# La playlist de l’été : « Haut les chœurs »


visuel playlist Haut les choeurs-page001Pour cet été, nous avons décidé de vous faire découvrir quelques groupes de voix, chorales, venus du monde entier. Des chœurs dits « traditionnels » ou des groupes vocaux très expérimentaux, du Gospel, du Beatbox…. On peut se rendre compte de la diversité, de la force de nos voix assemblées. Cette puissance vocale qui peut vous donner des frissons.

Ecoutez, découvrez, aimez, partagez…

Bon été !!!

Carine

C’est qui le patron??? C’est Jay!!!


Alerte blockbuster!!! Voilà 4.44, le 13ème album de Jay-Z, a t-on encore besoin de lui faire de la promo, me direz-vous? C’est vrai! Seulement quand l’une des légendes du hip hop sort un album pour la première fois depuis 4 ans et que celui-ci est sans doute ce qu’il a produit de mieux depuis une décennie, je pense que oui, ça vaut le coup d’en parler.

Bon, avant toute chose, pour nos adhérents, qui souhaiteraient se ruer à la médiathèque pour emprunter la pépite, ce ne sera pas possible tout de suite, l’album n’est (pour le moment) disponible que sur TIDAL, la plateforme de streaming musical de Jay, heureusement j’ai pensé à vous et vous ai mis le lien plus bas, dans la partie “Blogroll”, mais dès que ça sort en CD, c’est promis, on le commande!

Revenons à ce qui nous intéresse, le contenu du disque: 4.44 est une véritable porte ouverte sur la vie personnelle du mogul de Brooklyn, ses dérapages extra conjugaux avec “Becky with the good hair”

  

 ainsi que ses excuses à son épouse Beyoncé, ainsi qu’à Solange, la soeur de celle-ci, suite l’incident de l’ascenceur, les brouilles avec Kanye West etc… Des ragots, oui c’est vrai aussi et ça serait surement moins intéressant si, musicalement, l’opus n’était pas si abouti.

L’artisan de cette réussite, hormis Hov bien sûr, c’est No I.D, mentor de Kanye West et producteur historique et meilleur ami de Common, d’ailleurs, pour l’anecdote, dans un de ces anciens morceaux, Jay-Z dit : If skills sold, Truth be told I’d probably be, Lyrically Talib Kweli Truthfully, I wanna rhyme like Common Sense…” et bien c’est chose faite! No I.D étant l’unique producteur de 4.44 (fait très rare de nos jours) et son empreinte est telle sur les instrus, qu’on se croirait parfois sur des morceaux de Common.

Ce style soul avec beaucoup de samples (Donny Hathaway, Fugees…) colle parfaitement à Jay-Z et quand il ne parle pas de sa vie, il se montre très engagé dans la cause “Black live matters”, comme dans “The story of O.J” ou “Moonlight” avec des propos parfois controversés.

Pas de rappeurs en featurings pour Hov, seuls Frank Ocean et Damian Marley pour les refrains et les voix des femmes de sa vie, Blue, sa fille, Gloria Carter, sa mère et bien sûr, Queen B, son épouse.

Voilà, faites-vous votre idée sur 4.44 (le lien ici), personnellement, je dirais que c’est l’un des albums de l’année! The Roc is forever…

Laurent

 

Tony Bennett, le dernier des Géants


Tony Bennett. Ce nom ne dira sûrement rien à la jeune génération. Mais leurs parents, à coup sûr, ont déjà entendu ou connaissent ce chanteur américain, contemporain des Dean martin, Sammy Davis Jr, Frank Sinatra.  A bientôt 91 ans (il les aura le 3 août prochain), ce chanteur américain né à New-York en 1926, continue de fouler les scènes partout dans le monde pour le plus grand plaisir du public qui vient le voir. Il a d’ailleurs fait escale à Paris, sur la scène du mythique de l’Olympia, le 30 juin. Il fallait au moins ça pour accueillir cet immense chanteur. Accompagné d’un quartet haut de gamme, dont le batteur fut le complice de Count Basie (!), il a livré sans faillir une prestations remarquable pendant 1H45.

