Archives d’Auteur: Laurent

Childish Gambino, artiste multi-taches !


childishNouvelle séance de rattrapage, cette fois avec Childish Gambino que je découvre une nouvelle fois à travers une série, décidemment, me direz-vous!!! Donald Glover à la ville, était Troy Barnes dans « Community », la comédie hilarante de NBC, mais c’est dans sa (il en est l’auteur et producteur) toute nouvelle série « Atlanta », où il tient le rôle de Earn Marks, manager/looser en devenir de son cousin Paper boi, lui-même, nouvelle star de la scène hip hop d’Atlanta que j’ai connu ce personnage atypique.

Gambino, c’est à la fois du rap et de l’electro, du Rnb et de la pop, bref autant dire qu’il s’essaie à tous les styles et se débrouille plutôt pas mal à ce petit jeu. C’est peut-être aussi ce qui fait que les avis sont parfois mitigés sur cet artiste. Trop lisse pour le public hip hop, mais malgré tout trop rap pour la pop.

Heureusement, Glover assume complètement ce rôle de « Hipster » du hip hop, personnage décalé, aux antipodes des Gangster du rap, Gambino est un enfant du net et a su en profiter pour se faire son autopromotion, étant donné que les médias hip hop ne lui ont pas toujours offert la diffusion qu’il  aurait méritée.

Pour revenir à cet album donc, « Camp », son premier et le plus orienté hip hop de tous, même si il garde quand même une sonorité pop sur certains morceaux, l’ensemble est cohérent, pas parfait mais c’était son premier disque, il n’a fait que s’améliorer depuis. Quelques morceaux tournent en boucle dans mon MP3 comme « Bonfire », « Firefly » et le meilleur selon moi, « Freaks and geeks », où, Gambino, survolté, nous fait apprécier ses qualités de kicker à une vitesse ahurissante.

Je vais donc continuer à m’intéresser à cet artiste/acteur/auteur de près et je vous recommande vivement de jeter un œil à la série « Atlanta », c’est drôle, très fin, engagé et en plus, doté d’un excellent soundtrack. Quant à son dernier opus « Awaken my love » qui vient de sortir cet hiver, n’hésitez pas et sautez dessus, c’est un petit bijou, mix entre P-funk et Hip hop groovy, unique en son genre. Et pour ceux qui se poseront la question, c’est bien sa voix (à peine pitché) sur l’album, preuve en live dans la vidéo ci-dessous.

Laurent

Biggie smalls, la vie après la mort…


Tout a probablement déjà été dit sur ce 9 Mars 1997 et le meurtre de Christopher Wallace alias The Notorious B.I.G alors à quoi bon y revenir? Pour les 20 ans de sa mort (Oui, lui il est vraiment décédé, G.), je préfère me concentrer sur ce qui a fait de lui ce qu’il a été, sa musique.

Quel autre artiste dans le hip hop peut prétendre, en si peu de temps avoir tant influencé cette musique? Son alter-ego 2pac (l’un ne va pas sans l’autre)me direz-vous? Oui, bien sur, mais lui a eu le temps durant sa courte carrière d’enregistrer six albums alors que Biggie Smalls n’en sortira que deux: “Ready to die” et “Life after death” (sorti 2 semaines après sa mort), à croire que les titres étaient prémonitoires. Deux autres albums sortiront après son décès: “Born again” et “Duets: The final chapter”, faits de featurings, de quelques inédits et principalement d’anciens couplets de Big réutilisés dans de nouveaux titres.

Le premier opus “Ready to die” est un des grands classiques du rap, lancé par la campagne mythique de Puff DaddyBig Mack” une cassette sous forme de boite Mcdonald’s, contenant dans la face A des morceaux de Craig Mack dont “Flava in ya ear” véritable hit du moment et sur la face B des titres de B.I.G tirés de “Ready to die” comme “Juicy” et “Me and my B***h”. La carrière de Wallace est lancé, celle de Puff aussi, Bad boy devient LE label rap New-Yorkais!!!

