Archives du 4 avril 2019

Cory Seznec en visite à la médiathèque.


Cory Seznec. Le nom sonne comme un appel à visiter la Bretagne, ses menhirs… pourtant ici il n’en est rien! Le bonhomme en question est un musicien aux origines partagées. Français d’un côté, américain de l’autre (pays de son adolescence). Il sera de passage à la médiathèque le 6 avril prochain, avant son concert le 11 mai en première partie d’Otis Taylor.

L’homme à la casquette et la barbe d’apparence toujours presque naissante accrochée à son visage est un curieux insatiable. Aussi nourrit-il cet appétit de découvertes en tous genres et venants de tous horizons. Que cela soit par le biais du banjo « clawhammer » (arrache- clou), ou par des rencontres avec des banjoïstes adeptes du mode « old-time », Cory Seznec possède en lui l’âme d’un explorateur, aussi n’hésite-t-il pas à parcourir le monde, notamment l’Afrique, pour s’y nourrir de nouvelles sonorités, de nouveaux rythmes, qui plus tard pourront servir de matière à son univers sonore et musical. C’est ainsi qu’il s’initie à la polyrythmie, au jeu très syncopé cher aux guitaristes africains (écouter donc Keziah Jones et vous comprendrez…).

Membre fondateur de 2 groupes, il créé, sur Paris, les Sawmill Sessions, qui est un collectif spécialisé dans la musique bluegrass. Mais Cory Seznec est homme à ne pas tenir en place ni à figer ses influences dans son jeu. Aussi décide-t-il alors de reprendre la route de l’exploration sonore et musicale qu’il chérit tant. Il se rend alors à Addis Abeba, capitale de l’Ethiopie, où il décide de rester pendant 3 ans. Le temps de s’imprégner de la culture  locale et de rencontrer et intégrer 2 groupes locaux, Misto-Misto et Damakaze pour mieux appréhender le mélange des genres et rythmes africains.

En 2016, il fait un voyage au Kenya, accompagné d’un réalisateur de documentaire pour aller à la rencontre des derniers guitaristes Luhya. Ses deux albums, que j’évoquerai dans une prochaine chronique, « Beauty in the dirt » (2014) et donc « Backroad Carnival » (2017), qui sert de support à sa tournée actuelle, ont reçu les éloges de la presse britannique et française. De quoi rassurer le musicien et le renforcer dans sa démarche créative.

Voyageur, conteur, musicien de talent, chanteur, Cory Seznec possède tous les talents.

Avant de le découvrir sur scène 11 mai 2019 en première partie de Otis Taylor, à Fontenay-sous-Bois, venez l’écouter, le rencontrer le samedi 6 avril à la médiathèque Louis Aragon. Un boeuf musical avec la classe de guitare du conservatoire de Fontenay-sous-bois, est également prévu ce jour-là. Autant de raisons de ne pas louper ce moment!

Guillaume.

 

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