Bibo, à Toulouse entre Hip Hop et Soul


Dans l’idée de vous faire découvrir des artistes indépendants, voilà mon premier choix et ceux qui me lisent se douteront qu’il s’agit de hip hop évidemment, mais pas que, car Bibo est un artiste aux talents multiples. Le Toulousain alterne rap et chant sans complexe et avec une facilité déconcertante! Poser un seize mesures, c’est une chose, mais quand en plus, on peut se permettre de chanter ses propres refrains, voire des tracks entiers et ça sans auto-tune, c’est une autre performance quand même!

Finalement, peu d’artiste s’essayent à cet exercice, sans auto-tune et comme n’est pas Lil’Wayne qui veut, l’utilisation à outrance de cet outil par les rappeurs/chanteurs actuels est un beau raté de l’histoire du rap, si vous voulez mon avis, bref…

Quand j’ai commencé à écouter Bibo, j’ai retrouvé un flow et un timbre de voix qui m’ont immédiatement fait penser à Vibe, alors je sais, je remonte loin et les plus jeunes ne connaîtront pas forcément, mais les 2 chanteurs ont vraiment des similitudes. Outre Atlantique, on pourrait citer aussi Ryan Leslie ou les Fugees dans les années 90/2000, tout ça pour dire qu’allier le rap et le chant n’est pas un exercice facile et qu’ils ne sont pas des millions non plus à réussire et Bibo fait partie de ceux-là.

Il baigne dans le son depuis tout jeune et comme pour beaucoup, sa carrière est faite de haut et de bas, il chantait dans l’église de son quartier tout en façonnant ses rimes dans son coin et après plusieurs apparitions au sein de divers collectifs, il sort son premier opus « Blues 2 bitume » en 2002 qui est plutôt bien accueilli. Partant de ce modeste succès,  Bibo fera les premières parties d’artistes comme Disiz, Daddy Mory ou encore Singuila. Depuis, le mc Toulousain continue son petit bonhomme de chemin et accumule les projets solo ou en collaboration sur des mixtapes avec, pour n’en citer que quelques uns Antilop-Sa, Al Peco ou encore DannyBoss.

Pour en revenir à #20, le dernier album en date de Bibo, il est composé de vingts morceaux, dont seize inédits et quatre mix de ses anciens couplets d’une dizaine de minutes chacun (le gars en a sous le pied quand même!!!), le concept est vraiment sympa, on est presque sur du recyclage musical et ça aurait été dommage de perdre de la qualité comme ça.

L’album est principalement orienté Nu-Soul, notamment  les morceaux produit par Le Nuage, mais Bibo montre sur quelques morceaux comme #Corner ou #J’aiPerduMonRap qu’il n’a rien perdu des qualités de mc qu’il affichait sur #LesCoupletsOubliés. Perso mes gros coups de coeur sont #LouangesEtAcclamations et #PopcornMode produits respectivement par Chris Lou et Al bandito, qui produit cinq autres tracks sur le CD.

Pour résumer, voilà un petit gars d’1m65 qui a une bien belle plume, une belle voix et une grosse frappe derrière le mic! Souhaitons lui une belle carrière.

Pour découvrir l’album en intégralité, c’est par ici.

Laurent

Le Crépuscule de Marillion


fear_pochettemarillionfishPas facile d’arriver à l’âge christique (33 ans d’existence, depuis 1983!) pour le groupe anglais Marillion!

Je les avais découvert à la sortie de « Script for a Jester’s tear », leur premier album, dont la pochette sublime, annonçait un univers très particulier. Le chanteur Fish à la voix cristalline (et au look grimé n’étant pas sans rappeller Peter Gabriel ou même David Bowie époque Aladdin Sane), emmenant dans son sillage un groupe de rock progressif, qui bien que fortement marqué par les influences de Genesis (époque Peter Gabriel donc), Barclay James Harvest, ou même Pink Floyd, avait réussi à poser les bases d’une musique subtile, inventive, mélodique, un son unique! Ce que confirmeront les albums « Fugazi » et « Misplaced childhood », parus en 1984 et 1985.

