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Beck is Back !


jeffbeck

Marciac 2015. Une soirée aux sons de la guitare était programmée, réunissant Jeff Beck, guitar-hero anglais sorti des 60’s époque Yardbirds, en remplacement de… Eric Clapton (!), et le génial poly-instrumentiste (guitare-orgue Hammond, batterie, basse…) Lucky Peterson, vétéran du blues. Hélas!!  Jeff Beck ne vint pas, le corps malade lui indiquant le repos. Il fut remplacé par le virtuose américain Joe Satriani, dont le rock-fusion désempara quelque peu l’auditoire.

Un an plus tard, guéri de ses maux, revigoré, le génial et ténébreux guitariste nous revient avec « Loud Hailer » (Le haut-parleur, sur la pochette, comme pour hurler au monde son retour), un album de rock brut, gras, au gros son. Accompagné de 4 joyeux drilles dont deux jeunes femmes (une spécialité pour le Beck), il harponne l’auditoire d’entrée sur « The Revolution will be revisited ».. Slogan, ou prémonitoire ?… En tous cas, l’homme nous montre qu’il est en forme, n’ayant rien perdu de sa fougue, de son jeu. Et c’est TANT MIEUX ! Usant sans abus de la distorsion, y mêlant quelques boucles électro, Jeff Beck nous emmène sur des territoires sonores parfois très sombres, torturés.

Jusqu’à « Scared for the children » morceau lent emmené au chant par la voix éraillée de Rosie Bones (pas sans rappeler celle de Cindy Lauper), oui jusqu’à ce morceau, le bougon guitariste a mis la poignée à fond. Vient ensuite « Scared for the children », ballade aux accents de Flamand Rose, que n’aurait pas renié David Gilmour. Avec « Right now », les affaires reprennent, un son gras au menu, comme un hommage aux légendaires groupes du sud des Etats-Unis tels Lynyrd Skynyrd, ZZTop, Blackfoot, Allman Brothers Band et consorts. « Shame », une ballade qui figurerait sans problème au répertoire de Dire Straits, Tom Petty, Eric Clapton, voire Neil Young, Tony Joe White. « Oil », est un blues-funk de bonne tenue, qui donne envie de danser. Le dernier titre « Shrine » (tombeau) est une évocation un rien désabusée de l’espèce humaine, de son devenir, de son aptitude à croire en un lendemain meilleur. Le reflet de la pensée de Jeff Beck ?

Quoi qu’il en soit, le Beck est de retour de fort belle manière, et c’est toujours un bonheur d’écouter ce musicien.

Guillaume.

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Buffalo Summer, Hard-blues en mode Gallois


BuffaloSummerBuffalo Summer. Avant de vous parler de leur album « Second Sun« , je ne connaissais pas ce groupe, formé de 4 musiciens, tous issus du sud du Pays de Galles. Gareth Hunt (batterie), Andrew Hunt (chant), Jonny Williams (guitare) et Darren King (basse). « Second Sun » est donc le premier album auto-produit de ce groupe dont le répertoire musical est un savant mélange de blues-rock, hard-rock, avec des influences aussi variées que Led Zeppelin, Free, Lynyrd Skynyrd. De quoi faire saliver à l’avance l’auditeur, à condition bien sûr d’aimer les groupes précités.

Dès « Money », premier des 12 titres de cet album, Andrew Hunt nous laisse entrevoir ses qualités vocales qui rappellent par moments Robert Plant, époque Led Zeppelin. La musique, elle, bien que pas très innovante (mais le peut-on vraiment dans un genre déjà très visité et marqué par tant de groupes devenus des références en la matière ?), est très maitrisée, basée sur des riffs de guitares simples et une rythmique bien en place, solide. Le tout donne un résultat convaincant, à l’image de groupes comme Buffalo Springfield, ZZ Top.

