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Les Soulections #9 : The Temptations


Allez, sortez les défrisages, les pattes d’ef et vos plus belles chorégraphies, je vous emmène en balade avec l’un de mes groupes préférés, l’un de ceux avec qui j’ai commencé à écouter de la Soul, les Temptations!!!

Probablement la formation soul la plus connue de l’histoire de la soul, les Temptations, c’est le groupe phare du label le plus mythique de la période dorée de cette musique, la Motown. Peut-être aussi celui qui a subi le plus de changement de casting, plus d’une vingtaine de voix différentes sont venus chanter les refrains légendaires de la formation de Detroit.

Enfin, voilà, l’histoire des Temptations commencent avec le regroupement de deux formations, les Distants et les Primes avec leurs leaders respectifs, Otis Williams et Eddie Kendricks, ils se nomment d’abord les Elgins et sont complétés par Paul Williams (responsable de leurs mémorables chorégraphies), Eldridge Bryant et Melvin Franklin, ils font des représentations un peu partout aux Etats-Unis et se font rapidement repérer par un certain Berry Gordy, ça vous parle? Non? Le grand manitou de la Motown, le plus grand label Soul de tous les temps, donc autant dire qu’avec ce cocktail de talent réunis, la machine à hits ne pouvait que démarrer.

Ils abandonnent le nom des Elgins pour devenir les Temptations à ce moment là et Gordy leur offrent un producteur à la hauteur de leur talent, MONSIEUR Smokey Robinson, ça donne un premier single qui va les faire exploser aux yeux du monde entier: “The way you do the things you do”, entre temps, Eldridge Bryant quitte le groupe et il est remplacé par un certain David Ruffin, d’abord utilisé comme chanteur secondaire, mais beaucoup trop talentueux pour en rester là.

Berry Gordy et Smokey Robinson se rendent vite compte de la perle qu’ils ont trouvé et décident d’en faire l’un des leads de la formation, s’ensuit les “My girl”, “Get ready” et autres “Ain’t too proud to beg”, c’est l’époque du “classic five era” qui durera jusqu’à la fin des années 60 et le départ de Ruffin, trop instable, trop en quête de lumière. Ses trop nombreux dérapages, notamment le fait qu’il frappait sa compagne Tammi Terrell, une autre star du label, sa compagne de l’époque risquait de nuire au groupe et ils le remplaceront par Dennis Edwards.

C’est la fin d’une époque avec cette nouvelle décennie qui commence et les changements d’effectif vont continuer mais le succès, lui est toujours au rendez-vous. Nous sommes dans les années 70 et Norman Whitfield, l’un des producteurs historiques du groupe essaye de les faire passer dans l’ère de la funk et du disco avec des titres tels que “Papa was a rollin’ stone” ou “Just my imagination” et leur public continue d’adhérer.

A la fin des années 70, le groupe quitte la Motown pour Atlantic records pendant quelques années jusqu’à que Berry Gordy fasse le forcing pour récupérer ses stars en leur proposant un “Reunion tour” qui ramènerait David Ruffin et Paul Kendricks parmi les leurs.

A ce moment là, le succès des Temptations est déjà bien derrière eux et ils se concentrent plus sur des tournées avec les anciennes stars du label que sur des nouveaux enregistrements, même si ils sortent quelques albums sporadiquement et des titres tels que “Treat her like a lady” ou “How can you say that it’s over”.

Au jour d’aujourd’hui, le groupe a reçu un Grammy pour leur carrière en 2013 et a été introduit au Vocal group hall of fame en 2001 et au Rock and Roll Hall of fame en 1989. Des chanteurs originaux, seul reste Otis Williams, aujourd’hui agé de 76 ans et qui continue encore à chanter avec des nouveaux membres.

Je vous conseille vivement de fouiller sur internet pour trouver des lives qui sont nombreux et vraiment géniaux, notamment pour les 25 ans de la Motown, je vous ai mis quelques extraits dans la playlist et aussi le trailer de l’excellent film sur l’histoire du groupe, mais je vous laisse bosser un peu quand même pour trouver d’autres perles…

Laurent

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Quand l’electro ressuscite la funk!!!


