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David E. Kelley, un maître en matière de musique et de séries.


Parfois, mon programme télé fera votre programme musical, c’est le cas aujourd’hui car je vais vous parler d’un showrunner avec une petite filmographie bien remplie, de très grande qualité et qui met la musique en valeur à merveille, il s’agit de David E. Kelley, l’un des réalisateurs bankable de la télé Américaine et ce, depuis le milieu des années 80.

Je ne vous ferais pas sa filmo, ce n’est pas le sujet, mais je ferais plutôt un focus sur quatre de ses séries que j’ai trouvé géniales et qui ont une bande son qui mérite que l’on y tende l’oreille.

ALLY MCBEAL

Le point de départ de mon crush télévisuel avec David E. Kelley ne date pas d’hier, c’est le cas depuis la fin des années 90, avec la comédie juridique qui l’a révélé aux yeux du grand public, je parle bien sûr d’Ally McBeal. Si vous n’êtes pas familier avec l’univers d’Ally, jouée par la sublime Calista Flockhart, je vous fais un bref résumé: Ally McBeal, jeune avocate de Boston est engagé dans le cabinet Cage et Fish, où son amoureux de la fac et son épouse actuelle exercent déjà, vous pouvez d’ores et déjà imaginer les situations rocambolesques que cela peut provoquer? Et bien saupoudrez tout ça de personnalités farfelues et hautes en couleurs et vous aurez le mélange explosif de ce cabinet d’avocats pas comme les autres.

Chez Cage et Fish, la musique a une place toute particulière, premièrement parce qu’après les plaidoiries et les problèmes de coeur, les employés se retrouvent régulièrement au bar de l’immeuble où se produit Vonda Shepard, qui vient, avec son piano et sa guitare rythmer les vies de nos protagonistes.

Ensuite, comme je le disais, ce cabinet est rempli de personnalités un peu loufoques, alors quand Ally, en plein milieu d’un procès, aura des visions d’Al Green en juge, ou d’un bébé qui chante “Hooked on a feeling” en dansant dans sa couche, ne vous étonnez pas! Alors déjà là, on se marre, mais quand John Cage, l’un des deux associés, hyper timide et atteint de toc divers et variés se transforme en séducteur chevronné après avoir fait une chorégraphie endiablé sur le mythique “You’re the first, the last, my everything”, c’est pour moi, le must de la série, ces passages sont inoubliables!!!

Je ne vous détaille pas tous les moments qui accompagnent la série musicalement, que ce soit avec Vonda Shepard, la bande son en fond, où les acteurs eux-mêmes, qui se prêtent volontiers à l’exercice musical, que ce soit à l’open mic du bar où pendant les épisodes de Noël. Non, la vraie cerise sur le gâteau, c’est le nombre d’invités (musicaux ou non) de luxe qui sont venus fouler les plateaux de David E. Kelley, de Robert Downey Jr (avant d’être Iron Man), à Barry White et Al Green, bien sûr, mais aussi Sting, Tina Turner ou encore Anastacia et j’en passe…

Bref, si vous avez raté cette série à l’époque, le rattrapage est obligatoire, rires et larmes garanties, faite moi confiance!!!

BIG LITTLE LIES

La deuxième série dont je voulais vous parler, c’est le petit événement de 2017 sur HBO, une mini-série (enfin, ça devait être le cas…) avec un casting digne des plus gros blockbusters de Hollywood, au programme, vous retrouverez dans les rôles principaux, Nicole Kidman, Reese Witherspoon et Shailene Woodley, je ne vous parle pas du casting secondaire tout aussi talentueux, avec Alexander Skarsgard ou Zoë Kravitz et j’en passe… On est sur une sorte de Cluedo, je veux dire que dès le départ, on sait qu’il y a un meurtre, on ne connaît ni la victime, ni le coupable et tout cela se déroule au milieu d’une petite communauté idyllique (en apparence en tout cas), perturbée par l’arrivée d’une “outsider” jouée par Shailene Woodley.

Rien qu’avec ça, je devrais vous avoir donné l’eau à la bouche, mais on est surtout là pour parler musique et je ne vous ai pas encore parlé de la fille de Madeline (Witherspoon), qui au travers de son mp3 est le véritable jukebox de la série, elle nous régale dans les ballades en voiture, à la maison etc… Ici aussi, la musique a une véritable place dans ce mystère. Voyons voir ce que vous pourrez trouver dans les oreilles de la petite Chloé McKenzie: Pour commencer, vous aurez le droit à un générique magnifique, interprété par le génial Michael Kiwanuka qui participait déjà à la B.O de “The get down” dont je vous avais parlé il y a quelque temps et ce n’est que le début d’un soundtrack qui, comme pour Ally McBeal est chargé en Soul. En vrac, vous retrouverez les Temptations ou Charles Bradley et Léon Bridges ou Frank Ocean pour les plus récents. La Soul n’est pas la seule représentée, il y a également des classiques du rock et de la pop, un certain Elvis Presley ou Janis Joplin, ça vous parle? Zoë Kravitz, en bonne fille de Lenny, y va même de sa reprise du king avec “Don’t”. Et pour finir, je mentionnerais ma “all-time chouchoute”, la seule et unique Sade et son inoubliable “Cherish the day”.

Voilà, je disais tout à l’heure que BLL devait être une mini-série, mais le succès a été tel qu’une deuxième saison devrait voir le jour prochainement…

GOLIATH

Pour la troisième série, on revient dans l’univers juridique, mais avec une toute autre atmosphère que pour Ally McBeal, car même si on retrouve quelques personnages un peu “particuliers”, le sujet est bien plus sombre dans Goliath, on est sur de la juridiction criminelle et assez dure. Dans cette version légale de David contre Goliath, Billy McBride, incarné par le génial Billy Bob Thornton affrontera son ancienne firme dans une sombre affaire concernant un fabricant d’armes. Le problème, c’est que si McBride fût un avocat prestigieux, il n’est plus que l’ombre de lui-même, seul, alcoolique et sans emploi… Il lui reste cette affaire et sa détermination!

La distribution est de choix puisque William Hurt joue le méchant, mais il y a également Maria Bello, Molly Parker et bien d’autres encore…

Comme dans les deux séries précédentes, le générique est très marquant et démontre très vite le genre de show auquel on a affaire, le rock de The Silent Comedy sur “Batholomew”  qui sonne très Soul, perso m’a frappé et j’ai plongé dans Goliath dès les premières notes de l’intro.

Tout au long de la première saison (j’ai pas encore fini la seconde), on est bercé entre Soul et Rock au rythme des humeurs de Billy. Du Blues aussi, dans les moments où notre anti héros sombre un peu, bref, la musique est encore une partie intégrante de la série.

Un peu moins de noms ronflants que dans les précédentes, bien que l’on retrouve des artistes comme Curtis Mayfield, The Pharcyde, Luciano Pavarotti ou encore Dire Straits. Pour le reste, pas mal de découvertes, pour moi en tout cas et notamment Ural Thomas and the pain que j’ai adoré, mais aussi les Soulsations. Je vous recommande également de prêter l’oreille à Nathaniel Rateliff and the Night sweats dont Guillaume vous avais parlé il y a quelque temps.