Des pochettes d’albums très réussies, mettant en scène successivement un bouffon (« Script for a Jester’s tears », « Fugazi »), un enfant (« Misplaced Childhood »), enfin Torch, qui représente un écrivain raté et alcoolique sur l’album »Clutching at Straws ».  Ce dernier sera la dernière participation de Fish avec Marillion. Les années avec Fish seront marqués par les tubes « Marquet Square Heroes », « Assassing », « Kayleigh », « Lavender » ou encore « Heart of Lothian ».

En 1990, c’est Steve Hogarth , qui prendra le micro de Marillion, pour ne plus le lâcher jusqu’à aujourd’hui. Voix puissante, plus pop que celle de Fish, il va écrire quelques belles pages vocales dans les années qui suivent (écoutez donc « Hooks in you », « The uninvited guest », « Easter », « The great escape », « alone again in the lap of luxury »). Répertoire plus pop-rock, présence des synthés, guitares électriques en avant et très mélodieuses, le groupe se construit un univers sans rapport avec sa première époque. Durant cette période débutée avec l’album « Seasons End », le groupe a produit 13 albums, assez inégaux en qualité. Le seul à mes yeux qui surnage en qualité eest »Brave » paru en 1994, ainsi que l’acoustique  « Less is more », qui donne une couleur inhabituelle au répertoire de Marillion.

stevehogarth
Alors, qu’en est-il donc, de FEAR (F…  Em and Run), leur 18ème et nouvel album? moi qui ne les écoutait plus depuis « Somewhere else » (2007), j’étais donc curieux de l’écouter. Le moins que je puisse en dire est qu’il est décevant, tristement décevant !!! Au cours des 17 (!) morceaux qui jalonnent l’album, jamais la magie opérante des deux époques précitées n’apparaît! Hormis trois titres isolés, le très joli « Leaving in fear », « White paper », et le final « Tomorrow’s new country », les compositions sont d’une platitude affligeante, sur lesquels la voix hier superbe de Hogarth, peine à faire illusion hélas ! Le reste est constitué de 3 parties décomposées : « Eldorado » décliné en 5 suites, « The Leavers » qui contient aussi sa déclinaison en 5 actes, et « New Kings », en 4 paragraphes musicaux. Novateur à ses débuts, précurseur de l’internet participatif pour leur album « This Strange engine » en 1997, il est évident que ce groupe à perdu la formule magique, son inventivité, pour se perdre dans un pop sans saveur, sans caractère !!

Le crépuscule de ce groupe, s’il n’est pas déjà atteint, n’est plus très loin!

Si vous voulez vous (re) plonger dans l’univers musical de ce groupe je vous recommande la compilation « Singles 82-88 », forte de 3 cd, qui retrace toute la période faste avec Fish. Le « Best of Both Worlds », paru en 1997, permet de comparer les 2 époques, les deux styles vocaux.

Guillaume.

Les enfantillages 2 d’Aldebert


3f81bead8e2e45f5dc914c07a975026dSi on chroniquait de la musique pour enfants… Et pourquoi pas ! Surtout que cet album, je le sais d’avance, vous en chanterez chaque chanson, non pas pour faire plaisir à vos chers bambins,  mais parce que franchement, vous allez adorer.

Troisième album qu’il compose pour le jeune public (Enfantillages, Enfantillages de Noël, qu’il faut écouter aussi !), Aldebert nous emmène dans un univers où se mêle toute une variété de rythmes, de genres musicaux, d’ambiance, de personnages, d’histoires abracadabrantesques ou véridiques (certaines vous les avez forcément vécues et vos enfants les vivent sûrement aussi : par exemple Range ta piaule). Cet album est plein d’humour. Toutes ces scènes de vies, cet imaginaire débordant, ça parle aux enfants, mais aussi aux parents. C’est véritablement un album à écouter en famille. Qui parle à tous.

