Bertrand-Muschalle, Frères de Boogie.


 PianoBrotherhoodJean-Pierre Bertrand, 61 printemps, est, après Jean-Paul Amouroux, l’autre grand spécialiste du boogie woogie en France. Musicien à la carrière déjà longue et riche, il est également producteur, directeur de Festivals, tels « Les nuits Jazz et Boogie » dans les années 90, à Paris, plus récemment « Beaune Blues Boogie Festival »(depuis 2005), en bourgogne, sans oublier celui de Laroquebrou , qui fêtera sa dix-huitième année d’existence en 2016. Tous ont été ou sont encore l’occasion de célébrer cette musique particulière, riche, rythmée, qu’est le boogie woogie. Ses deux dernières expériences musicales, furent très différentes, l’une en sextet « Boogie System » (2010), l’autre en solo « Ryhthm Boogie » (2014).

Frank Muschalle, pianiste allemand de 47 ans, est un as du clavier en mode boogie. Après « Battin the Boogie », paru en 1997 et « Live » paru en 2002, ce pianiste au look d’étudiant, partage les mêmes influences musicales que Jean-Pierre Bertrand (Albert Ammons, Pete Johnson). C’est donc tout naturellement que les deux hommes se sont retrouvés pour nous concocter  » Piano Brotherhood ». J’avais d’ailleurs découvert ce pianiste, lors de son passage au Jazz Club Lionel Hampton, en compagnie de Dani Gugolz (contrebasse, chant) et Peter Müller (batterie), le 13 novembre dernier, soir funeste dans la capitale. Son jeu m’avait emballé, car dynamique, frais, très enlevé. Muschalle passait allègrement d’un boogie à une ballade ou un rock.

« Piano Brotherhood », est donc un dialogue complice, subtil, léger, entre deux as du clavier tempéré boogie. De « Lucky shuffle », composition du duo,  qui ouvre le disque, à « Swanee River Boogie » en passant par  les »Rhythm Boogie » et « Boogie Woogie Blues » d’Albert Ammons, les deux compères se régalent et nous offrent un joli moment musical. Les compositions personnelles ne sont pas en reste, puisque si Frank Muschalle ne nous offre (et c’est dommage!) qu’un « Blues O’Clock », JP Bertrand  nous offre « A Fred’s smile for the boogie man », « Searing Blues ». Seul morceau chanté, « Blues with a feeling », permet d’apprécier la voix du contrebassiste.

En résumé, un disque bien ficelé, qui ravira les amateurs du genre, parfait pour celles et ceux souhaitant découvrir cette musique joyeuse, qu’est le boogie woogie.

Si ces deux pianistes se produisent près de chez vous, ensemble ou séparément, n’hésitez pas, allez-y, vous passerez une belle soirée… et qui sait danserez-vous sur l’un ou l’autre des morceaux.

Guillaume.

 

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Publié le 3 février 2016, dans Chroniques, et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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