Nous sommes en 1994, 2pac et Biggie sont toujours amis, mais pas pour longtemps, après la tentative d’assassinat sur Shakur, son déménagement sur la côte ouest, ce sera le début de la fameuse rivalité East coast/West coast et les carrières des deux mc’s seront rythmés par cette guerre des “Coast”.

La suite, on la connaît, les deux rappeurs seront assassinés dans des circonstances douteuses, Puff Daddy sortira le deuxième album du Notorious BIG quinze jours après, il sera certifié disque de platine, double album en réponse au “All eyez on me” de Pac, avec des hits comme “Hypnotize”, « Mo’money mo’problems” ou encore “Sky’s the limit”, la légende de Christopher Wallace est écrite! Les deux opus suivants qui suivront auront également du succès et assureront l’avenir du label “Bad boy records”.

Si vous ne l’avez pas encore vu, je vous recommande vivement le film “Notorious” sorti en 2009 avec l’excellent Jamal Woolard dans le rôle de Biggie qui retrace la vie du rappeur de Brooklyn. Woolard reprendra d’ailleurs son rôle dans le biopic de 2pac “All eyez on me” qui sortira au mois de Juin, cette année.

Un tel monument méritait une petite playlist non?

Laurent

Nos samples rendez-vous #12


gangstarrSi je vous dis Gang starr, difficile de mettre un titre en avant, tant la discographie de Guru et DJ Premier est faite de morceaux mythiques, albums après albums. Aussi compliquée fut-ce la mission, j’ai quand même tranché, j’ai choisi « You know my steez », l’un des égotrips les plus marquants de l’histoire du rap US selon moi. Issu du cinquième album et avant dernier album studio du duo New Yorkais, le morceau propulse l’album disque d’or aux Etats Unis en 1998 et marquera la signature musicale de DJ Premier pour les années à venir.

Pour en revenir à ce qui nous intéresse : Le sample! J’aurais pu en choisir plusieurs car ce track en est rempli, Primo est coutumier de la chose et l’utilise à merveille. Ici, j’ai choisi Joe Simon et son « Drowning in the Sea of Love », début de la collaboration entre le chanteur et les « hitmakers » Gamble et Huff, en 1972 sur l’album du même nom. C’est le morceau qui marquera la carrière de Joe Simon, Guru ne sera pas le seul à sampler ce morceau, d’autres tels que Ghostface Killah et Big K.R.I.T mais jamais rien d’aussi marquant que le duo New Yorkais.

Laurent

 

Erykah, 20 ans déjà…


erykah-badu2017 est le 20ème anniversaire de la sortie de l’album « Baduizm », l’occasion pour moi de revenir sur la carrière de l’une de mes artistes préférées, toutes catégories confondues, MADAME Erykah Badu !!!

Seulement six albums (si on compte « Live ») en vingt ans, certains diront que c’est peu, mais doit-on juger une carrière aux nombre d’albums où à la qualité de ceux-ci ? Pour ma part, la question ne se pose même pas ! Erykah Badu a selon moi, énormément contribué à créer avec D’angelo et Maxwell, ce qu’on appelle aujourd’hui la Nu-soul.

Tout commence à Dallas, avec son cousin, avec qui elle monte le groupe Erykah Free et est repérée par Kedar Massenburg, ancien président de Motown Records à l’époque. Il flaire très vite que la jeune Texane est dotée d’une voix et d’une personnalité unique. Massenburg tient une pépite et la lance dans le grand bain en lui proposant un duo avec un certain D’angelo sur une reprise de « Your precious love » de Marvin Gaye.

S’en suit « Baduizm » en 1997 et c’est le succès immédiat, l’album est certifié triple disque de platine avec des perles comme « On & on », « 4 leaf clover » ou encore « Appletree ». Entourée de ceux qui deviendront plus tard, avec elle, les Soulquarians : The Roots et James Poyser la diva donne naissance à un style, la Nu-soul. Les comparaisons avec Billie Holliday et Sade fusent au même titre que les récompenses, plus rien n’arrêtera Erykah.

