Viva la Vie !


VampireenPyjamaLa première fois que je l’ai vu, que j’ai su… C’était en janvier dernier, lors de sa venue à La Grande Librairie. Là, le choc ! Mathias Malzieu, chanteur-fondateur de Dionysos, venait y présenter le livre de sa résurrection, « Journal d’un vampire en pyjama« , qui récemment a été couronné du prix du public de France Télévisions. Une évocation toute en retenue, en humour, en dérision à posteriori de cette longue traversée du désert médical, depuis le jour où il apprit qu’il devait, toutes affaires cessantes, se faire hospitaliser… rentrée en chambre stérile, coupé du monde, douleurs, monde hospitalier, la cohabitation intra-corporelle avec un mal inconnu, inodore, mais qui vous mets par terre, la tristesse de voir ceux qui s’éloignent, la joie de constater ceux qui restent, la colère mêlée de désappointement envers ceux qui rappelleront quand « ca ira mieux ». Le livre est remarquable !!!!….

Mais je suis ici pour évoquer l’album que Mathias Malzieu enregistra parallèlement à l’écriture de son livre, à la sortie de ce long cauchemar de cohabitation avec le mal, qui le rongeait de l’intérieur, voulant « l’offrir » à la grande faucheuse, cette « Dame Oclès » omniprésente (dont il a fait une chanson), guettant le moindre faux pas, la moindre faiblesse, pour porter l’estocade.

« Vampire en pyjama« , joyeux mélange de rock, de poésie, de chanson, au son du ukulélé, des violons, sur fond d’évocation d’un sujet grave et intime, est un hymne à la vie, au combat ! Ce « Vampire en Pyjama » s’ouvre sur le poème de Verlaine « Chanson d’Eté », qui  a lui seul, résume ce par quoi est passé Mathias Malzieu. S’en suivent, comme autant de perles descriptives, des textes ciselés, tels des épisodes d’une série, les états vécus, depuis la fragilité (Guerrier de porcelaine), le plaisir du skate dans les couloirs (skateboarding sous Morphine), la mort omniprésente (Dame Oclès), la dévotion du personnel médical (Hospital blues)… Au final, 13 chapitres musicaux, 13 textes forts, émouvants, grinçants.

« Vampire en pyjama » est un magnifique album, né de tant de souffrances, de douleurs, d’optimisme, de combat contre soi-même, contre le mal qui ronge, incognito. Dans « La chant du mauvais cygne », qui clot l’album, Malzieu écrit : « Je me reposerais quand je serais mort ». Ca tombe bien, tellement ce garçon fourmille d’idées de créations à venir, de projets à venir. Il a gagné son combat pour la (sur)vie… J’attends avec autant de curiosité que de bonheur ses prochaines productions !

A bientôt, Mathias !

Guillaume.

 

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Publié le 10 mai 2016, dans Chroniques, et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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