Archives d’Auteur: Guillaume

Memphis, Tennessee, berceau de la Soul Music.


Memphis, Tennessee. Ce nom résonne comme un évidence à celles et ceux qui aiment la soul music, le rhythm and blues, le blues. A l’instar de Chicago, Detroit, New-Orleans, Bâton Rouge, Memphis est une ville traversée par l’histoire de la musique noire américaine , qui a contribué au développement d’une part importante de l’industrie de la musique, notamment et surtout pour les musiciens noirs américains (on dirait aujourd’hui afro-américains, terme que je déplore), qui cherchaient alors, en pleine période discrimination aux Etats-Unis, à pouvoir jouer, s’exprimer, enregsitrer, et vivre si tant est que cela soit possible de leur talent…. Le moins que l’on puisse dire aujourd’hui, avec le recul c’est que Memphis, au même titre que les autres villes déjà citées, a largement eu sa part avec ses labels mythiques,  ses studios d’enregistrements reconnus parmi les meilleurs au monde, ainsi que le nombre de musiciens, chanteurs-chanteuses qui en sont issus, et ont fait carrière. OUI, Memphis, est une ville incontournable de l’histoire de la musique du 20ème siècle et du début de ce 21 ème siècle. TANT MIEUX!

Des artistes tels que Al Green, Isaac Hayes, Steve Cropper, Wilson Pickett , ou encore Carla et Rufus Thomas, leur fils Marvell, pianiste, compositeur pour les plus grands noms du genre, parmi beaucoup, beaucoup d’autres…. ont débuté à Memphis avant d’aller conquérir le reste des Etats-Unis puis le reste du Monde.

Des lieux d’enregistrements tels que le Willie Mitchell’s Royal Studios, ou encore la fameuse Beale Street et ses nombreux bars et restaurants où le soir, artistes célèbres ou non se produisent, ont « fait »la renomée de cette cité du sud des états-unis, y amenant nombre de touristes au fil des années, et y prolongeant sa propre histoire, par des festivals, allant du blues à la soul music. La transmission d’un patrimoine, d’une culture, d’un savoir-jouer et savoir-vivre, telle semble être la mission au cœur de chaque habitant, musicien, producteur de Memphis.

Alors, si un jour l’occasion d’aller à Memphis, Tennessee, se présente à vous, foncez et vous vivrez sans doute une belle expérience, à travers ce saut dans l’un des berceaux de l’histoire de la musique noire américaine.

Guillaume.

 

 

Watermelon Slim, l’homme à la gueule cassée


Watermelon Slim, de son vrai nom Bill Homans, est un bluesman rare, discret, authentique. Une vraie gueule aussi. Il n’est qu’a observer la pochette recto-verso de son dernier album « Golden Boy », pour constater que ce gaillard au regard profond et à la peau du visage marquée des rides d’une vie qu’on imagine pas simple, possède à n’en pas douter une « gueule » à faire du cinéma. A l’image du regretté Calvin Russell, (que j’avais eu le privilège de rencontrer pendant une heure pour une interview avant un concert à la Cigale dans les années 90) ou de l’encore vivant grizzly Neil Young.

Je le disais, Watermelon Slim est un musicien rare sur scène, rare dans les médias, aussi quant il publie un album comme « Golden Boy », le 12ème depuis 1973 et Merry Airbrakes », son premier album, c’est un évènement! A l’époque il avait attendu 26 ans pour refaire surface avec « Fried Okra Jones » (1999) avant de devenir plus régulier depuis les années 2000.

Sa voix éraillée, il la pose sur une guitare dobro et s’accompagne également d’un harmonica, dans la plus pur tradition des premiers bluesmen (Robert Johnson, Charley Patton, Sonny Boy Williamson, John Lee Hooker…). Il nous offre un blues minimaliste mais très dense, ancré, et il est facile de l’imaginer jouer sous un porche un peu délabré, dans une région un peu venteuse, ou dans les bayous, magnifiquement chanté par Tony Joe White, et mis en images par Bertrand Tavernier dans « Les brumes électriques » (film avec Tommy Lee Jones, qui mène une enquête policière dans cette région soumise aux croyances vaudou, aus superstitions).

« Golden Boy » est un disque subtil, un petit joyau bluesy à savourer, un verre de Bourbon  (juste un, gare à la santé!) pas loin de soi !

Guillaume.

