Archives d’Auteur: Laurent

Retour gagnant pour Lil’ Wayne!!!


Et bah… Ca fait longtemps qu’on l’attend celui-là!!! Le cinquième opus de la saga “Tha Carter” est enfin là, perso, je n’y croyais plus. Et du coup, boum!!! Wizzy nous offre 23 titres, vous me direz, avec toute cette patience, on méritait quelques extra tracks non?

Alors voilà, après six ans de batailles, de fausses annonces et de reports, “Tha Carter V” est enfin là! La cover avec la photo de Dwayne enfant présente depuis le troisième opus est bien là, il y est accompagné de sa maman. Le casting de featurings est à la hauteur de l’attente aussi, si je vous fais un petit survol de tout ça, vous allez retrouver Kendrick Lamar pour ce qui est pour moi le sommet de l’album, “Mona Lisa” où les deux mc échangent les couplets sur une “histoire d’amour” comme dans un match de boxe du plus haut niveau, l’un des meilleurs tracks de Wizzy depuis bien longtemps à mon avis. On retrouve également quelques anciens comme Snoop ou Ashanti, Wayne fait même participer sa fille Reginae dans le morceau “Famous” qui a du coup, une touche particulière.

Étonnamment, moi qui ne suis pas vraiment fan de la protégée de Wizzy, la sulfureuse Nicki Minaj, sur “Dark side of the moon”, je la trouve vraiment bonne et notamment au niveau de son registre vocal, elle nous pousse la chansonnette de façon étonnante et ça fonctionne très bien. Enfin, niveau feat. difficile de ne pas parler du premier track du disque “Don’t cry” avec feu XXXtentacion, le jeune rappeur assassiné il y a quelques mois. Ce qui est fou, c’est le côté prophétique du morceau, les lyrics de Wayne évoquent la mort et d’une façon tellement mélancolique que ça donne encore plus de résonnance à ce morceau et à la présence de XXX. Il y a aussi évidemment aussi le banger avec Swizz Beatz qui est à souligner, ce “Uproar” devrait inonder les clubs pendant un bon moment, l’ancien artisan des Ruff Ryders démontre qu’il sait encore faire bouger les gens!!!

Alors vous me direz que moi qui critique si souvent l’autotune, j’encense le disque de Lil’ Wayne qui est un peu celui qui a popularisé cet outil dans le rap moderne et bien je vous répondrais que je n’aime pas l’autotune en général, mais qu’il peut être un accessoire intéressant quand le talent existe derrière l’outil! C’est le cas pour Wizzy et ce n’est pas le premier, bien avant lui, des légendes comme Roger Troutman de Zapp l’utilisait déjà pour booster sa funk et non pour masquer ses défauts vocaux. Le fond du problème de l’autotune, il est là, selon moi, il permet à beaucoup de pseudo rappeurs/chanteurs de sortir de l’ombre quand ils auraient dû y rester, ce n’est bien sûr que mon avis. A bon entendeur…


Laurent

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1 an en musique : 1985



Pour cette cinquième édition de ces années en musique, je dois reconnaître que mon objectivité musicale commence à mettre les voiles, l’émergence du hip hop est en bonne voie et le R’n’B mellow a encore de belles années devant lui aussi donc la pop et le rock commencent lentement à disparaître de la playlist.


En avant pour 1985, pour moi c’est la fin des couches et l’entrée en maternelle et pour d’autres dans le Queens, par exemple, c’est Kangol vissé sur la tête et boom box sur l’épaule. Un exemple parmi d’autres, un certain James Todd Smith, alias LL Cool J a signé chez Def Jam et s’apprête à faire les beaux jours du rap avec le génial “Rock the bells”, souvenez cette intro mythique: “LL Cool J is hard as hell, battle anybody, I don’t care who you tell, I excell…” et ce n’est pas le seul, l’un des tout meilleurs Storyteller du hip hop, l’homme à l’oeil bandé, Slick Rick himself, en compagnie de l’un des autres grands de l’époque, Doug E. Fresh pour “La da di da”, un autre grand classique du hip hop des 80’s.
Rassurez-vous, il n’y a quand même pas que du rap, j’ai aussi mis à l’honneur la B.O de l’un des films qui a bercé ma jeunesse, les goonies, avec Cyndi Lauper et “Good enough”, qui rythme la scène où les goonies attachent le grand frère de Mickey (Josh Brolin) a son banc de muscu et s’évadent en vélo à la recherche du trésor de Willy le borgne. Une grosse dédicace à mon père aussi, avec Dire Straits et leur “Walk of life” que j’ai entendu des centaines de fois sur les routes de vacances, donc vous voyez, le rock est toujours là, juste un peu moins présent…
Le R’n’B de l’époque lui, est bien présent avec les rois de l’époque, les Kool and the Gang, pour lesquelles j’ai choisi “Cherish”, mais c’était loin d’être le seul titre que j’aurais pu mettre, vous retrouverez aussi Atlantic Starr, un de mes groupes préférés, que vous retrouverez très certainement dans la rubrique Soulections. Voilà, reste comme chaque année un inavouable et là, quand j’ai fouillé un peu les sorties de 1985, deux morceaux sortaient clairement du lot: “Take on me” de A-Ha et “Je te donne” de Jean Jacques Goldman et étant donné que je n’arrivais pas à me décider, j’ai fait une exception à la règle, j’en ai mis 13 oups! A l’année prochaine…

Laurent

Dans les pensées de Black Thought…


Vous avez peut-être eu l’occasion de lire ma petite chronique sur The Roots et dans ce cas là, vous connaissez mon amour pour ce groupe hors normes, il est donc normal que je vous parle un peu de l’opus que tous les fans de la formation de Philly attendait: Le solo de Black Thought, le lead MC du groupe.

