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Dexter, le serial killer à la sauce salsa…


Retour sur l’une des séries les plus marquantes des années 2000 avec le tueur en série préféré de la Floride : DEXTER !!! Inutile de présenter le bonhomme, si ? Dexter Morgan (interprété par Michael C. Hall), donc, médecin légiste, spécialiste sanguin de la police de Miami le jour et serial killer/justicier au code de l’honneur la nuit. Durant huit saisons, nous avons suivi les déambulations meurtrières de Dexter rythmées au son Latino de Miami, au programme : salsa, mambo et effusions de sang.

Quiconque ayant vu ne serait-ce qu’un épisode de la série se rappelle forcément des 2 thèmes musicaux principaux, le générique composé par Rolfe Kent, pour lequel il fut nominé aux Emmy pour le meilleur générique dans une série. Rappelez-vous cette fameuse intro où nous découvrions notre héros dans son rituel matinal, où chacun de ses gestes les plus banals pouvaient avoir un double sens. L’habileté de la réalisation transformait le fait de couper une orange en meurtre au couteau, ou bien le laçage de chaussure qui faisait penser à un étranglement, du pur génie télévisuel.

L’autre thème marquant était le fameux « Blood theme », repris dans chaque générique de fin et parfois pendant les épisodes est un mélange de piano et de violons à vous glacer le sang. Il est composé par Daniel Licht, l’auteur de la majeure partie de la bande originale de la série.

Quant au reste de la B.O, elle est principalement axée sur des rythmes latino, pour nous faire vivre l’ambiance de la ville Floridienne, dont l’influence Cubaine est omniprésente à chaque coin de rue. Pour ne citer que quelques noms, vous pourrez retrouver Ray Armando, les Mambo All Stars et bien d’autres encore.

La dualité musicale illustre parfaitement la double personnalité du personnage avec les rythmes endiablés qui viennent ambiancer la vie quotidienne de Dexter faite de sourires de circonstances et de semblant de vie « normale », quant aux instrumentaux de Licht, ils sont froids, effrayants et sont là pour rythmer les meurtres et la vie de nuit de notre héros.

La bande originale parfaite pour illustrer la série, mais idéale aussi, si vous aimez lire en écoutant de la musique, les livres dont la série est tirée sont bien entendu, disponible dans votre médiathèque.

Laurent

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THE DEUCE, Sexe, Soul et David Simon.


Pour ceux qui ont l’habitude de lire mes chroniques, vous aurez compris que je suis un fan absolu du travail de David Simon, le réalisateur de THE WIRE, TREME et autres SHOW ME A HERO. L’ancien journaliste du Baltimore Sun nous propose sa nouvelle série, THE DEUCE, le démon en vieil anglais, qui prend place dans le New York des années 70, précisément sur la 42ème rue (également surnomée The deuce), où l’on s’apprête à vivre l’avènement du porno aux Etats Unis. Déjà populaire en Europe, il est encore interdit outre-Atlantique et cette saison n’est qu’une mise en bouche (si je puis dire…) de ce qui va arriver dans la grosse pomme.

Nous allons suivre le quotidien des prostituées, des macs, de la police qui doit gérer tout ça, mais aussi celui d’un barman et de son frère jumeau “maléfique”, tous deux joués par un James Franco de gala aux prises avec la mafia locale, incarnée par Michael Rispoli, le Jackie Aprile des SOPRANOS. Les séries de David Simon, c’est ça aussi, des galeries de personnages tous plus colorés les uns que les autres, chacun a son importance et comme il le dit si bien dans THE WIRE: All the pieces matters… La véritable étoile de la série pour le moment, c’est Maggie Gyllenhall, qui joue Candy/Eileen, une prostituée sans mac, avec une histoire mysterieuse et une double vie, elle veut en sortir et nous allons suivre son parcours… pour le moins tragique. Côté casting, on retrouve également des habitués de Simon, avec Gbenga Akinnagbe, Lawrence Gilliard ou encore Chris Bauer, autrement dit, que du très bon!

Gros bonus musical également, car non seulement la bande originale (j’y viens) est exceptionnelle, mais on a également deux invités de marque, deux des plus grands rappeurs de l’histoire, Method Man, qui avait déjà participé à THE WIRE et Black thought, l’incomparable lead de The Roots qui jouent le rôle de deux affreux proxénètes.