 

et une version live du classique « Key to the Highway », dans un Bar…

Daniel John Martin, virtuose du violon…



Daniel John Martin
. Né à Congleton  en Angleterre, il fréquente avec talent depuis des années les cabarets, festivals et autres scènes où la musique jazz manouche, tzigane est mise à l’honneur.

Personnellement, je l’ai découvert il y a un an, en accompagnant un ami (petit salut amical à Joël Boudjelta), fan de jazz manouche, qui m’a emmené dans restaurant musical bien connu de la scène manouche, le « Petits joueurs » dont il est le maître de cérémonie des soirées musicales, situé porte des Lilas. Ce soir-là, dans l’ambiance tranquille et chaleureuse de ce lieu que je découvrais donc et où accessoirement l’on mange très bien sans se ruiner, j’ai découvert Daniel John Martin, qui se produisait accompagné de 3 autres musiciens (guitare, contrebasse, piano). 3 sets de 45 minutes m’ont permis de découvrir ce musicien aussi talentueux que modeste et discret. S’il chante également, je ne suis pas de son phrasé, mais je reconnais néanmoins qu’il se débrouille plutôt bien. Après le concert j’ai donc acheté « Double Cream« , avec sa pochette rigolotte, paru en 2015.

Sur ce disque (venant le projet « Urban Gypsy », paru en 2013) qui certes fait la part belle au jazz manouche, Daniel John Martin nous livre aussi de belles perles comme « Empty pockets », qui sonne très jazz. Tous les morceaux ici présentés sont des compositions personnelles à l’exception de « France’s back in town ». Pour ce disque, le violoniste s’est entouré d’une équipe solide, avec Gilles Réa à la guitare lead, Rémi Oswald à la guitare rythmique. La section basse-batterie est assurée par Antonio Licusati et Michel Julien (dans l’ordre). Le tout donne un disque solide, équilibré, sans démonstration inutile de virtuosité. La musique est au cœur du sujet. Tant mieux!

Alors n’hésitez pas, plongez-vous dan ce bel univers que nous offre ce violoniste de talent. Et retenez bien son nom : Daniel John Martin.

Guillaume.

 

 

Uzeb, power trio du Jazz-rock!


Né en 1977 à  Montréal, de la rencontre entre Michel Cusson (guitare) et Alain Caron (basse), auquel viendra s’adjoindre Pierre Brochu (batterie), le trio Uzeb, va rapidement se faire une solide réputation sur son territoire d’abord, puis au-délà de ses frontières. Jusqu’en 1987, des membres viennent se greffer, avant que Uzeb ne prenne véritablement son envol au début des années 90. L’album « World Tour 90 », restitue parfaitement le climat des compositions imaginées par le trio. Fluides, équilibrées, laissant la place aux solistes, le tout dans un équilibre qui ne faiblit jamais. La machine tourne bien rond.

« World Tour 90″, un double cd, offre à l’auditeur qui découvrirait ce groupe, un beau panel de la musicalité de ces virtuoses québécois. N’hésitant pas, dans la grande tradition de genre musical (voir Mahavishnu Orchestra, John Mac Laughlin, Pat Metheny, Al di Meola, Weather Report…), à nous servir des morceaux longs (près de 8 minutes), mais jamais fastidieux!

Sorti de leur contrée québecoise pour aller vers l’ancien monde (L’Europe), ils y font leur première tournée en 1981, puis enchainent avec une prestation à l’Olympia en 1983 au Festival Jazz de Paris, qui sera d’ailleurs enregistrée et publiée en 1986.

Après avoir tourné et écumé les scènes du monde entier, le trio québécois se sépare et chacun vaque alors à des projets différents. Le plus prolixe sera Alain Caron qui travaillera pour Céline Dion »tellement d’amour pour toi », Maurane « ami ou ennemi », Lynda Lemay « du Coq à l’âme ».. sans oublier le jazz avec « Basse contre basse » (1992) ou il retrouvera Paul Brochu et Don Alias, ou l’album « Caron-Ecay-Lockwood » (2001) qui le voit collaborer avec deux instrumentistes de haut vol.

Alors si vous aimez le jazz-rock inventif et parfois planant, la virtuosité sans égocentrisme, le trio guitare-basse-batterie, cet album est fait pour vous!

3 albums à également découvrir : « Between the lines » (1986) ; « Absolutely live  » (1986) ; « Uzeb Club » (1989).

Guillaume.

