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Nos samples rendez-vous #23 Common et Electric Light Orchestra


Et bah voilà! J’étais tranquillement en train de mater “Les gardiens de la galaxie 2” (super B.O, au passage) quand j’entends un passage qui me rappelle l’un de mes morceaux préférés de l’un de mes rappeurs préférés: Common et son morceau “Blue sky”, devenu depuis son dernier album “Black America Again”, le premier et unique rappeur a gagné un oscar, un emmy et un grammy, pas mal mine de rien!

Pour en revenir à ce qui nous intéresse aujourd’hui, pour “Blue sky” sur “The dreamer, the believer” le MC de Chicago a utilisé le sample d’un morceau de Electric Light Orchestra en 1977 pour “Mr.Blue sky”, vous avez forcément cette mélodie, que ce soit le morceau lui-même ou dans une pub, c’est quasi obligatoire…

Produit par No I.D et James Fauntleroy, le “Blue sky” de Common est un morceau très positif qui parle de surmonter les obstacles de la vie pour accomplir ses rêves et qui de mieux que Common pour faire passer ce message?

A l’inverse la chanson des Britanniques d’Electric light Orchestra a été inspiré par des semaines de pluies continues pendant l’enregistrement de leur double album “Out of the blue”, le septième et plus gros succès du groupe.

 

Laurent

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Robert Plant a toujours le Feu sacré!



« Carry Fire » est le onzième chapitre musical de l’œuvre en solo de l’ex chanteur de Led Zeppelin.  S’il ne renie pas son passé de membre de l’un des plus célèbres groupes de rock des années 70’s, il a depuis longtemps entamé un chemin qui le mène a explorer des territoires musicaux, des ambiances, des sons, des instruments, venus d’un peu partout dans le monde, même s’il avoue une préférence pour les racines africaines, les sonorités indiennes (à travers la présence du Oud) et du Maroc.

Car désormais, Robert Plant, qui ressemble de plus en plus à un shaman avec sa chevelure longue et légèrement blanchie, ne veut que se tourner vers ces musiques venues d’ailleurs, vers ce métissage culturel, sonore, rythmique qui fait la richesse de notre Monde. Il mélange également les sonorités électroniques avec le violoncelle ou la guitare dobro. Bref une véritable recette musicale servie avec différents ingrédients, qui rendent le plat très savoureux à écouter.

Ici entouré d’un groupe de musiciens qui l’accompagne depuis longtemps, les Sensational Space Shifters,¨Plant nous régale de sa voix toujours juste et d’une expressivité incroyable! Il n’est qu’à écouter «  »Carving up the world again », « a way with words » ou encore « Bones of Saints » pour s’en convaincre.

« Carry Fire » est un très bel album, à savourer sans modération. A 69 ans, Robert Plant a toujours le Feu Sacré, et ça c’est une excellente nouvelle!

Guillaume.

Lemmy s’en est allé….


Lemmy.Il devait se produire en février prochain à Paris. Mais le public français ne le verra plus.

En effet, la voix de Mötörhead s’est tu. Soudainement. Quelques semaines seulement après le décès du batteur historique du groupe, Phil « Animal » Taylor (novembre 2015), Lemmy Kilmister, voix fondatrice et historique du groupe britannique de hard rock Mötörhead, est parti, au tournant des fêtes de fin d’année, rejoindre la confrérie des hurleurs de métal déjà installée au panthéon paradisiaque : Bon Scott, Paul Di’Anno, Ronnie James Dio.

La première fois que j’ai entendu Lemmy, ce fut en écoutant, alors adolescent, le superbe « Aces of Spades », l’un des premiers albums de Mötörhead. Ce son, énorme, ces morceaux à la rythmique ultra rapide, et surtout cette voix, rauque, violente de Lemmy, silhouette au visage de vieux loup de mer tendance corsaire, invariablement habillé de noir, les mains couvertes de bagues à têtes de mort, la tête coiffée de son éternel chapeau, noir évidemment, aux armoiries sudistes. Je me souviens avoir acheté 3 albums :  » Mötörhead », « Bomber », « Ace of Spades ».

Il fonda Mötörhead en 1975, après avoir joué au sein de Hawkwind (de 1971 à 1975, composant 6 albums en 3 ans!), et avoir été roadie pour le Jimi Hendrix Experience à la fin des années 60. D’emblée, ce groupe impose un son très agressif, des morceaux très rythmés, imprégnés de la voix charismatique, rauque, presque gutturale, de Lemmy, qui joue aussi de la basse.

Depuis 1975, Lemmy, figure emblématique et leader charismatique, a mené son groupe au succès, partout dans le monde, au gré des 35 albums parus en 40 ans de carrière. Le dernier en date, « Bad Magic« , est sorti en 2015.

Homme au caractère bien trempé, séducteur avéré, amateur d’alcool (bière, mezcal et whisky bourbon avaient ses faveurs), il a contribué a popularisé un genre, le hard rock, sans renier ses goûts initiaux pour le punk ou le rock’n’roll américain et ses figures légendaires : Buddy Holly, Eddie Cochran, Elvis Presley, Johnny Cash.

Devenu, au fil du temps, une figure, une influence majeure pour les groupes de rock, tels Metallica, le guitariste Slash, le batteur Dave Grohl (Foo fighters), parmi bien d’autres.

Avec le décès, à 70 ans, de son fondateur, s’arrête définitivement l’histoire de Mötörhead, qui marqua un pan de l’histoire du rock britannique de ces 40 dernières années.

Nous reste à écouter les albums… Merci pour tout Mr Kilmister!

Guillaume.

 

Les démons sont electroswinging


pochette_parov-stelarC’est un cd sorti en mai qu’il ne faut surtout pas louper. Après une vingtaine d’années de carrière Parov Stelar, de son vrai nom Marcus Fuereder, musicien, producteur (son propre label : Etage noir) et DJ autrichien, n’a rien à prouver, et pourtant avec son dernier album The Demon diaries, il nous démontre encore une fois sa créativité, son talent musical et son inventivité.

On qualifie souvent son style d’Electro swing, oui il y a du swing, oui il y a de l’électro, mais aussi… du jazz, de la house, de la pop… Et puis il y a du violon, de l’accordéon, de la trompette… Rien que pour réaliser ce cd il s’est entouré de plus de 25 musiciens et 9 chanteurs.

Ce double album contient un cd composé de titres plus swing avec des rythmes endiablés, et le second plus sombre et plus électro, plus pop. Cet album est rempli de références musicales : à Joséphine Baker, à Django Reinhardt et son jazz manouche…

J’aime ce style de musique qui vous donne la pêche assurément, si vous aimez Wax Tailor, Chinese Man… Vous aimerez Parov Stelar.

Michèle