MR MERCEDES

Pour terminer et terminer en beauté, je vous propose la deuxième série de Kelley que je suis actuellement, il s’agit de l’adaptation du livre de Stephen King, Mr Mercedes. Alors, des adaptations télé du maître de l’horreur, il y en a eu un paquet et pas que réussites, par exemple, récemment, Castle Rock fût, pour ma part une belle déception.

Ici, ce n’est pas le cas, dans la première saison tout du moins. Mr Mercedes sort King de son style habituel et l’emmène dans le thriller avec en star un tueur psychopathe au volant d’une mercedes et un flic à la retraite, bourru et alcoolique (point commun avec Goliath) qui, 2 ans plus tard, ne s’est jamais remis de ne pas avoir résolu cette affaire.

Voilà le point de départ de la série qui a, là aussi, une distribution de très grande qualité. Brendan Gleeson dans le rôle de Bill Hodges (le flic), vu dans Harry Potter et son adversaire, le très troublant Buddy Hartsfield, joué par Harry Treadaway, qui s’était déjà mis en lumière dans le génial Penny Dreadful, dansle rôle de Victor Frankenstein bouuuuuuuhhhh…

Le reste du casting est porté par Kelly Lynch et l’inoubliable Nancy Botwin de Weeds, à savoir Mary Louise Parker. Ca donne envie non?

Question musique, on est très bien servi aussi! Chaque épisode débute avec un réveil complexe de Bill sur “It’s not too late” de T-Bone Burnett, comme vous pourrez le constater, c’est un tronc commun entre les 4 séries dont je vous parle aujourd’hui, un générique fort, qui marque l’ambiance du show. Ici, c’est clairement la loose de Bill qui est mise en lumière. En parallèle, beaucoup de passages avec Brady Hartsfield (Treadaway), le tueur à la mercedes, évoquent la folie et pour celà, Kelley a choisi beaucoup de Hard Rock, du punk avec notamment les Ramones, Radiohead et Slapshot, croyez-moi, ça pique les oreilles!!! Comme dans toutes les séries de Kelley, il y a aussi de la Soul avec par exemple, les Impressions ou Lee Harris, du Blues aussi avec Mississippi John Hurt et quelques gros noms aussi comme Leonard Cohen ou PerryComo, en soit, que du bon…

Voilà, j’espère vous avoir donner envie de découvrir l’univers, parfois loufoque, parfois violent, mais toujours de qualité de David E. Kelley, qui est, selon moi, l’un des grands du petit écran.

Laurent

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RIP NIP


Encore une fois le Hip Hop pleure un de ses grands artisans… Malheureusement, en me réveillant le 1er Avril, je lis mes news et crois forcément à un poisson d’Avril ridicule et morbide, mais il n’en est rien, la veille, Nipsey Hussle est assassiné dans son quartier, devant sa boutique. Je ne vais pas refaire l’histoire, vous l’avez sans doute lu, c’était partout la semaine dernière.

Par contre, je me devais de rendre hommage à celui, qui, pour moi, tenait le flambeau de la West Coast avec Kendrick Lamar, Nipsey était non seulement fichu d’un talent fou, mais il était aussi humainement très investi dans sa communauté, un mari et un père de famille fier de ses valeurs et de son quartier.

Musicalement, il avait tous les codes du rap de la côte ouest comme je l’aime, sa musique aurait eu fière allure auprès des classiques de Snoop ou d’Ice Cube, les grosses basses sont là, le flow est parfait et ses textes racontaient parfaitement la vie des jeunes de Crenshaw.

Nipsey était un des rares rappeurs à faire consensus, apprécié de tous et sur le point d’exploser artistiquement après la sortie de son premier disque studio, “Victory lap”, nominé aux Grammy, adoubé par les légendes comme par ceux de sa génération, il nous quitte bien trop tôt.

Après Mac Miller ou XXX tentacion, cette génération, comme celle des 2Pac et Biggie continue de partir trop jeune, il est temps que ça s’arrête et que les artistes rap continuent de nous régaler sur scène plutôt que de tomber sous les balles…

Alors plutôt que d’en faire une nécrologie, je préfère laisser parler sa musique.

HUSSLE IN THE HOUSE

Laurent


Uncle Drew, le crossover entre le basket, le ciné et la bonne musique!


Tout est parti d’une pub pour Pepsi, mais je ne pense pas que Kyrie Irving, la star des Boston Celtics, s’imaginait, à l’époque que l’aventure de “l’Uncle Drew” le conduirait à faire un film, moi non plus d’ailleurs…

Si comme moi, vous aimez le basket, vous avez très probablement déjà vu cette pub, qui montre un vieux monsieur au bord d’un playground venu regarder son neveu jouer devant les caméras pour un documentaire, soudainement, un joueur se blesse, Uncle Drew prend sa place et la magie opère…S’en suivront une tonne de pub, l’ajout de nouveaux personnages (ex joueurs NBA) et la commande d’un film.

Le pitch est plutôt simple, Dax Winslow, joué par l’excellent Lil’ Rel (vu dans Get Out) est un fan de basket plutôt malchanceux dans la vie, qui essaie de monter une équipe pour gagner le tournoi du Rucker et ses 100000 $, il se fait piquer sa star et son rêve s’effondre, jusqu’à sa rencontre avec le mythe…Uncle Drew!!!

Alors, bien sûr, ne vous attendez pas à du Tarantino, mais pour ceux qui aiment le basket et/ou qui veulent mater une bonne comédie, Uncle Drew et sa team vont remplir le contrat haut la main!!! Parlant de son équipe, ces quelques noms devraient parler au fan du ballon orange, le roster est composé de Reggie Miller, Chris Webber, Nate Robinson, Lisa Leslie et le toujours aussi drôle et immense Shaquille O’Neal. Le reste du casting (hors basketteur) est sympa aussi, vous pourrez retrouver deux nanas au top niveau comédie, Tiffany Haddish, la co-star de “The last O.G” et la géniale Erica Ash, habituée du milieu de basket, puisqu’elle était la soeur de Cam Calloway dans l’excellente “Survivor’s remorse”.

Bon et musicalement me direz-vous? Et bien là aussi, c’est un vrai kiffe!!! Non seulement, vous allez retrouver plusieurs têtes d’affiches du hip hop actuel avec l’excellent Goldlink, des gars comme French Montana, ASAP Rocky ou encore l’auteur du super “1800”, le rappeur de Baltimore, Logic. Tout le rap “hype” du moment est bien présent et on a même droit à un petit passage plus doux avec Khalid, dont je vous ai déjà parlé.

Ce qui est cool, c’est qu’étant donné l’âge avancé (et inconnu) d’Uncle Drew, le film nous offre des échanges musicaux super sympas entre Dax et Drew (Lil’ Rel) dans son van, avec par exemple, la comparaison entre le “Between the sheets” des Isley Brothers et le génial “Big Poppa” de Notorious B.I.G qui utilise son sample. Ce n’est pas le seul moment “Oldies”, vous aurez le droit à l’un de mes morceaux préférés toutes catégories confondues, le “Midnight train to Georgia” de Gladys Knight & the Pips, le “Fantastic voyage” de Lakeside et bien d’autres encore…

Vous l’aurez compris, pour moi Uncle Drew c’était un vrai Slam Dunk, que ce soit le film, sa B.O  ou bien l’aspect basket, j’ai passé un excellent moment et j’espère que vous aussi!