Le soundtrack donc, nous y voilà et si vous aimez l’ambiance Soul des années 70, la Blaxploitation et aussi du bon Rock, vous allez être servis!!! De l’ambiance sonore du Hi-Hat, le bar tenu par Vincent (James Franco), aux ruelles sombres, jusque dans les barbershops où les pimps parlent business, la Soul nous accompagne tout le long de la série, un vrai orgasme musical…

Dès le générique, du mythique “(Don’t worry) If there’s a hell below we’re all going to go” de Curtis Mayfield jusqu’au “Assume the position” de Lafayette Gilchrist, déjà entendue dans THE WIRE et utilisée ici comme générique de fin, on est vraiment baignés dans cet atmosphère seventies et on se croirait revenu à l’heure de gloire des Shaft et autres Foxy Brown.

Au programme de cette bande originale, vous retrouverez Al Green, Johnny guitar Watson, Rufus Thomas, je continue? On a aussi du Dean Martin (pour Guillaume), David Bowie, les Velvet underground et j’en passe…

Je vais pas vous spoiler le plaisir de l’écoute en vous en disant plus, car c’est vraiment l’une des playlists avec lesquelles j’ai pris le plus de plaisir cette année et si vous voulez voir la série, elle est disponible sur OCS, ici.

Alors, voilà, comme à chaque fois avec David Simon, la mise en place est longue, le thème est déprimant, mais l’excellence est au rendez-vous et vous ne ressortirez pas indemnes des recoins les plus sombres des allées New Yorkaises.

 

Laurent

 

Queen sugar, une douceur visuelle et musicale…


Queen sugar, c’est ma nouvelle découverte série de cette rentrée, tiré du livre du même nom de Natalie Baszile, créée par Ava Duvernay, (Selma) et co-produite par Oprah Winfrey, qu’il n’est plus nécessaire de présenter.

L’histoire, c’est celle de la fratrie Bordelon, Charley, Nova et Ralph Angel qui, suite au décès de leur père, doivent reprendre la production de canne à sucre durement gagné par leurs ancêtres, sauf que ceux-ci n’y connaissent pas grand chose et n’en n’ont pas nécessairement l’envie, l’une est une journaliste activiste dans un journal local, l’autre est une femme d’affaire à succès, mariée à une star du basket et le cadet, sort tout juste de prison, avec son jeune fils à charge, dont la mère est une ex-toxicomane.

Bon, vous l’aurez compris, c’est du Oprah, donc le drame est au rendez-vous, préparez vos kleenex, mais c’est de très bonne facture, le drame familial ne tombe pas trop dans le pathos et les acteurs qui sont quasi tous inconnus du grand public, sont parfaits.

Oui, la musique, j’y viens, ne vous inquiétez pas… pourquoi j’ai choisi de vous parler de cette série, c’est évidemment que la bande son est de qualité, de très bonne qualité même. Certains ont critiqué ça, mais la direction a pris le parti de presque toujours laisser un fond musical et personnellement, je trouve que c’est très bien pensé et que ça accentue l’aspect dramatique de l’histoire.

Dès le générique (qui ressemble furieusement à celui de Power), j’ai été conquis, la sublime voix de Me’shell N’degeocello m’a envoûté sur le champ (mauvais jeu de mots je sais…), nous retrouverons d’ailleurs l’artiste aux multiples facettes plusieurs fois sur ce soundtrack car c’est elle qui a été choisie pour composer la musique de la série.

Ce choix d’Ava Duvernay et Oprah est une vraie réussite, un véritable melting pot musical, bien sûr, la Nu-soul est à l’honneur avec des artistes tels que Michael Kiwanuka, Jacob Banks, j’y ai découvert Lion Babe aussi, une artiste aux sonorités proche d’Erykah Badu, donc côté Soul, on se régale. Le hip hop aussi est bien représenté avec Jidenna et son “Long live the king” ou encore Odissee et j’en passe…

La série se déroule en Louisiane, donc le Blues est obligatoire aussi avec du John Lee Hooker pour “Sugar mama”, on a du rock aussi avec U2, Fleetwood mac et bien d’autres… Comme je vous le disais plus haut, le choix d’accompagner la série en musique quasiment constamment est un parti pris de la direction et tous les artistes que je viens de citer semblent ne faire qu’un avec les héros du show.