Qui aurait cru que j’écrirais quelque chose sur la musique electro? Clairement pas ma came au départ, je dois reconnaître que j’y connais pas grand chose non plus. Bien sûr, quand j’allume la radio (chose très rare) et que je tombe sur les hits qui font bouger le dancefloor, j’éteins pas instantanément, mais disons que je cours pas après non plus.

Alors, comment j’en suis venu là? Et bien, c’est avec la bande annonce de la deuxième saison d’Insecure, vous vous rappelez, une des séries dont je vous ai parlé il y a quelque temps. Donc, dans une vidéo de promo, on voit l’héroïne déambuler dans les rues de L.A sur un morceau funky absolument génial, donc je Shazam et la je tombe sur Calvin Harris!

Calvin Harris?!? Mon téléphone doit débloquer, c’est bien trop groovy pour que ce soit un DJ electro, donc je creuse un peu et finalement je vois qu’il a fait un projet avec toutes les stars du Hip Hop et du R’n’B actuel, “Funk wav bounces vol.1”.

En fait, le DJ Ecossais nous a fait un disque, un peu à la DJ Khaled, il a réuni toutes les stars du milieu hip hop mainstream et du R’n’B aussi, lui, s’occupe de la musique et il a voulu que ça sonne Funky! Le moins qu’on puisse dire, c’est que ça fonctionne très bien! Du coup, j’ai fait quelques recherches sur ce qu’il avait fait précédemment et franchement, ça collait pas si bien, bref, revenons aux vagues de Funk qui bougent…

Porté par deux singles qui ont cartonnés instantanément, “Slide”, dont je vous parlais plus haut, avec Frank Ocean et les Migos, le groupe rap à la mode chez les ados et “Feels” avec trois monstres des ventes, Katy Perry, Big Sean et l’incomparable Pharrell Williams. C’est le genre de titres qui vous donnent envie de baisser les vitres de votre voiture et de mettre le son à fond ou de brûler les pistes de danses, c’est de la vraie funky musique!!!

Comme le disque est en réalité une compil’ de titres, je vais pas vous en faire des tonnes sur la conception de l’album, mais plutôt vous donner quelques noms supplémentaires pour continuer de vous mettre l’eau à la bouche, je vous ai dit, tout le gratin est là et le mélange des genres fonctionne très bien.

On retrouve Future et Khalid, Snoop et John Legend, des chanteuses plus pop comme Ariana Grande ou Nicki Minaj, on a du hardcore aussi avec le compère de Kendrick Lamar, l’excellent Schoolboy Q ou Lil’ Yachty.

Bref, vous avez capté le concept, des gros noms, une grosse basse groovy et un DJ de renom dans l’electro, secouez le tout et vous obtenez une belle compil’ de chansons qui vous feront danser pendant encore un bon moment.

Laurent

Nos samples rendez-vous #23 Common et Electric Light Orchestra


Et bah voilà! J’étais tranquillement en train de mater “Les gardiens de la galaxie 2” (super B.O, au passage) quand j’entends un passage qui me rappelle l’un de mes morceaux préférés de l’un de mes rappeurs préférés: Common et son morceau “Blue sky”, devenu depuis son dernier album “Black America Again”, le premier et unique rappeur a gagné un oscar, un emmy et un grammy, pas mal mine de rien!

Pour en revenir à ce qui nous intéresse aujourd’hui, pour “Blue sky” sur “The dreamer, the believer” le MC de Chicago a utilisé le sample d’un morceau de Electric Light Orchestra en 1977 pour “Mr.Blue sky”, vous avez forcément cette mélodie, que ce soit le morceau lui-même ou dans une pub, c’est quasi obligatoire…

Produit par No I.D et James Fauntleroy, le “Blue sky” de Common est un morceau très positif qui parle de surmonter les obstacles de la vie pour accomplir ses rêves et qui de mieux que Common pour faire passer ce message?

A l’inverse la chanson des Britanniques d’Electric light Orchestra a été inspiré par des semaines de pluies continues pendant l’enregistrement de leur double album “Out of the blue”, le septième et plus gros succès du groupe.

 

Laurent

Khalid, un teen Americain bourré de talent.


