Kazut de Tyr, entre Bretagne et …..le reste du Monde


A l’origine du groupe, 3 musiciens bretons. Terre de traditions musicales, vocales et…. marines. Sauf que les gaillards dont il est ici question (Gaby Kerdoncuff, trompettiste, chanteur, bombardiste ; Jean Le Floch, accordéon, bombarde ; Yves-Marie Berthoux, percussions), plutôt que de prendre le grand large vers L’Ouest et l’Océan, se sont tournés vers l’Est… décidant de partir sur les chemins de la tradition orale et musicale du côté de la Turquie, du Kurdistan, de la Syrie, des Balkans, et des portes de l’Orient. Autant de directions, destinations, territoires où la musique et l’oralité tiennent une grande place dans la culture de ces pays, au cœur des populations. Kazut de Tyr s’est donc enrichi au fil des rencontres, de musiciens venus d’horizons divers… le tout pour aboutir à un ensemble musical qui met à mal les à priori, les doutes, les méfiances, les rejets de l’Autre, celui qui nous est différent, inconnu.

« Jorjuna« , projet musical abouti de ce band multiculturel, met en lumières ces différences sonores mais également les passerelles sonores qui existent bel et bien entre les contrées citées plus haut. Rafraichissant!

Celles et ceux qui ont pu assister à leur concert le 15 juin dernier à Musique au Comptoir, dans le cadre d’une soirée -débat sur la place de la musique dans le langage et la culture universelle, en présence de Sébastien Lagrave, président du festival Africolor et de l’association Zone Franche, ont pu apprécier la joie que procurent ces musiciens, leur talents complémentaires au service d’un même idiome : La musique a été, est, et sera toujours un langage universel, puisque parfois ses racines se croisent à plusieurs centaines ou milliers de kilomètres de distance. Ce soir-là, le trio originel était enrichi de la présence de Rusen Filiztek (Saz), Maëlle Vallet (Qanum) et Lionel Mauguen (Saz). Sur l’album, si Rusen Filiztek n’est plus là, sont venus s’adjoindre deux chanteurs, le kurde Kani Kamar, et le breton Eric Menneteau.

Au final, c’est un joli tintamarre, une belle nouba, du beau ramdam qui nous est offert ici par Gaby Kerdoncuff, fondateur et doyen du groupe, et ses jeunes acolytes. De la marche bretonne inaugurale en passant par les chants traditionnels lors des mariage bretons, sans oublier la fameuse! Trugarez gavote, aux chants kurdes traditionnels, Kazut de Tyr nous offre une superbe ballade musicale sans frontières.

Merci! Spas Dikim! Trugarez!

Guillaume.

Publié le 27 septembre 2017, dans Chroniques, et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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