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1976-2016 : 40 ans après, le Punk est toujours vivant!


punk_imagePour beaucoup, le mouvement musical punk est né en angleterre, au milieu des années 70’s (1976 pour être exact), à une période où l’économie était (déjà) très en difficulté. Comme dirait le regretté Coluche (punk à sa manière, selon moi) : « c’est une « erreur graaaave »!

En effet, c’est aux Etats-Unis, à la fin des 60’s, que ce courant musical a vu le jour. Cette dénomination est née de l’imagination d’un critique de rock américain, pour identifier ce nouveau courant musical, désignant en fait les garage bands (groupes qui jouaient dans les garages), et le son très particulier  des guitares électriques. Les groupes comme Sonics, 13th Floor Elevator, The Stooges (cher à Iggy Pop) étaient à l’époque les plus représentatifs.

En Angleterre, le mouvement s’est installé au milieu des années 70’s, jusqu’au début des années 80, alors que la société va très mal. Comme un besoin de révolte, de contestation, les groupes punks se montrent virulents, tels les Sex Pistols avec le fameux « Anarchy in the U.K. ». D’autres, comme les Clash de Joe Strummer, Stiff Little Fingers, The Ramones (dont il ne reste aucun membre vivant aujourd’hui), ou les Buzzcocks, sont apparus à cette occasion. Beaucoup de ces groupes feront d’ailleurs carrière.

En France, le mouvement punk, s’il apparaît dès 1974, inspiré de Lou Reed, des Stooges, des New York Dolls. Le label Skydog, qui produira Bijou, sera à l’origine du festival Punk de Mont-de-Marsan, en 1976-1977. Suite au passage des Sex Pistols au Châlet du Lac, en 1976, la scène française émerge vraiment, dès 1977. Asphalte Jungle, Starshooter (dont fit partie le chanteur Kent), Stinky Toys, puis la Souris Déglinguée dès 1979, et par la suite Les Béruriers Noirs, Lucrate Milk, OTH, Oberkampf, Les Sheriff, constitueront la scène punk française. Dans les années 90-2000, une version hardcore du punk va naître, avec comme fer de lance les Tagada Jones, Les Sales Majestés, groupes fortement influencés par la scène punk californienne de l’époque. Ces dernières années, Les Wampas et Ludwig Von 88 ont été les têtes d’affiches de ce courant musical sur les scènes françaises et internationales.

En 2016, la musique punk, son caractère révolté, contestataire, continue d’exister. C’est une très bonne nouvelle!

Guillaume.

Beck is Back !


jeffbeck

Marciac 2015. Une soirée aux sons de la guitare était programmée, réunissant Jeff Beck, guitar-hero anglais sorti des 60’s époque Yardbirds, en remplacement de… Eric Clapton (!), et le génial poly-instrumentiste (guitare-orgue Hammond, batterie, basse…) Lucky Peterson, vétéran du blues. Hélas!!  Jeff Beck ne vint pas, le corps malade lui indiquant le repos. Il fut remplacé par le virtuose américain Joe Satriani, dont le rock-fusion désempara quelque peu l’auditoire.

Un an plus tard, guéri de ses maux, revigoré, le génial et ténébreux guitariste nous revient avec « Loud Hailer » (Le haut-parleur, sur la pochette, comme pour hurler au monde son retour), un album de rock brut, gras, au gros son. Accompagné de 4 joyeux drilles dont deux jeunes femmes (une spécialité pour le Beck), il harponne l’auditoire d’entrée sur « The Revolution will be revisited ».. Slogan, ou prémonitoire ?… En tous cas, l’homme nous montre qu’il est en forme, n’ayant rien perdu de sa fougue, de son jeu. Et c’est TANT MIEUX ! Usant sans abus de la distorsion, y mêlant quelques boucles électro, Jeff Beck nous emmène sur des territoires sonores parfois très sombres, torturés.