Si vous n’avez pas eu l’occasion d’y jeter un oeil je vous conseille vivement de partir pour St Josephine en Louisiane, vous ne serez pas déçu.

 

Laurent

Insecure, le soundtrack le plus hype du moment!!!


Soyons clair tout de suite, Insecure, c’est l’un de mes coups de coeur séries de 2017, j’ai mis un an avant de m’y mettre, mais sur le conseil d’experts (si vous me lisez, vous vous reconnaitrez…), je m’y suis et j’ai binge watcher les 2 saisons en quelques jours!!!

L’histoire, c’est celle d’Issa et Molly, deux jeunes trentenaires californiennes à la recherche d’une stabilité professionnelle et sentimentale. Ce qui pourrait paraître une histoire très classique de comédie romantique et en fait bien plus que ça, un peu à la manière d’Atlanta, dont je vous avais parlé dans le post sur Childish Gambino, les sujets sont traités avec une telle finesse et beaucoup d’humour, qu’Insecure peut se permettre de toucher un peu à tous les sujets sensibles, des inégalités hommes/femmes, aux conflits inter-raciaux et j’en passe… Tout ça sur une bande originale du feu de dieu et c’est bien sûr de ça dont on va parler aujourd’hui!

Ce soundtrack, justement, c’est l’oeuvre d’un des monstres du R’n’B de ces 20 dernières années, MONSIEUR Raphael Saadiq, l’ancien lead de Tony! Toni! Toné! est l’architecte de la musique derrière la série et croyez moi, elle fait partie intégrante du show!

Saadiq a réuni, pour la B.O de ces deux premières saisons, la crème de la scène rap et R’n’b Californienne du moment car la série se déroule à Los Angeles et ils ont voulu mettre en valeur les artistes du lieu où vivent nos héroïnes, d’autres artistes sont également à l’affiche et je vais vous faire un petit tour rapide de ce que l’on peut entendre en regardant les tribulations d’Issa.

Le pilote d’Insecure débute sur “Alright” issu du mythique “To pimp a butterfly” de Kendrick Lamar, donc d’entrée ça vous met dans l’ambiance et après ça, c’est une avalanche de talents, un savant mix entre old et new school, du légendaire Ice Cube et son “You know how we do it” jusqu’à la dernière sensation du rap féminin, Cardi B. On retrouve également SZA, dont je vais également vous parlé très bientôt, pour la sortie de son premier disque “CTRL”, Erykah Badu, Raphael Saadiq, lui-même est également de la partie, ça c’est pour les têtes d’affiches, mais j’en passe bien évidemment.

La ou la B.O est vraiment sympa, c’est qu’elle nous fait découvrir une tonne de nouveaux talents tels que Lion Babe, qui a participé également à la B.O de Queen Sugar (un autre article à venir très bientôt), Shy Carter, Dawn ou encore St Beauty, croyez moi, vous risquez d’entendre parler de cette nouvelle vague.

Quelques guests prestigieux apparaissent aussi dans la série et sa bande originale tels que Jidenna ou Ty Dollar Sign, je vous laisse découvrir ces petits caméos bien sympathiques. Et ce que je ne peux pas me permettre d’oublier, ce sont les talents de rappeuses de l’actrice principale Issa Rae, qui, dans la série a une grosse tendance à freestyler seule, devant son miroir et ça vaut souvent son pesant de cacahuète. Elle va aussi s’essayer à un open mic, pour l’un des moments les plus hilarants de la série sur le “Bossy” de Kellis, faites moi confiance, vous n’êtes pas prêts.

Voilà j’espère vous avoir donné envie de voir Insecure, je pense que vous ne le regretterez pas, en attendant la troisième saison l’an prochain, vous pouvez découvrir Issa et ses copines sur OCS ici. et pour l’intégrale des morceaux que vous pourrez entendre, je vous invite à jeter un oeil ici.

Laurent

Underground, une série et sa B.O à couper le souffle…


Evidemment Sème la zic est un blog à vocation musicale et on va y venir plus tard, mais pour le coup, je vais un peu plus me pencher sur la série que sa B.O, car celle-ci est malheureusement assez méconnue et a été annulé prématurément, mais elle est, selon moi, avec Roots, ce qui s’est fait de mieux à la télévision sur le thème de l’esclavage.

