Il était une fois… 1969 !


Voilà donc le 3ème volet de mes rébus musicaux. Mais auparavant, un petit retour dans le rétroviseur sur cette année 1969 : Avant d’être marquée par nombre d’évènements musicaux, elle va surtout être le théâtre de quelques premières spectaculaires comme le premier vol du Boeing 747 aux Etats-Unis ou du Concorde à Toulouse, l’arrivée de la limitation de vitesse à 110km/h sur les autoroutes ainsi que la mise en place de la 4ème semaine de congés payés en France, la démission du Général de Gaulle, suite à un référendum, et l’arrivée à l’Elysée de Georges Pompidou. Aux Etats-Unis, Richard Nixon élu président en janvier, sera témoin, comme ses compatriotes et le monde entier fixé devant ses téléviseurs en pleine nuit du 21 juillet, de la retransmission en direct de la première mission de cosmonautes américains emmenés par Neil Armstrong, vers la Lune. Armstrong posera le premier le pied sur cette planète, et prononcera cette phrase restée célèbre « c’est un petit pas pour l’homme, mais un bon de géant pour l’Humanité ». L’aventure spatiale démarre là.

 

1969 est aussi marquée par un week-end musical historique aux Etats-Unis, qui s’est déroulé sur les collines de Woodstock… 3 jours de musiques non stop, plus de 500. 000 personnes venues de tout le pays. Bikers, hippies, adeptes du flower-power reconnaissables à leurs fleurs accrochées dans les cheveux ou à leur boutonnière, vont se réunir, partager, vivre l’un des plus grands festivals gratuits jamais organisé : Bob Dylan, Joe Cocker, Carlos Santana, Jimi Hendrix, Joan Baez, Richie Havens, Ravi Shankar, The Who, Canned Heat, Jefferson Airplaine, Ten Years After, Johnny Winter… bref un menu riche, une orgie musicale qui fera date!! Voilà pour le décor de cette année là.

Cette année-là, comme le chantait un fameux artiste (dont on célèbre ces jours-ci le 40ème anniversaire de sa disparition), moi qui suis né dans la rue… ou presque, je pris un décision radicale. Partir. Tout quiter. Tout laisser. Paris, ses Champs-Elysées, mes amis-amies, ma famille, que je ne voyais que trop peu, ma France que j’aime, surtout la jolie Candy, à qui, malgré sa tentative  désespérée de me retenir par un « Reste!!! », j’ai dit adieu via un « Babe I’m gonna leave you now » définitif, quelques jours plus tôt, en clôture d’une relation décevante. Mon idée? descendre vers le sud, traverser la méditerranée, pour découvrir des paysages dont j’ignorais jusqu’ alors l’existence, le Maroc en l’occurence. Ne me chargeant pas trop, juste d’un sac à dos avec juste ce qu’il faut de nécessaire pour affronter les chaleurs que j’allais rencontrer, me voilà parti pour un long voyage, à pied, d’abord, en bateau ensuite. Ma bonne étoile, me disais-je, devrait me seconder en cas de coup dur.

Un sirop Typhon avalé, mon sac sur le dos, je m’en allais donc à l’aventure. Je laissais derrière moi une maison vide .. de ma présence. Sur la route (pas celle de Memphis, enfin pas encore) de mes vacances, en descendant vers le sud (oui je sais cette évocation vous rappelle une chanson…  🙂 ), je fis la connaissance d’une jolie jeune femme, nommée Mary, qui se faisait appeler « Proud » Lady Mary, car elle était très fière de ses origines aristocratiques, qu’elle ne manquait jamais de souligner. Nous avions souvent de belles discussions, des fous rires aussi, et puis nous abordions également des sujets sérieux tels que le désir d’enfant. Elle ne manqua pas de me dire que si un jour elle devait en avoir un, elle souhaiterait que ce soit une fille… qu’elle appellerai Venus ou Eloise. Arrivés à destination pour prendre le bateau vers l’autre rive de la méditerranée, bien que ce ne fut pas prévu, elle décida de rester avec moi. A ma plus grande joie. Et dans son anglais charmant, elle me dit « I want you ». Je fus surpris par tant d’audace.

Ne sachant trop ce qui nous attendait, une fois arrivés au Maroc et ses terres arides gorgées d’un soleil qui brille, qui brûle, l’aventure pouvait alors vraiment démarrer. Lady Mary, jeune femme très optimiste par nature, égayait mes journées, me disant souvent « Once there is a way…. everything is possible »… en gros « t’en fait pas, il y a toujours une solution »… serait-elle donc ma fameuse bonne étoile ? La suite de notre périple me le dira. Notre volonté commune était de nous éloigner le plus tôt possible des grandes villes pour nous confronter à la nature sauvage, sèche, à ces décors sublimes et arides, à ces oasis qui parfois surgissent de nulle part, comme des cadeaux faits à l’homme après de longues marches sous la chaleur caniculaire du désert, parcouru à dos de chameau ou plus « confortablement », en voiture 4×4. Aussi et surtout pour rendre visite aux gens des villages, situés dans des contrées reculées de ce royaume d’Afrique du Nord. De Fez et sa médina antique autant que labyrinthique, au gorges du Dadès, endroit sublime qui marque l’entrée du désert. La porte vers l’inconnu. Vers la quête de soi. Un voyage initiatique.

Vivement 1970!

Guillaume.

 

Publié le 13 mai 2018, dans Il était une fois, et tagué , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

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