Archives du 25 novembre 2020

Louis de Funès, génie du comique français.


Né en 1914, cet acteur, qui après avoir essayé la scolarité sans succès, puis des écoles pour apprendre à devenir fourreur, va finalement intégrer l’école technique de photographie et de cinéma où l’inscrivent ses parents, en 1932. Puis en 1942, il entre au cours Simon, en y présentant une scène des « Fourberies de Scapin » de Molière. Il est reçu. Lui qui a longtemps galéré à ses débuts, tout s’accélère. Il va rencontrer Daniel Gélin, qui le fera jouer dans une pièce de théâtre, puis après cela De Funès enchainera les « silhouettes » au cinéma jusqu’au jour où il va se retrouver sur le plateau d’un film avec Luis Mariano, chanteur d’opérette bien connu à l’époque, et de Jules Berry, star de cinéma de cette période. Après avoir joué sous la direction du grand Sacha Guitry en 1952, dans différentes pièces, il part rejoindre la troupe des Branquignols de Robert Dhéry la même année. L’année suivante, il enchaine les tournages marquants avec Jean Marais et Jeanne Moreau dans « Dortoir des Grandes », puis dans « Ah! les belles bacchantes! ». Henri Verneuil lui fera tourner « Le mouton à cinq pattes » aux cotés de Fernandel. Un succès. La carrière de De Funès est lancée. Avec sa petite taille et son visage si expressif, parfois grimaçant à l’extrême il impose de nouveaux codes comiques au cinéma. Il s’est imposé sur le tard, à 50 ans. Mais il a connu une carrière exceptionnelle, tourné avec les plus réalisateurs (Jean Girault, Gérard Oury, Gilles Grangier, Claude Autant-Lara…) et acteurs de sa génération (Bourvil, Jean Lefèvre, Yves Montand, Jean Gabin, Jean Marais, Pierre Mondy, Fernandel, Michel Galabru) et des actrices non moins renommées (Claude Gensac, Jacqueline Maillan, Annie Girardot…).
Son sens du comique, sa précision du jeu, et du rythme dans les scènes à jouer avec ses partenaires faisaient de lui un comédien exigeant, dur, mais terriblement efficace, pour finalement des résultats à l’écran qui, au vu des succès de ses films, ne se démentirent pas. Bien sûr, tout le monde a en tête des films comme « La Grande Vadrouille » avec Bourvil, « La folie des grandeurs » avec Yves Montand », « La traversée de Paris » avec Jean Gabin et Bourvil (la fameuse scène de la cave souvenez-vous!!), « Le Grand restaurant » avec Bernard Blier », la série des Fantômas avec Jean Marais, « L’Aile ou la Cuisse » avec Coluche, « La zizanie », avec Annie Girardot, sans oublier « Les aventures de Rabbi Jacob », « La soupe au choux » avec Jacques Villeret et beaucoup d’autres, notamment « Pouic Pouic », film de 1963, où il apparaît aux côtés de Mireille Darc, Guy Trejan, Philippe Nicaud et Jacqueline Maillan.

Mais au-delà du cinéma, Louis de Funès était également un homme de théâtre. il fait ses vrais début en 1944 dans « l’amant de paille » aux côtés de Jean-Pierre Aumont et Bernard Blier. En 1949, il jouera  » Le journal de Jules Renard », puis en 1952 « la puce à l’oreille de Georges Feydeau, « Ornifle ou le courant d’air » avec Pierre Brasseur, Jacqueline Maillan, en 1955, « Oscar » de 1971 à 1973 avec Mario David, Maria Pacôme. En 1980, il avait tourné une adaptation cinéma de « L’Avare » de Molière, sous la direction de Jean Girault. « La soupe aux choux » ( 1981), farce qui le met face à Jacques Villeret jouant un extraterrestre débarquant un soir dans son jardin avec sa soucoupe volante, si ce n’est pas un grand film,  met face à face 2 générations de comédiens. Ce sera son dernier rôle à l’écran.

Louis de Funès ne s’est jamais tourné vers des rôles purement dramatiques. A l’inverse de Coluche, qui connut la consécration césarisée avec son rôle de pompiste solitaire dans le Tchao Pantin de Claude Berry en 1983, où figuraient également les jeunes Richard Anconina et Agnès Soral. Sans doute est-ce par peur de l’échec.

Célèbre dans de nombreux pays en Europe de l’est notamment mais aussi en Chine, De Funès,  hors tournage, restait un homme discret,  se consacrant à sa famille, et sa passion, entretenir le jardin de sa propriété  près de Nantes.

Mais à cet immense comédien, la cinémathèque de Paris rend en ce moment un hommage amplement mérité à travers une exposition que je vous invite à aller voir dès que possible.

https://www.cinematheque.fr/cycle/louis-de-funes-560.html

Je vous laisse avec une sélection de répliques célèbres de Louis de Funès.

Guillaume.

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