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Beat makers, des hommes derrière les hits vol.2


Bon, je vous préviens direct, pour cette suite de mon focus sur quelques uns des meilleurs producteurs du game, je me suis lâché, mais alors complètement, au niveau du nombre de morceaux sur chaque playlist. Pour la première partie, je m’étais contenté d’une dizaine de tracks par bonhomme et j’ai regretté, alors cette fois, j’ai lâché les chevaux et j’espère que vous kifferez autant que moi…

Swizz Beatz

Swizzzzzzzzyyyyyyyy!!! Ah le petit gimmick vocal qui fait plaisir en club hip hop, c’est automatique, on sait qu’un morceau produit par Swizz Beatz fera bouger les foules, le gars n’est pas le style a faire dans le mellow, non c’est de la grosse caisse à tout va et des rythmes qui secouent fort!!! Avant de devenir Monsieur Alicia Keys était déjà un des beatmakers les plus prolifiques depuis la fin des 90’s. L’histoire a commencé très tôt, quand ses deux tontons ont eu la bonne idée de fonder le label Ruff Ryders, Swizz a 16 ans à l’époque et est plus attiré par le DJeeing que par la prod. a proprement parlé jusqu’à ce qu’a ce qu’a l’âge de 23 ans, il vende sa première production à un certain DMX, le titre deviendra le fameux “Ruff Ryders anthem” avec ce clip où le “Dog” fait des burn à moto dans les rues de New York. La suite est pour l’histoire, Swizz produit la majeure partie des disques du label, des artistes comme Eve, The Lox et les autres se régalent et c’est la période dorée du double R. Il n’a pas bossé que pour eux évidemment, comme on dit “game recognize game” et du coup les meilleurs s’adressent à lui pour booster leurs disques. De Busta Rhymes à son bon pote Jay-Z, toutes les stars du hip hop y vont de leur morceau estampillé Swizz Beatz!!! Il a bien sûr bossé avec son épouse mais aussi Beyoncé ou même Whitney Houston, le petit gars du Bronx a fait du chemin et il est devenu tellement incontournable qu’on lui a même consacré une rue, pas mal non?

Pete Rock

Quand on parle pionniers, les noms qui reviennent souvent, c’est Run DMC, Public Enemy, A tribe called quest etc… mais pour moi, l’un de ceux qui a changé l’histoire du hip hop est trop souvent oublié et c’est pour ça que je me devais de le mentionner aujourd’hui, le number 1 soul brother, MONSIEUR Pete Rock!!!

Véritable touche à tout, Pete Rock est aussi à l’aise derrière le mic qu’avec des platines, il fût d’ailleurs le DJ de Marley Marl en radio (j’ai dit pionnier!!!), mais là où il s’illustre véritablement selon moi, c’est à la prod. Pete Rock, c’est un peu le parrain des samples Soul et Jazz dans le rap, des tracks légendaires comme le “How to roll a blunt” de Redman ou “Rather unique” de Az peuvent en témoigner. Il est aussi un des grands acteurs avec du plus grand disque hip hop de l’histoire, Illmatic de Nas où il sera l’un des nombreux producteurs du disque et un consultant de choix pour le jeune mc du Queens.

En tant que rappeur, son duo avec CL Smooth est inoubliable, ces deux là étaient pour moi un pendant de Gangstarr, dommage qu’ils se soient séparés si tôt, le rap ne s’en serait que mieux porté. Cela dit, les morceaux que je préfère de sa discographie en tant que mc sont en solo, “Tha game” en featuring avec Raekwon et Ghost du Wu-Tang et Prodigy de Mobb Deep et puis le “Tru master” avec Inspektah Deck et Kurupt de Dogg pound. Ces deux là sont inoubliables pour moi, du grand grand hip hop!!! Pete Rock a produit, jusqu’à aujourd’hui pour un nombre d’artistes hallucinants, même Akhenaton a eu droit a son petit remix de la légende pour “La face B”, la classe quand même!!! Parce Que oui, j’allais presque oublier, Pete Rock, c’est aussi un peu le roi du remix!!! Je vous en ai pas mis tant que ça dans la playlist, mais si vous fouillez un peu, vous devriez trouver quelques pépites!  Alors j’espère que le Soul brother continuera de produire encore longtemps, car même si il se fait plus rare, quand il s’y met, ça rigole pas, le “Holy Moly” de Talib Kweli peut en témoigner ou encore plus récemment la sublime collaboration entre Estelle et De La Soul sur le dernier disque de ces derniers, que du bonheur!!!