Trois ans plus tard, elle revient avec « Mama’s gun » et une sonorité plus funky, mais aussi des paroles plus engagées (ce qui deviendra, aussi la marque de l’artiste) avec des titres comme « A.D 2000 » ou « Bag lady », cet opus est aussi empreint de melancolie due à sa séparation avec Andre 3000 d’Outkast.

Pour sa troisième production studio, « Worldwide Underground » la reine de la Soul revient avec des productions plus hip hop encore et s’entoure de la crème en la matière avec Queen Latifah, Dead Prez et celui avec lequel elle est en couple à ce moment-là, Common, il en découle un album parfois décrié par la critique et pourtant l’un de mes préférés.

En 2008, elle est quelque peu en manque d’inspiration jusqu’à ce qu’elle reçoive son premier ordinateur et que son fils de 7 ans lui fasse découvrir Garage Band et Ichat, là c’est le déclic : Elle peut composer de chez elle avec sa famille à portée de main, échanger avec Questlove et Poyser sur les productions. Voilà donc « New Amerykah part one (4th world war) », élu meilleur album de l’année, il reçoit un accueil très positif de la presse, personnellement, c’est celui que j’aime le moins.

Dernier album studio en date, la 2ème partie de « New Amerykah (Return of the Ankh) » est l’album de la controverse en grosse partie  à cause du clip de « Window seat » où Erykah se déshabille complètement et finit par être abattue sur le lieu de l’assassinat de John F. Kennedy. Le message de l’artiste fut incompris et la vidéo fut une petite tornade médiatique. Cela dit, je préfère vraiment ce CD au précédent.

Depuis 2010, plus rien hormis une excellente mixtape « But you can’t use my phone » inspirée du morceau de Drake « Hotline Bling » de très bonne qualité, mais nous, on réclame un album  studio, tu nous manques Erykah !!!

Laurent

Welcome to The Get Down!!!


the-get-downA mi-chemin entre la fin du disco et les prémices du hip hop, dans le South Bronx de la fin des années 70, voilà le décor de la série de Netflix : THE GET DOWN. L’histoire d’un groupe de jeunes qui essaient de sortir de leur quotidien à travers la musique, la danse ou encore le graffiti.

Je ne m’attarderais pas trop sur la série en elle-même, n’ayant pas pu encore finir la première saison (la suite des épisodes ne sort que courant 2017). Cela dit, la première partie est déjà de très bonne facture, si le style de Baz Luhrmann (réalisateur de Moulin Rouge et Australia), excentrique et coloré, ne vous dérange pas. Le contexte historique, bien qu’en partie fictif, est bien documenté et avec Nas et Grandmaster flash comme consultant sur l’histoire du hip-hop, le sujet ne peut être que maitrisé.Quelques évenements marquants de cette époque New-Yorkaise viennent étoffer le tout, comme la fameuse panne de courant du 13 Juillet 1977, qui plongea la ville dans le noir pendant 2 jours.

Revenons donc à notre intérêt premier : la bande originale, qui selon moi, est l’une des meilleures de ces dernières années (avec Vinyl). Celle commercialisée, avec notamment les deux morceaux de Michael Kiwanuka remixés avec Nas : Rule the world et Black man in a white world ou encore les extraits de la série où les Get down brothers affrontent les Notorious 3 lors d’une battle enflammée, même Christina Aguilera réussit à nous pondre un morceau décent ! Egalement au programme, Janelle Monae, Lyn Collins et son légendaire « Think(About it) » ou encore Leon Bridges.

Ça c’est uniquement pour la version CD, en revanche, si vous prêtez l’oreille pendant la série, c’est là que l’atmosphère musicale de cette période est la plus interessante avec les classiques hip hop de Grandmaster Flash, Afrika Bambataa ou Sugarhill gang et en bonus des intros inédites de Nas pour chaque épisode, mais aussi de la Funk, du Disco, de la Soul et du Punk avec les Clash, Marvin Gaye, Celia Cruz pour n’en citer que quelques uns, hétéroclite vous avez dit ?