Alternant les romances, les reprises de chansons de Sinatra, oun encore celle de la fameuse chanson de Sacha Distel « La Belle Vie », et clôturant le show par un moment unique, exceptionnel : « Fly me to the moon » chanté a cappella!!!  La salle était debout!!!!!

Avec sa silhouette et sa « gueule » de cinéma qui ne déparerait pas dans un film de Scorsese, il ne passe pas inaperçu mais c’est bien sûr sa voix, légèrement voilée, qui depuis plus 60 ans, séduit le public. Ayant grandi en écoutant Judy Garland ou Bing Crosby, mais également Louis Armstrong ou Jack Teagarden, Tony Bennett commencera à chanter dès l’âge de 10 ans et fera des études de peinture et de musique à la High School of Industrial Art de New-York. Après une période faste dans les années 50-60 (pas moins de 11 albums enregistrés de 1952à 1960!), dont l’apogée sera le succès de version anglaise de la chanson de Sacha Distel « La belle vie » devenue « The good life » en 1963, et bien qu’apprécié des jazzmen, l’arrivée du rock va provoquer un coup d’arrêt à sa carrière. Il a enregistré avec les plus grands jazzmen (Dave Brubeck, « White House Sessions » qui date de 1962 mais sera seulement publié en … 2013!!!,  Count Basie-album « In Person! »(1959), ou le pianiste Bill Evans avec qui il fera deux disques : « The Tony Bennett-Bill Evans album » en 1975, et sa suite « Together again » en 1976.

Ce n’est que dans les années 80 et 90 que ce chanteur va retrouver l’audience d’un public rajeuni, sans pour autant modifier sa façon de chanter  ni le style musical qui a fait son succès : Le jazz, le style crooner. Durant cette période il enregistrera deux disques marquants, hommages à deux immenses figures du jazz : « Tony Bennett on Holiday: Tribute to Billie Holiday » (1997), « Bennett sings Ellington » (1999).

Les années 2000 vont confirmer cette tendance. Devenu une référence auprès de qui il est de bon ton de chanter, la preuve en est les deux albums de duos qui sont sortis en 2006 (avec Barbara Streisand, Céline Dion, Michael Bublé, Sting ou George Michael) puis 2011 (avec deux duos marquants, celui enregistré avec Amy Winehouse, sur un titre de 1930, et une version revisitée de « My lady is a tramp » avec Lady Gaga).

En 2014, il a publié un album de jazz en compagnie de Lady Gaga, « Cheek to Cheek ».

Chanteur de jazz, crooner, Tony Bennett a su traverser le temps, les modes. Il est aujourd’hui le dernier de ces géants, chanteurs à voix dont je parlais au début. Un style inimitable, une voix, une élégance.

Guillaume.

Les Soulections #2: The O’jays


Quand on parle de groupe vocal masculin soul dans les années 60/70, généralement, le premier nom qui vient à l’esprit est celui des Temptations, le groupe mythique de la Motown est évidemment l’un des plus reconnus et talentueux de cette époque, mais du côté du label Philadelphia, l’un des autres leaders de la Soul de l’époque, une autre formation vient marquer la musique dès 1958: Les O’Jays.

Composé à la base de Walter Williams, Eddie Levert, William Powell ainsi que Bill Isles et Bobby Massey jusqu’à la signature avec les légendaires producteurs Gamble & Huff chez Philadelphia, les O’Jays deviendront un trio avec les 3 premiers cités plus haut. C’est à ce moment-là et avec le single “Backstabbers” que leur carrière va exploser.

Les O’jays sont l’un des groupes les plus représentatifs du “Philly sound” orchestrés par les fameux MFSB, le pendant des Funk brothers de la Motown, ils produiront près d’une trentaine d’albums studios et continuent de se produire jusqu’à maintenant. A travers les époques, la formation de Canton, Ohio a su se renouveler et adapter sa musique au sonorité actuelle.

Malgré les nombreux changements dans le groupe, ils ont su garder leur identité musicale en conservant deux des membres fondateurs avec Eddie Levert et Walter Williams, les 2 leads vocaux depuis les débuts du groupe. Tout au long de cette belle carrière, les O’jays nous ont offert des véritables pépites Soul dont voici quelques extraits ainsi qu’un concert entier filmé au légendaire Apollo theater, amoureux de la Soul, régalez-vous…

Laurent

Il y a 20 ans, la Dame en Noir se tû.