J’ai attendu le deuxième volume de ces “Streams of Thought” pour vous en parler, car je savais qu’une suite était à venir, la première était sortie au mois de juin, pour égayer mon été et celle-ci début Novembre pour réchauffer les soirées d’hiver.

Voilà donc Black Thought à nu, sans les musiciens qui l’accompagne depuis le début de sa carrière, sans la batterie Questlove, ni le clavier de Poyser, non, juste Thought et son micro.

Alors, je dis qu’il est seul, mais ce n’est pas tout à fait exact, pour ces 2 disques, Tariq a décidé de s’entourer de deux très grands producteurs du game, un pour chacun des volumes, à savoir, pour le 1er, 9th wonder dont je vous avais parlé dans mon post sur les beatmakers et pour le second, le non moins talentueux Salaam Remi.

Pour le premier volume (mon préféré), dès les premières secondes, on ressent la patte du beatmaker de Caroline du Nord, qui, empreint de Soul se marie parfaitement avec les lyrics engagés du “wordsmith” de Philadelphia, presque faits l’un pour l’autre je dirais.

Le disque s’ouvre sur un truc énorme concocté par 9th, il a été nous péché un sample d’une inconnue absolue, une certaine Jeanette, une chanteuse Anglaise d’origine Espagnole, qui chante en Français?!? Le morceau c’est “L’amour joue au violon” et 9th Wonder va en sampler non seulement la mélodie, mais aussi la voix de la dame, qu’il va pitcher pour en faire l’instru de “Twofifteen”, qu’évidemment Black va dégommer, une vraie pépite!!! Viens ensuite le top du top, le duel “9th vs Thought” et là, préparez-vous à du rap de haut niveau avec une instru Boom Bap du meilleur goût, c’est l’un des tracks de l’année pour moi.Pour la suite, vous aurez le droit à des invités de prestige, ce qui ne sera pas le cas du deuxième opus. Vous pourrez retrouver Rapsody, la protégée de 9thWonder, mais aussi Styles P, l’ancien de TheLox qui participe à “Making a murderer” le single qui a lançait les rumeurs sur le net.

Les Covers par Rashid Johnson et Leslie Hewitt

Dans le deuxième volume, Tariq a choisi pour nouveau partenaire, le producteur touche a tout, Salaam Remi. Celui qui a travaillé avec un peu tout types d’artistes, de Nas à Amy Winehouse en passant par Nelly Furtado, n’est pas celui auquel j’aurais pensé pour prendre la suite de 9th Wonder, pas qu’il n’est pas talentueux, bien au contraire, mais je n’aurais pas forcément associé les 2 styles … et pourtant, ça le fait grave!!!

Je dirais même de cette collaboration, qu’elle m’a offert mon track préféré des deux volumes, à savoir “Streets”, un peu dans le même style que “9th vs Thought” dans le 1er, le beat frappe fort et Black Thought est au sommet sur ce genre là, le refrain de Tysh Hyman vient sublimer le tout et en ressort une vraie bombe!!!

Globalement, ce volume est plus jazzy et comme dans le premier, si la part belle est faite à Black Thought, bien sûr, la prod. de Salaam Remi est impeccable, des morceaux comme “The new grit” ou “Fentanyl” puent le hip hop et je m’en régale à chaque écoute!

Le seul reproche que je pourrais éventuellement faire à cette deuxième mouture, c’est que Black Thought a doublé le nombre de morceaux, mais a raccourci les durées, souvent pas plus de deux minutes, comme pour les deux que je viens de citer, sauf que c’est tellement bon, qu’on voudrait que ça dure.

En dehors de ça, je peux vraiment pas reprocher grand chose à ces deux disques, Black Thought nous a fait attendre, mais ça valait le coup d’entrer dans ses pensées.

Laurent

Nos Samples Rendez-Vous #31 : Daddy Lord C et Bill Withers.