Avec une telle richesse musicale, difficile de se limiter à un ou deux morceaux, je vous ai donc concocté une petite playlist pour l’occasion.

Laurent

Une Saint-Valentin à la médiathèque…


saint-valentinA l’occasion de la Saint-Valentin, les bibliothécaires vous proposent une petite sélection de titres pour ambiancer votre soirée et il y en a pour tous les goûts, alors bonne fête des amoureux à toutes et tous !

Voguons avec Jhené Aiko…


jhene-aikoPremier EP de Jhené Aiko, sorti en 2013, « Sail out » est le disque qui a réellement fait découvrir la chanteuse Californienne. Porté par des collaborations prestigieuses, cet opus est une petite pépite R’nb/Pop. Seulement sept morceaux donc, mais pas de trous d’air dans l’album.

Comme une sorte de prélude à « Souled out » sorti un an plus tard, ce disque nous fait découvrir l’univers sombre et envoutant de Jhene. Les mélodies sont lancinantes et la voix de l’artiste nous transporte dès les premières secondes de « The vapors » jusqu’au « Comfort inn ending ».

La nouvelle princesse du R’nB s’est entourée , comme il se doit de la crème de la crème en matière de hip hop avec quatre morceaux sur sept rythmés par les verses de Kendrick Lamar, Childish Gambino, Absoul et Vince Staples, rien que ça !

Mention spéciale pour « Bed peace » et son clip avec Gambino qui reprend l’idée du documentaire du même nom de John Lennon et Yoko Ono, le grain de l’image, le contexte, tout est recrée à la perfection avec nos deux jeunes prodiges dans le rôle des légendes des années Woodstock.

Jhené Aiko est une artiste qui ne cadre pas avec le R’nB/pop actuel et le contraste est plutôt sympa, la jeune Californienne aux multiples origines est une belle artiste en devenir…

Laurent

Nos samples rendez-vous #11


amadou-et-mariamQuand le fils du grand Bob Marley et la légende du Queens se réunissent le temps d’un album, ça donne « Distant relatives », une incroyable aventure musicale sortie en 2010. Issu de cet opus, le morceau « Patience » où Nas et Damian Marley nous parlent de leurs inquiétudes sur le monde actuel et de la nécessité que chacun ait conscience qu’il est acteur d’un possible changement pour le meilleur.

Pour illustrer ces idées en musique, les deux compères ont choisi de sampler Amadou et Mariam et leurs morceau « Sabali » , la patience en Malien. Cette chanson de 2008 est le premier single du sixième album du couple, « Welcome to Mali ».

Pour le clip, Nas et Damian ont eu l’élégance de faire apparaitre Amadou et Mariam, chose assez rare lors de l’utilisation de sample, preuve du respect entre ces artistes. Lors du concert à Paris,  le couple Malien a également été invité sur scène à chanter le refrain du morceau, la classe.

Laurent

Septième round pour Mouhammad Alix !!!


kery-jamesAvec la sortie de Mouhammad Alix, on pourrait dire que c’est le retour du rap Français, comme Kery James le disait dans l’un de ses anciens morceaux. Album coup de poing tant par ses textes engagés, que par sa qualité musicale, ce septième opus est pour moi, le meilleur depuis longtemps dans la discographie du MC d’Orly.

On a vraiment l’impression que le rappeur assume complètement la dualité de son personnage : Alix l’homme de paix et Kery le combattant. Tour à tour, il enfile le costume de l’un ou l’autre selon le thème du morceau. Au fil de l’album, on réalise que l’un ne va pas sans l’autre et que c’est pleinement assumé.