L’histoire en soit, est assez classique, au XIXème siècle, en Géorgie, se trouve la plantation Macon, d’où un petit groupes d’esclaves vont décider de s’enfuir avec à leur tête Noah (Aldis Hodge, vu dans Friday night lights). Evidemment, rien ne va se passer comme prévu et cette évasion vers la liberté changera la vie de la plantation et de ses protagonistes.

La série est aussi l’occasion de découvrir le fonctionnement du fameux “Underground railroad” qui permettait aux fugitifs de passer la ligne Mason-dixon et traverser jusqu’au Canada avec l’aide des abolitionnistes et sympathisant à la cause.

L’histoire est une fiction, mais les scénaristes se sont permis d’y ajouter quelques personnages historiques tels que William Still, Harriet Tubman (interprétée par une Aisha Hinds incroyable!) ou encore Frederick Douglass, joué par John Legend, également coproducteur de la série et en charge de sa bande originale, oui on y vient… Ces personnages ajoutent encore une dose de réalisme, si c’était nécessaire tant la réalisation, le travail sur les costumes est superbe. Difficile de vous en dire plus, sans vous spoiler des moments importants du show et ce serait un sacrilège, je vais donc passer à la musique.

Et la aussi, quelle merveille!!! Comme je vous disais, c’est John Legend qui s’y colle, y’a quand même pire comme chef d’orchestre. Ici, les créateurs de la série ont pris le parti d’utiliser de la musique contemporaine et ce qui pourrait passer pour une absurdité et c’est en fait un coup de génie. On y retrouve quelques morceaux de John Legend lui-même et de plusieurs de ses proches du milieu Hip Hop et R’n’B tels que Kanye West pour “Black Skinhead”, Beyonce et Kendrick Lamar sur “Freedom” et j’en passe. La B.O aurait pu se limiter à la crème de musique noire américaine, mais ce n’est pas le cas, le tour de force de cette sélection, c’est d’y mélanger également de l’électro, du rock et des gospels.

Des artistes tels que Rag’n’Bone man, Ibeyi même la France est représentée, avec La femme et Blacko en duo avec Joeystarr et petit bonus, les acteurs se prêtent également au jeu avec notamment l’excellente Amira Vahn qui joue Ernestine, la mère de Rosalee, l’héroïne de notre histoire.

Voilà, j’espère vous avoir donné un peu envie car cette série est plus qu’une fiction, c’est un devoir de mémoire et son annulation n’est probablement pas anodine vu le climat actuel aux Etats Unis et comme les producteurs cherchent encore à l’heure actuelle une nouvelle chaîne qui leur permettrait de finir leur histoire, ça s’est déjà vu avec Black mirror par exemple, alors forcément plus les fans feront du bruit, plus grandes seront les chances d’obtenir une vraie conclusion à l’histoire des Macon 7.

Si vous êtes intéressé par la véritable histoire de cet “Underground railroad” et notamment celle de Harriet Tubman, nous avons mis à disposition un livre sur sa vie à la médiathèque.

#Riseup

Laurent

2Pac, All eyez on me…


A l’occasion de la sortie du biopic sur sa vie, le moment semble opportun pour revenir rapidement sur la carrière de celui qui changera le cours de l’histoire de la musique rap dans les années 90, Tupac Shakur.

Fils d’une black panther, qui l’a porté durant son emprisonnement, 2pac était destiné à vivre une vie hors du commun, bercé dans les problèmes judiciaires de sa maman et son addiction à la drogue, le jeune Tupac grandit très vite, trop vite peut être…

Malgré tout, il étudie entre autres à l’école des arts de Baltimore et s’oriente rapidement et naturellement vers une carrière d’artiste, ses talents d’acteur et d’orateur sont vite évident pour tout le monde et Pac commencera par être un des danseurs du groupe Digital Underground, mais tout ça est vite trop petit pour lui et sa carrière solo débute en fanfare avec le disque “2pacalypse now” et son titre phare “Brenda’s got a baby”. Suivant ceux qui l’ont élevé, 2pac offre un premier opus engagé, cru, qui dépeint la réalité des noirs des ghettos dans les années 90. L’album est un succès et les controverses qui s’en suivent ne font qu’apporter de l’eau au moulin de l’artiste.