Ah la la mais qu’est-ce que j’ai pu l’écouter ce morceau, le “Freaky flow” de Daddy Lord C, je l’ai fait tourner en boucle à l’époque, c’était la folie. Déjà, j’aimais beaucoup ce que faisait La Cliqua en général, mais là, ce solo de Daddy Lord C, dans un univers assez différent de ce que proposait le groupe, un petit storytelling amoureux tout simplement génial!
Le flow en question de notre MC est juste trop puissant, rapide et ses rimes percutent dans cette histoire de coup de coeur avec cette jeune femme qui lui donne “le freaky flow”.
Pour nous raconter ce “storytelling”, Daddy Lord C utilise une boucle d’un grand classique de la soul, par l’un de ces plus grands chanteurs, Bill Withers et le fameux “Just the two of us”.
Cette balade sortie en 1981 est issue de la collaboration entre Withers et un certain Grover Washington Jr l’illustre Jazzman New Yorkais, la chanson est un véritable hit et obtient 2 grammy awards, l’un pour la meilleure chanson R’n’B et l’autre, pour le meilleur album “Jazz Fusion” pour Grover Washington Jr. Cette balade sent la bonne humeur a plein nez et Daddy Lord C est loin d’être le seul à avoir repérer ce sample génial, Keri Hilson, Regina Belle et Urban Zakapa, star de la pop Sud Coréenne a repris ce morceau, mais la version la plus connue et qui a le mieux marchée, c’est celle de Will Smith, en 1997, dédiée à son fils, je vous la mets d’ailleurs en bonus, c’est cadeau!

Laurent

Anderson .Paak termine sa “Beach series” en beauté!!!


ALERTE À LA BOMBE!!!

Voilà le disque que j’attendais le plus en cette fin d’année (à part si The Roots nous lâche leur “End game” un jour…), le dernier opus d’Anderson .Paak, sous la direction de Dr. Dre s’il vous plaît, voici donc Oxnard!!!

Pour ceux qui ne le connaitrait pas encore, Paak, c’est le petit protégé du Docteur le plus célèbre de la musique Californienne et même si ça fait déjà un petit moment qu’il traîne son bonnet et sa voix cassé sur les scènes du monde entier, la véritable explosion de cet artiste ne se fait en réalité qu’avec sa collaboration sur “Compton” en 2015, dans un premier temps, mais surtout avec la sortie de “Malibu”, l’année suivante, le deuxième volet de sa “Beach series” où il met en lumière différentes ville de Californie en bord de mer, le premier étant en “Venice” en 2014. Alors, allons-y si vous le voulez bien…Direction Oxnard, la ville natale d’Anderson.

14 titres au programme avec des invités de prestige, l’un des producteur les plus talentueux du game et un Paak toujours aussi à l’aise entre Soul, Funk et Hip Hop, alors qu’est-ce qui pourrait aller de travers me direz-vous? Et bien pour ma part, pas grand chose, je ne me suis vraiment pas ennuyé pendant une heure, j’ai essayé, mais non, rien à faire, c’est vraiment trop bon!!!

Déjà, à la sortie du single “Tints” avec Kendrick Lamar, je me suis dit là, on tient quelque chose de LOURD!!! Ce titre est trop funky et les 2 pépites de Dre se complètent à merveille dessus, le clip aussi est assez dingue et complètement décalé du morceau, à voir absolument!

Alors, évidemment, c’est le 1er single, donc il a envoyé du bois et on aurait pu se demander si il lui en restait sous le pied, mais ce serait mal connaître l’enfant d’Oxnard. Je dirais qu’il y a encore mieux sur le disque, personnellement, j’ai un énorme coup de coeur pour “Cheers” avec le vétéran dA Tribe Called Quest, monsieur Q-Tip himself!!! C’est comme si, malgré le choc des époques, ces deux-là étaient fait pour bosser ensemble, Tip n’a rien perdu de son flow légendaire et Paak n’a franchement rien a lui envier non plus. Quant à la prod, elle respire la bonne humeur comme pour le premier single, d’ailleurs je dirais que ce disque, si il était sorti l’été, aurait tout casser au niveau des ventes.

Je suis loin d’être au bout des feat de prestiges dont je vous parlais, vous pourrez retrouver le Doggfather aussi!!! Snoop Dogg abandonnant ses trips Gospel ou Reggae pour briller sur ce track, on retrouverait presque le Snoop des 90’s sur “Anywhere”. Pusha T est également là pour accompagner Paak sur un morceau avec un titre sorti tout droit de New Jack City “Brother’s keeper” (Suis-je le gardien de mon frère?)

 

Je vais pas faire toute la chronique sur les feat, mais ils m’ont tellement régalé que je suis obligé d’insister un peu, J.Cole fait parti de l’aventure aussi sur “Trippy”, BJ The Chicago Kid dont je vous avais parlé il y a quelque temps, Dre, lui même fait une apparition (pas la meilleure) et je finirais par les petites merveilles de la Soul moderne que sont Norelle, mais surtout Khadja Bonet qui ouvre le disque sur “The chase” qu’on croirait tout droit sorti de la B.O d’un film de la Blaxploitation, une petite bombe!!! Je pense qu’au même titre qu’une Jorja Smith, on a pas fini d’entendre parler de ces 2 nanas!

Si… j’oubliais presque, l’unique raté du disque selon moi, le dernier morceau où Anderson s’essaye à un style quelque part entre Soul et Reggae avec un accent jamaïcain un peu étrange et inutile à mon avis, mais bref, c’est un morceau sur quatorze, je vais pas en tenir compte…

Au niveau des thèmes traités, tout y passe plus ou moins, des morceaux sexys au plus intimistes, Paak s’attaque même à la politique et au Président en place avec un brin de cynisme. On a même le droit à un petit clin d’oeil à son pote récemment décédé Mac Miller. Niveau production, le disque est bien entendu supervisé par Dr Dre, mais l’artiste, pour une fois sans son groupe les Free Nationals, garde quand même bien la main sur l’ensemble et laisse même une petite place pour le génial 9th wonder, en soit, c’est du solide tout ça!