Hé oui! Ca fait 20 ans déjà! 20 ans que cette voix singulière, particulière, légèrement chevrotante, ce timbre haut perché, ce personnage à part de la chanson française, s’est éteint, laissant derrière elle quelques titres emblématiques comme « L’aigle Noir » ou « Göttingen » (dont la version de Serge Reggiani reste à ce jour l’une des plus belles), mais aussi « Nantes », « Marienbad », « La solitude »pour les plus connues et reprises  par les générations suivantes. Oui Barbara, la Dame en Noir, personnage aussi timide que mystérieux, entretenait la distance avec son public, dont elle disait qu’il était sa plus belle histoire d’amour. Pour célébrer cette grande voix de la chanson française, et marquer cet anniversaire de sa disparition, Un disque vient de paraître, regroupant 13 chanteuses, qui à leur manière, revisitent et s’approprient les chansons de Barbara.

Au casting de cet hommage, figurent des voix elles-mêmes singulières, venant d’univers musicaux et artistiques différents (chanson, jazz, cinéma) : Si Zazie ouvre le bal avec « La Solitude », il est aussi possible de retrouver Jeanne Cherhal qui interprète « Nantes », la chanteuse Angélique Kidjo sur « Le soleil noir », Virginie Ledoyen sur « cet enfant là », Nolwenn Leroy qui nous gratifie de sa version « dis, quand reviendras-tu? » ou encore la chanteuse de jazz Melody Gardot qui ferme l’album avec « C’est trop tard ».

Pour celles et ceux qui souhaiteraient se replonger dans l’univers musical et théâtral de Barbara, n’hésitez pas, outre ses cd bien entendu, à vous plonger dans le DVD « Une longue dame brune », qui date de 2010.

Guillaume.

US3, La main (toujours) sur la torche !


En 1993 paraissait un album que certains ont peut-être eu le plaisir de découvrir à l’époque … « Hand on the Torch » par le groupe US3.

Fondé en 1991  à Londres, ce groupe va dès le début (sur l’album « And the Band played Boogie ») s’appliquer à sampler (n’est-ce pas Laurent! :-)) des titres de jazz d’artistes figurant au catalogue du célèbre label Jazz Blue Note, pour les mélanger à des rythmiques rap. Du coup, Blue Note les signe en échange d’absence de poursuites judiciaires. US3 plonge alors avec délectation dans les archives de l’immense catalogue du Label.

« Hand on the Torch » sort donc en 1993. 20 ans plus tard, l’album ressort, toujours sur le catalogue Blue Note. Le groupe se tourne résolument vers un mélange de jazz (reprise de « Cantaloup Island » de Herbie Hancock, mais aussi de morceaux de Charlie Parker, Thelonious Monk, Horace Silver entre autres) et de rap. Tous les samples utilisés par US3 sur ce double album sont issus de sessions sur lesquelles a travaillé Alfred Lion, cofondateur et producteur du label Blue Note. Les amateurs de rap (Laurent 🙂 ) y trouveront les guests tels que Tukka Yoot, Kobie Powell, Rahsaan.

L’ensemble offre un éventail savoureux et inventif allant donc du jazz pur, au rap en passant par des ambiances ragga-reggae. Rien de mieux en ces temps de chaleur pour ambiancer les journées, et les soirées barbecue.

« Hand on the Torch », album rempli de pépites, à faire tourner sans modération !!!!

Guillaume.

 

Nos samples rendez-vous #16


Un sample rendez-vous un peu spécial, prévu un peu plus tard à la base, mais étant donné le décès de Prodigy cette semaine, il semblait logique de lui rendre hommage ici.

“I got ya stock off the realness, we be the infamous, u heard of us…”, tous les amoureux du hip hop ont eu ces paroles en tête cette semaine, le morceau c’est bien sûr “Shook ones, part II” sur l’album “The infamous”, sorti en 1995.