 

Bien plus pop que ce que j’écoute habituellement, le premier album de Khalid est pour moi, l’une des plus belles surprises de cette première moitié d’année 2017. La première sortie de ce jeune Texan de 19 ans seulement se nomme “American teen” et contrairement à ce que laisse suggérer ce disque fait déjà preuve d’une grande maturité.

Toute l’heure durant, Khalid va partager avec nous son expérience de la vie d’un teenager déjà presque adulte aux Etats Unis de nos jours. Des soirées aux histoires d’amour via les réseaux sociaux, mais aussi sur des thèmes plus intimes comme sur “Shot down” ou “Cold blooded”.

Dans l’ensemble, le ton du disque reste assez léger, on flâne en écoutant la voix un peu abimé de Khalid et musicalement on est assez proche de ce que peut faire The Weeknd tout en ayant sa propre personnalité. On ressent les influences d’un Frank Ocean et Khalid ne s’en cache pas et cite régulièrement ses inspirations musicale, même s’il affirme que sa principale muse c’est sa maman, c’est pas mignon ça???

En tout cas, si étonnamment vous êtes passé à côté des hits de l’album comme “Location” ou “Young, dumb and broke”, quelle meilleure période que l’été pour une séance de rattrapage musicale?

Perso, je me suis régalé et je vais suivre ce jeune artiste de près, je vous invite à faire de même.

Laurent

Les Soulections #8 : Minnie Ripperton


CINQ OCTAVES ET DEMI !!! C’est pas rien quand même? Comment introduire différemment miss Minnie Riperton, une autre étoile de la Soul partie trop tôt…

Sa voix identifiable entre milles a inspirée de nombreuses chanteuses actuelles tel que Mariah Carey, Mary J. Blige et j’en passe…

Originaire de Chicago (encore une) et née en 1949, Minnie a une formation lyrique et c’est ce qui lui permet de se démarquer avec sa puissance vocale qui atteint deux octaves de plus que la moyenne. Elle commence sa carrière très jeune, à l’âge de 15 ans avec le groupe The Gems, qui ne marquera pas les esprits, mais lui permettra de mettre un premier pieds dans l’industrie du disque et de rebondir avec une autre formation, The rotary connection, qui fonctionnera déjà beaucoup mieux et qui lancera par la suite, sa carrière solo.

En 1970, elle enregistre “Come to my garden” et fait découvrir son talent au monde entier et notamment à l’une des icônes de la soul, monsieur Stevie Wonder himself, qui craque complètement pour la jeune Minnie! L’album est un succès critique, mais l’explosion des ventes, ce n’est pas encore pour maintenant.

C’est avec “Perfect angel” et son inoubliable “Lovin’ you” que Minnie éclate au grand jour, ce titre, vous l’avez forcément déjà entendu, que ce soit dans les films de Tarantino, dans des pubs, sur une cover (Shanice, Olivia Newton-John ou encore les Stylistics), je suis persuadé que vous l’avez déjà entendu, allez, je vous aide encore un peu: des petits oiseaux qui chantent, la mélodie qui commence, une voix d’une pureté de cristal qui nous lâche un “la la laaaaaaaa…” qu’on ne peut pas oublier, ça y est je suis sûr que vous l’avez. Stevie accompagne Minnie au piano et à l’harmonica sur le disque et il le produit également, je pense qu’on peut quand même appeler ça un gage de qualité, non?

Viendra ensuite “Adventures in paradise”, qui est clairement l’album de la confirmation avec le superbe “Inside my love”, dont je vous parlerais sans doute dans un prochain rendez-vous samplé…C’est à cette période que la chanteuse apprend qu’elle est atteinte d’un cancer du sein et doit subir une mastectomie. Malheureusement, le cancer a eu le temps de se propager et son espérance de vie est limité…

Elle aura le temps de d’enregistrer deux autres albums: “Stay in love” et “Minnie”, des disques plus up-tempo, dans l’air du temps, toujours de qualité, mais différent de son travail précédent. Elle deviendra également l’une des figures de la bataille contre le cancer aux Etats-Unis avec l’American cancer society, mais décédera des suites de son cancer en 1979 en laissant derrière elle une fille, la jeune Maya Rudolph qui deviendra plus tard, une actrice de renom, décidément, le talent coule dans les veines de la famille.