RZA

Est-il encore besoin de présenter RZA? L’architecte du Wu-Tang, celui sans qui, le son de Shaolin n’aurait jamais vu le jour… On ne sait jamais alors, si vous ne le connaissez pas, RZA aka Bobby Steele aka Prince Rakeem aka Bobby Digital (le mec a plus de surnoms que de cheveux sur la tête!) est celui qui a eu l’idée de lancer ses 9 potes de Staten Island dans l’aventure Wu-tang clan, quelle bonne idée il a eu de les sortir des “corners” et de les mettre dans une cabine d’enregistrement, c’est Method Man lui même qui raconte l’anecdote. Sans cette idée de génie, le fameux “Enter the Wu Tang (36th chambers)” n’aurait jamais existé. Ils ont cassé les codes ces gars de Shaolin, poussé les portes des radios pour jouer leur son si différent de ce qui se faisait auparavant. Le style de RZA est plein de dissonance, très empreint de Soul et d’influences asiatiques aussi, je vous rappelle qu’ils sont tous fans de films de Kung-fu.

RZA n’a pas fait que produire pour son propre groupe, une fois la popularité des siens accomplie, les artistes se sont vite rendu compte du talent de “The abbott” et pas que dans le milieu hip hop, des gens comme Björk, Texas ou encore Catherine Ringer (oui oui) ont eu le droit a des prods du génie du Wu Tang. Bien sûr les rappeurs les plus aguerris ont voulu aussi un petit bout du RZA et pas des moindre, de Jay-Z à Kendrick Lamar, les grands ne cachent pas leur plaisir à poser sur les instrus de Rakeem.

Pour finir, le bonhomme et non seulement un génial producteur, un mc très talentueux, mais il est aussi un acteur plutôt décent, vous pourrez le retrouver dans Ghost dog ou encore dans la géniale “Californication”, série avec David Duchovny. Il est aussi réalisateur pour “The man with the iron fist”, dont il est également l’acteur principal, ça le fait non?

Large Professor

“Large Professor’s my mentor and that’s how the story ends”… Ces mots de Nas dans le morceau de J.Cole “Let Nas down” pèsent tellement lourd dans l’histoire du rap, quand on sait ce que Nas représente, qu’il reconnaisse Large Professor comme celui qui a fait de lui ce qu’il est, est un témoignage de la grandeur du gars.

Au départ, c’est son pote Paul C, qui bosse beaucoup avec Eric B. & Rakim à l’époque, qui lui apprend les bases et lui mets le pied à l’étrier en le faisant croquer sur l’album d’Eric B. & Rakim. C’est à peu près à ce moment là, qu’il rencontre Nas et qu’il rentre dans le groupe Main source avec qui il ouvrira les portes au jeune mc du Queens, qu’on entendra pour la première fois sur le mythique “Live at the BBQ”.

Tous les grands de l’époque bossent avec lui, Big Daddy Kane, Kool G Rap ou encore A tribe called quest profitent des prods qu’il crée en allant fouiller dans les boutiques de vinyl, pour trouver les meilleurs samples. Il raconte d’ailleurs qu’à l’époque, les samples n’étaient pas encore réglementés par les droits d’auteurs et c’était une bataille permanentes dans les bacs des boutiques de son, il dit qu’il était très commun qu’il se retrouve au même endroit que Pete Rock ou Q-Tip, en train de fouiller dans les mêmes bacs. C’était l’occasion aussi de partager leurs expériences, à ce moment là, l’ambiance était plutôt bon enfant dans le hip hop et d’ailleurs, la plupart de ces gars ont bossé ensemble sur le légendaire “Illmatic” de Nas, dont je parlais plus haut. Large Professor est également un excellent mc, même si ce n’est pas sa qualité première, son album solo après sa séparation avec Main Source, s’est longtemps fait attendre et même si il n’a pas rencontré le succès commercial attendu, les puristes reconnaissent que “The LP” est un disque de qualité et les suivants feront de même.

Alors pour ceux qui ne le connaissent pas, c’est le moment de la séance de rattrapage, Large est un incontournable de l’histoire du rap New Yorkais.

No I.D.