La suite des morceaux confirme l’impression première, avec « Make you mine » que n’aurait pas renié la paire Perry-Tyler d’Aerosmith, ou la bande de Chicken Foot, chère à Joe Satriani et Sammy Hagar.
Les 12 morceaux s’enchainent sans faiblir, la qualité est au rendez-vous, ce qui est bien agréable. Malgré leur origines celtiques, les Buffalo Summer n’ont pas intégré d’instruments ou mélodies typiquement galloises à leur répertoire. Dommage penseront certains, mais au final, ce « manque » ne nuit en rien à la musique mitonnée par nos gallois. Rien que Hard-Blues, savamment dosé!

Nul doute que ces gaillards gallois vont régaler les publics dans les mois prochains, lors de la tournée qui va suivre la sortie de « Second Sun »… Energie, musicalité, qualité vocale, tout est là pour satisfaire les amateurs de Hard-rock matiné de Blues-rock!

Oui le cocktail de « Buffalo Summer » est consistant, à découvrir et savourer, en toute tranquillité!

J’ai hâte de les voir sur scène à Paris.

Guillaume.

 

 

Le Flamand Rose revu (mais pas corrigé)


DarksideoftheMule_pochetteDès la pochette de l’album, le ton est donné ! Le titre est sans équivoque Dark  side of the Mule invite à la nostalgie d’un Flamand Rose resplendissant, inventif, puissant !

Mais là, pas de David Gilmour aux manettes, de Nick Mason aux baguettes… non ! Mais alors, qui ose ainsi reprendre la musique du Flamand Rose ? Juste un groupe américain tendance blues-rock, Gov’t Mule (né en 1994 de la volonté de Warren Haynes et Allen Woody (Allman Brothers Band), fans du Floyd) qui se lance ici le challenge de revisiter à sa sauce les titres mythiques du Floyd.  Dès l’introductif « One of these days », je suis rassuré quant à la qualité de l’entreprise. Pas de trahison de l’esprit d’origine, pas non plus de reprise sans âme, non un travail bien mené tout comme les suivants « Pigs on wing part.2 « , « Shine on your crazy diamond », « Money », et le final « Wish you were here ».

Le quintette américain s’en tire de belle manière, la touche blues-rock n’étant ici pas un frein mais une couleur ajoutée à celle des titres repris, revisités.

Guillaume.

 

A l’Ouest, Y a plus Personne!


Mais où est donc passé Personne ? Qui ça me dites-vous ! … Je parle de Paul Personne, guitariste de blues-rock ayant longtemps accompagné les plus grands artistes français (Eddy Mitchell, Véronique Sanson, Benoit Blue Boy, Patrick Verbecke, Bill Deraime…) tant sur scène que sur disque, et qui depuis une vingtaine d’années mène une carrière solo jalonnée de jolis albums et de salles remplies.

Après 3 albums avec son groupe Backstage à la fin des 70’s, Paul Personne enregistre « Faut qu’ça bouge », premier album solo en 1982. Par la suite, viendront les perles « La chance » en 89, « Comme à la Maison » en 92, enfin « Rêve sidéral d’un naïf idéal » en 94.

Plus près de nous, paru en 2007, un album de blues, « Amicalement blues »en duo avec le discret Hubert Félix Thiéfaine, puis « A l’ouest, face A et face B » en 2011.

Avec « Puzzle« , 2014 marque le retour musical du guitariste-chanteur. Autant dire, malgré une pochette stylisée, que le puzzle est mal construit. Certes « Il y a » prometteur titre introductif, laisse augurer de belles ambiances à suivre… Hélas ! dès le second morceau « Une Journée », la suite  s’avère décevante, comme un plat sans saveur, sans réelle surprise. A ce compte-là, 13 titres, c’est long, pénible.. De plus, si le talent du guitariste s’exprime toujours lors des parties solos, la magie attendue a disparue, s’est envolée… Quant à la voix, rauque et grave, elle n’a plus la puissance passée.

Oui, je suis déçu par ce « Puzzle » concocté par Paul Personne. Pour moi c’est un ratage, une sortie de route. A mes oreilles, seuls ont trouvés grâce des titres tels que » M’envoler plus haut », « Ca fait mal ». Quant au final instrumental « Partir pour mieux revenir », il a tout du remplissage gratuit, je m’en serais volontiers dispensé.

