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Le 21 juin, Faites de la MusiK à la Médiathèque !!!


….. OUI LA MUSIQUE S’EMPARE DE LA MEDIATHEQUE!!!!

Le 21 Juin, hormis l’arrivée officielle de l’été (bon ok cette année il est là un peu en avance, on va pas s’en plaindre, faire la fine bouche!), oui hormis donc les grandes chaleurs, c’est aussi à cette date que depuis 35 ans déjà (Merci Jack Lang!), qu’est célébré la diversité de la Musique, des musiques, permettant la fête de la mixité des cultures, pratiquées par les amateurs comme les professionnels, partout dans les rues comme dans les lieux culturels dédiés.

Un « poète » contemporain a dit et chanté un jour : « la musique donne la même couleur aux gens »… même si elle vient de contrées très différentes!

C’est donc ans cet esprit de partage, d’échange, de fête, de communion humaine et sonore, de rythmes variés, que la médiathèque Louis Aragon de Fontenay-sous-Bois organise une après-midi musicale (Exceptionnellement, les portes de la médiathèque ouvriront au public dès 13h30!).  Les réjouissances musicales démarreront dès 14h et se pursuivront jusque 18h, pendant les heures d’ouverture.

A cette occasion, nous vous invitons à venir écouter, non pas seulement trois petites notes de musiques (comme le dit si joliment une chanson d’Yves Montand), mais une véritable farandole de notes, délivrées, jouées par des artistes qui offriront à vos oreilles mélomanes un cocktail musical aux saveurs variées, puisque le menu sera composé ainsi :

Pour commencer, nous irons du côté des Etats-Unis, terre du blues, du jazz, et du boogie-woogie. Un retour aux racines de la musique noire américaine, joué par les mains expertes de Rémy Coqueraut.

Ensuite, nous aurons le plaisir d’accueillir un duo de chanson française avec Dam Ka (voix), soutenue par Alex Mondésir à la guitare. Ce duo est habituellement complété de 2 autres musiciens, guitaristes.


 

 

 

Après la chanson française, nous poursuivrons cet après-midi musical avec Christian Michelet, guitariste-chanteur, qui nous régalera de compositions personnelles mais aussi de

reprises de classiques  de pop-rock, folk.


Puis c’est Erzi Ahamada, chanteur-guitariste, qui nous emmènera dans son univers fait  chansons traditionnelles  comoriennes mais également de quelques chansons françaises.


 

 

Ensuite, nous aurons le plaisir d’accueillir une jeune chanteuse  (12 ans) fontenaysienne, qui viendra nous interpréter une chanson de sa composition.

Puis nous terminerons la journée par la prestation de  l’Orchestre de Ukulélé de Fontenay-sous-Bois qui nous proposera son répertoire coloré.

Vous le voyez, le programme s’annonce riche, varié,  propice aux voyages, au partage !! Alors n’hésitez pas, VENEZ NOMBREUSES ET NOMBREUX POUR APPRECIER, PARTAGER CE MOMENT FESTIF AVEC CES MUSICIENS D’HORIZONS DIFFERENTS!

Des surprises ne sont pas à exclure! :-)! :-)!!

Guillaume.

 

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Bertrand-Muschalle, Frères de Boogie.


 PianoBrotherhoodJean-Pierre Bertrand, 61 printemps, est, après Jean-Paul Amouroux, l’autre grand spécialiste du boogie woogie en France. Musicien à la carrière déjà longue et riche, il est également producteur, directeur de Festivals, tels « Les nuits Jazz et Boogie » dans les années 90, à Paris, plus récemment « Beaune Blues Boogie Festival »(depuis 2005), en bourgogne, sans oublier celui de Laroquebrou , qui fêtera sa dix-huitième année d’existence en 2016. Tous ont été ou sont encore l’occasion de célébrer cette musique particulière, riche, rythmée, qu’est le boogie woogie. Ses deux dernières expériences musicales, furent très différentes, l’une en sextet « Boogie System » (2010), l’autre en solo « Ryhthm Boogie » (2014).