Si vous avez un peu l’habitude de venir jeter un oeil à Sème la zic, vous avez peut-être vu que j’étais un gros fan de Common. Et bien sans No I.D., la carrière de la légende de Chicago n’aurait sans doute pas été ce qu’elle est aujourd’hui, car il est l’un des grands artisans du son de Common. Vous pourrez voir voir que les collaborations des deux potes apparaissent de nombreuses fois dans la playlist. Alors, je parle de Common, parce qu’ils marchent ensemble depuis le départ, au début des années 90, mais en réalité, c’est la majeure partie du rap de Chicago qui lui doit ses lettres de noblesse et notamment un certain Kanye West. Monsieur Kardashian le reconnaît ouvertement comme son mentor et le clame même dans plusieurs de ses morceaux. C’est No I.D. qui est aussi à l’origine de la rencontre de Kanye et Jay-Z.Vous imaginez le hip hop moderne sans la collaboration de ces deux monstres? Ca aurait été dommage non?

Bien sûr, No I.D. ne s’est pas contenté de produire pour ses confrères Chicagoans, avec un tel talent, ça aurait quand même été du gâchis! De nombreux artistes ont profité de ces prods, que ce soit dans le rap ou dans le R’n’B, Rihanna, Melanie Fiona ou encore Joy Denalane ont su exploiter le talent de No I.D. à des fins plus “vocales” et il en est ressorti des pépites comme “This time” ou “We all want love”. Pour ce qui est des rappeurs, Jay-Z bien sûr, mais aussi Rick Ross et Nas ont découpés les instrus du bonhomme.

Normalement, vous devriez vous régaler, personnellement, je trouve que No I.D. n’a pas la notoriété qu’il devrait avoir et c’est bien que les artistes pour qui il produit, le cite régulièrement, en ça, il me fait un peu penser à 9th Wonder dont je vous avais parlé dans la première partie du focus sur les Beatmakers.

Dr Dre

Je me suis gardé le plus gros morceau pour la fin!!! Le docteur le plus célèbre de l’histoire de la musique, LA LÉGENDE, ladies and gentlemans… Dr DRE!!!

Je vais pas vous refaire l’histoire, tout a déjà été dit sur Dre, c’est pour ça que je ne l’avais pas mis la première fois, mais je me suis dit: Quand même… comment je peux écrire sur les beatmakers, sans mentionner celui qui a produit une grosse partie des tracks qui m’ont fait tomber amoureux du hip hop. Au départ, quand j’ai commencé à écouter du rap, au début des 90’s, cette musique était un monstre à deux têtes, d’un côté RZA et son Wu-tang et de l’autre, la West Coast de Dr Dre, qui régnait sans partage sur le hip hop Californien et grossièrement sur toute la côte ouest en général. Alors, évidemment, la réalité était différente, il y avait des artistes comme Too Short, E-40 et d’autres qui n’était pas sous la coupe du docteur, mais bon avec mes oreilles de 12 ans, je faisais ce que je pouvais…

Cela dit, après avoir mis le gouvernement américain à l’écoute avec N.W.A, la carrière de Dre en tant que producteur a encore plus explosé quand il a signé chez Death Row, avec son futur meilleur ennemi, Suge Knight, c’est la période dorée des “The Chronic”, “Doggystyle” et autres “Dogg food”, quel bonheur pour mes oreilles, les sirènes distordues et les grosses basses inondaient mon walkman, je rêvais d’avoir une cadillac et de pouvoir la faire rouler sur 3 roues!!! En réalité, je dirais que sa rencontre avec Jimmy Iovine, grand ponte du rock a changé, à ce moment là, l’histoire de la musique. La suite, on la connaît, les conflits entre Dre et Suge, qui l’ont conduit à monter son propre label, “Aftermath records”, qui après des débuts un peu chaotiques avec “Dr Dre presents… The aftermath” ou “The firm”, finira par être le monstre qu’il est encore aujourd’hui, notamment grâce au tant attendu “Chronic 2001” qui relancera définitivement Dre. Le vrai 2ème tournant, c’est la rencontre avec Eminem, le rappeur blanc de Detroit, dont personne ne voulait! Et bien, le doc a su le soigner et en faire le “Rap God ”, le “Slim shady”!!! A ce jour, le succès de Dre n’est plus jamais retombé, un véritable sans faute avec des signatures comme Busta Rhymes, Eve ou Xzibit, puis 50 cent, The Game ou Kendrick Lamar et même encore plus récemment avec le génial Anderson .Paak, le Doc a le nez fin et se trompe rarement! Même chose pour ses décisions commerciales, le meilleur exemple étant bien sûr les fameux casques “Beats by Dre” et le rachat par Apple du produit en question, je suis d’ailleurs certain que nombre d’entre vous sont en train d’écouter les playlists avec ce fameux casque frappé du B conçu par le docteur du rap, allez avouez…

Laurent

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Beatmakers, des hommes derrière les hits.


