Ulf Wakenius, Viking et wagabond musical.


Membre éminent de la tribu de musiciens nordiques qui ont fait « surface » sur la scène nordique du jazz dans les années 90, dans le sillage du regretté pianiste suédois Esbjörn Svensson, Ulf Wakenius guitariste-chanteur et oudiste, a publié en 2012 une véritable pépite musicale, « Vagabond« , publiée sur le label ACT. Ce guitariste a notamment accompagné Oscar Peterson au sein de son ultime quartet en 1997, de même qu’il fut membre du Ray Brown Trio. De 1985, année où il entama une carrière solo, à 2014, année de parution de son dernier bébé musical « Momento Magico », ce ne sont pas moins de 18 albums qui jalonnent la carrière de cet instrumentiste-compositeur talentueux.

A cet occasion, il s’est entouré de fines gâchettes, jugez plutôt : Vincent Peirani à l’accordéon, Lars Danielsson à la basse/ contrebasse, Michael Dahlvid à la maîtrise du darbouka et du cajon. En invités, rien moins que la chanteuse Youn Sun Nah qui nous offre une superbe reprise de « Message in a bottle » de Police, toute en douceur, en finesse, accompagné par le talentueux guitariste Nguyen Lê.

D’entrée de jeu, Wakenius, homme du grand nord, nous emmène faire un tour du Monde en musique, commençant par les contrées du sud, avec le titre éponyme « Vagabond », véritable joyau de sensibilité où son jeu de Oud fait merveille. Après le message dans la bouteille susurré par Youn Sun Nah, vient une évocation des terres bretonnes, laissant ici Vincent Peirani nous emmener en balade… Rien de plus agréable que de se laisser porter dans le sillage de ces mélopées celtes. « Psalmen » est un beau morceau, tout en douceur, une transition parfaite avant d’écouter « Breakfast in Baghdad », morceau sur lequel les sonorités mélangées des guitares, du oud, de l’accordéon, et de la voix, font merveille. S’en suit le très joli « Song for Japan ». « Bird & Bees », joli duo de cordes, voit cohabiter Eric Wakenius (fils de Ulf) et son père. « Praying », « Chorinho » (composé par Lyle Mays, musicien que l’on peut par ailleurs retrouver aux cotés du génial Pat Metheny, »Witchi-Tai-To », morceau de Jim Pepper, en hommage aux Indiens, premiers habitants des Etats-Unis d’Amérique, qui résonne démarre avec un tempo très sec, quasi obsessionnel, avant de laisser la place aux jeux de guitares, le tout dans une ambiance un peu lourde, et le final « Encore » signé du Keith Jarrett, repris à la guitare, ce qui lui confère une atmosphère très subtile, toute en finesse.

« Vagabond » est un très joli disque, tout en subtilité, servi par des musiciens talentueux, une magnifique promenade musicale au gré des terres ou continents évoqués. A écouter sans modération.

Guillaume.

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Publié le 2 mars 2018, dans Chroniques, et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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