De nombreux artistes de la scène française ont participé à la création des albums d’Aldebert : François Morel, Clarika, Alexis HK, Claire Keim, Louis Chédid, Sansévérino, Maxime Le Forestier, Ben Mazué, Bénabar, Didier Wampas, Leeroy… et bien plus encore ! Et tous se prêtent au jeu, et à la réalisation de cet opus.  Avec beaucoup d’humour, de joie, et de sincérité. Les épisodes du journal de bord, permettent de revivre l’ambiance des enregistrements.

D’autres artistes ont aussi investi l’univers musical pour la jeunesse, comme les Ogres de Barback (et leur célèbre Pitt Ocha), Merlot, les Weepers Circus. Alors n’hésitez pas à profiter en famille de ces moments musicaux.

Nos samples rendez-vous #13


george-bensonVoilà un morceau qui porte bien son nom, car comme son auteur, il fait partie du passé du rap Français. Fabe, artiste engagé et important du rap des années 90/2000 a malheureusement quitté la scène il y a plusieurs années maintenant et c’est bien dommage. Pour ceux de ma génération, qui connaissent un peu son œuvre, il est reconnu comme l’un des plus habiles paroliers de sa génération, ses rimes ont bercé mes années collège et lycée (tu sais très bien que je parle de oit Riya) et c’est avec ce morceau que je l’avais découvert.

Issu de son premier album « Befa surprend ses frères », le single utilise un sample de George Benson sur le morceau « This masquerade », tiré de l’album « Breezin » en 1976. Le génial guitariste de Pittsburgh a été samplé un millier de fois, mais ce tout petit riff de guitare et cette voix si envoûtante est d’autant plus importante car elle a véritablement lancé sa carrière et lui a permis d’être récompensé d’un grammy.

Laurent

Gogo Penguin, trio en mode exploratoire !


Manchester. Ville célèbre du nord de l’Angleterre pour ses deux équipes de foot (City et United), pour être aussi le berceau du groupe Oasis des  frères Gallagher (Noel et Liam). Désormais, il faudra rattacher le trio jazz Gogo Penguin (Nick Blacka, contrebasse ; Rob Turner, batterie ; Chris Illingworth, piano) comme ambassadeurs reconnus de la cité mancunienne. Le trio ne possède pas encore une discographie très épaisse, mais nous le savons bien, ce n’est pas la quantité qui fait la qualité.

« Fanfares », paru en 2012, premier de leurs 3 albums déjà disponible chez les disquaires et sur les plateformes de streaming, est très court, en terme de morceaux à écouter, 7 au total. Si la formule ici présente est celle que l’on trouve depuis des lustres comme base initiale des orchestres de jazz, la surprise vient de ce que ce trio nous emmène aux limites du jazz et de la musique électronique, avec l’apppui de Joe Reiser.  Le résultat? un jazz frais, joyeux, mélodique, où la tradition côtoie avec bonheur la modernité du son électro.

Influencé par le jazz nordique, en particulier Esbjörn Svensson, à qui ils rendent hommage en introduction sur « Sevens sons of Bjorn », mais également par Brian Eno, Massive Attack ou les compositeurs classiques Claude Debussy et Dimitri Chostakovitch, le trio Gogo Penguin s’en donne à cœur joie et nous transmet, sans fioritures inutiles, l’envie de les suivre, de les accompagner dans leur univers. Les 6 autres morceaux qui composent cet album sont d’égale qualité. Inventifs, virtuoses, légers, et très maîtrisés bien sûr! Un régal!

Ce disque est un petit bijou musical, berçé de mélancolie, de rythmes épurés, de cette ambiance rappellant beaucoup le jazz nordique (Trygve Seim, Esbjorn Svensson donc, mais aussi Ketil Bjornstad, Tord Gustavsen ou Nils Petter Molvaer) qui ici n’a rien de froide, mais qui vous enveloppe, vous transporte!
Le 31 Mars prochain, salle Jacques Brel, comme dirait Jacques Higelin, « La nuit promet d’être belle », grâce à ce trio et à la présence de Hubert Dupont et ses musiciens en première partie! Ne ratez pas ce moment!!