La maladie nous a volé encore une incroyable artiste, beaucoup trop tôt, Minnie Riperton est décédée à l’âge de 31 ans, mais elle a marqué toute une génération.

 

Laurent

Dexter, le serial killer à la sauce salsa…


Retour sur l’une des séries les plus marquantes des années 2000 avec le tueur en série préféré de la Floride : DEXTER !!! Inutile de présenter le bonhomme, si ? Dexter Morgan (interprété par Michael C. Hall), donc, médecin légiste, spécialiste sanguin de la police de Miami le jour et serial killer/justicier au code de l’honneur la nuit. Durant huit saisons, nous avons suivi les déambulations meurtrières de Dexter rythmées au son Latino de Miami, au programme : salsa, mambo et effusions de sang.

Quiconque ayant vu ne serait-ce qu’un épisode de la série se rappelle forcément des 2 thèmes musicaux principaux, le générique composé par Rolfe Kent, pour lequel il fut nominé aux Emmy pour le meilleur générique dans une série. Rappelez-vous cette fameuse intro où nous découvrions notre héros dans son rituel matinal, où chacun de ses gestes les plus banals pouvaient avoir un double sens. L’habileté de la réalisation transformait le fait de couper une orange en meurtre au couteau, ou bien le laçage de chaussure qui faisait penser à un étranglement, du pur génie télévisuel.

L’autre thème marquant était le fameux « Blood theme », repris dans chaque générique de fin et parfois pendant les épisodes est un mélange de piano et de violons à vous glacer le sang. Il est composé par Daniel Licht, l’auteur de la majeure partie de la bande originale de la série.

Quant au reste de la B.O, elle est principalement axée sur des rythmes latino, pour nous faire vivre l’ambiance de la ville Floridienne, dont l’influence Cubaine est omniprésente à chaque coin de rue. Pour ne citer que quelques noms, vous pourrez retrouver Ray Armando, les Mambo All Stars et bien d’autres encore.

La dualité musicale illustre parfaitement la double personnalité du personnage avec les rythmes endiablés qui viennent ambiancer la vie quotidienne de Dexter faite de sourires de circonstances et de semblant de vie « normale », quant aux instrumentaux de Licht, ils sont froids, effrayants et sont là pour rythmer les meurtres et la vie de nuit de notre héros.

La bande originale parfaite pour illustrer la série, mais idéale aussi, si vous aimez lire en écoutant de la musique, les livres dont la série est tirée sont bien entendu, disponible dans votre médiathèque.

Laurent

Nos samples rendez-vous #22 Mafia Trece et la B.O de Kung-fu


Que se passe t-il quand on prend la boucle du thème de l’une des séries les plus mythiques des années 70 et qu’on le mixe avec le groupe de rap Français le plus prometteur de la fin du siècle dernier? On se retrouve avec “A la recherche du mic perdu?” de Mafia Trece, le collectif de rappeurs issu du 13ème arrondissement de la capitale.

Morceau bonus du premier album de la mafia du treize, “A la recherche du mic perdu” transforme nos mc’s en moines Shaolin, à la recherche d’un moine renégat qui aurait volé le totem du temple : un micro d’or. La bataille de rimes peut commencer à la manière des meilleurs films de Kung-fu des Shaw brothers et la prod. de DJ Effa se prête parfaitement à cet exercice.

Et à propos de Kung-fu, venons en au sample dont il est question aujourd’hui: le thème de la géniale série Kung-fu, mais si, vous vous en souvenez, c’est la série ou Kwai Chang Caine (David Carradine) arpente les Etats-Unis avec sa flûte et son chapeau, à la recherche de son demi-frère, ça y est ça vous revient? Sinon, il y a un gros clin d’oeil dans Kill Bill volume 2 de Tarantino.

Cette série est illustrée par un superbe générique composé par Jim Helms avec du violon, de la harpe et quelques percussions chinoises est inoubliable pour quiconque l’a déjà entendu.

 

Laurent

Le monologue de Jacob Banks.


Comme je l’avais fait pour Bibo, je vais de nouveau vous présenter un artiste dont nous ne possédons pas le disque à la médiathèque, mais que vous pourrez retrouver sur Bandcamp. Cet artiste, c’est Jacob Banks, un chanteur Soul Anglais de 26 ans, originaire de Birmingham, que j’ai découvert en regardant la série Power.