Laurent


Les Soulections #19 : Ann Peebles


Encore une artiste que j’ai découvert au travers des samples! Pour moi, Ann Peebles, c’est le coup de coeur quand, en écoutant Shaolin Soul episode 1 (la compil’ qui rassemble des morceaux samplés par le Wu-Tang), j’entends “Trouble, heartaches, sadness” que les rappeurs de Staten Island ont utilisé sur “Shadowboxin’” de GZA et Method Man sur l’album “Liquid swords”. Un morceau magnifique où la sublime voix de la chanteuse de St Louis est sublimée par cette superbe orchestration.

Bien évidemment, ce n’est pas le seul succès de la chanteuse de Saint Louis, elle sera porteuse avec Al Green, pendant de nombreuses années du label Hi-Records, dont elle épousera l’un des auteurs, Don Bryant.

En découleront une dizaine de disques entre la fin des années 60 et le début des années 90 et des hits indémodables tels que “I’m gonna tear your playhouse down” et surtout l’éternel et génial “I can’t stand the rain”, dont la version la plus connue reste celle de Tina Turner, voir, celle de Missy Elliott, mais en attendant, l’originale, c’est bien celle d’Ann Peebles et elle n’a rien à leur envier, en pleine ère Disco, elle a su se faire une place et ça ne devait pas être facile vu le nombre de hits qui émergeaient à l’époque.Comment pourrais-je oublier le génial “I pity the fool” aussi, qui aura (ou pas) inspiré un certain Mr T, cette expression deviendra son gimmick.

Le style de Peebles est une Soul quelque part entre le Gospel et la Funk, sa voix très puissante aussi bien dans les aigus que suave dans les moments plus slow se mariait à la perfection avec les cuivres et les pianos des compositions de Willie Mitchell, l’arrangeur principal du label à l’époque.

Voilà, si vous souhaitez découvrir ou redécouvrir la voix de la diva de Saint Louis, nous vous proposons, dans les bacs de Sème la zic, un excellent double album compilant le meilleur de son oeuvre.

Laurent

I represent the real hip hop!!!


Cette phrase, vous l’avez probablement déjà entendue, le “I represent the real hip hop!!!”, tiré du morceau des Da Bush Babees “We run things” a été samplée, scratchée des tonnes et des tonnes de fois dans le rap et pour cause, elle exprime, selon moi, un sentiment important de la culture hip hop et du rap en particulier, la fierté et la reconnaissance envers ceux qui ont fait son histoire. C’est ce dont je vais vous parler aujourd’hui, avec une petite playlist de tracks qui rendent hommage à cette musique rap, rap musique que j’aime, n’est-ce pas Zoxea?

L’idée de cette chronique m’est venue en réécoutant le remix de Thomaxx du morceau de Bekay “I am”, dont l’originale, produite par Alchemist n’est pas mal non plus, mais ce remix de fou furieux, avec un sample de la B.O du seigneur des anneaux est tout simplement génial.

Peut être (sans doute) existe t-il des odes au hip hop dans d’autres langues, les Allemands par exemple ou les Italiens, voir les Japonais, sont des fervents auditeurs de rap, mais je dois reconnaître que je suis nettement moins calé à ce niveau là, je me suis donc concentré sur ce que je connais, le rap US et Français et croyez-moi, il y a déjà du level!!!

Côté Français, je vous ai ressorti un morceau de Rocca, “Génération hip hop”, où l’ex de La Cliqua, nous raconte sa jeunesse et sa découverte de sa passion. Il n’est pas le seul des anciens du rap hexagonal à nous faire part de son amour pour le hip hop, LE groupe le plus mythique du rap Français, je parle bien sûr des NTM, l’avait déjà fait dans “Tout n’est pas si facile” où ils nous rappellent qu’avant eux, en France, des gars comme Dee Nasty faisait connaître les pépites venues tout droit des US de Grandmaster Flash, Afrika Bambataa et les autres…

Toujours pour nos Frenchies, je vous ai mis Zoxea, Les spécialistes, Diam’s, ça c’est pour les mc’s Oldschool, mais les petits nouveaux savent être reconnaissants aussi, des gars comme Médine avec son “Lecture aléatoire” faisait la part belle aux légendes du game. D’autres comme Bakar, se sont essayé à un exercice plus périlleux mais réussi: sur un seul morceau, il mélange les instrus de plusieurs mythes du rap Français et adapte son styles à chacune d’entre elle, en résulte un clip avec des invités de marque pour accompagner le jeune de Chartres. Dans cette liste, vous retrouverez aussi deux de mes mc’s favoris actuellement, qui eux aussi rendent leur hommage de manière originale, il s’agit de Lino et Youssoupha, pour respectivement “Bande originale” et “Chanson Française”. Si Youss fait finir ses phrases par des samples d’anciens morceaux, Lino, lui, nous glisse des mini boucles d’instrus ricaine pour accompagner le soundtrack de sa jeunesse.

Chez les pionniers, aux Etats Unis, les hommages à la “Golden Era” font légion aussi et de gros gros titres ont émergés de cette tendance, je vous ai évidemment mis le morceau de Das EFX “The real hip hop”, j’étais un peu obligé non? Pas tant que ça de noms à qui ils rendent hommage, mais toutes les valeurs sont là et sont mises en avant, donc, on valide!!!

J’ai mis aussi une chanteuse, mais vous la connaissez, c’est ma chouchoute, Erykah Badu et son “Love of my life”, pendant du “I used to love HER” de son ex, Common, également présent sur la playlist, bien sûr!

Les géants du milieu sont bien présents et porteurs du flambeau, des gars comme Nas, The Roots ou même Redman sont là pour nous crier leur amour au hip hop. On mélange les générations aussi avec Hov himself et celui qui porte aujourd’hui le hip hop conscient sur ses épaules, J. Cole que Jay avait lancé dans le grand bain avec ce “A star is born” sur son “Blueprint 3.”

Enfin et je ne vous en ai pas parlé dans la partie hexagonale de la chronique, mais un artiste qui rend un hommage vivant à la culture rap Française (et un peu US, mais aussi à moindre mesure), que vous connaissez peut être, il s’agit d’Eklips, imitateur des plus grandes voix du rap Français, beatboxeur de génie, ce petit gars de Bourgogne vous trompera tant ces imitations sont parfaites, jusque dans les gimmicks vocaux des mc’s.

Alors voilà, moi aussi, je voulais crier mon amour à cette musique et lui rendre hommage à ma manière, parce que je passe mon temps à critiquer une grande partie (pas toute) de la nouvelle vague rap actuelle, ceux qui pour moi, passe plus de temps à chanter (si on peut dire) qu’à  rapper, voilà, ceux qui pour moi, ont porté les valeurs de cette culture et j’espère qu’à travers ces morceaux hommages, elles ne se perdront pas…

Laurent

1 an en musique : 1987


Le mélange des genres continue en 1987, hip hop, rock, musique de films, vous allez trouver un peu de tout dans cette playlist, prêt pour un bond dans le temps?