Les beatmakers dans le hip hop, ça fait un moment que j’ai envie de mettre en lumière ces hommes de l’ombre, ceux qui créent les instrumentaux des morceaux qui nous hantent pendant des années, ceux sans qui on ne bougerait pas la tête en entendant du rap! Alors, oui, aujourd’hui certains sont des stars, presque au même titre que ceux qui donnent vie à leurs instrumentaux, mais malgré tout, je trouvais important de vous dire un peu qui a fait quoi et bien sûr j’ai dû faire du tri, du gros tri même, que ce soit sur le choix des producteurs ou sur leurs oeuvres, j’en ai donc choisi six, qui ont pour moi bien façonné le hip hop depuis les années 90 à nos jours et choisi une dizaine de morceaux pour chacun.

 

J.DILLA

Je commence par un de ceux qui nous manque cruellement dans le paysage musical actuel, l’un des artisans des fameux Soulquarians et membre des Slum Village, l’incontournable J.Dilla. Maître absolu de la MPC, le natif de Detroit a une carrière aussi grandiose qu’elle fût courte, malheureusement fauché en pleine course par une grave maladie du sang à l’âge de 32 ans. Malgré ça, l’ancien de Slum Village reste l’un des producteurs les plus respecté, voire admiré dans le monde du hip hop, ceux qui ont travaillé avec lui, comme Common, Erykah Badu ou encore Talib Kweli en sont restés marqués à jamais et leurs musique est empreinte de l’esprit de Dilla. Son talent se résume facilement avec une anecdote de Questlove, le batteur de The Roots, grand ami de Jay Dilla: Un jour, pendant l’époque dorée des Soulquarians, Dilla assure qu’il est capable de sampler n’importe quel morceau et défie Quest de lui sortir un morceau. Le batteur qui est quand même une encyclopédie musicale, lui dégote un morceau de Rick James, dont il est persuadé qu’il n’est pas samplable, trop rapide selon Quest. Dilla se marre et ressort 20 minutes après avec un beat qui deviendra le fameux “Dooin it” de Common, Questlove en aurait presque perdu son afro légendaire.

9th WONDER

Sans doute le moins connu de la liste, mais pas à juste titre, en terme de talent et de productions majeures, ce “petit” gars de Caroline du Nord se pose là! Si vous aimez les samples Soul et Jazzy, 9th Wonder est le gars qu’il vous faut!

Il a commencé sa carrière en étant membre et producteur du groupe Little Brother avec Big Pooh et Phonte et s’est fait repérer réellement en remixant un morceau de Nas sur l’album “God’s son”. C’est l’ingénieur du son d’un certain Jay-Z, Young Guru qui est bluffé par le talent de 9th, il le contacte et lui dit que Jay a besoin d’un morceau pour son “Black album”. 9th Wonder se retrouve en studio avec l’une de ses idoles et on lui dit qu’il a grossièrement 20 minutes pour faire l’instru, ça va, pas de pression… En ressort “Threat”, Jigga garde le morceau pour l’album et c’est parti!!! Depuis, 9th a produit pour Talib Kweli, Kendrick Lamar, Erykah Badu et j’en passe… Dernièrement, le producteur de Caroline du Nord s’est concentré sur sa dernière trouvaille, Rapsody, pour qui il a produit entièrement son premier disque “Laila’s wisdom”, mais je vous en ai déjà parlé.