Au tout début de la 4ème saison, Ghost, le héros de la série est confronté à une situation compliquée, rassurez-vous, je ne vais pas vous spoiler, mais ce passage est illustré par une chanson qui m’accroche direct, une voix très puissante, un rythme intense et même si je suis captivé par l’histoire, j’ai quand même la présence d’esprit de dégainer mon téléphone et de “shazamer” tout ça!!!

Le track en question, c’est “Monster 2.0” en featuring avec Avelino par Jacob Banks. Donc, évidemment, direction Youtube dès la fin de l’épisode et là, je ne décroche plus!!! Je suis tombé sur les fameuses “Mahogany sessions” où les artistes se produisent en acoustique, souvent dans des lieux insolites, si vous ne connaissez pas encore, je vous conseille vivement d’aller voir leur chaine  ici.

Pour en revenir à Jacob Banks, je disais donc qu’au fil des vidéos, j’ai découvert un artiste né au Nigeria qui est arrivé à Birmingham à l’âge de 14 ans, totalement autodidacte, avec une voix d’une rare puissance et qui sait varier entre des morceaux très intimistes, engagés et des balades un peu plus pop, le tout à merveille.

Il me fait un peu penser parfois à Aloe Blacc même si sa voix est plus grave et son style moins commercial, mais il y a quand même quelques similitudes entre les deux artistes. Il a déjà sorti trois EP dont le premier “The monologue” disponible sur Bandcamp (voir plus bas), “The paradox” et “The boy who cried freedom” que vous pourrez trouver sur Itunes et Soundcloud.

Jacob Banks, c’est l’un de ces artistes sur lesquels on tombe par accident et dont on ne peut plus se passer, les titres “Unholy war”, “Worthy” ou encore “Chainsmoking” ne sortent plus de mon MP3, alors en attendant un album complet, je vous invite vivement à découvrir ce génie de la soul Britannique au bonnet rouge vissé sur la tête, au travers d’une petite playlist et sur les plateformes de streaming musical ICI et LA

 

Laurent

Mourir d’amour enchaîné…


Voilà, aujourd’hui, nous saluons la carrière et la vie de la plus grande icône musicale Française, qu’on l’aime ou pas, on ne peut que reconnaître l’impact de Johnny Hallyday sur le paysage musical hexagonal.

Alors, je ne vais pas revenir sur sa vie, qui a été raconté des milliers de fois et que vous allez entendre encore un peu partout ces prochains jours, je pense que c’est plus intéressant de se concentrer sur ce qui compte vraiment, son immense discographie.

Plus de 50 ans de carrière et au moins autant d’albums studio, selon Wikipédia, une quarantaine de disques d’or et près de 200 tournées, qui dit mieux?

Des titres inoubliables comme « Que je t’aime », « Laura », « Gabrielle » et j’en passe… Le plus simple pour illustrer cette incroyable carrière, c’est une petite playlist non?

Alors, au revoir MONSIEUR Johnny Hallyday… 15 Juin 1943 – 6 Décembre 2017

 

LA PLAYLIST ICI ———————————> 

Les Soulections #7 : Leela James


Il est parfois des coups du destin, qui sur le moment peuvent paraître dramatique et qui ne sont, en réalité qu’une étape, dans le chemin de quelqu’un, c’est probablement ce que la jeune Leela James a dû se dire quand elle s’est blessée au genou alors qu’une belle carrière d’athlète lui était promise… Heureusement pour elle (et pour nous) la jeune Californienne avait d’autres atouts dans sa manche, elle possède une voix hors du commun et malgré qu’elle ait chanté déjà plus jeune dans les églises, ce n’était pas son premier objectif.

La carrière musicale de Leela James débute en 2005 avec “A change is gonna come”, un album construit comme un hommage à la Soul des années 60/70, le titre est d’ailleurs le même que l’un des morceaux les plus connus de Sam Cooke. L’album est produit par des gros noms de l’industrie tels que Wyclef des Fugees, Raphael Saadiq ou encore Kanye West, c’est un succès instantané pour James.