Pour la prod., c’est Havoc himself qui s’y colle, l’autre moitié du duo de Queensbridge a décomposé “Jessica” de Herbie Hancock, rejoué une partie du piano, arrangé tout ça avec de grosses caisses pour nous donner cette suite au “Shook ones” original et c’est peu de dire que le second surpasse le premier, pourtant déjà monumental.

Cette pépite de rap hardcore est illustré par un clip qu’on dirait tout droit sorti de “The wire”, qui nous offre la triste réalité de jeunes Afro-Americains issus des cités du QB. Quoi qu’il en soit, ce morceau reste pour moi l’un des tous meilleurs de l’histoire du rap.

Quant au morceau samplé: “Jessica”, le virtuose Herbie Hancock nous l’offre sur l’album “Fat Albert Rotunda”, neuvième album du jazzman, sorti en 1969. C’est son premier album chez Warner et celui où il va commencer à expérimenter les instruments électroniques.

Ce “Jessica” est d’une beauté absolue et d’une grande mélancolie, quand je le compare à son “Rock it”, le morceau qui m’a fait découvrir Herbie, on voit l’étendue de son talent, combien d’artiste peuvent se targuer d’être capable de faire du Jazz classique comme celui-là et de produire également l’un des morceaux qui deviendra l’hymne du breakdance?

En conclusion, je ne dirais qu’une chose, le monde du hip hop a encore perdu un très grand, 42 ans, c’était vraiment trop jeune… RIP Albert Johnson A.K.A Prodigy

 

Laurent

Le 21 juin, Faites de la MusiK à la Médiathèque !!!


….. OUI LA MUSIQUE S’EMPARE DE LA MEDIATHEQUE!!!!

Le 21 Juin, hormis l’arrivée officielle de l’été (bon ok cette année il est là un peu en avance, on va pas s’en plaindre, faire la fine bouche!), oui hormis donc les grandes chaleurs, c’est aussi à cette date que depuis 35 ans déjà (Merci Jack Lang!), qu’est célébré la diversité de la Musique, des musiques, permettant la fête de la mixité des cultures, pratiquées par les amateurs comme les professionnels, partout dans les rues comme dans les lieux culturels dédiés.

Un « poète » contemporain a dit et chanté un jour : « la musique donne la même couleur aux gens »… même si elle vient de contrées très différentes!

C’est donc ans cet esprit de partage, d’échange, de fête, de communion humaine et sonore, de rythmes variés, que la médiathèque Louis Aragon de Fontenay-sous-Bois organise une après-midi musicale (Exceptionnellement, les portes de la médiathèque ouvriront au public dès 13h30!).  Les réjouissances musicales démarreront dès 14h et se pursuivront jusque 18h, pendant les heures d’ouverture.

A cette occasion, nous vous invitons à venir écouter, non pas seulement trois petites notes de musiques (comme le dit si joliment une chanson d’Yves Montand), mais une véritable farandole de notes, délivrées, jouées par des artistes qui offriront à vos oreilles mélomanes un cocktail musical aux saveurs variées, puisque le menu sera composé ainsi :

Pour commencer, nous irons du côté des Etats-Unis, terre du blues, du jazz, et du boogie-woogie. Un retour aux racines de la musique noire américaine, joué par les mains expertes de Rémy Coqueraut.

Ensuite, nous aurons le plaisir d’accueillir un duo de chanson française avec Dam Ka (voix), soutenue par Alex Mondésir à la guitare. Ce duo est habituellement complété de 2 autres musiciens, guitaristes.


 

 

 

Après la chanson française, nous poursuivrons cet après-midi musical avec Christian Michelet, guitariste-chanteur, qui nous régalera de compositions personnelles mais aussi de

reprises de classiques  de pop-rock, folk.


Puis c’est Erzi Ahamada, chanteur-guitariste, qui nous emmènera dans son univers fait  chansons traditionnelles  comoriennes mais également de quelques chansons françaises.


 

 

Ensuite, nous aurons le plaisir d’accueillir une jeune chanteuse  (12 ans) fontenaysienne, qui viendra nous interpréter une chanson de sa composition.

