Jeff Goldblum, du cinéma au jazz.


Vous avez sûrement déjà vu sa grande silhouette et son sourire charmeur dans plusieurs films au cinéma ces 25 dernières années. Après des petits rôles dans des films de Woody Allen, Robert Altman, il se révéla dans le film « la Mouche » de David Cronenberg, en 1987, aux côtés de Geena Davis. Plus tard, on le retrouve dans « Jurassic Park » et « Jurassic Park, le monde perdu », aux côtés de Sam Neill, Laura Dern, Richard Attenborough. Il a également tourné dans « Silverado « , « L’étoffe des héros », avec Éd Harris et Sam Sheppard. Sans parler de « Independance Day », avec Bill Pullman. Bref, une belle carrière.

Mais Jeff Goldblum est aussi amateur de jazz. Normal me direz-vous lorsque l’on naît au pays-berceau de cette musique. Comme nombre de ses prédécesseurs et contemporains acteurs et même actrices (Franck Sinatra, Dean Martin, Sammy David Jr., Nathalie Wood, Marylin Monroe, Barbara Streisand, Shirley McLane, Bruce Willis… ), Goldblum à donc baigné tout au long de sa vie avec la musique, le jazz. Restait à franchir le pas de s’y consacrer le temps d’un album.

Il a donc entamé cette démarche voilà 2 ans avec « The Capitol Studios Sessions », déjà avec le Mildred Smitzer Orchestra. Et récidive ici avec « I shouldn’t be telling you this », toujours avec l’objectif de mettre en lumière des standards (« The thrill je gone »; « The Cat »..) mais pas uniquement, des compositeurs de jazz parfois oublié (Irving Berlin, Rube Bloom, Ray Henderson, Lew Brown, Lalo Schifrin) et des musiciens contemporains tels Herbie Hancock,Wes Montgomery, John Lewis.

Pour ce nouvel album, Jeff Goldblum s’est également entouré de quelques pointures vocales telles Sharon Von Etten, Miley Cirus, Fiona Apple, Gregory Porter. Le premier titre de l’album, « Let’s face the music and dance » est une belle entrée en matière, avec en prime la découverte pour moi de la voix de Sharon Von Etten. S’en suivent deux titres « The sidewilder » et « The beat goes on », composé par le saxophoniste Lee Morgan. Joyeux. Vient après un titre du pianiste légendaire Herbie Hancock, « Driftin' ». Un régal d’entendre une composition de ce génie du jazz. Le « Thrill is gone » qui suit, n’est pas celui, légendaire du bluesman B.B.King. Non ici, c’est un morceau écrit par Ray Henderson et Lew Brown. Le morceau est superbe et la voix de Miley Cirus se fond parfaitement à l’ambiance du titre. C’est pour moi l’un des plus beaux titres de l’album.

Après je me suis régalé sur « Don’t worry about me », écrit par Rube Bloom et Ted Koehler. Fiona Apple, chanteuse pop-folk, qui a un peu disparu des radars, se rappelle à nous avec talent. Reviens Fiona, Reviens!!! Ah, que dire de  » The Cat », morceau qui a baigné ma jeunesse, le son de l’orgue hammond de Jimmy Smith. Souvenirs, souvenirs…. ici c’est la version de Lalo Schifrin et Rick Ward qui nous est offerte…Le Chat ici est bien servi. Pour terminer, je vous conseille d’écouter « Make someone happy », porté par la voix chaude et profonde du colosse Gregory Porter.

Au final, cet album est très très agréable à écouter. Je vous souhaite une belle découverte.

Guillaume.

Publié le 18 avril 2020, dans Chroniques. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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