Guillaume.

 

Jeff Beck, discret esthète de la six-cordes.


Considéré à l’époque déjà (dans les années 60), comme l’un des plus doués de sa génération, le guitariste Jeff Beck, 70 ans cette année, contemporain des Rolling Stones, d’Eric Clapton, Jimmy Page (deux autres ténors du manche à 6 cordes), est toujours un musicien inventif, innovant, possédant une maîtrise consommée de son instrument.

Après avoir donc débuté au sein des Yardbirds en 1965,  côtoyé Jimmy Page, il fondera le Jeff Beck Group, au sein duquel il sera épaulé par Rod Stewart au chant et Ron Wood (futur Rolling Stones) à la basse. Très demandé, il multiplie les collaborations en studio, comme sur scène, enregistre l’album « Truth » en 1969, considéré comme posant les bases du hard rock à venir.

Venu du blues et ayant posé les bases musicales du hard-rock, il n’hésite pas à explorer d’autres sonorités, d’autres univers musicaux. Ainsi les années 70 le verront s’orienter vers le jazz-rock, le jazz fusion, collaborant avec Herbie Hancock, Stanley Clarke, le Mahavishnu Orchestra, groupe fortement inspiré par la musique hindou. Mais l’homme, indépendant, n’aime pas se fixer, allant toujours de l’avant. Aussi, passé le milieu des années 70, il se consacrera à une carrière solo, moins visible que celles de ses acolytes Clapton, Ron Wood, Keith Richards. Une bonne quinzaine d’albums solos plus tard (avec notamment « Wired », « Jeff Beck Guitar Shop » ou le « live Ronnie Scott Jazz Club »)… Jeff Beck possède l’un des plus jolis et riches parcours musicaux qui soient.  Reconnu par le public, par ses paires, l’oiseau se fait rare sur scène.Ses apparitions sont toujours un évènement. La prochaine prévue en France, aura pour cadre la scène de Jazz in Marciac, aux côtés de Lucky Peterson, pour l’ouverture du Festival.

Alors, si vous aimez les guitaristes, ou sivous voulez tout simplement le découvrir,  Jeff Beck est à ne pas louper, sur disque, comme sur scène.  A 70 printemps, le guitariste anglais nous surprend encore. Réjouissons-nous!!!

Guillaume.

L’homme Tigre déjà légendaire


The-Legendary-TigermanPaulo Furtado connu sou le nom de Legendary Tigerman, nous offre un nouvel album True, composé d’un CD et d’un DVD documentaire. Ce rocker portugais, multi-instrumentiste, chanteur, compositeur, aussi dans le groupe rock Wraigunn, n’est plus tout seul sur scène, il est accompagné d’un batteur.

Derrière ses lunettes noires, il nous propose ce qu’il sait le mieux faire : du Rock’n Blues.

Passionné par le Blues rural américain et le rock’n’roll des années 50, Tigerman nous dévoile un Blues moderne, accompagnée d’une énergie punk, des mélanges d’accords de guitare et des sonorités électroniques. Sa voix feutrée et sensuelle ne dissimule pas son Blues sauvage, sa musique indomptée démontre une recherche esthétique toujours plus avancée.

Des +++ à Rainy Nights, jolie ballade. Mais aussi à la reprise de Twenty flight rock d’Eddie Cochran, énergique et chaleureuse, et enfin au premier titre Do come home, déjà un véritable tube.

Michèle

Stephen Stills, une carrière bien remplie…


StephenStills_pochetteStephen Stills, guitariste-chanteur, qui fit parti dans les années 70 de 2 groupes importants de la culture musicale américaine, Crosby Stills Nash & Young et Buffalo Springfield, s’est fait discret depuis longtemps, ne revenant que rarement sur scène pour jouer aux côtés de ses compères Neil Young, Graham Nash, où comme en 2008,  de son ex-femme Véronique Sanson, et de leur fils, Christopher Stills, lui aussi guitariste-chanteur.

Carry On, maginifique coffret édité par Warner, regroupe 4 cd et un superbe livret rempli de photos personnelles, égrenant toutes les époques de la carrière de Stephen  Stills.