 

Shuffle, là haut sur la colline…


Au pays des rillettes et de la course auto-moto (24 heures… et grands prix moto), il existe aussi …  une quintette de hard-rock… dénommé Shuffle. Ce combo manceau nous offre un vent de fraicheur et une énergie puissante puisée aux sources de leurs groupes favoris tels que Porcupine Tree, Rage Against the Machine, Deftones. Sans oublier quelques références à des groupes de métal. Ca annonce donc un éventail musical, varié et riche. Leur premier album « Upon the hill« , (tiens ça me rappelle les paroles d’une chanson de Maxime Le Forestier.. non je dois rêver! 🙂 ), paru en 2015, composé de 10 titres démontre toute la capacité créatrice de ce jeune groupe. Une voix superbe et maitrisée, des guitares mélodiques et incisives, une partie rythmique sans faille!

Tout au long de l’album, les compositions proposés sont de très haute qualité et le chanteur tient plus que sa place au milieu de ce groupe! Je les avais découvert à Fontenay-sous Bois lors d’un tremplin rock il y a quelques mois. Une belle et vraie révélation musicale, qui me fait dire que le courant pop-rock français tient en Shuffle un ambassadeur de qualité.

A découvrir sans tarder, si le groupe passe près de chez vous.

 

Guillaume.

 

Gogo Penguin, un trio mancunien sans fioritures


Souvenez-vous… Il n’y a pas si longtemps(le 28 mars dernier), je vous parlais d’un jeune groupe de jazz originaire de Manchester, le trio Gogo Penguin, venu le 31 mars dernier à Fontenay-sous-Bois. Ce groupe est pour moi l’une des révélations de l’année (certes pas encore terminée, puisque nous n’en sommes qu’au milieu, à l’été…). C’est pourquoi je m’y remets, décidant d’évoquer  « Man Made Object » (2016).

Ce qui frappe d’entré à l’écoute de nouvel opus du trio mancunien, c’est l’aspect très élaboré de leur musique, qui laisse pourtant libre cours à l’expression de chacun des musiciens, le tout nous offrant un univers épuré, presque froid, mais tellement riche en même temps de par la complexité de l’interaction des instruments. En 10 morceaux, de « All Res » au final  » Protest », « Man made object » est un album sublime, dépouillé, qui vous embarque instantanément, qui vous emmène dans un ailleurs-land où l’ons’imagine aisément marcher dans les landes irlandaises ou écossaises, dans le grand nord arctique, ou dans les déserts du Sahara marocain ou du Tchad, autant de paysages sauvages, déserts, silencieux…propres à la méditation, au questionnement sur ce qui est l’Essentiel. Cet essentiel, ce fil ténu, cette quête d’une perfection musicale, Gogo Penguin s’y attache tranquillement, et le résultat est un album, le 3 ème seulement de leur jeune carrière, déjà rempli de maitrise!

Sur ce remarquable album, mes morceaux préférés sont les suivants :  » Unspeakable world« , « Weird Cat« , « Smarra« .

Ne passez pas à côtés de ce trio! Le voyage musical vaut le détour! Je suis déjà impatient de découvrir leur prochain album.

Guillaume.

 

3 Vieilles Canailles…. qui défient le temps!


Du haut de leur 222 ans (!) cumulés, ils se connaissent depuis la (sainte) Trinité…! Non je ne parle pas ici de la station balnéaire bien connue des amateurs de bateaux à voiles, mais de ce endroit parisien très prisé de la jeunesse dans les années 60 (oui ça fait un bail diront les plus anciens), où se rencontré Jacques Dutronc, Jean-Philippe Smet alias Johnny Hallyday et Claude Moine alias Eddy Mitchell.

Puis le trio s’est retrouvé au fameux Golf Drouot, véritable quartier général des rockeurs de l’époque. Début d’une solide et longue amitié même si les 3 artistes, qui évoluent alors dans des registres musicaux très différents (dandy crooner pour Dutronc, tandis qu’Eddy et Johnny, se cantonnent alors à chanter du rock, ou du moins des reprises de tires américains adaptés en français, pratique très courante à l’époque!).  3 carrières parallèles, avec chacune leur lot de succès et passage à vide. Si Dutronc n’est pas un grand voyageur et admirateur de l’Amérique, à l’inverse, Eddy Mitchell (pour ses grands espaces, ses dessinateurs BD, son cinéma, période 40-60, ses styles musicaux tels le jazz , la country) et Johnny Hallyday pour la vie tranquille, les studios d’enregistrements de qualité, et les références à Elvis, Chuck Berry et consorts, tous les 3 ne se sont jamais perdus de vue.

