Tyler, the creator se réinvente avec Flower boy.


 

Pas spécialement fan d’Odd Future au départ, ou de la carrière solo de Tyler, the creator son lead, mais ce nouvel opus a fait tellement de bruit que je me suis dit que j’allais lui donner sa chance. J’avoue que j’avais un peu peur que l’annonce du coming out de Tyler, chose assez rare dans le milieu hip hop, pour être mentionnée, ait eu un tel effet de buzz que le disque n’avait été survendu. Je vous rassure tout de suite, ce n’est pas le cas!!!

“Flower boy”, dont le titre au départ, était “Scumfuck flower boy” (je me passerais de traduire…) est, je pense, le meilleur produit du rappeur Californien.

Le titre a donc été un peu édulcoré, ce qui n’est pas vraiment l’habitude de l’artiste et ça aussi, ça a attiré mon attention, Tyler, the creator et son ancien groupe était plutôt un collectif assez trash, avec des paroles assez tranchées et surtout un côté visuel très travaillé et bien hardcore!!! Alors, pourquoi ce revirement? Tyler a t-il changé?

En fait, non pas vraiment… Il a mûri, c’est sûr, mais au fond, le gars reste le même, ce personnage décalé, mais hyper talentueux du hip hop Californien. C’est plutôt l’ambiance du disque qui est différente, moins dark, même si sur certains morceaux comme “Who dat boy?” on retrouve l’atmosphère films d’horreur qu’on pouvait ressentir sur “Cherry bomb” ou sur les projets d’Odd future. C’est plus mélodieux, plus intimiste aussi et franchement l’écoute n’en est que facilité pour ceux qui, comme moi ne sont pas particulièrement adeptes du style de Tyler. Le disque est aussi plus court, environ 50 minutes et a du coup, moins de temps faibles, ce qui me dérangeait aussi sur l’opus précédent.

Les acolytes habituels sont présents avec Frank Ocean évidemment, mais aussi Lil’ Wayne et ASAP Rocky qui ont déjà été crédités sur les albums précédents de Tyler. Quelques petits nouveaux cependant, notamment avec la sublime voix d’Estelle qui vient accompagner le morceau central du disque “Garden shed”, où Tyler parle sans ambiguïté de sa sexualité.

“911/Mr. Lonely” avec son sample de Gap band est mon autre gros coup de coeur du disque, avec encore une fois Frank Ocean en featuring, mais aussi l’excellent guitariste de The internet, Steve Lacy.

Voilà, en conclusion, un disque qui m’a fait changé d’avis sur un artiste et c’est tant mieux, je vous laisse vous faire votre avis avec ces deux morceaux ci-dessous et bien sûr, le disque dans les bacs de la médiathèque.

 

Laurent

 

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Publié le 13 novembre 2017, dans Chroniques, et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 3 Commentaires.

  1. Hello L.A!
    J’ai appris plein de choses dans cette chronique. Outre l’aspect musical, l’aspect humain et la révélation, qui dans un milieu très macho, ne doit pas être évidente à assumer.
    Bravo l’artiste!
    Merci pour la découverte.
    Mister E.

  1. Pingback: JonWayne, le Duke du hip hop | Sème la Zic

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