Guillaume.

 

Eirem, dernier chapitre!


Voilà, c’est fini! Terminus! Ainsi l’a décidé Eirem, musicien-auteur-compositeur fontenaysien, qui avec « Blanche Neige« , referme le livre de ses aventures musicales, démarrées au seuil des « Solstices d’hiver » en cette année 1998 qui vit la France du foot devenue championne du Monde. Il le referme donc près de 20 ans plus tard avec cet opus dont la pochette (piano à queue posée sur un iceberg dans un décor de Grand Nord, où, sur la berge trône la sculpturale œuvre, que les fontenaysiens peuvent admirer quotidiennement en leur cité) plante le décor et l’ambiance.

L’univers musical de ce dernier chapitre sera aéré, spatial, en mode nature avec un grand N. L’ouverture avec Avatar G.1,  morceau très léger d’Erik Satie, aux sons de harpes et violons, donne le La! Mais dès le second morceau, Eirem nous surprend avec « Aurore boréale », où les références à Jean-Michel Jarre meilleure période (Oxygène, Champs Magnétiques) sont évidentes. S’en suit « Jazz des Cimes » sur lequel Eirem mélange joyeusement les sonorités funk aux ambiances plus feutrées, douces. « Piano Brame », très mélodieux, est une ode à la Dame Nature (on y entend l’eau qui coule, les oiseaux….). « Blizzard »-« Watch falling the snow »et « Kaleidoscope » offrent une trilogie étrange, féérique, qui n’est pas sans nous dire que la Nature, le Grand Nord, malgré son côté unicolore et froid, réserve des ambiances et ressentis parfois surprenants.

A mi parcours (16 titres et un Bonus) de cet album, Eirem et sa muse Kiki, nous proposent une joyeuse autant qu’inattendue farandole.

Après un « Slow movement in the snow », « Loup Yeti » s’ouvre sur un crépitement de feu (faut bien se tenir chaud dans ces Paradis Blanc, comme le dirait Michel Berger), et un hurlement lointain de loup! Après une introduction encore une fois très « jarrienne », Eirem lâche les chevaux et nous emmène dans une « quiétude relative », car, dans ces grands espaces, il est clair qu’un danger peut toujours arriver, d’où un sentiment de quiétude, de calme, de sérénité, relatives.

Outre le froid, les aurores boréales, le silence des grands espaces, le Grand Nord permet d’observer un ciel dénuée de toute pollution, laissant apparaître les constellations d’étoiles… et parfois quelques morceaux de météorites qui filent sous nos yeux de terriens ébahis! Tout ça pour vous dire, que oui, Eirem sait nous emmener, nous transporter dans cet ailleurs plein de rêves, de beauté, vers cet Nature immaculée, et ses spectacles sublimes.

Pour refermer son grand livre musical, Eirem nous invite à passer une nuit Blanche… rien que ça! N’oubliez pas vos doudounes, moufles, et tout ce qui pourrait vous tenir chaud! :-)… Le piano y est léger, mélodique, aérien! Puis vient le moment de recueillement au sons d’un orgue d’église qui joue du Purcell, soutenu et accompagné par un chœur de femmes. Le morceau Bonus « Crepuscule Blanc » est tiré de l’album « Jall Blanc ».

Eirem tire donc le rideau, nous laissant un panel musical riche et varié évoquant tour à tour le voyage dans l’espace, le Commandant Cousteau, l’Asie, son goût pour le cinéma, l’Enfer de Dante, ou les grands espaces enneigés.

Alors si vous êtes sensible à tous ces aspects, à la musique, au voyage qu’elle peut nourrir, procurer, n’hésitez pas à découvrir l’univers riche de Eirem!