Jusqu’à « Scared for the children » morceau lent emmené au chant par la voix éraillée de Rosie Bones (pas sans rappeler celle de Cindy Lauper), oui jusqu’à ce morceau, le bougon guitariste a mis la poignée à fond. Vient ensuite « Scared for the children », ballade aux accents de Flamand Rose, que n’aurait pas renié David Gilmour. Avec « Right now », les affaires reprennent, un son gras au menu, comme un hommage aux légendaires groupes du sud des Etats-Unis tels Lynyrd Skynyrd, ZZTop, Blackfoot, Allman Brothers Band et consorts. « Shame », une ballade qui figurerait sans problème au répertoire de Dire Straits, Tom Petty, Eric Clapton, voire Neil Young, Tony Joe White. « Oil », est un blues-funk de bonne tenue, qui donne envie de danser. Le dernier titre « Shrine » (tombeau) est une évocation un rien désabusée de l’espèce humaine, de son devenir, de son aptitude à croire en un lendemain meilleur. Le reflet de la pensée de Jeff Beck ?

Quoi qu’il en soit, le Beck est de retour de fort belle manière, et c’est toujours un bonheur d’écouter ce musicien.

Guillaume.

Black Star, ultime salut terrien avant départ vers les étoiles !


BlackStar_image« Black Star« , paru le 10 janvier dernier, 2 jours seulement après sa disparition, est le dernier opus composé par David Robert Jones, alias David Bowie.

Ultime preuve de son immense talent, de son insatiable curiosité artistique, « Black Star » (non, ce n’est pas une référence à l’Etoile Noire de Star Wars), est un conglomérat sonore, un kaléidoscope musical qui reflète parfaitement ce qu’à toujours été l’univers de David Bowie : un génial mélangeur-arrangeur de genres, de pratiques (chant, peinture, musiques, photo…).

Ici le morceau éponyme de l’album, qui ouvre celui-ci est une parfaite illustration de cela : Si la voix, abîmée par la maladie, donne encore quelques frissons par sa justesse et son timbre unique, l’orchestration générale, mélange de jazz, de boucles électroniques, de nappes synthétiques, offre une musique hors du temps, quasi lunaire. 10 minutes d’une introduction ultime au monde multicolore de David Bowie. La suite, dès » She was a whore », s’avère plus pop, même si le saxophone aux aspects free des 60’s y est des plus présents. Puis, de « Lazarus » (le clip, qui montre Bowie, dans son lit d’hôpital, la Mort ayant déjà entamé son travail de sape, est assez terrible, bien que sublime dans son esthétique visuelle) au terminal « Everything away », c’est une déambulation sonore, une balade musicale, au gré des ambiances (pop, jazz, électro). La voix livre ses derniers ressorts, comme un cadeau ultime d’un artiste qui va s’en aller (ce qui n’est pas sans me rappeler « Made in Heaven » de Queen, ultime témoignage sonore du talent vocal de Freddie Mercury, avec là aussi des morceaux très très « aériens »).

« Black Star » est un magnifique chant du cygne musical, une dernière pirouette pop, pilotée de mains de maîtres par David Bowie, alors que la Grande Faucheuse, (« Dame Oclès » comme l’appelle Mathias Malzieu dans son récent livre « Un vampire en pyjama ») est en route pour prendre possession définitive et sans remords d’un artiste qui aura marqué de son empreinte les 50 dernières années de l’histoire musicale, par son sens inné et surdéveloppé de la création artistique.

Un belle sortie, par la grande porte ! Pour un artiste comme Bowie, Il ne pouvait en être autrement !

Guillaume.

 

Rock au Féminin ? Yes, Girl Power!


JanisJOplin_imageL’histoire du rock, depuis les années 50, après l’apparition renversante et bouleversante du jeune Elvis Presley, qui changera la face de la musique populaire américaine, si elle est dominé par la gente masculine, a vu, au tournant des années 70, puis dans les décennies suivantes jusqu’à aujourd’hui, apparaître, s’installer, auprès du public, des figures féminines à fortes personnalités. La première d’entre elles fut la comète Janis Joplin. Sa personnalité, sa voix si particulière, allait constituer un tournant dans l’univers du rock. Elle serait la première à être traitée à égalité avec ses confrères Joe Cocker, Carlos Santana, les Beatles, les Stones, Jimi Hendrix et j’en passe… sa carrière, météorique (elle est morte à seulement 27 ans!) aura marqué les esprits et ouvert la voie à d’autres chanteuses qui, soit en solo, soit en leader de groupes, vont inscrire leurs noms au panthéon de l’histoire du rock :