Alors, nous revoici en 1987 et c’est le grand pas vers l’école primaire pour ma part, fini les doudous et les tétines, je suis un grand, je rentre en CP!!! Et pour m’accompagner dans cette grande étape de ma vie scolaire, rien de tel qu’une bande son au top, avec notamment la suite des premiers pas du gangsta rap dans la west coast Californienne avec le “Boyz’n the hood” de ceux qui allaient devenir le groupe le plus dangereux d’Amérique, les NWA de Dr.Dre et Ice Cube. L’an passé, je vous avais mis le prem’s sur le coup, Ice T, mais la vraie rampe de lancement de cette branche, c’est bien mes chouchous de Compton. Pour rester dans le rap, je vous ai mis deux des groupes les plus mythiques de l’autre côté des US, à savoir le Boogie Down Production de KRS-One venus tout droit du “South Bronx” et évidemment le God MC, Rakim et son compère Eric B. pour “I know you got soul”.

Alors bien sûr, il n’y a pas que du rap dans les douze morceaux et je vous mentirais si je vous disais que c’est ce que j’écoutais à six ans. Non, j’ai une grande sœur de quatre ans mon aînée, donc ce que j’écoutais, c’est ce qu’elle écoutait et à l’époque, il y a eu deux films musicaux qui sont sortis et dont les tubes n’ont pas décollés du top 50 de Marc Toesca. Il s’agit de “La Bamba” des Los Lobos, même si pour moi ce sera toujours Richie Valens qui l’incarnera sous les traits de Lou Diamond Philips. Et puis comme “on ne laisse pas bébé dans un coin”, je ne pouvais pas passer à côté de l’inoubliable “Dirty Dancing” et de son “Time of my life”. Çà, ça a vraiment tourné en boucle à la maison et pas qu’en 1987…

Pour garder un peu de R’n’B aussi, je vous ai mis un peu de Whitney, un soupçon de Smokey Robinson et une pincée de Ready for the World, pas mal non?

Je vous ai promis du Rock aussi et je n’ai pas oublié les fans de la série “Friends” qui n’auront sans doute jamais oublié LA chanson de Ross et Rachel, le sublime “With or without you” de U2, un slow à vous tirer les larmes. Mes lecteurs des “Samples rendez-vous” auront le droit à leur bijou aussi, avec la boucle du “Changes” de 2pac, tirée du morceau de Bruce Hornsby “That’s just the way it is”.

On a presque fait le tour du sujet, il me reste simplement à vous faire part de mon inavouable habituel et celui-ci, c’est le spécial Chérie FM de la route des vacances avec Madame, LE morceau de Jean Jacques Goldman : “La-bas”. Allez, avouer que ma femme et moi ne sommes pas les seuls à casser la tête de nos enfants en faisant une cover façon casserole du hit de JJG?

Laurent 

La magie de la Motown pour nos enfants.


Ceci est une lettre pour tous les jeunes parents… Un moyen de vous soulager les oreilles quand vous passerez du temps avec vos petits anges. On ne va pas se mentir, on est entre nous, n’ayez pas honte, ils nous arrive de prendre un temps avec les enfants devant un dessin animé ou leur faire écouter de la musique et de se poser sur le canapé, c’est bien naturel après toutes ces nuits sans sommeil…

Le problème dans ces deux cas, c’est que vous allez vite vous retrouver coincé entre Henri Dès et La Pat Patrouille, alors comme je suis sympa et que je suis en plein dans ce pétrin, je vous offre une petite astuce: Voilà ma recette, vous allumez votre télé, vous lancez Netflix et si comme les miens, vos enfants ne sont pas encore en âge de vous dire “C’est nul ce que t’écoutes papa!!!” vous devriez pouvoir leur vendre un peu de bon son et un dessin animé plutôt sympa, oui oui, les deux en un!!!

Pour ça, vous allez choisir une des sorties récentes de la plateforme de streaming qui s’appelle “Motown Magic”, vous commencez à voir où je veux en venir?

C’est l’histoire du jeune Ben, qui grandit dans une famille d’artistes, toujours de bonne humeur et toujours prêt à sortir une guitare et une batterie pour chanter et danser à la moindre occasion. Pour son premier jour d’école, le petit Ben doit réaliser un projet artistique mais malheureusement, contrairement au reste de la famille, il n’a pas encore trouver son talent… jusqu’à ce que la magie de la Motown, a l’aide d’une flûte magique fasse son effet!

Je vous en dit pas plus sur le scénario, c’est pas du Coppola non plus, mais c’est plutôt fun et le grand intérêt du show pour moi, c’est de pouvoir faire danser mes petits bouts sur les Jackson 5 et non plus sur “Pirouette cacahuète” et ça c’est la classe!!!

Alors niveau musical me direz-vous? Et bien vous allez pouvoir retrouver toute la crème de l’industrie Soul de Detroit des années 60-70, des Jackson 5 et leur “ABC” à Stevie Wonder et son “Sir Duke”, morceau préféré de mon chouchou Anderson.Paak, en passant par Martha Reeves et les Vandellas, bien sûr, les immenses stars du label de Berry Gordy sont là aussi, je parle évidemment de Marvin Gaye, des Temptations et de Diana Ross et ses Supremes.

A la production, vous retrouverez un certain Smokey Robinson, qui s’y connait un peu en matière de Motown puisque c’est lui qui, avec ses yeux bleus a fait les premières grandes heures du label avec des titres comme “Tracks of my tears” ou “Tears of a clown”.

Voilà, je vous laisse profiter de cette petite pause musicale avec vos chouchous, ça devrait plutôt bien se passer et vous verrez que l’expression « Netflix and chill » prend tout son sens!!!

Laurent

Un véritable cocktail Mono Tof !!!


Ah! Enfin!!! Je suis super content de voir le projet de cet artiste réalisé, ça fait un petit moment que je suis son évolution sur les réseaux sociaux, je l’avais découvert sur le disque de Demi Portion, “2 chez moi” que j’avais chroniqué il y a deux ans et j’ai tout de suite adhéré au style du gars.

Après l’avoir découvert musicalement, j’ai appris à apprécier le personnage à travers son exposition sur le web, toujours disponible et véhiculant un message positif à travers sa musique et l’image qu’il donne du rap Français.

Stéréotypé” est donc son premier album studio, il a pris son temps pour le sortir, a fait ses armes comme il se doit et il a bien fait car ce premier opus est une réussite. Dans son concept d’abord, chaque morceau est titré d’après un personnage réel ou fictif, sauf “Indépendant” et “Stéréotypé”. Tous les autres tracks vous évoqueront sans doute quelque chose, de “Zidane” et son fameux coup de tête, à “Andy Dufresne” et sa cuillère dans les évadés, en passant par “Bart Simpson” et son “Petit gang, petit gang”, pas facile de faire le lien entre tous ces personnages, mais ça marche bien car le disque est bien construit et on se retrouve assez facilement dans l’univers de Mono.

Le style est brut, le flow de l’artiste s’adapte aussi bien aux instrus “trap-ish” qu’aux classiques du Boom Bap, il le dit lui-même d’ailleurs, il ne s’enferme dans aucun registre et navigue parfaitement partout là où il traîne son mic.

Le disque s’écoute sans broncher, on remue le casque tout au long des 45 minutes passées ensemble, je n’ai abandonné qu’un track, c’est “Boubou” auquel je n’ai pas réussi à adhérer, je pense que je kiffais tellement l’intro du morceau que j’aurais aimé l’entendre tout le long du morceau, mais bon… sur treize plages, je pense que ce n’est pas bien méchant.