Guillaume.

http://eirem.unblog.fr/

Le duo Enhco/Serafimova, ou Mozart en marimba…


COVER-FINAL-WEB-CARRE-BDC’est avec étonnement que j’ai écouté les premières notes de l’album de Thomas Enhco et Vassilena Serafimova  qui s’intitule « Funambules ».

Un duo piano et marimba totalement déroutant. Tous deux interprètent ensemble plusieurs morceaux classiques (Mozart, Fauré, Sain-Saëns…), du jazz, un peu de contemporain, mais aussi quelques compositions.

L’association totalement inattendue entre le piano et ce xylophone africain apporte une originalité incroyable à la musique.

Un mariage des sonorités improbable et qui fonctionne à merveille. La rondeur du son du marimba casse finalement les codes des morceaux auxquels nos oreilles sont habituées, et ce quel que soit le genre musical.

A l’image de la pochette de leur album, ce duo nous transporte dans un univers parallèle, lunaire, flottant entre deux mondes.

De quoi vous décrocher de la réalité. Une belle découverte.

Pour en savoir plus sur Vassilena Serafimova

Pour en savoir plus sur  Thomas Enhco

Childish Gambino, artiste multi-taches !


childishNouvelle séance de rattrapage, cette fois avec Childish Gambino que je découvre une nouvelle fois à travers une série, décidemment, me direz-vous!!! Donald Glover à la ville, était Troy Barnes dans « Community », la comédie hilarante de NBC, mais c’est dans sa (il en est l’auteur et producteur) toute nouvelle série « Atlanta », où il tient le rôle de Earn Marks, manager/looser en devenir de son cousin Paper boi, lui-même, nouvelle star de la scène hip hop d’Atlanta que j’ai connu ce personnage atypique.

Gambino, c’est à la fois du rap et de l’electro, du Rnb et de la pop, bref autant dire qu’il s’essaie à tous les styles et se débrouille plutôt pas mal à ce petit jeu. C’est peut-être aussi ce qui fait que les avis sont parfois mitigés sur cet artiste. Trop lisse pour le public hip hop, mais malgré tout trop rap pour la pop.

Heureusement, Glover assume complètement ce rôle de « Hipster » du hip hop, personnage décalé, aux antipodes des Gangster du rap, Gambino est un enfant du net et a su en profiter pour se faire son autopromotion, étant donné que les médias hip hop ne lui ont pas toujours offert la diffusion qu’il  aurait méritée.

Pour revenir à cet album donc, « Camp », son premier et le plus orienté hip hop de tous, même si il garde quand même une sonorité pop sur certains morceaux, l’ensemble est cohérent, pas parfait mais c’était son premier disque, il n’a fait que s’améliorer depuis. Quelques morceaux tournent en boucle dans mon MP3 comme « Bonfire », « Firefly » et le meilleur selon moi, « Freaks and geeks », où, Gambino, survolté, nous fait apprécier ses qualités de kicker à une vitesse ahurissante.

Je vais donc continuer à m’intéresser à cet artiste/acteur/auteur de près et je vous recommande vivement de jeter un œil à la série « Atlanta », c’est drôle, très fin, engagé et en plus, doté d’un excellent soundtrack. Quant à son dernier opus « Awaken my love » qui vient de sortir cet hiver, n’hésitez pas et sautez dessus, c’est un petit bijou, mix entre P-funk et Hip hop groovy, unique en son genre. Et pour ceux qui se poseront la question, c’est bien sa voix (à peine pitché) sur l’album, preuve en live dans la vidéo ci-dessous.

Laurent

Treïma, duo en devenir…


Samedi 25 février dernier, le duo Treïma, composé de Leïla Serouge (qui a grandi à Fontenay) au chant, et de Mickaël à la guitare, est venu offrir, durant 45 minutes, à l’espace musique de la médiathèque, une jolie prestation toute en maitrise et simplicité, à travers un répertoire composé uniquement de standards du jazz, de la pop, du reggae, ou de la soul music.