La Warner pense tenir une pépite, mais c’est sans compter sur l’esprit libre de l’artiste qui décide de signer chez un petit label nommé Shanashie et d’avoir encore plus de liberté artistique, elle sort pour eux “Let’s do it again”, un disque composé uniquement de covers, pas original, me direz-vous? Oui, sauf que Leela a une telle capacité à imposer son style et à s’approprier les morceaux qu’on en oublierait presque qu’elle n’en est pas l’auteur, sa reprise du “It’s a man, man, man’s world” de James Brown est juste incroyable, mais ma préférée est sans aucun doute “Clean up woman”, au moins aussi bien que l’original!!!

Pour “My soul”, Leela James change de nouveau de label et signe chez le légendaire Stax, le principal concurrent de la Motown pendant la période dorée de la musique Soul. C’est un album assez court, pas forcément son meilleur, même si ça reste un disque très correct, c’est pour moi le moins marquant, à l’exception de “Mr incredible – Mrs Unforgettable” avec Raheem Devaughn et “Tell me you love me” qui font partis de mes morceaux favoris de Leela.

Ensuite, elle nous propose un album hommage à la grande Etta James, qui contrairement à ce qu’on peut lire, n’est pas sa grand mère, Leela est tout simplement une grande fan d’Etta et souhaitait rendre un hommage à son immense carrière, aussi risqué que cela puisse être de s’attaquer au répertoire d’une telle légende, Leela s’en est plutôt bien sorti.

En 2014, sort son 5ème album “Fall for you” avec le track que je préfère de Leela, “Say that” en duo avec l’un de mes autres artistes préférés, Anthony Hamilton, j’ai d’ailleurs souvent tendance à comparer ces deux monstres de la Neo-Soul car non seulement ils ont deux des voix les plus puissantes du circuit, mais ils ont aussi cette capacité à produire des disques que l’on peut écouter sans sauter une piste, c’est aussi deux des chanteurs qui sont, selon moi, le plus dans l’esprit de la soul des années 70 et ça, je ne peux que valider!!!

Enfin, cette année et sorti “Did it for love”, que nous avons mis en avant à la médiathèque et qui est une nouvelle fois une réussite, alors n’hésitez plus, courez emprunter ce disque et en attendant, je vous propose une petite sélection de mes morceaux favoris.

Laurent

Stranger things, rock et sci-fi dans les 80’s.


Prêts pour un voyage dans le temps? 3, 2, 1… Direction les années 80!!!

Bienvenue à Hawkins, petite ville de l’Indiana où vous allez faire connaissance avec le groupe d’enfants le plus cool jamais vu à ce jour au petit écran! Will, Mike, Lucas et mon chouchou Dustin, un petit groupe de Geeks avant l’heure, fans de Donjons et Dragons, dont le quotidien bien tranquille vas être chamboulé par la disparition de Will et l’arrivée en ville d’une mystérieuse jeune fille du nom d’Eleven, si vous n’avez pas vu la série, je ne vous en dis pas plus, je ne voudrais pas vous spoiler le plaisir.

Sachez juste que cette série est un véritable hommage aux films fantastiques et aux films d’épouvantes des années 80, fans des Goonies, de Poltergeist ou encore The Thing, vous allez vous régaler et replonger en enfance dès les premières notes du générique. Au casting, une belle troupe d’inconnus dans le rôle des enfants, mais du côté adultes, on retrouve l’une des stars de l’époque, l’iconique Winona Ryder, qui joue la maman de Will, probablement son meilleur rôle depuis très longtemps.

Pour contribuer à l’immersion dans cette atmosphère très eighties, il était indispensable de nous proposer une B.O du tonnerre pour accompagner nos jeunes héros. Et quelle réussite!!! Les Duffer brothers, réalisateurs de la série ont choisis Michael Stein et Kyle Dixon, du groupe Survive, une formation electro, originaire d’Austin au Texas pour composer la musique et notamment, son générique. Un écran noir, un synthé inquiétant et la typographie rouge lumineuse qui apparaît tout doucement… vous voici à Hawkins!

Après ce générique ultra marqué dans le temps et au même titre que les hommages cinématographiques, c’est une collection de références musicale que vous allez entendre tout au long des deux premières saisons.