Pour le reste, c’est vraiment frais, sincère et mes préférences iront naturellement à “Scottie Pippen” (je suis un fan de basket, donc ça va de soi) où je trouve Mono au top de sa forme, il débite le refrain avec une verve étonnante. Et j’ai également beaucoup aimé “Néo” et “Zidane” qui ont des instrus au top, d’ailleurs, Mono, si tu me lis, j’aimerais bien savoir qui fait tes prods, parce qu’il faut aussi le féliciter!

Voilà, je vous invite vivement à découvrir ce jeune artiste, qui comme son acolyte Demi Portion et mon pote Bibo, il donne des belles couleurs au rap du sud.

Laurent

Nos Samples Rendez-Vous #33 : Az et Lalo Schiffrin


Une combinaison de 3 géants de la musique, chacun dans un domaine différent, le légendaire DJ/producteur New Yorkais, DJ Premier dont je vous ai déjà parlé dans la chronique sur les Beatmakers, le compositeur star des bandes originales dans les années 70, Lalo Schiffrin et l’un des mc’s les plus sous estimés de notre époque, Az.
Il s’agit ici de “The Format” d’Az sur l’album du même nom,sorti en 2006 et produit par DJ Premier, 3mn de pur bonheur pour tout fan de hip hop, le track est clairement estampillé du style de Preemo avec ses grosses caisses et ses scratchs en guise de refrain et il se marie à la perfection avec les prouesses lyricales de l’acolyte de Nas. “Young and gifted, my tongue’s prolific” nous dit-il et comment le contredire? Az kicke sur l’instru concocté par Premier mieux que jamais!!!
Pour ce beat, Primo s’est servi dans l’immense répertoire du génie Argentin qu’est Lalo Schiffrin. Pour la B.O du film non moins classique “L’inspecteur Harry” avec Clint Eastwood, (je vous ai dit que de la légende aujourd’hui!), le titre “The side of forever” est interprété par l’inoubliable Roberta Flack, je sais, j’abuse des superlatifs aujourd’hui, mais je me fais un kiffe, c’est vraiment du très costaud que je vous propose aujourd’hui.
Alors pour ce qui est de la boucle en elle-même, vous la retrouverez au début du morceau de Schiffrin, peut être les 10 premières secondes du morceau, il sera amplifié à fond et ralenti pour donner cette mélodie déjà bien Up-Tempo qu’est celle de “The Format”.
Laurent

Une vraie B.O de “Ballers”!!!


Toujours dans le thème séries et bande originale, j’en ai encore une intéressante à vous proposer, il s’agit de Ballers, diffusée sur HBO avec en vedette l’acteur ex catcheur Dwayne Johnson a.k.a The Rock pour ses anciens fans sur le ring. Egalement au casting, le fils de Denzel Washington, John David, que vous avez peut être vu dans l’excellent Blackkklansman de Spike Lee récemment. Le show traite de l’univers du football Américain et plus particulièrement de son arrière boutique, à savoir, les agents de joueurs, les contrats etc… Bien sûr les joueurs sont également bien mis en avant et John David Washington est vraiment top en Ricky Jerret! Et The Rock me direz-vous? Et bien, c’était mon gros doute quand j’ai commencé la série, parce qu’il est plutôt habitué aux comédies douteuses et aux films d’action parfois légers. Quoi qu’il en soit, avec Ballers, il m’a prouvé qu’il pouvait, avec la bonne direction, être un bon acteur et son personnage de Spencer Strasmore et aussi attachant que balèze!

A la réalisation, vous retrouverez Stephen Levinson, qui réalisait déjà l’excellente comédie Entourage, qui parlait, elle, d’Hollywood et du cinéma en particulier.

Voilà pour introduire la série, quant à sa bande originale, c’est un vrai petit bonheur et ce dès le générique d’intro, où les images de plaquages et de touchdown sont rythmées par le tube de Lil’ Wayne et Drake “Right above it”, le banger issu du “I’m not a human being” de Wizzy, ça donne le ton, le soundtrack sera hip hop et pas qu’un peu!!!

Je vous ai préparé une petite playlist d’une centaine de morceaux qui devrait ravir les oreilles des auditeurs de rap, faites chauffer vos Beats, on y va!!!

Les légendes du game sont là en force, du “Protect ya neck” du Wu Tang à Gangstarr et son “Work”, en passant par Nasty Nas et son inoubliable “If I ruled the world” en duo avec Lauryn Hill sont là aussi, ah oui… j’ai failli oublier l’un de mes préférés de la liste le “Watch out now” des Beatnuts, qu’est-ce qu’il a pu tourner dans mon casque celui-là aussi…

Il n’y a pas que l’ancienne génération évidemment, les petits nouveaux du game sont aussi à l’honneur, la West coast est bien représenté avec des petits gars que vous connaissez peut être… Kendrick Lamar ou encore Nipsey Hussle? Du costaud je vous dis! Deux de mes chouchous, dont je vous ai parlé récemment aussi font une apparition sur la bande son, Oddisee et Anderson .Paak ont chacun le droit a un morceau. Bien sûr, le rap East coast n’est pas en reste non plus avec des artistes comme Rapsody ou le duo mythique de Queensbridge, Mobb Deep.

Il n’y a pas non plus que du rap sur cette B.O, les starlettes de la pop sont également à l’honneur, vous pourrez retrouver l’ancienne amoureuse de  Mac Miller, à savoir Ariana Grande ou encore Taylor Swift et son fameux “Shake it off”, croyez moi vous aurez de quoi faire bouger les clubs, pas de problème!!!

Il y a quelques morceaux de rock aussi, de l’électro, mais l’autre musique qui est le plus à l’honneur, c’est celle qui m’est chère, la Soul!!! Et là, j’ai encore du très bon au programme, à commencer par William De Vaughn et son inoubliable “Be thankful for what you’ve got”, le classique des Delfonics aussi, “Didn’t I blow your mind?” entendu dans le Jackie Brown de Tarantino. Les Commodores, Al Green et j’en passe… Faites moi confiance, il n’y a que peu de faux pas dans cette bande originale.

Êtes-vous prêts à vous plonger dans l’univers du Foot US avec une B.O de feu??? Si oui, Ballers est faite pour vous!!!

Laurent

Les Soulections #18 : The Isley Brothers


Makin’ sweeeeeeet loooooooove between the sheets… Allez, si vous n’avez pas reconnu les paroles, je vous promets que la grosse basse qui l’accompagne ne vous sera pas inconnue. “Between the sheets”, c’est l’un des morceaux les plus sexy que je connaisse et par dessus ça, pour ceux plus familier du rap que de la soul, il a aussi été rendu célèbre par le légendaire “Big poppa” de Notorious B.I.G, qui a réutilisé son sample à merveille.

Évidemment, l’immense carrière des Isley Brothers ne se résume pas à ce seul morceau, loin de là, à vrai dire, les frères Isleys ont quasiment une quarantaine d’albums à leur actif, entre la fin des années 50 jusqu’à nos jours, presque soixante ans de carrière, ça le fait quand même non? Au rythme des changements de casting au sein du groupe et de l’évolution musicale, le groupe a su rester constant dans leur carrière en s’adaptant aux époques sans perdre l’essence de ce qui a fait leur succès. Un fun fact, en parlant de casting, les Isley Brothers compteront pendant quelque temps dans leurs rangs, un certain Jimmy James, ça ne vous dit rien? Pas étonnant, peut-être que Jimmy Hendrix vous semble plus familier. Le légendaire guitariste de Seattle a tourné plusieurs fois avec les frères Isley. Mais en réalité, le véritable patron du groupe, c’est Ronald, alias Mister Biggs, qui même après la fin d’activité du groupe a continué une carrière solo plus que réussie, que ce soit avec les 3 disques solo qu’il a sorti ou bien les collaborations avec les petits nouveaux de l’époque du R’n’B contemporain, notamment le tristement célèbre R.Kelly, qui l’a clairement remis au goût du jour, au début des années 2000 avec des titres comme “Down Low” ou “Friend of mine” avec Kelly Price.