Formé voilà un an et demi, ce duo très complémentaire a offert au public présent (petits et grands) les versions revisitées de chansons telles « Route 66 » de Nat King Cole, « Sitting on the dock of the bay » d’Otis Redding, « Talkin about a revolution » de Tracy Chapman, « The preacher Man » d’Aretha Franklin, « Suddenly I see » de KT Tunstall, « Royals » de Lorde, « Come » de Jain, « Beat it » de Michael Jackson, »These boots are made for Walkin » de Nancy Sinatra, « Redemption song » de Bob Marley. Le phrasé sans hésitation de Leïla Serouge, soutenu, secondé, accompagné par Mickaël à la guitare acoustique, donnèrent une couleur nouvelle à ces standards, et c’est très bien ainsi. Le petit bémol à mes yeux, c’est que le répertoire ne contient pas de reprise de standards… français! Jouant parfois dans les bars et restaurants, il est leur plus aisé de proposer une prestation strictement en anglais.

Treïma a d’autres projets pour les semaines et mois à venir, comme une formule à 5 (guitare-voix-basse-batterie-claviers). Le répertoire est en préparation. Excellente nouvelle!

Alors si vous apercevez un annonce de concert de ce jeune duo prometteur, allez-y les yeux fermés, vous passerez un joli moment!

Vous pouvez aussi les suivre sur leur page dédiée : https://www.facebook.com/treima.musique/

Guillaume.

 

 

https://www.facebook.com/treima.musique/

 

J’veux du soleil… La playlist


visuel playlist soleil-page001En ce mois de mars, arrive enfin la fin de l’hiver et la perspective de douceur, et qui sait de quelques rayons de soleil… Alors pour faire le plein de vitamine D, de positivité, et pour faire venir l’astre des beaux jours, voici notre playlist du mois de mars « J’veux du soleil ! ».

Bonne écoute !

Carine

 

Biggie smalls, la vie après la mort…


Tout a probablement déjà été dit sur ce 9 Mars 1997 et le meurtre de Christopher Wallace alias The Notorious B.I.G alors à quoi bon y revenir? Pour les 20 ans de sa mort (Oui, lui il est vraiment décédé, G.), je préfère me concentrer sur ce qui a fait de lui ce qu’il a été, sa musique.

Quel autre artiste dans le hip hop peut prétendre, en si peu de temps avoir tant influencé cette musique? Son alter-ego 2pac (l’un ne va pas sans l’autre)me direz-vous? Oui, bien sur, mais lui a eu le temps durant sa courte carrière d’enregistrer six albums alors que Biggie Smalls n’en sortira que deux: “Ready to die” et “Life after death” (sorti 2 semaines après sa mort), à croire que les titres étaient prémonitoires. Deux autres albums sortiront après son décès: “Born again” et “Duets: The final chapter”, faits de featurings, de quelques inédits et principalement d’anciens couplets de Big réutilisés dans de nouveaux titres.

Le premier opus “Ready to die” est un des grands classiques du rap, lancé par la campagne mythique de Puff DaddyBig Mack” une cassette sous forme de boite Mcdonald’s, contenant dans la face A des morceaux de Craig Mack dont “Flava in ya ear” véritable hit du moment et sur la face B des titres de B.I.G tirés de “Ready to die” comme “Juicy” et “Me and my B***h”. La carrière de Wallace est lancé, celle de Puff aussi, Bad boy devient LE label rap New-Yorkais!!!

Nous sommes en 1994, 2pac et Biggie sont toujours amis, mais pas pour longtemps, après la tentative d’assassinat sur Shakur, son déménagement sur la côte ouest, ce sera le début de la fameuse rivalité East coast/West coast et les carrières des deux mc’s seront rythmés par cette guerre des “Coast”.

La suite, on la connaît, les deux rappeurs seront assassinés dans des circonstances douteuses, Puff Daddy sortira le deuxième album du Notorious BIG quinze jours après, il sera certifié disque de platine, double album en réponse au “All eyez on me” de Pac, avec des hits comme “Hypnotize”, « Mo’money mo’problems” ou encore “Sky’s the limit”, la légende de Christopher Wallace est écrite! Les deux opus suivants qui suivront auront également du succès et assureront l’avenir du label “Bad boy records”.