Alors voilà, faites vous votre avis, j’ai lu plusieurs retours ou les gens étaient presque déçus, ils attendaient un Paak plus original encore, personnellement, je trouve qu’il a gagné en maturité et que si il n’a pas forcément pris de gros risques, il a fait ce qu’il sait faire et à la perfection, au fond, c’est ça qu’on aime non?

Laurent

 

Les 90’s, âge d’or du R’n’B.


Gros challenge aujourd’hui pour moi : réaliser l’ultime playlist R’n’B des années 90, je suis large, je m’accorde 100 morceaux, mais malgré ça, je sais que j’ai du tri à faire et pas qu’un peu, souhaitez-moi bonne chance…

Les 90’s c’est le début de la fin pour le New Jack Swing de Teddy Riley et des New Edition et le début du règne d’Andre Harrell et son label Uptown ainsi que le retour en force de la Motown avec l’émergence des Boyz II Men, Erykah Badu et Brian McKnight. Pour la petite histoire, Andre Harrell deviendra d’ailleurs le CEO de la Motown au milieu de la décennie.

Alors voilà, cette période, c’est toute ma jeunesse, je n’écoutais quasiment que du R’n’B et du Rap à l’époque, un brin de Soul aussi, mais je ne m’y suis vraiment mis que vers la fin des 90’s. Que ce soit mes premières soirées, les boîtes de nuits (le Palacio, l’Acropole et j’en passe…), dans mon Walkman (je sais je suis vieux…), les premiers slows (on était la dernière génération du ¼ d’heure Américain), mes oreilles ont été inondées de ce style musical. Les bandes originales des films que je regardais aussi, les Poetic Justice, Boyz’n the hood, Menace II Society et bien sûr New jack city y ont été pour beaucoup, j’y ai découvert des tonnes d’artistes, sans Youtube, Spotify ou Deezer, fallait bien se débrouiller, alors, j’écoutais, j’attendais le générique pour les crédits et je filais à la médiathèque pour emprunter les CD. Même chose à la radio, c’était les débuts d’Ados FM (aujourd’hui Swigg), Skyrock n’était pas encore “Numéro 1 sur le rap”, nous on attendait le soir pour écouter Nova et Générations qui nous balançait toutes les dernières tendances R’n’B/ HipHop et on espérait que l’animateur balance le nom de l’artiste à la fin du morceau, heureusement Dieu a créé Shazam depuis…

Bref, assez de nostalgie, passons un peu au programme de la playlist à venir, j’ai essayé de mettre au maximum, 3 morceaux par artiste, sinon, pour certains j’étais fichu, j’aurais mis la disco complète de Mary J., même chose pour R.Kelly etc… donc, 3, ça semblait honnête. J’ai choisi volontairement de ne pas mettre des artistes comme Erykah Badu ou D’angelo, parce que je considère qu’ils entrent plus dans le registre Soul, que R’n’B et puis je vous en avais déjà parlé dans “Les Soulections”, donc place aux autres, sans quoi ils auraient fait le cut sans aucun doute.

Donc, vous retrouverez les slows phares de l’époque avec les Boyz II Men, Brian Mc Knight ou Joe pour ne citer qu’eux. La fraîcheur d’Aaliyah et Usher, ainsi que les premiers pas de Beyoncé, encore sous la coupe de Wyclef avant de devenir Madame Jay-Z et la superstar qu’elle est aujourd’hui. Des Boys band aussi comme Jodeci (mes préférés), 112 et Dru Hill, les filles aussi seront à l’honneur avec les TLC et leur “Creep” ou encore plus précurseurs, les SWV, premier groupe féminin à régner sur le R’n’B de la décennie.

Voilà, une petite mise en bouche de ce qui vous attend, je ne vous en dit pas plus et sur ce, je vous souhaite une bonne écoute et si vous souhaitez retrouver quelques unes de ces perles, sachez qu’il nous reste quelques trésors dans nos bacs, à bon entendeur…

Laurent

Alpha serait-il le number Wann?


“Une main lave l’autre”, c’est l’album tant attendu d’Alpha Wann, “l’autre” mc issu de 1995, le pote de Nekfeu a toujours été pour moi, le plus talentueux des 2 rappeurs, mais resté plus underground alors que son acolyte explosait aux yeux de tous.

