Mr Miller, retour vers ses racines


Afrodeezia_imageTout récemment, l’immense bassiste-producteur-musicien Marcus Miller, était de passage à Paris (Olympia) pour deux concerts exceptionnels, suite à la sortie de son album « Afrodeezia« , qui marque un retour aux racines africaines, aux rythmes et mélopées issus de ce continent si riche en variétés musicales, du nord au sud.

Je ne m’étendrai pas sur le concert, qui fut un pur régal musical, humain (il a invité Aziz Shamaoui et ses musiciens qui assuraient la première partie, à intégrer le band pour prendre part à son récital, qui plus est en lui laissant la place parfois !). Deux heures de bonheur, de chaleur humaine, de voyage en musique entre l’Europe, l’Afrique et les Etats-Unis. Jazz-rock, mélodies traditionnelles africaines, simplicité, fraternité, maestria des musiciens, présence d’une kora, d’un oud, tout y était !

« Afrodeezia« , dernier opus en date de Marcus Miller, est donc un embarquement pour l’Afrique, sa richesse musicale, rythmique, culturelle. C’est aussi un hommage à l’histoire des esclaves noirs, transportés vers les Etats-Unis, qui, pour échapper à leur condition, se mirent à chanter et inventèrent le blues, le gospel, les spirituals, le jazz, le rhythm’n’ blues.

De « Hylife », qui ouvre l’album, à « I can’t breathe », qui clot l’album, il démontre toute l’étendue de son répertoire, sa musicalité, son sens de l’improvisation aussi, sur cet instrument qui semble être un prolongement naturel de lui-même. Sur cet album, figurent des invités (qui accompagnent également Marcus Miller sur scène) tels que Cherif Soumano (Kora), Etienne Charles (trompette). Deux musiciens, deux talents qui ont toute leur place dans l’univers musical du maestro. Le très beau « B’S river », qui évoque une rivière de son enfance,  sa version de « Papa was a Rolling stone » des Temptations, et « Water dancer » ont ma préférence.

A 56 ans, le bassiste-compositeur-producteur tient la grande forme et sa musique est de plus en plus riche, profonde.

Vivement le prochain album !

Guillaume.

 

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Publié le 6 juin 2016, dans Chroniques, et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

  1. Excellent Marcus Miller!!! A noté qu’il était déjà le bassiste sur le 1er album de Luther Vandross, le patron!!!

  1. Pingback: 1 an en musique : 1982 | Sème la Zic

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