Vous comprendrez pourquoi en regardant la série, mais un morceau marque vraiment la série, c’est le mythique “Should I stay or should I go” des Clash, la chanson déjà inoubliable d’elle même se fait ici une deuxième jeunesse et vous allez probablement l’associer à la série dorénavant.

Je vous rassure, c’est loin d’être le seul, on retrouve le thème du film “Ghostbusters”, vous vous rappelez? Who you gon’ call? Ghoooostbusteeeeer!!! C’était Ray Parker jr qui nous faisait danser pendant que Bill Murray chassait des fantômes. On aura également les Bangles, Roy Orbison, l’inoubliable auteur de Pretty woman, pour mon copain Guillaume on a du Toto avec “Africa”, du Motley Crue et son démoniaque “Shout at the devil” pendant une scène en voiture décoiffante!

Pour les plus romantiques, rappelez-vous, nos héros sont des pré-ados chatouillés par leurs hormones quand même… vous aurez l’un de mes titres préférés de Police “Every breath you take” et “Time after the time” de Cindy Lauper (je vous ferais des samples rendez-vous avec ces deux titres un de ces quatres…).

Voilà, j’en passe, évidemment et vous allez en retrouver davantage sur la playlist que je vous ai concocté, mais j’espère vous avoir mis l’eau à la bouche car la série est un véritable phénomène et sa bande originale aussi. Vous pouvez retrouver les deux saisons sur Netflix et la musique des deux premières saisons dans les bacs de la médiathèque.

Et en bonus, je vous ai mis les vidéos des enfants de la série qui s’éclatent en musique dans les cérémonies, je vous dit, c’est le casting de mômes le plus cool de l’univers!!!

Alors, qui a dit que j’aimais pas le Rock???

 

Laurent

Nos samples rendez-vous #21: Arsenik et William Bell


Villiers le Bel, Juin 2002, Lino et Calbo, les frangins du groupe Arsenik, nous offrent leur vision du monde sur leur second album “Quelque chose a survécu”. Le track en question, c’est “Regarde le monde” ou les deux mc’s ouvrent leurs coeurs à leurs enfants respectifs. Les deux papas font un speech à leurs bambins sur ce qu’est le monde dans lequel ils vont grandir, sur leurs propres parcours aussi. C’est l’un des textes les plus poignants du groupe, si vous voulez mon avis.

Le morceau produit par l’historique Djimi Finger reprend le sample d’un classique de la soul de la fin des années 60, le fameux “I forgot to be your lover” de William Bell ou le chanteur de Memphis, l’une des stars du label Stax, présente ses excuses à sa bien aimée pour l’avoir mise de côté, pas considérée à sa juste valeur et promet de se rattraper.

Au delà du texte qui bien que joli, est assez classique pour ce type de balade, c’est bien la mélodie qui marque les esprits, les arrangements de Booker T. Jones sont intemporels.

Et si les rappeurs du secteur A ne s’y sont pas trompés en utilisant cette boucle, ils ne sont pas les premiers artistes hip hop à s’en servir, 1 an plus tôt, en Californie, Alchemist concocte un beat quasi identique pour ceux qui allaient devenir l’un des groupes phare du hip hop underground west coast: Dilated peoples.

Le morceau c’est “Worst comes to worst” et même si, franchement j’adore le track d’Arsenik, celui-ci est encore un cran au dessus, Evidence et Iriscience se régalent au rythme des scratchs de leur DJ Babu et se payent le luxe d’être accompagné par l’incomparable Guru, qui dit mieux? C’est tout simplement pour moi, le meilleur morceau de Dilated, qui possède pourtant une discographie bien fournie, mais y’a pas, dès que j’entends les premières notes, quinze ans après, je monte toujours le son et ma tête bouge, c’est instantané!!!

 

Laurent

Tyler, the creator se réinvente avec Flower boy.


 

Pas spécialement fan d’Odd Future au départ, ou de la carrière solo de Tyler, the creator son lead, mais ce nouvel opus a fait tellement de bruit que je me suis dit que j’allais lui donner sa chance. J’avoue que j’avais un peu peur que l’annonce du coming out de Tyler, chose assez rare dans le milieu hip hop, pour être mentionnée, ait eu un tel effet de buzz que le disque n’avait été survendu. Je vous rassure tout de suite, ce n’est pas le cas!!!