2 ans plus tard, il sort “Strictly 4 my N.I.G.G.A.Z” et les polémiques s’accumulent et les démêlés judiciaires aussi, la carrière de 2pac est définitivement lancé, le disque contient des pépites tels que “Keep ya head up” ou “I get around”, un classique!!! Même succès pour l’album “Thug life” en collaboration avec le groupe du même nom qui comporte l’un de mes titres préférés de Pac: “How long will they morn me?” avec le refrain du légendaire Nate Dogg.

Le grand tournant de la vie du rappeur c’est ce soir du 30 Novembre 1994 où il est agressé dans un studio New Yorkais, où il était censé enregistrer l’un des titres de son futur album. Il se fait tirer dessus à cinq reprises et est tout proche d’y rester. La suite, on la connaît, c’est le début de la rivalité East coast/West coast, Biggie et Puff Daddy sont soupçonnés d’avoir commandité la tentative d’assassinat de 2Pac, mais ce ne sera jamais prouvé. Cela dit, Shakur s’en sort, purgera une peine de prison pour une affaire de viol et sortira dans la foulée, l’album “Me against the world”, premier chez Death Row avec des titres comme “Dear mama” ou “Temptations” qui sont encore aujourd’hui inoubliables.

Le dernier chapitre de son vivant, c’est le double album mythique “All eyez on me”, véritable machine à hits, ce disque sera le dernier avant son meurtre tragique en 1996, à la sortie du combat de Mike Tyson.

Plusieurs disques verront le jour à titre posthume, sous la houlette d’Afeni Shakur, la mère de 2pac, mais je ne m’attarderais pas sur ceux-la, bien que plusieurs d’entre eux sont vraiment excellents, je vous laisse avec la bande annonce du film et une playlist bien fournie de celui qui restera peut être, comme le plus grand rappeur de l’histoire.

 

Laurent

Des grosses motos et du gros son.


songs_of_anarchyOn continue dans le thème séries et musiques, par contre, pour une fois je change complètement d’univers musical, au programme : Hard rock et ballades country, qui l’eut cru ?

Charming, ville fictive de Californie est le fief d’un gang de bikers du nom de « Sons of Anarchy », ils règnent sans partage sur tous les petits trafics de la région sur leurs grosses Harley Davidson, seulement au soin de cette joyeuse bande de barbus, le leadership est synonyme de conflit entre Jax Teller (Charlie Hunnam), fils héritier du fondateur du charter et Clay Morrow, (l’excellent Ron Perlman du « Nom de la rose »), co-fondateur et beau-père de ce dernier. Les deux protagonistes sont tenus d’une main de fer par Gemma, interprétée par Katey Sagal, l’inoubliable Peggy Bundy de « Mariés deux enfants ». S’en suivront tout un tas d’intrigues à motos illustrées par de la grosse guitare…

La bande originale qui accompagne la série de Kurt Sutter (mari de l’actrice principale) aura attendu quatre saisons avant de voir le jour, ce n’était pourtant pas faute de matériel car chaque épisode est musicalement plutôt bien abouti, que serait une bonne balade en Harley sans un bon vieux hard rock en fond ? Je vous le demande ! Le réalisateur a pourtant préféré patienter et nous offrir une belle compil’ des quatre premières saisons, un choix sympathique financièrement et qualitativement.

Quiconque ayant vu la série se souviendra forcément du générique d’intro signé par Curtis Stigers et plusieurs fois nominé pour le meilleur thème télévisuel. Perso, il a failli me convaincre de me mettre à la moto, c’est dire… Pour le reste, cette B.O nous offre quelques belles reprises parfois interprétées par Katey Sagal elle-même, comme « Son of a preacher man » ou encore « John the revelator » de Blind Willie Johnson magnifiquement repris par Curtis Stiger and the Forrest rangers.

Croyez-moi sur parole si je vous dis que je suis pas le mieux placé pour vous parler de ce type de musique, mais si je me risque à en faire une chronique c’est que la série et sa bande originale en valent la peine, « The crow flies straight… »

Laurent

Welcome to The Get Down!!!


the-get-downA mi-chemin entre la fin du disco et les prémices du hip hop, dans le South Bronx de la fin des années 70, voilà le décor de la série de Netflix : THE GET DOWN. L’histoire d’un groupe de jeunes qui essaient de sortir de leur quotidien à travers la musique, la danse ou encore le graffiti.