Outre la musique, les gaillards partagent le goût de la fête et du cinéma que ce soit en tant que spectateur averti, présentateur (Eddy et sa « dernière séance » depuis un cinéma qui depuis a été détruit!), ou acteur. En effet vous pouvez les retrouver dans « Le bonheur est dans le pré » de Chatilliez, « Coup de torchon »  de Tavernier, notamment pour Eddy Mitchell ; « Détective de Godard pour Johnny Hallyday ; « Van Gogh » de Pialat pour Jacques Dutronc).

Aussi quand, en 2014, est annoncée une série de concerts à Bercy-Arena intitulée « Les Vieilles Canailles » réunissant ce trio, entouré d’un orchestre de musiciens hors-pair, la surprise est totale, mais le résultat est là : Les concerts afficheront complets! Sur le mode du Rat Pack cher à Frank Sinatra-Dean Martin-Sammy Davis Jr. , ils vont interprétés en solo, duo, trio, les chansons des uns et des autres, entrecoupées de pause ou les vannes, plaisanteries (pas toujours du meilleur goût je l’avoue, pour y avoir assister en 2014). Mais ce qui frappe, à l’époque, outre la naturelle complicité de ces gaillards, c’est l’aisance vocale, particulièrement chez Johnny Hallyday, même si Dutronc et Mitchell ne furent pas en reste.

Alors, la recette (au propre comme au figuré, vu le prix des places, et ce que la nouvelle tournée 2017 a généré comme gains pour chacun des artistes) ayant tellement bien fonctionné, une quinzaine de dates a donc été programmé entre juin et juillet 2017.  Pour le grand plaisir des fans de ces 3 artistes!

Guillaume.

 

Tony Bennett, le dernier des Géants


Tony Bennett. Ce nom ne dira sûrement rien à la jeune génération. Mais leurs parents, à coup sûr, ont déjà entendu ou connaissent ce chanteur américain, contemporain des Dean martin, Sammy Davis Jr, Frank Sinatra.  A bientôt 91 ans (il les aura le 3 août prochain), ce chanteur américain né à New-York en 1926, continue de fouler les scènes partout dans le monde pour le plus grand plaisir du public qui vient le voir. Il a d’ailleurs fait escale à Paris, sur la scène du mythique de l’Olympia, le 30 juin. Il fallait au moins ça pour accueillir cet immense chanteur. Accompagné d’un quartet haut de gamme, dont le batteur fut le complice de Count Basie (!), il a livré sans faillir une prestations remarquable pendant 1H45.

Alternant les romances, les reprises de chansons de Sinatra, oun encore celle de la fameuse chanson de Sacha Distel « La Belle Vie », et clôturant le show par un moment unique, exceptionnel : « Fly me to the moon » chanté a cappella!!!  La salle était debout!!!!!

Avec sa silhouette et sa « gueule » de cinéma qui ne déparerait pas dans un film de Scorsese, il ne passe pas inaperçu mais c’est bien sûr sa voix, légèrement voilée, qui depuis plus 60 ans, séduit le public. Ayant grandi en écoutant Judy Garland ou Bing Crosby, mais également Louis Armstrong ou Jack Teagarden, Tony Bennett commencera à chanter dès l’âge de 10 ans et fera des études de peinture et de musique à la High School of Industrial Art de New-York. Après une période faste dans les années 50-60 (pas moins de 11 albums enregistrés de 1952à 1960!), dont l’apogée sera le succès de version anglaise de la chanson de Sacha Distel « La belle vie » devenue « The good life » en 1963, et bien qu’apprécié des jazzmen, l’arrivée du rock va provoquer un coup d’arrêt à sa carrière. Il a enregistré avec les plus grands jazzmen (Dave Brubeck, « White House Sessions » qui date de 1962 mais sera seulement publié en … 2013!!!,  Count Basie-album « In Person! »(1959), ou le pianiste Bill Evans avec qui il fera deux disques : « The Tony Bennett-Bill Evans album » en 1975, et sa suite « Together again » en 1976.

Ce n’est que dans les années 80 et 90 que ce chanteur va retrouver l’audience d’un public rajeuni, sans pour autant modifier sa façon de chanter  ni le style musical qui a fait son succès : Le jazz, le style crooner. Durant cette période il enregistrera deux disques marquants, hommages à deux immenses figures du jazz : « Tony Bennett on Holiday: Tribute to Billie Holiday » (1997), « Bennett sings Ellington » (1999).