Très franchement, si les Isley Brothers manquent à votre mp3, c’est le moment de corriger le tir!

Laurent

Quand les légendes s’en mêlent…


Je commence à en prendre l’habitude mais quand je peux rassembler deux disques sortis à peu près en même temps et que j’arrive à trouver un sujet correspondant, je les rassemble pour ne faire qu’une chronique. Honnêtement, il y a tellement de sorties chaque semaine, que je passe à côté (volontairement ou pas) de certaines et quand je tiens vraiment à vous parler de certaines, comme ici, je filoute un peu… Ici, il s’agit de deux mythes du rap game, deux des lyricistes les plus doués de leur génération et de l’histoire du hip hop en général, à savoir Method Man et Ice Cube.

Pour le premier, le mc phare du Wu-Tang Clan, le collectif de Staten Island, il nous propose la suite directe de son “Meth lab”, sorti 3 ans auparavant et on peut dire qu’à 47 ans, Meth (vu récemment dans The deuce”) n’a rien perdu de sa verve et de son flow sur ce “Lithium”. Décomposée en 22 plages, cette 2ème saison du “Meth Lab” et tout de même entrecoupée de 7 interludes, ce qui fait tout de même un peu beaucoup selon moi, même si celles-ci sont faites avec beaucoup d’humour, il aurait pu en faire un peu moins, mais c’est à peu près la seule critique que je puisse faire sur ce sixième album solo.

Si sa faculté a rappé n’est plus à faire depuis longtemps, peut-il encore s’adapter au game actuel, peut-il encore nous faire du method et plaire à la jeune génération? Et bien je pense que ce disque est l’exemple parfait de ce qui fait la longévité de Meth, il offre majoritairement du boom bap dans la pure tradition New Yorkaise, mais arrive aussi à rimer sur des sonorités plus tendances comme sur “Grand prix” et même là, ça fonctionne!!!

Il faut dire qu’il dispose de pas mal d’aide sur “Lithium”, des guests, presque sur tous les tracks et là aussi, il parvient à mixer les époques. Des légendes comme son acolyte Redman, Snoop ou Raekwon viennent lui prêter main forte, sur des morceaux comme “Wild cats” ou “Eastside”, quand pour la nouvelle donne, il offre du temps derrière le mic à des jeunes comme Cardi Express ou Youngin’ sur “Back blockz”.

Le tout est une très bonne recette sortie du labo du plus doué des chimistes du hip hop pour ce qui pourrait (on ne le souhaite pas) être le dernier album solo de Method man…

Pour le second, je vais vous parler de l’éternel ex-N.W.A, à savoir Ice Cube! Acteur, président de la ligue de basket des retraités NBA, O’shea Jackson Sr ne chôme pas et il a malgré tout, trouvé le temps de nous pondre “Everythangs corrupt”, son dixième album studio. Alors, comment garder la rage après toutes ces années? Comment garder la flamme quand on est dans l’opulence et qu’on n’est plus “l’Amerikkka’s most wanted” depuis des lustres? C’est ce qui a fait de Cube ce qu’il est, c’est sa rage derrière le mic et sa plume bien sûr, alors comment? Et bien déjà, le contexte socio-politique Américain aide un peu, disons que le président actuel n’est pas vraiment du goût du rappeur de South Central et ça se fait sentir très rapidement dans le disque avec dès le premier morceau, un “Arrest the president” qui laisse peu de place au doute quant au vote d’Ice Cube et ça continue avec “Chase down the bully” juste après.

Vous l’aurez compris, le thème de l’album, c’est la foi perdue en un système qui ne fonctionne pas pour la communauté noire américaine et ce, bien avant que Cube ne fasse ses premières armes derrière le micro.

Alors, vous ne trouverez pas que ça sur le disque, il y a aussi des tracks comme “The new funkadelic” ou “Ain’t got no haters” en featuring avec Too $hort, une autre légende du rap Californien, c’est d’ailleurs la seule collaboration de prestige du disque à l’inverse de celui de Method Man. Ces morceaux là sonnent plus G-Funk, nous ressortent des boucles à la Parliament et ce n’est pas pour me déplaire personnellement, ça offre un peu de légèreté dans un disque globalement assez dur.

Mon véritable coup de coeur c’est “Streets shed tears” que j’ai trouvé vraiment magnigique, l’instru très soulful, le flow de Cube et le superbe refrain de Shameia Crawford, c’est une pépite, pas de doutes!

Alors en conclusion, on est d’accord ou pas? On a encore de la place pour ces mythes du hip hop? Ces gars ont encore le feu sacré et ce, avec trente ans de carrière et sans jamais s’être vendus musicalement, on en veut encore les gars, la retraite, c’est pas maintenant!!!

Laurent

1 an en musique : 1986


Il y a des années pour lesquelles c’est plus facile que d’autres de faire son choix. C’est le cas pour cette année 1986 qui me plonge dans deux univers qui me parle énormément: Le hip hop et le cinéma!!!

Avant de parler du grand écran, je vais commencer par vous parler des morceaux Rap que j’ai choisi de mettre en avant pour 1986 avec en premier, l’un des groupes qui a changé la face de la culture hip hop, le trio le plus célèbre du Queens, Run DMC et leurs Adidas. Rev Run, étant le frère de Russell Simmons, le grand manitou de Def Jam, les 3 compères de Hollis avaient toutes les cartes en mains pour placer leurs célèbres chaussures sur la carte du rap New Yorkais et ils ont su transformer l’essai. Pas les seuls dans le domaine, on a aussi le génial Biz Markie et son “Make the music with your mouth”, ce gros fou de Harlem s’éclate sur le sample du formidable “Ike’s mood” d’Isaac Hayes, du génie!!! Le premier groupe “blanc” hip hop est là aussi, les Beastie Boys fusionnent à merveille le rap et le rock sur “No sleep til Brooklyn”. Et pour finir, le premier morceau estampillé “Gangsta rap” de l’histoire, “6 in the morning” d’Ice-T, que les plus jeunes connaissent sans doute plus pour son rôle dans New York Unité spéciale qu’en tant que rappeur et bien le premier à raconter les histoires de gangster de Los Angeles, avant NWA ou Snoop, c’est lui et ce morceau est le pionnier de cette tendance.

Bon, vous allez me dire qu’il n’y a que du rap? Non, non, rassurez-vous, je vous ai dit qu’on allait parler cinoche aussi, alors si je vous dit Top gun, vous me dites? Tom Cruise et sa moto, oui je sais, mais quelle était la musique qui rendait la scène si hot? Berlin et son “Take my breath away” et à l’époque, ça aurait été le summum du sensuel, si il n’y avait pas eu l’un des strip tease les plus chauds de l’histoire du cinéma de la part de Kim Basinger dans 9 semaines et demi, encore aujourd’hui, quand on parle strip tease, c’est la chanson de Joe Cocker qui vient à l’esprit, Mickey Rourke ne s’en est toujours pas remis!