Alors, je parle de number one dans le titre, je vais être plus précis: je dirais qu’Alpha est certainement l’un des rappeurs de cette génération les plus doués, surtout techniquement. Il a une maîtrise du flow que peu sont capable d’égaler à l’heure actuelle. Il me rappelle énormément Ill, des X-men. Je trouve que ce disque marque d’autant plus les similarités entre les 2 mc’s, dans leurs qualités, comme dans leurs défauts. La qualité première, c’est la maîtrise de l’art, Don Dada, comme son illustre aîné, peut rapper sur n’importe quel beat avec brio, lent, rapide, peu importe! Il sait où poser sa voix, où reprendre son souffle, où placer les punchlines, bref, il sait ce qu’il fait! Maintenant, pour l’aspect négatif (qui n’en est pas vraiment un), je trouve que là aussi, les deux ont un manque de morceaux à thèmes, enfin, en réalité je trouve qu’ils s’enferment un peu dans le freestyle et encore une fois, le boulot est très bien fait, mais sur 17 morceaux, j’aurais aimé qu’Alpha nous propose aussi, du rap à histoire, du rap avec un message, parce qu’avec un tel talent, il serait l’arme idéale pour donner une parole à une génération qui en manque cruellement.

Ceci étant dit, je ne vais pas cracher dans la soupe, “UMLA” est un disque de qualité, l’un des meilleurs au niveau rap Français cette année, à mon goût en tout cas.

Si je dois sortir quelques titres du lot et c’est pas facile, je miserais sur “Cascade remix”, qui est pour moi, carrément le meilleur du disque, c’est peut être le seul où Alpha s’ouvre le plus, il nous raconte des anecdotes et ça envoie ce track au dessus des autres à mon avis.

“Flamme olympique” aussi est une tuerie, c’est un festival de prouesses techniques derrière le mic, l’instru hyper simpliste est parfaite pour cet egotrip de haut niveau!

Enfin, j’ai beaucoup aimé “Langage crypté”, un morceau bien street avec une instru très dark de Diabi, c’est presque les prods du Queens Bridge dans les 90’s.

Après, c’est difficile de parler d’UMLA sans mentionner “Ca va ensemble”, 7 minutes divisées en 3 beats différents dédiés au savoir faire d’Alpha, que dire? C’est du champagne, alors régalez-vous avec le Don Dada, qui n’est pas loin d’avoir raison quand il dit qu’il est “le dernier rappeur qui rappe”.

Laurent


Les Soulections #16: Bill Withers


Voilà un artiste qui a marqué l’histoire de la musique noire Américaine et qui pourtant, aurait pu faire encore beaucoup plus si il n’avait pas été embourbé dans des problèmes contractuelles avec ses différentes maisons de disques.

Quel gâchis quand on pense à des titres tels que “Grandma’s hand” ou “Ain’t no sunshine”, Bill Withers est un grand de la Soul, y’a aucun doutes la dessus, mais comme je le disais, a deux reprises, d’abord avec Sussex Records, puis avec Columbia, il est empêché de produire des disques pendant plusieurs années, malgré ça, au cours de sa carrière musicale qui durera une bonne quinzaine d’années, il aura l’occasion de sortir neuf albums, de se produire durant le fameux “Rumble in the jungle”, vous savez le combat le plus mythique de l’histoire de la boxe, Mohammed Ali contre George Foreman.

Au passage, Withers est également devenu l’un des artistes les plus samplés de la musique Soul, j’aurais presque pu faire ma rubrique “Nos samples rendez-vous” qu’avec sa discographie, des Jackson 5 à DMX sur “Ain’t no sunshine”, de Daddy Lord C à Will Smith sur “Just the two of us” et j’en passe… Encore aujourd’hui dans mes recherches de samples je continue de trouver des pépites qui proviennent des disques du grand Bill.

Pendant qu’il était bloqué par ses contrats, il nous a quand même offert quelques formidables collaborations, notamment avec Grover Washington Jr ou bien avec les Crusaders.

Alors, voilà, avec moi, tous en coeur, ne remercions pas les maisons de disques, qui nous ont privés de plus de bonheur musical…

 

Laurent

Luke Cage, un super héros à la rescousse des soundtracks!