Si vous ne l’avez pas encore vu, je vous recommande vivement le film “Notorious” sorti en 2009 avec l’excellent Jamal Woolard dans le rôle de Biggie qui retrace la vie du rappeur de Brooklyn. Woolard reprendra d’ailleurs son rôle dans le biopic de 2pac “All eyez on me” qui sortira au mois de Juin, cette année.

Un tel monument méritait une petite playlist non?

Laurent

Tony Iommi, Prince du Sabbath Noir.


tonyiommiFrank Anthony Iommi dit Tony Iommi, guitariste anglais né à Birmingham en Angleterre, au caractère ombrageux (comme son collègue de Deep Purple, Richie Blackmore) et légendaire du groupe de hard-rock/heavy metal Black Sabbath, est un guitariste discret, voire secret, mais l’une des figures les plus marquantes du Hard-rock depuis les années 70’s.

Au sein du quatuor Black Sabbath, fondé en 1969, il a posé les bases du Heavy-Métal dans les années 70, aux côtés du chanteur Ozzy Osbourne, du batteur Bill Ward, et du bassiste Geezer Butler. 4 gaillards réunis pour servir la cause de ce qui serait le Heavy Metal, style musical qui fera des petits.

Guitariste qui faillit ne jamais l’être, la faute à une presse hydraulique qui lui sectionna 2 doigts à la main droite à l’âge de 17 ans seulement! Il trouva l’ingénieuse ressource de se fabriquer une prothèse en plastique, ce qui lui permit de jouer et donna à son jeu un style particulier, un son unique. Tony Iommi a influencé quelques-uns des plus grands guitaristes qui se sont révélés dans les années 80, 90… parmi eux, James Hetfield, chanteur-leader du groupe Metallica, Brian May, orfèvre de la 6-cordes au sein du groupe Queen, Gene Simmons, bassiste-chanteur de Kiss, ou encore Edouard « Eddie » Van Halen, le flying Dutchman de la guitare du groupe … Van Halen. Et j’en oublie forcément….

Sur scène, Tony Iommi apparaît immuablement vêtu d’une veste noire à frange renforçant son côté sombre, ténébreux, sans oublier une croix celte portée en pendentif, le moustachu guitariste laissait Ozzy Osbourne délirer, mener le show, embarquer les foules, pendant que lui se contentait de laisser parler sa Gibson SG… noire bien sûr! Outre Osbourne, Tony Iommi a côtoyé d’autres grands vocalistes tels que Ronnie James Dio (album « Heaven and Hell », 1980), Glenn Hughes (sur l’album « Black Sabbath featuring Tony Iommi : The Seventh Star », voire même Ian Gillan (sur « Born Again », album sorti en 1983), le mythique chanteur de Deep Purple.

En groupe, avec Black Sabbath puis Heaven & Hell, ou en solo, Tony Iommi laisse a posé sa griffe sonore sur une trentaine d’albums. De quoi découvrir ce guitariste hors-pair, unique!

Mes albums préférés : « Black Sabbath » et « Paranoid » (1970) ; « Never say die » (1978) ; « Mob Rules » (1981).

Guillaume.

 

 

 

Aux guitares-héros du (Hard) Rock!


Dès l’apparition du rock dans les années 50, aux Etats-Unis, les guitaristes tels Bill Haley, Carl Perkins, Screamin’Jay Hawkins, Chuck Berry, ont posé les bases du phénomène guitare-héros auprès du jeune public, alors en quête d’idoles à suivre.
Dans la décennie suivante, le festival de Woodstock en 1969, ce phénomène va s’accélerer. Le premier d’entre eux, la première star du genre sera Jimi Hendrix, virtuose et showman exceptionnel, à la carrière hélas bien trop courte. Programmé à l’occasion de ces 4 jours de musique, il fera de l’ombre aux excellents Pete Townsend (The Who), Carlos Santana, Johnny Winter,  qui comme lui vont devenir de vraies icônes du rock.