Toujours dans le registre cinéma, mais dans un style plus funky, le parrain de la soul, James Brown, introduit Apollo Creed dans Rocky, bon ça ne lui portera pas bonheur, mais le show vaut le détour, sortez vos shorts US!!!

Et puisqu’on est dans la funk, pourquoi un peu de Cameo avec “Word up”? Et puis plus méconnu, mais les auditeurs de Fabe reconnaîtront sans doute le “I cant’ wait” des Nu Shooz, que la plume du 18ème avait samplé pour son “Mal partis” avec K-Reen et Koma sur le Cut Killer Show.

Enfin, deux morceaux frenchies, dont mon inavouable, qui n’en est pas vraiment un, “La chanson des restos” par Les Enfoirés originaux, bien moins commerciaux que ceux qui viennent gratter un peu de promo ces dernières années et puis l’un des pianos les plus reconnaissables de la chanson Française, le “Mistral gagnant” de Renaud, à écouter le paquet de Kleenex à la main.

Voilà c’est à peu près tout pour cette année 1986…

Laurent

La playlist

Beat makers, des hommes derrière les hits vol.2


Bon, je vous préviens direct, pour cette suite de mon focus sur quelques uns des meilleurs producteurs du game, je me suis lâché, mais alors complètement, au niveau du nombre de morceaux sur chaque playlist. Pour la première partie, je m’étais contenté d’une dizaine de tracks par bonhomme et j’ai regretté, alors cette fois, j’ai lâché les chevaux et j’espère que vous kifferez autant que moi…

Swizz Beatz

Swizzzzzzzzyyyyyyyy!!! Ah le petit gimmick vocal qui fait plaisir en club hip hop, c’est automatique, on sait qu’un morceau produit par Swizz Beatz fera bouger les foules, le gars n’est pas le style a faire dans le mellow, non c’est de la grosse caisse à tout va et des rythmes qui secouent fort!!! Avant de devenir Monsieur Alicia Keys était déjà un des beatmakers les plus prolifiques depuis la fin des 90’s. L’histoire a commencé très tôt, quand ses deux tontons ont eu la bonne idée de fonder le label Ruff Ryders, Swizz a 16 ans à l’époque et est plus attiré par le DJeeing que par la prod. a proprement parlé jusqu’à ce qu’a ce qu’a l’âge de 23 ans, il vende sa première production à un certain DMX, le titre deviendra le fameux “Ruff Ryders anthem” avec ce clip où le “Dog” fait des burn à moto dans les rues de New York. La suite est pour l’histoire, Swizz produit la majeure partie des disques du label, des artistes comme Eve, The Lox et les autres se régalent et c’est la période dorée du double R. Il n’a pas bossé que pour eux évidemment, comme on dit “game recognize game” et du coup les meilleurs s’adressent à lui pour booster leurs disques. De Busta Rhymes à son bon pote Jay-Z, toutes les stars du hip hop y vont de leur morceau estampillé Swizz Beatz!!! Il a bien sûr bossé avec son épouse mais aussi Beyoncé ou même Whitney Houston, le petit gars du Bronx a fait du chemin et il est devenu tellement incontournable qu’on lui a même consacré une rue, pas mal non?

Pete Rock

Quand on parle pionniers, les noms qui reviennent souvent, c’est Run DMC, Public Enemy, A tribe called quest etc… mais pour moi, l’un de ceux qui a changé l’histoire du hip hop est trop souvent oublié et c’est pour ça que je me devais de le mentionner aujourd’hui, le number 1 soul brother, MONSIEUR Pete Rock!!!

Véritable touche à tout, Pete Rock est aussi à l’aise derrière le mic qu’avec des platines, il fût d’ailleurs le DJ de Marley Marl en radio (j’ai dit pionnier!!!), mais là où il s’illustre véritablement selon moi, c’est à la prod. Pete Rock, c’est un peu le parrain des samples Soul et Jazz dans le rap, des tracks légendaires comme le “How to roll a blunt” de Redman ou “Rather unique” de Az peuvent en témoigner. Il est aussi un des grands acteurs avec du plus grand disque hip hop de l’histoire, Illmatic de Nas où il sera l’un des nombreux producteurs du disque et un consultant de choix pour le jeune mc du Queens.

En tant que rappeur, son duo avec CL Smooth est inoubliable, ces deux là étaient pour moi un pendant de Gangstarr, dommage qu’ils se soient séparés si tôt, le rap ne s’en serait que mieux porté. Cela dit, les morceaux que je préfère de sa discographie en tant que mc sont en solo, “Tha game” en featuring avec Raekwon et Ghost du Wu-Tang et Prodigy de Mobb Deep et puis le “Tru master” avec Inspektah Deck et Kurupt de Dogg pound. Ces deux là sont inoubliables pour moi, du grand grand hip hop!!! Pete Rock a produit, jusqu’à aujourd’hui pour un nombre d’artistes hallucinants, même Akhenaton a eu droit a son petit remix de la légende pour “La face B”, la classe quand même!!! Parce Que oui, j’allais presque oublier, Pete Rock, c’est aussi un peu le roi du remix!!! Je vous en ai pas mis tant que ça dans la playlist, mais si vous fouillez un peu, vous devriez trouver quelques pépites!  Alors j’espère que le Soul brother continuera de produire encore longtemps, car même si il se fait plus rare, quand il s’y met, ça rigole pas, le “Holy Moly” de Talib Kweli peut en témoigner ou encore plus récemment la sublime collaboration entre Estelle et De La Soul sur le dernier disque de ces derniers, que du bonheur!!!

RZA

Est-il encore besoin de présenter RZA? L’architecte du Wu-Tang, celui sans qui, le son de Shaolin n’aurait jamais vu le jour… On ne sait jamais alors, si vous ne le connaissez pas, RZA aka Bobby Steele aka Prince Rakeem aka Bobby Digital (le mec a plus de surnoms que de cheveux sur la tête!) est celui qui a eu l’idée de lancer ses 9 potes de Staten Island dans l’aventure Wu-tang clan, quelle bonne idée il a eu de les sortir des “corners” et de les mettre dans une cabine d’enregistrement, c’est Method Man lui même qui raconte l’anecdote. Sans cette idée de génie, le fameux “Enter the Wu Tang (36th chambers)” n’aurait jamais existé. Ils ont cassé les codes ces gars de Shaolin, poussé les portes des radios pour jouer leur son si différent de ce qui se faisait auparavant. Le style de RZA est plein de dissonance, très empreint de Soul et d’influences asiatiques aussi, je vous rappelle qu’ils sont tous fans de films de Kung-fu.

RZA n’a pas fait que produire pour son propre groupe, une fois la popularité des siens accomplie, les artistes se sont vite rendu compte du talent de “The abbott” et pas que dans le milieu hip hop, des gens comme Björk, Texas ou encore Catherine Ringer (oui oui) ont eu le droit a des prods du génie du Wu Tang. Bien sûr les rappeurs les plus aguerris ont voulu aussi un petit bout du RZA et pas des moindre, de Jay-Z à Kendrick Lamar, les grands ne cachent pas leur plaisir à poser sur les instrus de Rakeem.

