Troy Von Balthazar, un troubadour à l’âme folk


Le 12 décembre dernier, le troubadour américain aux accents folk  Troy Von Balthazar, devait, dans le cadre du festival des Aventuriers 2020 , venir se produire à la médiathèque. Mais le Covid-19 en a décidé autrement. Toutes manifestations culturelles annulées jusqu’à fin décembre, nos collègues du service culturel, organisateurs du festival devenu un rendez-vous important de la ville et de la région parisienne chaque fin d’année, ont dû se résoudre à trouver une parade, offrir un festival en ligne. Et Troy Von Balthazar, qui après Agathe da Rama (2018) et Estelle Meyer (2019), devait donc venir présenter son travail, sa musique, son univers, au public, dans le cadre chaleureux de la salle des Arts à la médiathèque. Raté donc! Reste la possibilité de se rabattre sur son album « It ends like crazy », encensé par les « Inrocks« , revue culturelle intello de bon ton.

Alors que vaut donc le nouvel album de cet artiste américain poly-instrumentiste, qui en général, compose seul et dans une veine pop-folk mélancolique?. » It ends like crazy »est son sixième album depuis ses débuts en 2005 avec « Sweet receiver ». Hé bien c’est une belle réussite artistique, où se mêlent ambiances pop, folk des années 70, revigorées au son des années 2020, le tout balancé avec un brin de voix qui vous embarque dans les méandres de la mélancolie. Car TVB, en bon artisan, aime à ciseler ses chansons, sa musique. Il est très méticuleux. L’album se déroule sans aucune fatigue pour l’auditeur et réserve même d’agréable surprises, comme « Lullaby for Psycho », « Stoned dancers », « Impale » ou le terminal « Filthy days ». Cet album peut et doit s’écouter au calme, que vous soyez devant un feu de cheminée, ou dans un cadre qui se veut paisible.

Bien sûr je pourrai argumenter du fait qu’avant lui, Bob Dylan, Neil Young, Tony Joe White, Willie Nelson et quelques autres ont écrits les plus belles pages de ce folk-blues américain emprunt de nostalgie, d’écume de vie, de tristesse, mais aussi d’espoir renouvelé. Mais loin de vouloir bien sûr s’inscrire dans le sillage de ces prestigieux ainés du genre, Troy Von Balthazar cherche et réussit à se construire son propre univers folk-rock-blues, loin des standards, mais avec tout de même parfois de petits échos aux anciens, sans entrer toutefois dans le copier-coller, ce qui s’avèrerait sans intérêt aucun pour l’auditeur. 

Mais non, loin de ce piège, TVB a donc tracé sa route, tracé son chemin (ca vous rappelle une chanson…??)  et c’est une agréable découverte pour moi. J’attend le prochain album avec intérêt.

En tous cas, si vous ne le connaissez pas encore, Troy Von Balthazar est un artiste à découvrir. 

Guillaume.

Publié le 20 décembre 2020, dans Chroniques, et tagué , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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