Le mouvement va s’accélérer dès les années 1970 : Keith Richards (Rolling Stones), David Gilmour (Pink Floyd), Richie Blackmore (Deep  Purple ; Rainbow), Jimmy Page (Led Zeppelin), Joe Perry (Aerosmith), ou encore Brian May (Queen) vont faire évoluer le rôle du guitariste au sein des groupes, passant de simple exécutant à véritable artisan, par leur technique et virtuosité, de la rénomée du groupe dans lequel ils évoluent. Jusqu’à devenir de véritables stars, à l’égo parfois très poussé, auprès du public, à mesure que les médias (presse écrite, radio, télévision) et la presse spécialisée (les revues « Best », Rock’n’Folk, « Hard Rock Magazine » en France, « Rolling Stone » en Angleterre ») s’emparent du phénomène. revues Best et Rock’n’Folk, dès les 70’s en France, puis Hard rock Magazine au milieu des 80’s, ou la revue anglaise Rolling Stone.

Dans les années 80, l’apparition du genre Hard-rock va ne faire que renforcer et installer définitivement le statut du guitariste. Je n’en citerai que quelques-uns : Michael Schenker (Scorpions, MSG), Dave Murray (Iron Maiden), Angus Young (ACDC), qui a repris le « duck walk » de Chuck Berry, Eddie Van Halen (Van Halen), Gary Moore (Thin Lizzy), Kirk Hammett (Metallica), ou Slash, (Gun’s’n’ Roses). Les groupes s’appuient sur le duo chanteur-guitariste, dédié à faire le show pendant que les partenaires de la section rythmique tiennent solidement la baraque derrière!

Avec les années 90, un nouveau genre de virtuoses va prendre le devant de la scène : ceux qui enregistrent des albums en solo, pouvant démonter l’étendue de leur capacité technique.. je pense à Patrick Rondat, ou Nono (ex guitariste de Trust), mais aussi à Joe Satriani, Steve Vaï (qui fut l’élève de Satriani). Chacun, au gré de leur talent, de leur univers (axé plus sur la mélodie ou sur la rapidité d’exécution selon les cas), utilisant les technologies du son à leur disposition, se fera une place dans le cœur du public toujours avide de ces magiciens de la guitare qui en, en 2017, sont partout dans les festivals et écument les salles du monde entier.

La guitare, instrument emblématique du rock et du Hard-rock, n’a pas fini de révéler des talents qui demain, enflammeront les adorateurs du genre!

Long Live Rock’n’roll! Long Live Hard-rock!

Guillaume.

Nos samples rendez-vous #12


gangstarrSi je vous dis Gang starr, difficile de mettre un titre en avant, tant la discographie de Guru et DJ Premier est faite de morceaux mythiques, albums après albums. Aussi compliquée fut-ce la mission, j’ai quand même tranché, j’ai choisi « You know my steez », l’un des égotrips les plus marquants de l’histoire du rap US selon moi. Issu du cinquième album et avant dernier album studio du duo New Yorkais, le morceau propulse l’album disque d’or aux Etats Unis en 1998 et marquera la signature musicale de DJ Premier pour les années à venir.

Pour en revenir à ce qui nous intéresse : Le sample! J’aurais pu en choisir plusieurs car ce track en est rempli, Primo est coutumier de la chose et l’utilise à merveille. Ici, j’ai choisi Joe Simon et son « Drowning in the Sea of Love », début de la collaboration entre le chanteur et les « hitmakers » Gamble et Huff, en 1972 sur l’album du même nom. C’est le morceau qui marquera la carrière de Joe Simon, Guru ne sera pas le seul à sampler ce morceau, d’autres tels que Ghostface Killah et Big K.R.I.T mais jamais rien d’aussi marquant que le duo New Yorkais.

Laurent