Les morceaux coups de poing (ceux de Kery donc),sont des constats politiques et sociaux tels que « Racailles », « Musique nègre » ou encore « Douleur ébène » frappant fort dans ce paysage du rap Français, qui comme je l’ai déjà dit, à pour moi, trop souvent perdu sa vocation à faire passer des messages.

Ceux, introspectifs, sont tout aussi puissants, avec des rythmes souvent plus lents où Alix Mathurin se confie à son auditeur et parfois à ses proches, comme sur « Pense à moi » ou « J’suis pas un héros ». Mes gros coups de cœur de l’album en dehors des singles sont « Jamais » avec la voix de Monsieur Nov sur le refrain et  « Prends le temps » avec Faada Freddy que Guillaume avait chroniqué lors de sa venue à Fontenay Sous Bois.

Kery sera d’ailleurs présent ce jeudi 19 Janvier à la salle Jacques Brel de Fontenay sous bois en tant que parrain des Voeux à la jeunesse avec Nora Hamadi et en seconde partie de soirée, un showcase de Keblack.

En conclusion et comme le disait son idole Mohamed Ali, ce septième album vole comme un papillon et pique comme une abeille !

Nos samples rendez-vous #10


biggiePour le 10ème de « Nos samples rendez-vous », je me devais de me réserver l’un de mes morceaux préférés : Juicy de Notorious B.I.G, chanson « feel good » par excellence du hip hop des années 90, Juicy est le tout premier single de Biggie Smalls, tiré de son premier album READY TO DIE.

Sur ce morceau, Biggie retrace sa jeunesse dans les quartiers difficiles de Bed-Stuy à New York et son ascension vers les sommets des charts avec son acolyte de  toujours Puff Daddy. Considéré comme l’un des meilleurs morceaux Rap de l’histoire, il est produit par Trackmasters et Puffy.

Le sample en question est tiré d’une chanson de Mtume : Juicy fruit, extrait de l’album du même nom en 1983. Le thème de celui-ci est beaucoup plus léger, puisqu’il parle comme tout bon morceau de Funk, d’amour et le compare à un fruit juteux.

Le Juicy de Notorious B.I.G a toujours été revendiqué par Pete Rock qui, jusqu’à aujourd’hui, prétend que P.Diddy lui aurait volé l’idée du sample après l’avoir entendu chez lui, lors d’une session studio. Pas rancunier, Pete Rock a quand même remixé le morceau pour Bad boy, clamant qu’il n’a jamais couru après l’argent, mais souhaitait simplement être reconnu pour son travail.

Laurent

Les papys du hip hop sont de retour.


31atcq18 ans déjà ??? Ça veut dire que j’avais 17 ans quand « The love movement » est sorti, j’étais au lycée, Q-tip n’avait pas encore de cheveux blancs et que Phyfe Dawg était toujours vivant. Ça ne nous rajeunit pas tout ça dis donc !!!

« We got it from here, thank you for your service », voilà donc le nom du nouvel album d’A tribe called quest, ils n’avaient pas plus compliqué, vous me direz? En fait, ce titre est bien clair, la tribu considère cette nouvelle génération de rappeur désintéressé de la politique et de la condition des jeunes aux Etats-Unis. Ils souhaitaient faire un rappel de ce qu’était le hip hop et ce qu’il devrait être, selon eux (et moi). Certains sont épargnés, tel Kendrick Lamar, J. Cole ou Joey Badass, aurais-je les mêmes goûts que nos pionniers du rap ???

Quoi qu’il en soit, cet opus est bien plus convaincant que celui de De La Soul, sorti quelque mois plus tôt. On retrouve cette ambiance jazzy qui a fait de la tribu ce qu’elle est. Les rimes de nos mc’s sont toujours aussi bien aiguisées et les guests sont en nombres et de qualités : Talib Kweli, Kendrick Lamar, Andre 3000, même Sir Elton John a participé à cet évènement. L’apport le plus marquant est bien sur Busta Rhymes, ami de longue date du groupe et qui participe à cinq morceaux, il est presque une extension d’ATCQ et un remplaçant naturel de Phyfe.

