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JOE COCKER NOUS LAISSE SANS (SA) VOIX..


 

Révélé en 1969, sur la scène du mythique festival de Woodstock, qui vit également passer sur scène Carlos Santana, Joan Baez, Jimi Hendrix entre autres, Joe Cocker, chanteur anglais, connu pour sa voix rocailleuse et grave, a rejoint sans bruit, au seuil de ses 70 ans, l’orchestre made in Heaven, où figurent déjà Janis Joplin, Jimi Hendrix, Jim Morrison, Buddy Holly, Elvis Presley… parmi d’autres.

L’année suivante, en 1970, il publiera un album, « Mad Dog and Englishmen », qui le lancera véritablement.

Pendant près de 45 ans, Joe Cocker mènera une belle carrière, parsemée de titres devenus des incontournables du répertoire pop-rock… jugez vous mêmes ! : « When the night comes », « Unchain my heart », « You can leave your hat on » (titre composé pour le célèbre film 9 semaines et demie, avec Mickey Rourke, Kim Basinger), « You are so beautiful », parmi les plus connus. Joe Cocker était également un interprète remarquable des chansons des autres, puisqu’il reprendra avec talent, y mettant sa patte vocale, des titres tels que : « With a little help for my friend » (George Harrison), « The Letter » (The BoxTops), « Summer in the city » (Lovin’ Spoonful), « Cry me a river » (Julie London).

Une voix inimitable, un présence scénique unique, un répertoire mâtiné de blues, de rock, de soul, tel était son écrin.

Il laisse un répertoire riche, varié, des tubes devenus intemporels.

Le dernier album live enregistré en 2012, intitulé « Rip it up » restitue parfaitement le talent,  la voix unique de ce magnifique chanteur.

Guillaume.

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1969, Roberta Flack débarque sur la planète Soul…


1969. Si en France, un certain Serge Gainsbourg, accompagné de Jane Birkin, chante l’érotisme, aux Etats Unis, 2 évènements surviennent : Le premier pas de l’Homme sur la Lune, et la première apparition discographique d’une chanteuse noire qui va marquer l’histroire de la Soul Music : Roberta Flack.

Après avoir appris toute jeune le piano, puis le chant classique, en passant pas le chant religieux (gospel et négros-spirituals), dans les églises,  après avoir enseigné l’anglais et la musique, après s’être occupé d’ enfants pauvres à Washington, elle chante le blues au Trivoli Club de Washingon, puis passe une audition pour le label Atlantic. Son approche de la soul music, dans laquelle elle mêle influences classiques et folk, en font une chanteuse à part.

« First Take« , première empreinte discographique de Roberta Flack, est un écrin composé de 8 morceaux. Elle ouvre par le superbe et lancinant « Compared to what« , sa voix grave, son phrasé, posés sur la rythmique, font merveille. Un son moderne, un chant plaintif-revendicatif, à l’égal de ses consoeurs Tina Turner, Aretha Franklin. S’en suivent l’hispanisant « Angelitos negros« , introduit par un solo de contrebasse, qui installe l’ambiance. Superbe. Tout comme « Our ages or our hearts« , sur fonds d’instruments à cordes. « I told Jesus », au chant minimaliste, presque susurré, est magnifique de simplicité. Le morceau « The first time I saw your face« , connut un succès particulier, puisque Clint Eastwood l’utilisa pour son film « Un frisson dans la nuit« .

« Tryin times » et « Ballad of the sad young men », ferment superbement ce premier opus de la toute jeune Roberta Flack, qui, musicalement, se démarque de la soul music habituellement enregistrée dans les années 60. Avec « First Take », Roberta Flack marque son entrée dans l’univers de la soul de la plus belles des manières. Ne le manquez pas!

Guillaume.