Pour finir, le bonhomme et non seulement un génial producteur, un mc très talentueux, mais il est aussi un acteur plutôt décent, vous pourrez le retrouver dans Ghost dog ou encore dans la géniale “Californication”, série avec David Duchovny. Il est aussi réalisateur pour “The man with the iron fist”, dont il est également l’acteur principal, ça le fait non?

Large Professor

“Large Professor’s my mentor and that’s how the story ends”… Ces mots de Nas dans le morceau de J.Cole “Let Nas down” pèsent tellement lourd dans l’histoire du rap, quand on sait ce que Nas représente, qu’il reconnaisse Large Professor comme celui qui a fait de lui ce qu’il est, est un témoignage de la grandeur du gars.

Au départ, c’est son pote Paul C, qui bosse beaucoup avec Eric B. & Rakim à l’époque, qui lui apprend les bases et lui mets le pied à l’étrier en le faisant croquer sur l’album d’Eric B. & Rakim. C’est à peu près à ce moment là, qu’il rencontre Nas et qu’il rentre dans le groupe Main source avec qui il ouvrira les portes au jeune mc du Queens, qu’on entendra pour la première fois sur le mythique “Live at the BBQ”.

Tous les grands de l’époque bossent avec lui, Big Daddy Kane, Kool G Rap ou encore A tribe called quest profitent des prods qu’il crée en allant fouiller dans les boutiques de vinyl, pour trouver les meilleurs samples. Il raconte d’ailleurs qu’à l’époque, les samples n’étaient pas encore réglementés par les droits d’auteurs et c’était une bataille permanentes dans les bacs des boutiques de son, il dit qu’il était très commun qu’il se retrouve au même endroit que Pete Rock ou Q-Tip, en train de fouiller dans les mêmes bacs. C’était l’occasion aussi de partager leurs expériences, à ce moment là, l’ambiance était plutôt bon enfant dans le hip hop et d’ailleurs, la plupart de ces gars ont bossé ensemble sur le légendaire “Illmatic” de Nas, dont je parlais plus haut. Large Professor est également un excellent mc, même si ce n’est pas sa qualité première, son album solo après sa séparation avec Main Source, s’est longtemps fait attendre et même si il n’a pas rencontré le succès commercial attendu, les puristes reconnaissent que “The LP” est un disque de qualité et les suivants feront de même.

Alors pour ceux qui ne le connaissent pas, c’est le moment de la séance de rattrapage, Large est un incontournable de l’histoire du rap New Yorkais.

No I.D.

Si vous avez un peu l’habitude de venir jeter un oeil à Sème la zic, vous avez peut-être vu que j’étais un gros fan de Common. Et bien sans No I.D., la carrière de la légende de Chicago n’aurait sans doute pas été ce qu’elle est aujourd’hui, car il est l’un des grands artisans du son de Common. Vous pourrez voir voir que les collaborations des deux potes apparaissent de nombreuses fois dans la playlist. Alors, je parle de Common, parce qu’ils marchent ensemble depuis le départ, au début des années 90, mais en réalité, c’est la majeure partie du rap de Chicago qui lui doit ses lettres de noblesse et notamment un certain Kanye West. Monsieur Kardashian le reconnaît ouvertement comme son mentor et le clame même dans plusieurs de ses morceaux. C’est No I.D. qui est aussi à l’origine de la rencontre de Kanye et Jay-Z.Vous imaginez le hip hop moderne sans la collaboration de ces deux monstres? Ca aurait été dommage non?

Bien sûr, No I.D. ne s’est pas contenté de produire pour ses confrères Chicagoans, avec un tel talent, ça aurait quand même été du gâchis! De nombreux artistes ont profité de ces prods, que ce soit dans le rap ou dans le R’n’B, Rihanna, Melanie Fiona ou encore Joy Denalane ont su exploiter le talent de No I.D. à des fins plus “vocales” et il en est ressorti des pépites comme “This time” ou “We all want love”. Pour ce qui est des rappeurs, Jay-Z bien sûr, mais aussi Rick Ross et Nas ont découpés les instrus du bonhomme.

Normalement, vous devriez vous régaler, personnellement, je trouve que No I.D. n’a pas la notoriété qu’il devrait avoir et c’est bien que les artistes pour qui il produit, le cite régulièrement, en ça, il me fait un peu penser à 9th Wonder dont je vous avais parlé dans la première partie du focus sur les Beatmakers.

Dr Dre

Je me suis gardé le plus gros morceau pour la fin!!! Le docteur le plus célèbre de l’histoire de la musique, LA LÉGENDE, ladies and gentlemans… Dr DRE!!!

Je vais pas vous refaire l’histoire, tout a déjà été dit sur Dre, c’est pour ça que je ne l’avais pas mis la première fois, mais je me suis dit: Quand même… comment je peux écrire sur les beatmakers, sans mentionner celui qui a produit une grosse partie des tracks qui m’ont fait tomber amoureux du hip hop. Au départ, quand j’ai commencé à écouter du rap, au début des 90’s, cette musique était un monstre à deux têtes, d’un côté RZA et son Wu-tang et de l’autre, la West Coast de Dr Dre, qui régnait sans partage sur le hip hop Californien et grossièrement sur toute la côte ouest en général. Alors, évidemment, la réalité était différente, il y avait des artistes comme Too Short, E-40 et d’autres qui n’était pas sous la coupe du docteur, mais bon avec mes oreilles de 12 ans, je faisais ce que je pouvais…

Cela dit, après avoir mis le gouvernement américain à l’écoute avec N.W.A, la carrière de Dre en tant que producteur a encore plus explosé quand il a signé chez Death Row, avec son futur meilleur ennemi, Suge Knight, c’est la période dorée des “The Chronic”, “Doggystyle” et autres “Dogg food”, quel bonheur pour mes oreilles, les sirènes distordues et les grosses basses inondaient mon walkman, je rêvais d’avoir une cadillac et de pouvoir la faire rouler sur 3 roues!!! En réalité, je dirais que sa rencontre avec Jimmy Iovine, grand ponte du rock a changé, à ce moment là, l’histoire de la musique. La suite, on la connaît, les conflits entre Dre et Suge, qui l’ont conduit à monter son propre label, “Aftermath records”, qui après des débuts un peu chaotiques avec “Dr Dre presents… The aftermath” ou “The firm”, finira par être le monstre qu’il est encore aujourd’hui, notamment grâce au tant attendu “Chronic 2001” qui relancera définitivement Dre. Le vrai 2ème tournant, c’est la rencontre avec Eminem, le rappeur blanc de Detroit, dont personne ne voulait! Et bien, le doc a su le soigner et en faire le “Rap God ”, le “Slim shady”!!! A ce jour, le succès de Dre n’est plus jamais retombé, un véritable sans faute avec des signatures comme Busta Rhymes, Eve ou Xzibit, puis 50 cent, The Game ou Kendrick Lamar et même encore plus récemment avec le génial Anderson .Paak, le Doc a le nez fin et se trompe rarement! Même chose pour ses décisions commerciales, le meilleur exemple étant bien sûr les fameux casques “Beats by Dre” et le rachat par Apple du produit en question, je suis d’ailleurs certain que nombre d’entre vous sont en train d’écouter les playlists avec ce fameux casque frappé du B conçu par le docteur du rap, allez avouez…

Laurent