L’histoire d’une chanson : Les feuilles mortes


Tout commence au cinéma en 1946 dans le film de Marcel Carné Les Portes de la nuit, où l’on entend un air d’harmonica et Yvo Livi (Yves Montand) fredonner quelques bribes de paroles. Le film fut un échec commercial, mais cette chanson, elle, restera. Composée par Joseph Kosma, chef d’orchestre de Budapest réfugié en France pour fuir le nazisme. A l’origine, J. Kosma s’est inspiré du Poème d’octobre de Jules Massenet composé en 1874 pour écrire une musique de ballet Le Rendez-vous, et c’est sur cette composition que le poète Jacques Prévert  écrit ces paroles que tout le monde aujourd’hui connaît.

Le première version enregistrée de cette chanson fut celle de Cora Vaucaire en 78 T, presque en même temps une version allemande est interprétée par Marianne Oswald, puis c »est au tour d’Yves Montand le 9 mai 1949 sur un 78 T également. Cette chanson, assez simple en réalité, parlant de la nostalgie d’un amour perdu, va connaître un succès indémodable à travers les années, et à travers les pays. De très nombreux artistes ont voulu se l’accaparer, c’est le compositeur interprète de jazz  Johnny Mercer qui l’adapte en anglais : elle devient Autumn leaves, grand standard de jazz aujourd’hui encore incontournable.

Il existe environ 600 versions et reprises des Feuilles mortes : parmi les plus connues : Richard Anthony pour la période yé-yé, Edith Piaf, Bernard Lavilliers, Françoise Hardy, Juliette Gréco… et pour la version anglaise : Frank Sinatra, Duke Ellington avec Ozzie Bailey et Ray Nance, Nat King Cole, Barbra Streisand,Eric Clapton et même Bob Dylan

En 1960 Serge Gainsbourg composera en hommage à cette oeuvre,  sa fameuse Chanson de Prévert, encouragé d’ailleurs par l’auteur lui-même. Celle-ci aussi connaîtra son heure de gloire et ses nombreuses interprétations.

Michèle

Voisi quelques versions de Les feuilles mortes :

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Publié le 22 novembre 2016, dans Chroniques, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

  1. Chouette promenade automnale dans les versions, parfois inconnues pour moi, de ce classique de la chanson française et du jazz.
    Merci Michèle!
    Guillaume.

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