JazzaFont, une histoire d’amis.


Nomade_imageTroisième et dernière découverte estivale de musiciens-artistes fontenaysiens : JazzaFont.

JazzaFont, ou JAF pour les initié(e(s). Derrière ce patronyme à l’accent local, se cachent 6 musiciens, tous amis de longue date. Jean-Luc Fontaine (saxophones), Nicolas Durand (batterie), Bruno Tocco (congas, bongos), Christophe Rossignol (basse, contrebasse), Marc Fourmont (claviers), Pierre Lalanne (trompette), se sont retrouvés et unis autour de la passion commune pour le jazz, surtout s’il est de funk, de rock, de couleurs venues d’ailleurs.

Leur album « No made« , que l’on peut aussi comprendre comme « Nomade », en est la parfaite illustration. Sur les 8 titres présentés, hormis les 2 reprises, « Fever » de Otis Blackwell, et « Cantaloupe Island » de Herbie Hancock, ce sont Jean-Luc Fontaine et Nicolas Durand qui assure la composition-création des morceaux. Le sextet propose un jazz coloré, entrainant, tel l’introductif » Luca » ou le bluesy « Banana Blues ».

« Deep heart » est une ballade empreinte de nostalgie, ou le piano, maitre de cérémonie, nous offre un moment que l’on pourrait imaginé tiré d’une nuit passée à ressasser des idées noires, un  blues triste, entrecoupé de quelques verres d’alcool pour noyer un chagrin d’amour. Changement d’ambiance avec le dansant « Funky day », qui fleure bon la soul des années 70, empreinte à James Brown et consorts.

« Fever », tube de Otis Blackwell, créé en 1956, depuis repris par les plus grands noms du jazz et de la soul (Peggy Lee, James Brown, Michael Bublé, Elvis Presley, Ray Charles, Sarah Vaughan….. ) est livré ici dans une version assez déroutante à mon goût, loin de  l’esprit entrainant, swinguant, initial. Décevant. Je passerai sur « No quiero saber », qui manque de saveur latino. Dommage. Pour clore leur « No made », les membres de JAF nous offrent une version pour le moins très arrangée, version rythmique reggae, du standard de Herbie Hancock, « Cantaloupe Island ».

Au final, 8 morceaux différents, aux couleurs variées, aux inspirations éclectiques, qui, si elles ne m’ont pas toutes convaincues, méritent sûrement le coup sur scène. Ce que j’irai vérifier dès que l’occasion se présentera.

JazzaFont, JAF si vous voulez, honore à leur manière une musique sans cesse en mouvement(s), le Jazz.

A découvrir.

Guillaume.

 

 

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Publié le 29 août 2016, dans Chroniques, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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