Je ne m’attarderais pas trop sur la série en elle-même, n’ayant pas pu encore finir la première saison (la suite des épisodes ne sort que courant 2017). Cela dit, la première partie est déjà de très bonne facture, si le style de Baz Luhrmann (réalisateur de Moulin Rouge et Australia), excentrique et coloré, ne vous dérange pas. Le contexte historique, bien qu’en partie fictif, est bien documenté et avec Nas et Grandmaster flash comme consultant sur l’histoire du hip-hop, le sujet ne peut être que maitrisé.Quelques évenements marquants de cette époque New-Yorkaise viennent étoffer le tout, comme la fameuse panne de courant du 13 Juillet 1977, qui plongea la ville dans le noir pendant 2 jours.

Revenons donc à notre intérêt premier : la bande originale, qui selon moi, est l’une des meilleures de ces dernières années (avec Vinyl). Celle commercialisée, avec notamment les deux morceaux de Michael Kiwanuka remixés avec Nas : Rule the world et Black man in a white world ou encore les extraits de la série où les Get down brothers affrontent les Notorious 3 lors d’une battle enflammée, même Christina Aguilera réussit à nous pondre un morceau décent ! Egalement au programme, Janelle Monae, Lyn Collins et son légendaire « Think(About it) » ou encore Leon Bridges.

Ça c’est uniquement pour la version CD, en revanche, si vous prêtez l’oreille pendant la série, c’est là que l’atmosphère musicale de cette période est la plus interessante avec les classiques hip hop de Grandmaster Flash, Afrika Bambataa ou Sugarhill gang et en bonus des intros inédites de Nas pour chaque épisode, mais aussi de la Funk, du Disco, de la Soul et du Punk avec les Clash, Marvin Gaye, Celia Cruz pour n’en citer que quelques uns, hétéroclite vous avez dit ?

Avec une telle richesse musicale, difficile de se limiter à un ou deux morceaux, je vous ai donc concocté une petite playlist pour l’occasion.

Laurent

Friday night lights


FNLVoilà une grosse surprise pour moi, niveau série ! Je suis totalement passé à côté de Friday night lights à sa sortie en 2007, pour une raison très simple, je l’imaginais comme une série pour ados et honnêtement, je ne pense pas être le seul ! Je n’ai rien à reprocher à ces séries tels que Dawson, Beverly Hills (oui je sais, je suis vieux) ou encore Teen wolf etc… Elles fonctionnent très bien pour la tranche d’âge visée, mais ne me touche simplement pas.

Bref, en réalité FNL ne fait pas du tout parti de cette catégorie ! Il s’agit, c’est vrai d’une équipe de Football Américain au lycée, donc  les gros muscles et les cheerleaders sont bien là, mais la comparaison avec les autres s’arrêtent là. La série traite en réalité de la vie d’une petite ville fictive du Texas qui vibre pour son équipe. C’est en fait plus une série de société, qu’une série sur le sport. Beaucoup de sujets sont abordés (et je viens juste de finir la 1ère saison) tels que le handicap, la pauvreté, l’alcoolisme ou encore la pression que peuvent subir ces jeunes, représentants de toute une ville.

Au casting, l’excellent Kyle Chandler, vu notamment dans Bloodline, mais aussi Taylor Kitsch (True detective) ou encore Connie Britton (American horror story). C’est Peter Berg (Hancock, Du sang et des larmes) qui est à la réalisation, il avait déjà dirigé le film dont la série est tirée.

Musicalement, comme c’est quand même de ça dont on parle, c’est très varié mais très intéressant ! C’est la pop/rock US qui est le plus utilisé pour l’ambiance du show, la majeure partie des instrumentaux ont été joués par le groupe  Explosion in the sky. On a également du rap avec Outkast, de la country (Black Betty) et même du Stevie Wonder. C’est l’occasion de redécouvrir quelques tubes des années 90 et 2000.

Je vous conseille vivement d’entrer sur le stade des Dillon Panthers et d’embrasser la devise de Coach Taylor (Kyle Chandler) : Clear eyes, full eyes, can’t loose !!! L’intégrale de la série est disponible à la médiathèque.

Laurent