Chrissie Hynde (Pretenders), Joan Jett (Heartbreakers), Wendy O Williams (chanteuse des Plasmatics), puis par la suite Patti Smith, Deborah Harry (Blondie), Nina Hagen, Kim Wilde, Pat Benatar, et plus près de nous, Cindy Lauper, Siouxie and The Banshees, Annie Lennox (Eurythmics) The Corrs, Courtney Love (Hole), Beth Ditto (Gossip) se sont progressivement imposées, fait une place dans ce monde de la musique rock. Outre la pop-music, le monde du hard-rock-et du heavy metal ont vu progressivement  l’arrivée des femmes dans cet univers ultra macho : Doro Pesch, dans les années 80, puis  Sharon Den Adel (Within Temptation), Simone Simons (Epica), dans le courant des années 1990-2000, se sont imposés au sein de groupes majoritairement composés d’hommes. Côté français me direz-vous….? Eh bien, il a fallu attendre les années 80 durant lesquelles seules ont émergées Catherine Ringer (Rita Mitsouko), Buzy, puis les années 90’s et 2000’s pour voir apparaître sur le devant de la scène Adrienne Pauly, La Grande Sophie, Jennifer Ayache (Superbus), Katerine Gierak (Mademoiselle K), ou Izia Higelin. N’en déplaise aux machos, aux tenants d’un rock qui serait exclusivement masculin, les femmes font aujourd’hui partie, et de la plus belle des manières, de l’univers musical rock… ET C’EST TANT MIEUX!

La révolution, initiée par Janis Joplin à l’orée des 70’s, a porté ses fruits et permis de révéler des personnalités fortes, de grands talents, des compositrices ou vocalistes de haute tenue!

VIVE LE ROCK AU FEMININ!

Guillaume.

Quand le Ukulélé s’invite à la Médiathèque….


Ukulélé_imageSamedi 3 octobre 2015, à partir de 16H, l’espace Musique de la médiathèque Louis Aragon accueillera un kiosque musical placé sous le signe du ukulélé, instrument à cordes méconnu, cousin de la guitare. Xavier Ingrand, qui enseigne la pratique de cet instrument, viendra le présenter, en compagnie de quelques élèves.

Mais d’où vient donc cet instrument?

Initialement originaire des îles Hawaï, apparu à la fin du 19ème siècle, cet instrument à cordes pincées, utilisé dans les musiques traditionnelles et folkloriques locales, est en réalité un cousin éloigné du Cavaquinho portugais fabriqué à Madère. le ukulélé se décline en plusieurs tailles : le soprano (le plus utilisé) ; le concert & le ténor (apparus en1920 aux Etats-Unis), et le baryton, qui date des années 40.

Egalement utilisé dans les îles polynésiennes et à Tahiti, le ukulélé va ensuite être popularisé au cinéma grâce à des films tels « Sons of the desert » ( 1933), « Certains l’aiment chaud » (1959), « Blue Hawaï » (1961), et plus proche de nous « La Rose pourpre du Caire » (1985), dans lesquels successivement, Oliver Hardy, Marylin Monroe, Elvis Presley, Mia Farrow, jouent ou chantent des chansons sur le thème du ukulélé. En 1939, George Formby, acteur et musicien britannique, va contribuer à populariser cet instrument en Angleterre.

Le ukulélé, instrument à la sonorité particulière dû ses cordes en boyaux de moutons, va attirer de nombreux musiciens dans les années 60, 70, 80, puisqu’aussi bien Joan Baez, George Harrison, Jimi Hendrix, Brian May, Neil Young, Artie Shaw vont s’emparer de cet instrument et l’intégrer parfois à leurs compositions. En France, c’est d’abord Lou Gasté et sa chanson « Avec son ukulélé », qui sortira cet instrument de l’ombre. Plus récemment, Joseph Racaille, Tony Truant, Thomas Fersen, Pierre Sangra se sont penchés sur le ukulélé.