Je vous avoue, je ne connaissais pas bien ce musicien, ni trop CSN&Y, et mal Buffalo Springfield… Nul n’est parfait !!! Ce coffret très complet permet à l’auditeur une plongée dans l’univers de la folk music américaine, chère également à des artistes tels Simon & Garfunkel, Bob Dylan, Pete Seger, pour ne citer qu’eux. Une époque bénie de la culture musicale américaine, quelques années après Woodstock.

Si vous êtes nostalgique de cette époque, si vous voulez juste découvrir cet univers, cette période musicale particulière, ce coffret dédié à Stephen Stills est une bonne entrée en matière.

Ce document vous attend à la médiathèque.

Guillaume.

Bjorn Berge, bluesman venu du grand Nord.


BjornBerge_pochetteHommage. A l’écoute de Mad fingers ball, le dernier opus de Bjorn Berge, guitariste-chanteur à la voix profonde, venu de Norvège, c’est le mot qui me vient spontanément. Un hommage aux bluesmen Robert Johnson, Elmore James, entre autres, qui furent ses influences majeures. Guitare acoustique, voix rauque, profonde, technique de slide et de picking utilisées avec dextérité, ce musicien norvégien à la déjà longue discographie, mais qui resta longtemps dans l’ombre, plonge avec délectation dans ce style musical, et nous offre 12 palettes de son talent. Un régal pour les oreilles.

Il attaque son disque avec Honey White, petit bijou que je ne me lasse pas d’entendre. La suite, extrêmement maîtrisée, est du calibre supérieur, et au milieu, il nous est donné d’écouter une superbe version acoustique de Hush, morceau de Joe South, popularisé par Deep Purple dans les années 70.

Afin de varier les styles et ambiances, Bjorn Berge, sait également nous mener sur les sentiers de l’ailleurs, de la nostalgie, avec StaMina et le beau Meanest blues in town. La suite de l’album retrouve les accents du début… Un blues tonique, une voix qui regorge d’énergie… Guts, Chevrolet (évocation du mythe automobile américain, des rêves d’une vie meilleure). Ce  bel opus blues se termine sur un The Last Call tout en douceur.

Un artiste à découvrir, un album à ne pas louper, assurément !!

Guillaume.

Dieu et ses vieilles chaussettes


Et bien c’est dans les vieilles chaussettes, qu’on fait d’agréables albums. Le dernier cd Old sock qu’Eric Clapton nous propose est composé de reprises de chansons qu’il considère comme importantes et de deux compositions personnelles inédites.

N’espérez donc pas trouver le dernier Grand Clapton, mais notre vétéran rock se fait plaisir dans ce cd, en compagnie de ses petits copains : J.J. Cale, Steve Winwood, Paul Mc Cartney

J’ai lu quelque part que c’était un disque pépère, et bien ça doit être aussi pour les mémères sans doute, car j’ai passé un bon moment, comme un avant-goût des vacances en l’ écoutant. On navigue entre le blues-rock, le reggae et le jazz. On y retrouve un Clapton décontracté, qui ne se prend pas au sérieux, et du coup sa nonchalance est contagieuse…

Un +++ à Angel, Every little thing et All of me.

Michèle.

Asaf Avidan, c’était une évidence


pochette_Asaf-AvidanAsaf Avidan, un artiste dont on parle beaucoup et pourtant voilà un bon moment (2007) qu’il joue avec son groupe The Mojos.

C’est avec l’album solo Different Pulses qu’il fait un véritable carton en France actuellement. Asaf Avidan, c’est une voix aiguë envoûtante, très particulière et d’une maîtrise et d’une justesse impressionnante.

Quand cette année j’ai entendu les critiques dithyrambiques sur cet artiste, ce n’était pas une révélation, mais ce n’est que justice, la reconnaissance aussi rapide d’un artiste talentueux et si bouleversant n’arrive pas si souvent.

J’espère que la notoriété ne le fera pas dévier sur d’autres chemins musicaux plus commerciaux car le blues et le rock lui vont si bien.

Michèle