Parmi toutes les séries de super-héros de l’égérie Marvel (et il y en a un paquet!!!), une se démarque musicalement et je dirais même que, peu importe si vous aimez l’univers Marvel (bien sûr c’est mieux si c’est le cas) ou pas, musicalement au moins la série vaut le détour, depuis Power, c’est probablement ce que j’ai entendu de mieux.
Déjà, pour vous donner un ordre d’idée de ce qui vous attend, la production a décidé de nommer chaque épisode de la série d’après un morceau de Gangstarr pour la première saison et pour la deuxième, le choix s’est porté sur Pete Rock, dans le genre classique, on fait difficilement plus fort.
Alors, encore du hip hop me direz-vous? Oui, principalement, mais pas que, loin de là! Soul et Reggae sont aussi bien représentés, mais on y viendra plus tard, pour le moment, je vais quand même vous donner rapidement le contexte de la série.
Luke Cage, c’est la troisième collaboration entre Netflix et Marvel pour la saga des Defenders. Le héros de Harlem est introduit pour la première fois dans Jessica Jones, on le découvre en tant que barman et potentiel amant pour Jessica. On se rend rapidement que ce n’est pas un barman comme les autres, le type a des sacrés pouvoir, il est quasiment indestructible et à une force phénoménale. Sans spoiler pour ceux qui n’auraient pas vu Jessica Jones, quand la série de Luke commence, nous le retrouvons quelques mois plus tard, incognito dans sa ville natale de Harlem, où il essaie de vivre une petite vie au calme mais c’est sans compter sur Cornell Stokes alias Cottonmouth et sa cousine Mariah Dillard, qui dirigent les trafics de la ville et y font régner la peur. Luke ne pourra bientôt plus se cacher sous sa capuche et devra accepter les responsabilité qui vont avec ses pouvoirs.
Voilà grossièrement ce qui vous attend en attaquant la série et honnêtement, c’est pas la folie, y’a quelques longueurs, mais dans l’ensemble, c’est plutôt sympa et si vous aimez l’univers de Stan Lee, ça devrait le faire, sans problème.
Pour ce qui est de la musique, comme je le disais, là, c’est un gros morceau auquel nous avons affaire, comme je le disais, déjà le titre de chaque épisode donne le ton et quand on connaît un peu ceux qui supervisent la B.O, on ne peut qu’être impatient à l’idée de tendre l’oreille, il s’agit d’Adrian Younge, l’excellent compositeur originaire de Los Angeles, à l’origine des super projets “Twelve reasons to die 1 et 2” avec Ghostface killah et “Adrian Younge presents The Delfonics” dont je vous avais parlé dans les Soulections. Pour l’aider dans cette oeuvre, a été choisi Ali Shaheed Muhammad d’A Tribe Called Quest, alors, je vous donne un peu le programme de la playlist?
Côté hip hop, hormis Gangstarr et Pete Rock, vous pourrez retrouver du très bon avec des tracks de Mobb Deep, du Wu-Tang, M.O.P ou encore des Fugees. Comme je l’ai dit, il y a aussi pas mal de Reggae, étant donné que l’un des protagonistes de la deuxième saison est un Jamaïcain, on est gâté de ce côté là aussi avec le grand Bob Marley et ses fils aussi, Ini Kamoze et Gregory Isaacs. Enfin, et cette partie n’est pas la moins représentée, la Soul, on est à Harlem quand même, ça aurait été scandaleux! Nina Simone est là, l’ex Tony Toni Toné, Raphael Saadiq aussi, le défunt Charles Bradley et j’en passe… Vous aurez même un morceau de Nirvana, pour que les fans de Rock ne m’en veuille pas trop.
Voilà, pour vous faire une idée de la playlist et surtout le gros bonus qui vous attend dans la série, c’est que, les méchants de la première saison, Cornell et Mariah possèdent un club et que vous pourrez y voir défiler quasiment un artiste par épisode et ça, franchement c’est quand même la grande classe!!!
Laurent

Jay Rock the bells!!!


Win Win Win, Fuck everything else, Win Win Win!!! Ma chronique aurait pu s’arrêter là tant j’ai aimé le disque de Jay Rock, une vraie réussite!!! L’album en question, c’est “Redemption”, de nous avoir fait patienter si longtemps peut-être?

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Jay Rock est le premier mc’s de l’écurie TDE (Top Dawg Entertainment), celle-là même qui abrite un certain Kendrick Lamar, mais aussi Schoolboy Q ou encore SZA, dont je vous ai parlé l’an dernier. “Redemption” est donc le 3ème album studio de Jay, après “Follow me home” en 2011 et “90059” il y a 3 ans, le voilà de nouveau sur le devant de la scène. Cet album est selon ses dires, celui qui devait lui faire passer un cap et pour moi, c’est le cas! Premièrement, parce que c’est clairement le premier de ses disques qui bénéficie d’une si grande exposition et parce que l’expérience et les années ont perfectionné son flow si brut et que même si il est toujours le rappeur hadcore qui a porté TDE avec Kendrick à ses débuts, on le sent plus posé sur les beats et la variété de ceux-ci montre que Rock s’autorise à essayer de nouvelles choses et seul un mc sûr de lui et de son talent peut se permettre ce genre de chose quand il est attendu au tournant comme ça.

Pour revenir sur le disque en question, il comporte treize titres et vraiment pas de temps faibles, c’est assez rare pour le mentionner sur un disque au format classique, preuve en est avec la série de sorties de Kanye West sur GOOD music, qui a choisi de réduire à sept titres ou même Black thought qui,lui, n’en a mis que cinq.

Redemption” nous parle du parcours difficile de Jay Rock, originaire du Watts, l’un des quartiers les plus difficiles de Los Angeles, de la persévérance dont il a dû faire preuve pour arriver là où il est aujourd’hui, des morceaux comme “Osom” avec J.Cole le résume bien. Les singles mis en avant pour lancer le disque ont aussi été choisis à la perfection, les clips également, “Win” dont je chantais le refrain en début de chronique est selon moi, l’un des bangers de l’été, “King’s dead” en featuring avec Kendrick et Future est génial aussi, mais son clip dépasse toutes les attentes, en course pour la vidéo de l’année sans aucun doute et enfin “The bloodiest” n’est pas en reste, même si je le trouve un cran en dessous des deux autres. Je lui préfère deux morceaux en particulier, “ES tales” avec son sample de piécette de Super Mario, qui peut paraître anecdotique, mais qui rend le track vraiment marquant et puis “Knock it off” aussi, l’un des morceaux les plus cools du disque.