“Flower boy”, dont le titre au départ, était “Scumfuck flower boy” (je me passerais de traduire…) est, je pense, le meilleur produit du rappeur Californien.

Le titre a donc été un peu édulcoré, ce qui n’est pas vraiment l’habitude de l’artiste et ça aussi, ça a attiré mon attention, Tyler, the creator et son ancien groupe était plutôt un collectif assez trash, avec des paroles assez tranchées et surtout un côté visuel très travaillé et bien hardcore!!! Alors, pourquoi ce revirement? Tyler a t-il changé?

En fait, non pas vraiment… Il a mûri, c’est sûr, mais au fond, le gars reste le même, ce personnage décalé, mais hyper talentueux du hip hop Californien. C’est plutôt l’ambiance du disque qui est différente, moins dark, même si sur certains morceaux comme “Who dat boy?” on retrouve l’atmosphère films d’horreur qu’on pouvait ressentir sur “Cherry bomb” ou sur les projets d’Odd future. C’est plus mélodieux, plus intimiste aussi et franchement l’écoute n’en est que facilité pour ceux qui, comme moi ne sont pas particulièrement adeptes du style de Tyler. Le disque est aussi plus court, environ 50 minutes et a du coup, moins de temps faibles, ce qui me dérangeait aussi sur l’opus précédent.

Les acolytes habituels sont présents avec Frank Ocean évidemment, mais aussi Lil’ Wayne et ASAP Rocky qui ont déjà été crédités sur les albums précédents de Tyler. Quelques petits nouveaux cependant, notamment avec la sublime voix d’Estelle qui vient accompagner le morceau central du disque “Garden shed”, où Tyler parle sans ambiguïté de sa sexualité.

“911/Mr. Lonely” avec son sample de Gap band est mon autre gros coup de coeur du disque, avec encore une fois Frank Ocean en featuring, mais aussi l’excellent guitariste de The internet, Steve Lacy.

Voilà, en conclusion, un disque qui m’a fait changé d’avis sur un artiste et c’est tant mieux, je vous laisse vous faire votre avis avec ces deux morceaux ci-dessous et bien sûr, le disque dans les bacs de la médiathèque.

 

Laurent

Les Soulections #6 : The Delfonics


Vous allez dire que je boycotte la Motown au privilège du Philly sound, rassurez-vous, on y viendra tôt ou tard, y’a eu tellement d’artistes de qualité sur le label de Detroit, mais pour le moment, restons sur des formations un peu moins célèbres (chez nous en tout cas).

Fans de Quentin Tarantino, levez la main si vous avez déjà chantonné les tubes Soul diffusés dans ses films… Plusieurs de ses sons étaient issus d’un groupe bien connu de Philadelphie: Les Delfonics.

Composé des frère Hart, William et Wilbert ainsi que de Greg Hill, les Delfonics sont l’une des formations avec les musiques les plus romantiques dans les années 60/70, à leur actif seulement une dizaine d’albums, c’est pas énorme mais cette discographie est pleine de hits qui vous resteront en tête dès que vous les entendrez.

Avec des titres tels que “La la la means i love you” ou “Didn’t i blow your mind this time?”, vos soirées romantiques sont assurées de bien démarrer, il faut savoir également que malgré leur relative brève discographie, les Delfonics reste l’un des groupes les plus samplés dans le hip hop avec par exemple “Walk right up to the sun” qui donna lieu au mythique “If I ruled the world” de Nas en duo avec la merveilleuse Lauryn Hill ou encore “Ready or not, here I come” repris par les Fugees sur “Ready or not” avec le refrain chanté par… je vous le donne en mille: Miss Lauryn Hill!!!

Due à des problèmes de contrat et de multiples changements de personnel, le groupe sortira des disques sporadiquement jusque dans les années 80, même si leurs belles années sont restés derrière eux.

Quoi qu’il en soit, ils restent l’un des groupes les plus marquants de cette période et notamment grâce aux films de la Blaxploitation et plus tard, ceux de Tarantino qui saura si bien les mettre en valeur.

Laurent