».  « Butterfly and Zebra », petit joyau de légèreté, s’invite comme une rupture avant les 3 morceaux terminant ce magnifique album : « If there is no heaven » et sa rythmique rapide sur laquelle Satriani pose une mélodie crystalline, un morceau de rock progressif. « Star race across the sky », nous entrainant dans une ballade en compagnie des étoiles. « Goodbye SuperNova » qui clot l’album, est superbe.

Vous l’aurez compris, j’ai adoré ce nouvel album concocté par Joe Satriani.

Pour les amateurs de guitare, de mélodies inspirées, il ne faut  pas le louper !

Guillaume.

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Publié le 2 janvier 2016, dans Chroniques, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

  1. Salut Guillaume,
    Bonne Année à toi ainsi qu’à toute l’équipe.
    Concernant le dernier album de Joe SATRIANI, je suis d’accord. Enfin, il était temps !!!! Je commençais à désespérer.
    EIREM

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