Puis nous terminerons la journée par la prestation de  l’Orchestre de Ukulélé de Fontenay-sous-Bois qui nous proposera son répertoire coloré.

Vous le voyez, le programme s’annonce riche, varié,  propice aux voyages, au partage !! Alors n’hésitez pas, VENEZ NOMBREUSES ET NOMBREUX POUR APPRECIER, PARTAGER CE MOMENT FESTIF AVEC CES MUSICIENS D’HORIZONS DIFFERENTS!

Des surprises ne sont pas à exclure! :-)! :-)!!

Guillaume.

 

2Pac, All eyez on me…


A l’occasion de la sortie du biopic sur sa vie, le moment semble opportun pour revenir rapidement sur la carrière de celui qui changera le cours de l’histoire de la musique rap dans les années 90, Tupac Shakur.

Fils d’une black panther, qui l’a porté durant son emprisonnement, 2pac était destiné à vivre une vie hors du commun, bercé dans les problèmes judiciaires de sa maman et son addiction à la drogue, le jeune Tupac grandit très vite, trop vite peut être…

Malgré tout, il étudie entre autres à l’école des arts de Baltimore et s’oriente rapidement et naturellement vers une carrière d’artiste, ses talents d’acteur et d’orateur sont vite évident pour tout le monde et Pac commencera par être un des danseurs du groupe Digital Underground, mais tout ça est vite trop petit pour lui et sa carrière solo débute en fanfare avec le disque “2pacalypse now” et son titre phare “Brenda’s got a baby”. Suivant ceux qui l’ont élevé, 2pac offre un premier opus engagé, cru, qui dépeint la réalité des noirs des ghettos dans les années 90. L’album est un succès et les controverses qui s’en suivent ne font qu’apporter de l’eau au moulin de l’artiste.

2 ans plus tard, il sort “Strictly 4 my N.I.G.G.A.Z” et les polémiques s’accumulent et les démêlés judiciaires aussi, la carrière de 2pac est définitivement lancé, le disque contient des pépites tels que “Keep ya head up” ou “I get around”, un classique!!! Même succès pour l’album “Thug life” en collaboration avec le groupe du même nom qui comporte l’un de mes titres préférés de Pac: “How long will they morn me?” avec le refrain du légendaire Nate Dogg.

Le grand tournant de la vie du rappeur c’est ce soir du 30 Novembre 1994 où il est agressé dans un studio New Yorkais, où il était censé enregistrer l’un des titres de son futur album. Il se fait tirer dessus à cinq reprises et est tout proche d’y rester. La suite, on la connaît, c’est le début de la rivalité East coast/West coast, Biggie et Puff Daddy sont soupçonnés d’avoir commandité la tentative d’assassinat de 2Pac, mais ce ne sera jamais prouvé. Cela dit, Shakur s’en sort, purgera une peine de prison pour une affaire de viol et sortira dans la foulée, l’album “Me against the world”, premier chez Death Row avec des titres comme “Dear mama” ou “Temptations” qui sont encore aujourd’hui inoubliables.

Le dernier chapitre de son vivant, c’est le double album mythique “All eyez on me”, véritable machine à hits, ce disque sera le dernier avant son meurtre tragique en 1996, à la sortie du combat de Mike Tyson.

Plusieurs disques verront le jour à titre posthume, sous la houlette d’Afeni Shakur, la mère de 2pac, mais je ne m’attarderais pas sur ceux-la, bien que plusieurs d’entre eux sont vraiment excellents, je vous laisse avec la bande annonce du film et une playlist bien fournie de celui qui restera peut être, comme le plus grand rappeur de l’histoire.

 

Laurent

# La playlist de juin : d’où tu sors cette voix…?


 

visuel playlist des voix singulières-page001

Enfin, la voici, la voilà, la playlist du mois du juin ! Les vacances approchent et l’on a envie de pousser la chansonnette. Enfin si on a ce talent ou des voisins tolérants ! Dans cette playlist, les chanteurs et chanteuses ont fait de leur différence vocale un art. Des voix si haut perchées, si rocailleuses que l’on n’en croit pas ses oreilles. Des sons qu’ils sont les seuls à pouvoir sortir d’eux-mêmes.