Les années 2000 vont confirmer cette tendance. Devenu une référence auprès de qui il est de bon ton de chanter, la preuve en est les deux albums de duos qui sont sortis en 2006 (avec Barbara Streisand, Céline Dion, Michael Bublé, Sting ou George Michael) puis 2011 (avec deux duos marquants, celui enregistré avec Amy Winehouse, sur un titre de 1930, et une version revisitée de « My lady is a tramp » avec Lady Gaga).

En 2014, il a publié un album de jazz en compagnie de Lady Gaga, « Cheek to Cheek ».

Chanteur de jazz, crooner, Tony Bennett a su traverser le temps, les modes. Il est aujourd’hui le dernier de ces géants, chanteurs à voix dont je parlais au début. Un style inimitable, une voix, une élégance.

Guillaume.

Il y a 20 ans, la Dame en Noir se tû.


Hé oui! Ca fait 20 ans déjà! 20 ans que cette voix singulière, particulière, légèrement chevrotante, ce timbre haut perché, ce personnage à part de la chanson française, s’est éteint, laissant derrière elle quelques titres emblématiques comme « L’aigle Noir » ou « Göttingen » (dont la version de Serge Reggiani reste à ce jour l’une des plus belles), mais aussi « Nantes », « Marienbad », « La solitude »pour les plus connues et reprises  par les générations suivantes. Oui Barbara, la Dame en Noir, personnage aussi timide que mystérieux, entretenait la distance avec son public, dont elle disait qu’il était sa plus belle histoire d’amour. Pour célébrer cette grande voix de la chanson française, et marquer cet anniversaire de sa disparition, Un disque vient de paraître, regroupant 13 chanteuses, qui à leur manière, revisitent et s’approprient les chansons de Barbara.

Au casting de cet hommage, figurent des voix elles-mêmes singulières, venant d’univers musicaux et artistiques différents (chanson, jazz, cinéma) : Si Zazie ouvre le bal avec « La Solitude », il est aussi possible de retrouver Jeanne Cherhal qui interprète « Nantes », la chanteuse Angélique Kidjo sur « Le soleil noir », Virginie Ledoyen sur « cet enfant là », Nolwenn Leroy qui nous gratifie de sa version « dis, quand reviendras-tu? » ou encore la chanteuse de jazz Melody Gardot qui ferme l’album avec « C’est trop tard ».

Pour celles et ceux qui souhaiteraient se replonger dans l’univers musical et théâtral de Barbara, n’hésitez pas, outre ses cd bien entendu, à vous plonger dans le DVD « Une longue dame brune », qui date de 2010.

Guillaume.

US3, La main (toujours) sur la torche !


En 1993 paraissait un album que certains ont peut-être eu le plaisir de découvrir à l’époque … « Hand on the Torch » par le groupe US3.

Fondé en 1991  à Londres, ce groupe va dès le début (sur l’album « And the Band played Boogie ») s’appliquer à sampler (n’est-ce pas Laurent! :-)) des titres de jazz d’artistes figurant au catalogue du célèbre label Jazz Blue Note, pour les mélanger à des rythmiques rap. Du coup, Blue Note les signe en échange d’absence de poursuites judiciaires. US3 plonge alors avec délectation dans les archives de l’immense catalogue du Label.

« Hand on the Torch » sort donc en 1993. 20 ans plus tard, l’album ressort, toujours sur le catalogue Blue Note. Le groupe se tourne résolument vers un mélange de jazz (reprise de « Cantaloup Island » de Herbie Hancock, mais aussi de morceaux de Charlie Parker, Thelonious Monk, Horace Silver entre autres) et de rap. Tous les samples utilisés par US3 sur ce double album sont issus de sessions sur lesquelles a travaillé Alfred Lion, cofondateur et producteur du label Blue Note. Les amateurs de rap (Laurent 🙂 ) y trouveront les guests tels que Tukka Yoot, Kobie Powell, Rahsaan.

L’ensemble offre un éventail savoureux et inventif allant donc du jazz pur, au rap en passant par des ambiances ragga-reggae. Rien de mieux en ces temps de chaleur pour ambiancer les journées, et les soirées barbecue.

« Hand on the Torch », album rempli de pépites, à faire tourner sans modération !!!!