SCOTT STORCH

LE producteur star des années 2000, tout le monde se l’arrachait à l’époque, statistiquement, Scott Storch, c’est quasiment 1 hit sur 2 dans le hip hop et le R’n’B du début de ce millénaire. Au départ, Storch est l’un des membres originaux des Roots, chargé du clavier et si il quitte le groupe en tant que régulier quelques années plus tard, il reste proche de la formation de Philly et produit encore de temps à autre pour eux. C’est le cas sur “You got me”, le titre qui l’a révélé au grand public. Quelques temps plus tard, c’est LA véritable explosion avec “Still D.R.E” pour le “Chronic 2001” de Dr Dre, à partir de là, c’est la montée en flèche pour Scott et pendant une dizaine d’années, on ne verra que lui en haut des charts US. Malheureusement, Storch a du mal à gérer ce succès fulgurant et laisse  progressivement de côté la musique pour privilégier la fête et les substances illicites, il doit se faire hospitaliser à plusieurs reprises et finit même par se déclarer en banqueroute. Tout espoir n’est pas perdu pour Scott Storch, car depuis quelques temps, on l’a vu plusieurs fois au boulot et notamment avec Russ, une jeune étoile montante du hip hop, alors préparez vous à bouger la tête en 2018.

JUST BLAZE

Juuuuuuuuuuust Blaaaaaaaaaaazzzzzzzzze!!! Vous l’avez forcément ce petit gimmick vocal fait par le DJ du New Jersey, c’est sa signature musicale et vu la quantité de production du bonhomme, on l’a entendu un bon nombre de fois. Just Blaze, c’est typiquement les prod qui font bouger, le hip hop qu’on peut passer dans les clubs, dans vos soirées, c’est du sûr, ça va danser. Gros collaborateur de Jay-Z, principalement dans les années 2000 sur son Black Album ou sur les Blueprints, il s’épanouit aussi bien dans le rap que dans le R’n’B. Il a aussi beaucoup bossé avec Fabolous, pour qui il a produit les tubes “Can’t let u go” et “Breathe”. Pour réaliser ses morceaux, Blaze a samplé beaucoup de Soul, mais aussi de la pop, de l’électro, son univers est peut être le plus ouvert des 6 beatmakers dont je vous parle aujourd’hui.

THE ALCHEMIST

Le plus underground de la liste, sans aucun doute, si vous cherchez du rap sombre qui passe dans les ruelles malfamées, il y a de fortes chances pour qu’Alchemist soit derrière celle-ci, c’est Action Bronson qui en parle le mieux et qui définit sa musique comme la bande originale sur laquelle vous vous ferez assassiner (rires)!!! Plus serieusement, Al est un véritable génie et les mc’s le savent bien, chacun de ses beats sont hyper travaillés et très souvent finissent comme l’un des morceaux phares de leurs disques. Les quelques exemples de la playlist sont frappants et personnellement, les tracks qu’il a fait avec Mobb Deep sont tout simplement légendaires, plus récemment, c’est avec Action Bronson qu’on l’a retrouvé le plus souvent, que ce soit derrière la table de mixage ou dans son émission “Fuck that’s delicious” dont je vous avais parlé il y a un moment déjà. Leurs échanges sont souvent hilarants et la personnalité colorée de Bronson qui contraste fort avec celle d’Alchemist valent vraiment le détour.

DJ PREMIER

Comment finir cette chronique autrement qu’avec Primo? La légende du rap New Yorkais, monsieur Boom Bap, l’autre moitié du duo mythique avec Guru, à savoir Gangstarr. Ce gars est probablement la plus grande encyclopédie du hip hop et l’un des beatmakers les plus légendaires de l’histoire, au même titre qu’un Dr Dre (je sais,il manque à ma liste, mais c’était voulu) pour la West Coast, chaque instru de Preem est une mine d’or pour les mc qui en hérite. Hormis l’évidence Gangstarr, on trouve dans la liste des heureux élus Jay-Z, Nas, Busta Rhymes, Joey Badass, Capone & Noreaga, je m’arrête la parce que la liste est sans fin, mais bon avouez qu’il n’y a que du lourd…

Avec son style reconnaissable entre mille, les samples soul, les grosses basses, les kicks qui frappent fort et les fameux refrains scratchés parmi les propres morceaux de l’artiste derrière le mic, Premier, c’est une véritable identité! Alors évidemment, aujourd’hui avec la multiplication des beatmakers, la facilité d’accès aux outils de la MAO, il est un peu moins visible, mais malgré tout, dès qu’un projet sort estampillé DJ Premier, c’est un événement! Et si tous ne veulent pas l’admettre, le hip hop ne serait sans doute pas où il est sans le DJ de Gangstarr.

Laurent