Frank Muschalle, pianiste allemand de 47 ans, est un as du clavier en mode boogie. Après « Battin the Boogie », paru en 1997 et « Live » paru en 2002, ce pianiste au look d’étudiant, partage les mêmes influences musicales que Jean-Pierre Bertrand (Albert Ammons, Pete Johnson). C’est donc tout naturellement que les deux hommes se sont retrouvés pour nous concocter  » Piano Brotherhood ». J’avais d’ailleurs découvert ce pianiste, lors de son passage au Jazz Club Lionel Hampton, en compagnie de Dani Gugolz (contrebasse, chant) et Peter Müller (batterie), le 13 novembre dernier, soir funeste dans la capitale. Son jeu m’avait emballé, car dynamique, frais, très enlevé. Muschalle passait allègrement d’un boogie à une ballade ou un rock.

« Piano Brotherhood », est donc un dialogue complice, subtil, léger, entre deux as du clavier tempéré boogie. De « Lucky shuffle », composition du duo,  qui ouvre le disque, à « Swanee River Boogie » en passant par  les »Rhythm Boogie » et « Boogie Woogie Blues » d’Albert Ammons, les deux compères se régalent et nous offrent un joli moment musical. Les compositions personnelles ne sont pas en reste, puisque si Frank Muschalle ne nous offre (et c’est dommage!) qu’un « Blues O’Clock », JP Bertrand  nous offre « A Fred’s smile for the boogie man », « Searing Blues ». Seul morceau chanté, « Blues with a feeling », permet d’apprécier la voix du contrebassiste.

En résumé, un disque bien ficelé, qui ravira les amateurs du genre, parfait pour celles et ceux souhaitant découvrir cette musique joyeuse, qu’est le boogie woogie.

Si ces deux pianistes se produisent près de chez vous, ensemble ou séparément, n’hésitez pas, allez-y, vous passerez une belle soirée… et qui sait danserez-vous sur l’un ou l’autre des morceaux.

Guillaume.

 

Amouroux (re) visite les légendes du rock’n’roll.


JPAmouroux_pochetteJean-Paul Amouroux, figure emblématique du piano à la sauce épicée au boogie-woogie, s’était fait discret ces dernières années. Le public amateur du genre peut néanmoins le retrouver tous les ans, fidèle au festival de Laroquebrou.

C‘est donc un bonheur de le retrouver sur disque, d’autant qu’il a entrepris un challenge intéressant : revisiter les standards du rock’n’ roll ainsi que quelques autres moins connus (soit 26 titres au total), tous écrits entre 1954 et 1969,  rendant ainsi hommage à leurs auteurs (Fats Domino, Chuck Berry, Gene Vincent, Little Richard…), en mode boogie-woogie. Ce disque est un retour aux sources pour lui, une évocation par la musique de son adolescence, de sa découverte du boogie-woogie, du rock’n’roll.

Pour l’accompagner dans ce retour vers le passé, Amouroux s’est attaché les services du guitariste Franck Fournet, d‘Enzo Mucci à la contrebasse, du saxophoniste ténor Claude Braud, et du batteur Simon Boyer. L’idée originale, pour séduisante et originale qu’elle soit,  est réussie dans sa plus grande partie, avec  des morceaux tels que « I’m walking » (Fats Domino), « Lucille » (Gene Vincent), ou le triptyque « Memphis Tennessee », « School days », « No particular place to go (Chuck Berry), « Pony time » (Chubby Cheker), « Tutti Frutti »  (Little Richard).

Cependant, sur les 26 morceaux de ce disque, figurent également à mon goût, quelques « jolis » ratés telles les adaptations de « Be Bop a Lulla » (Gene Vincent), « Rock around the clock » (Bill Haley and the Comets), « You talk to much » (Joe Jones) ou « Don’t be cruel »(Elvis Presley).

Au final, malgré les déceptions ci-dessus évoquées, le voyage vaut le détour, et démontre que Jean-Paul Amouroux reste la figure de proue du boogie-woogie made in France.

Guillaume.