Guillaume.

 

Le 21 juin, Faites de la MusiK à la Médiathèque !!!


….. OUI LA MUSIQUE S’EMPARE DE LA MEDIATHEQUE!!!!

Le 21 Juin, hormis l’arrivée officielle de l’été (bon ok cette année il est là un peu en avance, on va pas s’en plaindre, faire la fine bouche!), oui hormis donc les grandes chaleurs, c’est aussi à cette date que depuis 35 ans déjà (Merci Jack Lang!), qu’est célébré la diversité de la Musique, des musiques, permettant la fête de la mixité des cultures, pratiquées par les amateurs comme les professionnels, partout dans les rues comme dans les lieux culturels dédiés.

Un « poète » contemporain a dit et chanté un jour : « la musique donne la même couleur aux gens »… même si elle vient de contrées très différentes!

C’est donc ans cet esprit de partage, d’échange, de fête, de communion humaine et sonore, de rythmes variés, que la médiathèque Louis Aragon de Fontenay-sous-Bois organise une après-midi musicale (Exceptionnellement, les portes de la médiathèque ouvriront au public dès 13h30!).  Les réjouissances musicales démarreront dès 14h et se pursuivront jusque 18h, pendant les heures d’ouverture.

A cette occasion, nous vous invitons à venir écouter, non pas seulement trois petites notes de musiques (comme le dit si joliment une chanson d’Yves Montand), mais une véritable farandole de notes, délivrées, jouées par des artistes qui offriront à vos oreilles mélomanes un cocktail musical aux saveurs variées, puisque le menu sera composé ainsi :

Pour commencer, nous irons du côté des Etats-Unis, terre du blues, du jazz, et du boogie-woogie. Un retour aux racines de la musique noire américaine, joué par les mains expertes de Rémy Coqueraut.

Ensuite, nous aurons le plaisir d’accueillir un duo de chanson française avec Dam Ka (voix), soutenue par Alex Mondésir à la guitare. Ce duo est habituellement complété de 2 autres musiciens, guitaristes.


 

 

 

Après la chanson française, nous poursuivrons cet après-midi musical avec Christian Michelet, guitariste-chanteur, qui nous régalera de compositions personnelles mais aussi de

reprises de classiques  de pop-rock, folk.


Puis c’est Erzi Ahamada, chanteur-guitariste, qui nous emmènera dans son univers fait  chansons traditionnelles  comoriennes mais également de quelques chansons françaises.


 

 

Ensuite, nous aurons le plaisir d’accueillir une jeune chanteuse  (12 ans) fontenaysienne, qui viendra nous interpréter une chanson de sa composition.

Puis nous terminerons la journée par la prestation de  l’Orchestre de Ukulélé de Fontenay-sous-Bois qui nous proposera son répertoire coloré.

Vous le voyez, le programme s’annonce riche, varié,  propice aux voyages, au partage !! Alors n’hésitez pas, VENEZ NOMBREUSES ET NOMBREUX POUR APPRECIER, PARTAGER CE MOMENT FESTIF AVEC CES MUSICIENS D’HORIZONS DIFFERENTS!

Des surprises ne sont pas à exclure! :-)! :-)!!

Guillaume.

 

Cuarteto Lunares, Tango dans la peau.


Quand on pense à l’Argentine, le mot qui vient immédiatement derrière est Tango. Comme la Salsa à Cuba, ou la Samba au Brésil. Le Blues aux Etats-Unis.

Le tango, musique autant que danse, qui est un langage musical et corporel dans lequel tous les argentins se reconnaissent, puisque cela fait partie de leur culture, de leur histoire. L’Argentine, qui a vécu des heures sombres de dictature, de 1966 à 1973 puis de nouveau entre 1976 et 1983, ne s’est jamais départi de ce fondement-là. Le tango, c’est l’équivalent par moment du blues, et en ce temps-là une musique de résistance, un acte fort face à ce pouvoir qui étranglait l’Argentine. Mais c’est aussi une musique qui peut parfois être joyeuse, festive, accompagnant mariages, naissances, ou plus tristement, accompagner une cérémonie funéraire. Cuarteto Lunares, composé de 3 filles et d’un garçon (Aurélie Gallois, violon, orchestration ; Carmela Delgado, bandoneon ; Gersende Perini, violoncelle ; Lucas Eubel Frontini, contrebasse). Cet attelage instrumental novateur de par sa composition fonctionne très bien, laissant la place à chaque instrumentiste pour s’exprimer.  « A horas truncas » est un disque qui fait le lien entre le tango d’hier tel que révélé par Carlos Gardel, Astor Piazzolla, et des formes musicales telles que le Jazz, la musique classique et le candombe, qui bien qu’issu du Paraguay, trouve aussi sa place dans la culture argentine.