Bonne écoute et bonne découverte !

Carine

Cuarteto Lunares, Tango dans la peau.


Quand on pense à l’Argentine, le mot qui vient immédiatement derrière est Tango. Comme la Salsa à Cuba, ou la Samba au Brésil. Le Blues aux Etats-Unis.

Le tango, musique autant que danse, qui est un langage musical et corporel dans lequel tous les argentins se reconnaissent, puisque cela fait partie de leur culture, de leur histoire. L’Argentine, qui a vécu des heures sombres de dictature, de 1966 à 1973 puis de nouveau entre 1976 et 1983, ne s’est jamais départi de ce fondement-là. Le tango, c’est l’équivalent par moment du blues, et en ce temps-là une musique de résistance, un acte fort face à ce pouvoir qui étranglait l’Argentine. Mais c’est aussi une musique qui peut parfois être joyeuse, festive, accompagnant mariages, naissances, ou plus tristement, accompagner une cérémonie funéraire. Cuarteto Lunares, composé de 3 filles et d’un garçon (Aurélie Gallois, violon, orchestration ; Carmela Delgado, bandoneon ; Gersende Perini, violoncelle ; Lucas Eubel Frontini, contrebasse). Cet attelage instrumental novateur de par sa composition fonctionne très bien, laissant la place à chaque instrumentiste pour s’exprimer.  « A horas truncas » est un disque qui fait le lien entre le tango d’hier tel que révélé par Carlos Gardel, Astor Piazzolla, et des formes musicales telles que le Jazz, la musique classique et le candombe, qui bien qu’issu du Paraguay, trouve aussi sa place dans la culture argentine.

Tous les sentiments humains y sont représentés, mêlés, joués, avec talent et sans jamais tomber dans la facilité.

Un disque à découvrir pour les néophytes comme pour les amateurs du genre.

Guillaume.

Les Soulections #1 : Donny Hathaway


Pour cette nouvelle rubrique consacrée à la crème de la crème de la Soul, j’ai décidé de commencer par un de mes artistes préférés, Monsieur Donny Hathaway.

La discographie de l’artiste de Chicago est certes courte, elle se compose uniquement de trois albums solo entre 1970 et 1973, un disque en duo avec la merveilleuse Roberta Flack (avec qui il a été en couple) et de quelques lives également.

Le temps pour lui de nous offrir quelques unes des plus belles chansons de l’histoire de la soul et des plus samplés aussi.

La carrière de Donny Hathaway, s’arrête brutalement le 13 janvier 1979 quand il est retrouvé mort, sur le trottoir de son immeuble, après l’enquête, la police a conclut un suicide,  le chanteur était atteint de schizophrénie et avait déjà fait plusieurs dépressions auparavant. Bref, ne soyons pas morbide, nous sommes là pour découvrir son oeuvre, celle d’un des plus grands de la Soul.

Pianiste d’exception, il a travaillé avec Curtis Mayfield et Aretha Franklin pour ne citer qu’eux, avant de se lancer en solo avec le sublime “Everything is everything” en 1970, l’album contient le titre qui va lancer la carrière de Hathaway: “The ghetto” ainsi que les reprises de Nina Simone “To be young, gifted and black” et de Ray Charles “I believe to my soul”, c’est sans aucun doute son album le plus joyeux, le plus proche du Gospel dans lequel il a grandi.

Ensuite, il enregistre son disque éponyme en 1971 “Donny Hathaway” qui est principalement composé de reprise de classiques Soul et Gospel, tout ça réarrangé à la sauce Hathaway avec notamment le titre qui me l’a fait découvrir “A song for you” samplé par Common en 1997 avec Lauryn Hill sur “Retrospect for life”.

Sa première collaboration avec Roberta Flack en 1972 est une merveille absolue, impossible de sortir un titre pour le mettre en avant, tout est sublime.

Il fera un dernier album solo, “Extension of a man” à l’image de son état d’esprit, sombre et dépouillé mais vocalement, l’artiste n’a jamais été aussi impressionnant, son “Someday we’ll all be free” est inoubliable, puis se décidera à collaborer à nouveau avec Roberta Flack pour un deuxième album de duo, qu’il n’aura malheureusement pas le temps de finir, il ne fera que 2 morceaux dessus et Flack refusera de continuer à enregistrer sans lui, les producteurs arrangeront le disque avec les enregistrements déjà réalisés.