C’est donc à un rendez-vous autour de cet instrument atypique, méconnu, que Xavier Ingrand vous convie le 3 octobre prochain. Venez nombreux!

Guillaume.

 

1982, La Vierge de Fer débarque à Baltard !


IronMaiden_pochettePrintemps 1982, Pavillon Baltard de Nogent sur Marne. Jour de premier concert de Hard-rock de ma vie. Entouré d’amis, après avoir patienté longuement sous le chaud soleil printanier, je rentre, comme la foule nombreuse, dans cette superbe salle. En première partie, Blackfoot, emmené par le charismatique chanteur-guitariste et leader Ricky Meadlock, délivrera un blues rock de haute tenue.

Après la pause de rigueur, les lumières s’éteignent, et devant une foule déjà acquise à sa cause, la Vierge de Fer, pardon Iron Maiden, quintet anglais guidé par le bassiste-leader et principal auteur  du groupe, Steve Harris, et le nouveau chanteur Bruce Dickinson, prend possession de la scène.

Un choc, une claque, une révélation!

Le groupe démarre sur les chapeaux de roues et déroule les titres de son nouvel album « The number of the Beast » avec une maestria consommée. Je suis conquis par ce hard-rock mélodique et bien construit, je savoure chaque morceau : «  »Invaders », « The Prisoner », « Run to the Hills » ainsi que les 3 tubes que deviendront « Children of the Damned »,  » The Number of the Beast » (qui voit apparaître sur scène le personnage Eddie, mascotte du groupe, qui les accompagnera dès lors au gré de chaque tournée, tout comme sur toutes les pochettes des albums suivants du groupe) et « Hallowed be thy Name ». Vocalement, Bruce Dickinson tient son rang et fait forte impression au public par son dynamisme, son enthousiasme et sa voix puissante et précise, qui se fond parfaitment dans l’univers musical du groupe.

Je ressortirais de ce premier concert ravi, enchanté par l’univers de ce groupe, sa musicalité, son style. Plus de 30 après cette « rencontre » musicale, je les écoute toujours avec autant de plaisir.

Iron Maiden se pose alors en chef de file d’une nouvelle génération de groupes britanniques qui comptera dans ses rangs Def Leppard, Saxon, Judas Priest ou les irlandais de Thin Lizzy et leur  leader chanteur-bassiste Phil Lynott, notamment.

Alors si vous voulez découvrir Iron Maiden, l’album « The Number of the Beast » est parfait pour ça!

Guillaume.

James Hunter le nostalgique


Naître en Angleterre, avoir commençé sa vie comme ouvrier, n’est pas nécessairement un frein pour chanter le répertoire de soul music, de rhythm and Blues! La preuve ?.. Jame Hunter et son sextet !

N’ayant pas écouté les précédents albums de cet anglais bon teint, son nouvel album « Minute bye minute » est à la fois une découverte et une révélation ! Ca fait beaucoup, penserez-vous !!! Et puis le répertoire soul chanté, repris, arrangé par un chanteur blanc, on connaî… !!! Certes, mais dès l’entame de l’album, il nous emmène, nous saisit avec sa voix légèrement rocailleuse, dont le timbre ressemble parfois à s’y méprendre à celui de James Brown,  les musiciens qui l’entourent nous entraînant à remonter le temps, période 60’s, où la black soul musicl a pris son envol.

Sans jamais être caricatural du genre, le sextet nous laisse découvrir une soul très simple, mais remplie de feeling, que je ne lasse pas d’écouter. L’alchimie du groupe est totale, le plaisir d’explorer ce répertoire, évident !  Le son des morceaux nous renvoie en échos les premiers enregistrements de Ray Charles, James Brown et consorts.  Les titres s’enchaînent sans faiblir, et c’est très très agréable ! Mais l’homme est éclectique, et le démontre. Outre le répertoire soul/ rhythm and blues, écoutez donc « One way love« , « Gold Mine« , « Nothin’ I wouldn’t do« , pour découvrir de jolies ambiances rock’n’roll… mais les cuivres ne sont jamais loin !

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé cet album.. A écouter sans modération !

Guillaume.