On est vraiment gâtés niveau featurings aussi, hormis ceux que j’ai déjà cité plus haut, on retrouve aussi Jeremih, la sublime SZA et un morceau freestyle en duo avec Kendrick Lamar pour “Wow freestyle”.

Alors je conclurais comme j’ai commencé en disant que “Redemption” est un WIN WIN WIN!!!

Laurent

Nos Samples Rendez-Vous #30 Busta Rhymes et Psychose



Peut être l’une des B.O les plu connues de l’histoire du cinéma : Psychose!!! Composé par Bernard Hermann après insistance d’Alfred Hitchcock, cette musique faite de violons pour la plupart, ajoute une telle tension aux images de cet inoubliable thriller, qu’une fois que vous l’avez entendue, elle ne vous sortira jamais de l’esprit. Avec celle de l’exorciste, ce sont peut être les deux thèmes qui m’ont le plus marqué dans l’histoire du cinéma.
Autant vous dire que pour que je puisse apprécier la réutilisation de cette boucle, il me fallait un monstre sacré aux commandes du morceau, alors qui d’autre que Busta Rhymes pour accomplir cette mission?
La chanson en question, c’est “Gimme some more” sur E.L.E “Extinction level event: The final world front et ça commence par un petit monologue de Busta expliquant qu’il est tombé et s’est cogné la tête, quand soudain, le déclic: S’il ne peut pas faire parti des meilleurs, il doit devenir LE meilleur!!! Et soyons clair, en 1998, on est pas loin du compte, Busta est au sommet de son art avec son débit inimitable et ses délires psychédéliques, le mc de Brooklyn est, avec Nas et Jay-Z, l’un des patrons du rap New Yorkais.
Et quand je parle de ses délires psychédéliques, je crois qu’avec celui de “Wooh Hah!!!”, le clip de “Gimme some more” est l’un des plus fous de la carrière de Busta.
Je vous laisse vous régaler musicalement avec la 30ème (déjà) de Nos Samples Rendez-vous…
Laurent

La résilience va payer pour Bibo.


Il y a quelque temps, je vous avais déjà parlé de Bibo, ce jeune artiste multi-facettes, rencontré par le hasard des réseaux sociaux et des passions communes (musique, séries etc…). Il nous revient cette année avec son plus gros projet en date: Résilience. Un projet en trois parties, deux volumes musicaux et un livre, multi-facettes je vous ai dit!

Pour ma part, je vais me focaliser sur l’aspect musical du projet, n’ayant pas eu encore l’occasion de lire le bouquin et croyez-moi j’ai déjà de la matière avec ces deux disques.

Deux volumes qui pour moi, sont un peu les deux faces d’un même artiste, le premier plus axé sur le rap, le vécu street de Bibo et le deuxième, bien plus soul, plus sentimental. Alors, quand le gars peut gérer deux disques en moins d’un an, avec deux aspects différents mais en même temps complémentaires, pourquoi choisir? Moi je dis qu’il a eu bien raison de nous offrir une double portion.

Donc sur les deux volumes, on arrive à une vingtaine de morceaux, soit grossièrement deux heures de bonheur musical avec l’accent chantant de Toulouse de Bibo. Les textes profonds et introspectifs sont toujours là, des morceaux comme “Leur donner de la force” (vol.2) ou “Ils parlent de nous” (vol.1) sont vraiment écrits avec les tripes, c’est puissant mais maîtrisé, avec juste ce qu’il faut de rage pour nous communiquer le message, même chose pour “Vous” (vol.2) qui est l’un de mes morceaux préférés sur les deux disques, comme il le dit lui-même, c’est un texte engagé et enragé, j’adore et j’adhère personnellement.

Comme je vous l’avais dit dans la première chronique, j’apprécie aussi énormément le timbre de voix de Bibo, sans jamais forcer, il chante juste, avec une voix douce et stable sur des tracks tel que “Demain sera plus clair” (vol.2), conclusion et pépite du deuxième disque, ce morceau est empreint de gospel, la symphonie au piano est juste superbe, une chanson pleine d’espoir et de positivité. Pareil pour “L’amour de soi”, déclaration d’amour absolue dont le refrain reste dans la tête, je crois que mon épouse, va l’entendre souvent celle-ci (rires). Je finirais par mon morceau préféré du projet, à savoir “Résilience, Pt II”, un des rares rap du deuxième volume, un véritable cri du coeur en racontant son histoire, c’est le highlight du disque pour moi. Cela dit, je serais pas totalement complet, si je n’avais pas tiré un gros coup de chapeau à l’équipe de prod. qui est franchement au top, comme quoi, quand on a une bonne team, faut pas lâcher et être RÉSILIENT.

 

Les disques sont disponibles ici et là.

 

Laurent

Les Soulections #15 : Diana Ross and The Supremes


the_supremes_article_cover_caro_original_23306Pas facile de ne pas faire du déjà vu sur LE groupe soul féminin le plus réputé des sixties, mais ma foi, difficile d’appeler une rubrique “Soulections” sans mentionner ceux qui ont porté le mouvement aux yeux du grand public et dans le genre Les Supremes se posent là!