Tous les sentiments humains y sont représentés, mêlés, joués, avec talent et sans jamais tomber dans la facilité.

Un disque à découvrir pour les néophytes comme pour les amateurs du genre.

Guillaume.

Manchester, Terre de Musique


Comme à Paris en novembre 2015, l’horreur  a donc frappé à nouveau  le 22 mai dernier en Angleterre, la jeunesse réunie dans une salle de spectacle de Manchester,  ville emblématique de la culture rock-pop. Mais rassurez-vous, je ne vais pas me lancer dans une tribune contre ces actes qui frappent aveuglément les populations européennes depuis quelques années… Non, je m’en tiendrais juste à évoquer cette ville, Manchester, terre de musique, après avoir été un berceau de l’industrie anglaise, dans les années 70 et 80, sans parler évidemment des deux clubs de football rivaux, Manchester United et Manchester City.

Depuis les années 80 donc, toute une pléiade de groupes ou d’artistes issus de cette ville située dans le nord de l’Angleterre, vont émerger sur la scène musicale anglaise puis européenne et mondiale, dans des genres très différents. Il en va ainsi des groupes de rock tels que Stone Roses, Take That (avec le tout jeune Robbie Williams), Chemical Brothers, de Richard Ashcroft du groupe The Verve, mais aussi d’Oasis (groupe des frangins Liam et Noel Gallagher), de Joy Division, New Order, des Smiths et leur chanteur Morissey, de Simply Red. Plus récemment, et dans un genre musical différent, le jazz, c’est le trio jazz Gogo Penguin qui fait sensation!

Comme Liverpool, qui fut le berceau des Scarabées, pardon des Beatles, Manchester au fil des décennies, s’est affirmé comme le terreau fertile de la rock culture anglaise, en dehors de Londres évidemment.

Aussi je vous propose une plongée en musique dans ce berceau qu’a été et demeure Manchester.

Régalez-vous!

Guillaume.

 

Guillaume.

 

Bienvenue dans la Canopée


J’ai découvert In the Canopy, quintet de rock progressif formé en 2011, lors d’un tremplin Zik organisé par le service culturel le 2 février 2017, à l’Espace Gérard Philipe. Ce soir-là, un autre groupe, The Shuffle (dont je parlerais dans une prochaine chronique), était venue partagé l’affiche, après un véritable périple en voiture, ils étaient en effet arrivé à 20 minutes du début du concert…!! Mais revenons à notre quintet haut perché dans les arbres, où plus exactement entre la cime des arbres et le début des nuages!

« Talking Monkeys« , album paru en avril 2016, nous convie à une ballade haut perchée… un voyage presque sensoriel, une embardée en haute altitude, tout en nous ramenant parfois au ras du sol avec des morceaux très percussifs, des sons très travaillés.Ce qui frappe d’entrée, via le morceau « Lighshot », c’est la qualité musicale, ancrée dans les influences 70’s assumées, telles Led Zeppelin, Genesis, , ou plus récentes avec Tame Impala, Radiohead. Emmené par la voix très maîtrisée à la palette très étendue de Thomas Müllner, personnage charismatique qui tient parfaitement la scène, le quintet nous propose une ballade musicale très propre, efficace, sans fioritures. Et c’est là selon moi que le bas blesse… en effet, à écouter le disque, on remarque que le groupe fait le grand écart entre les influences citées plus haut… ce disque manque d’unité sonore, même si la production est de très bonne facture. Les mélodies proposées vous embarquent vers les hautes sphères chères à ce quintet parisien. Les morceaux sont très électriques ou acoustique, parfois en mode ambiances pop des années 80-90, rock planant, onirique. L’univers de In the Canopy est très varié (trop peu être, enfin pour moi).

Ce disque reste néanmoins très agréable à écouter, permettant de découvrir un groupe de talent : In the Canopy, qui sur scène, s’avère très efficace. Alors si vous les voyez passer près de chez vous, n’hésitez pas, rejoignez-les! vous passerez un très bon moment, haut perché! Ca fait du bien!!!

Guillaume.