La discographie de cet étudiant de la musique ne s’arrête heureusement pas la, nombreuses pépites sont sorties à titre posthume dont ce “Little ghetto boy” magistralement repris par Dr.Dre et Snoop sur “The Chronic” ainsi que par la fille de Donny, Lalah Hathaway, qui fera elle-même une bien belle carrière.

 

Voilà, j’espère vous avoir donné envie et si ce n’est pas encore le cas, voici la “Donny’s playlist”, ENJOY!!!

 

Laurent

Manchester, Terre de Musique


Comme à Paris en novembre 2015, l’horreur  a donc frappé à nouveau  le 22 mai dernier en Angleterre, la jeunesse réunie dans une salle de spectacle de Manchester,  ville emblématique de la culture rock-pop. Mais rassurez-vous, je ne vais pas me lancer dans une tribune contre ces actes qui frappent aveuglément les populations européennes depuis quelques années… Non, je m’en tiendrais juste à évoquer cette ville, Manchester, terre de musique, après avoir été un berceau de l’industrie anglaise, dans les années 70 et 80, sans parler évidemment des deux clubs de football rivaux, Manchester United et Manchester City.

Depuis les années 80 donc, toute une pléiade de groupes ou d’artistes issus de cette ville située dans le nord de l’Angleterre, vont émerger sur la scène musicale anglaise puis européenne et mondiale, dans des genres très différents. Il en va ainsi des groupes de rock tels que Stone Roses, Take That (avec le tout jeune Robbie Williams), Chemical Brothers, de Richard Ashcroft du groupe The Verve, mais aussi d’Oasis (groupe des frangins Liam et Noel Gallagher), de Joy Division, New Order, des Smiths et leur chanteur Morissey, de Simply Red. Plus récemment, et dans un genre musical différent, le jazz, c’est le trio jazz Gogo Penguin qui fait sensation!

Comme Liverpool, qui fut le berceau des Scarabées, pardon des Beatles, Manchester au fil des décennies, s’est affirmé comme le terreau fertile de la rock culture anglaise, en dehors de Londres évidemment.

Aussi je vous propose une plongée en musique dans ce berceau qu’a été et demeure Manchester.

Régalez-vous!

Guillaume.

 

Guillaume.

 

La BO de the OA vous fait voyager


La série fantastique the OA parue en décembre 2016 sur Netflix ne fait pas consensus : on aime ou on déteste le coté mystique, l’utilisation de la danse contemporaine comme moteur de l’action, les mystères qui persistent à la fin de la première saison… mais si un aspect peut rassembler tous les spectateurs, c’est bien sa bande originale.

En arrière plan, il y a les compositions atmosphériques de Batmanglij, Danny Bensi et Saunder Jurriaans. L’actrice principale, la (fabuleuse) Brit Marling dit  d’ailleurs s’être beaucoup inspirée pour son jeu d’une autre musique de Batmanglij : The woods.

A cela s’ajoutent de nombreuses pistes qui vont de la musique classique aux musiques urbaines en passant par la folk. La Bo ne s’enferme jamais dans un genre unique et la musique colle toujours au mieux aux sentiments. Cela illustre un message fort transmis par the OA qui est l’humanisme, le besoin de chercher le meilleur dans les autres, et cela passe aussi par une ouverture à tous les goûts et toutes les cultures.

Mais les musiques qui vous tiendront le plus aux tripes et qui vous hanteront quelques temps après la fin de la saison, ce sont celles jouées à l’écran. La musique est un ressort de l’histoire car certains personnages disposent de talents musicaux particuliers à la suite d’épisodes où ils sont passés proches de la mort. Parmi les personnages principaux on trouve une violoniste (Prairie), une chanteuse (Rachel) et une guitariste (Renata).

Grâce à Renata donc, on (re)découvre avec délice les compositions virevoltantes du guitariste cubain Leo Brouwer. Et la BO de the OA devient la BO de notre été !