Aussi talentueuses que tumultueuses, les Supremes ont commencées leur carrière sous le nom des “Primettes”, en quelque sorte “les petites soeurs” des “Primes” futurs “Temptations” dont je vous ai déjà parlé il y a quelque temps.

Avant d’exploser au grand jour, les “Primettes” chantaient dans les quartiers ouvriers de Detroit avant d’être repérées par Smokey Robinson, faiseur de hits des débuts de la Motown, il convainc le grand patron, Berry Gordy de signer les jeunes filles sur son label, fini les radio crochets, bonjours les studios et les contrats, les filles deviennent les “Supremes”.

D’abord cantonnées aux petits rôles derrière Marvin Gaye ou les Temptations, elles persévèrent et la chance finit par tourner, Gordy leur laisse leur chance et l’étincelle s’enflamme automatiquement, à l’époque composé de Mary Wilson, Barbara Martin, Florence Ballard et évidemment Diana Ross, les Supremes démontrent tout leur talent très rapidement et la Motown tient sa pépite féminine.

A partir de là, les hits s’enchaînent et les filles nous offrent des titres légendaires tels que “Baby love”, “Where did our love go?” ou encore “Stop! In the name of love”, chaque passage des Supremes enflamment les foules, notamment grâce à la personnalité flamboyante de leurs lead vocale, l’incomparable Diana Ross. Malheureusement, cette personnalité est surexploité par les dirigeants du label, des conflits viennent heurter le succès du groupe, Florence Ballard sombre dans l’alcool et la dépression, finit par être évincer du groupe, qui devient Diana Ross et les Supremes, ce qui marquera les débuts de la carrière solo de la belle de Detroit et la fin du groupe tel qu’il a connu son apogée.

Évidemment même en solo, Diana Ross continue de rayonner et d’envahir les charts à chaque sortie, les autres membres du groupe ont, elles aussi continuer, notamment Mary Wilson, qui connaîtra un certain succès, avec des titres tels que “Midnight dancer” ou “Pick up the pieces”.

En solo, Diana Ross continuera de régner jusque dans les années 80 ou elle participera même à la mythique comédie musicale “The Wiz” avec un certain Michael Jackson, dont elle est la marraine, soit dit en passant, sa carrière au cinéma ne s’arrête pas là, elle a aussi joué dans “Lady sings the blues” film biographique à propos de Billie Holliday.

Comme pour les Temptations, la carrière des Supremes a été faite de hauts et de bas, mais elles ont clairement ouvert des portes aux artistes noirs de l’époque, l’accès aux émissions de télé, notamment le “Ed Sullivan Show” n’était pas possible avant leurs passages, elles ont même plutôt enfoncées des portes, au sens littéral et figuré.

Rendons hommage à l’un des groupes féminins les plus marquants de l’histoire de la musique Américaine.

Laurent

Mac Miller, un artiste que j’ai découvert trop tard…



Voilà un énorme gâchis de talent et un gros raté de ma part musicalement parlant, je parle du jeune mc de Pittsburgh, décédé ce 7 Septembre, Mac Miller. Je reconnais être totalement passé à côté de Miller, depuis son début de carrière jusqu’à récemment et son passage au Tiny Desk de NPR music, une vidéo que vous pourrez voir plus bas.
Bien sûr, j’avais entendu des tracks par ci par là, des featurings aussi, mais je sais pas, je ne suis jamais vraiment entré dans son univers sans non plus m’expliquer pourquoi. Quoi qu’il en soit, sa performance dans ce petit coin de paradis musical que sont les Tiny Desk m’a marqué et d’autant plus depuis son décès. En réalité, c’est le dernier morceau du set qui m’a fait craqué, “2009”, j’y ai découvert un artiste bien plus profond que je ne l’imaginais et son attitude durant ce dernier, change totalement du reste du set et de ce que je connaissais de ce jeune homme en général. Une mélancolie soudaine le prend et avec le recul et son décès, on a l’impression qu’il sait, comme si il avait compris que sa route s’arrêterait bientôt, trop tôt…
Quoi qu’il en soit, j’ai décidé de me plonger un peu dans sa discographie et je n’ai pas été déçu, avec cinq albums studios et une dizaine de mixtapes à son actif, Mac a posé son empreinte sur le hip hop depuis la moitié des années 2000 et son début de carrière à 15 ans avec But My Mackin’ Aint Easy en 2007. Au fil des disques et des collaborations, il a su peaufiner son art jusqu’à proposer “Swimming” cet été, d’où est issu le morceau “2009” dont je vous parlais plus haut.
Alors, voilà, je vais pas en faire des tonnes comme si j’étais familier de sa musique depuis des années ce n’est pas le cas, mais je dois reconnaître que j’ai des regrets de ne pas avoir découvert cet artiste plus tôt et vu les témoignages au suite de son décès, de Black Thought à Kendrick Lamar, en passant par J.Cole ou Talib Kweli et bien d’autres encore, on ne peut qu’admettre que ce petit gars de Pittsburgh avait du talent et qu’il nous a quitté trop tôt, alors RIP Mac Miller

Laurent