WGIFHTYFYS (acronyme de l’album) est censé être la dernière production du groupe, espérons qu’ils changent d’avis, même s’il faut attendre 20 ans encore…
Laurent

 

Solange a sa place à ma table.


solange« A seat at the table » est le troisième album de Solange, « l’autre » Knowles de la famille. Pour être absolument franc, les deux précédents opus ne m’avaient pas marqué et comme beaucoup, malheureusement, elle n’était que la sœur de Beyonce. Bien heureusement, ce troisième album est venu me faire changer d’avis, radicalement même.

S’inscrivant dans la lignée des  albums de Common, Alicia Keys et autres, ce LP milite pour la cause noire Américaine et nous fais aussi découvrir plus personnellement l’univers de Solange. C’est musicalement planant, assez dépouillé entre Nu-soul et R’nB classique, l’artiste vacille et ça fonctionne vraiment bien.

La moitié de l’album est produite par Raphael Saadiq, l’ancien de Tony ! Toni ! Tone ! mais il est, étonnement intervenu qu’une fois les morceaux terminés. A partir de là, Solange l’aurait appelé pour réarrangé le tout. Le concept semble réussi, vu la qualité finale.

Plusieurs collaborations sont à noter, comme Q-Tip, Lil’ Wayne ou BJ The Chicago Kid, souvent discrètes, elles apportent malgré tout un plus aux tracks en question. Les interludes aussi, même si je les trouve un peu trop nombreuses, rythment le CD avec des anecdotes des parents Knowles.

En conclusion, « A seat at the table » est un album abouti et on sent que l’artiste est arrivée à maturité dans son parcours musical. Parfait, en fond sonore, pour vos repas de fêtes…

Laurent

Common, plus engagé que jamais !


 

commonDeux ans après « Nobody’s smiling », Lonnie Rashid Lynn Jr, plus connu sous le nom de Common revient avec « Black America again », son onzième album. Soyons clair, étant un gros fan de l’artiste, je ne suis pas sûr d’être absolument objectif, mais je vais faire de mon mieux, promis !

A savoir que selon moi, Common n’est jamais aussi bon que quand il traite de sujets sensible et c’est le cas ici. Artiste très  engagé dans la cause Afro-Américaine, il n’est pas passé à côté de l’occasion d’exprimer ses idées sur le contexte politico-social Américain. Entre son « indésirable » nouveau président et le mouvement #Blacklivematters en réponse aux nombreuses violences policières, il y avait matière à débattre.

Musicalement parlant, on retrouve une sonorité comme à l’époque des Soulquarians et des productions de J.Dilla. Ici, c’est Karriem Riggins, le batteur Jazz du Ray Brown trio qui est aux manettes et le musicien n’en est pas à son coup d’essai, puisqu’il a déjà produit pour Erykah Badu, Slum village ou encore Talib Kweli. Ce duo fonctionne parfaitement et nous offre un opus proche de « Electric circus » sortie en 2002. C’est très jazzy et ça colle parfaitement au thème de ce « Black America again ».

Pas évident de mettre des morceaux en avant, tant l’heure passée en compagnie de Common semble être pensée pour s’écouter d’un trait, mais le single du même nom que l’album frappe quand même très fort avec notamment la présence de Stevie Wonder à la fin du track (A voir absolument son clip de 20 minutes dans le même ton que celui d’Alicia Keys, sorti le même jour). Les guests de prestige ne s’arrêtent pas là, avec John Legend, BJ the Chicago Kid, Bilal et d’autres encore, Common a su s’entourer de la crème de la Nu-soul actuelle.

Je vous avais prévenu, quand il s’agit de Common je suis rarement aussi enthousiaste… Je mettrais cet opus dans la lignée du « To pimp a butterfly » de Kendrick Lamar, c’est tout dire.

Laurent

Joyeux Noël !!!


L’équipe de la médiathèque vous souhaite un joyeux Noël en musique…