Archives du blog

Dom La Nena suit son chemin…


cantando_pochetteSouvenez-vous, c’était il y a déjà 4 ans! Dans le cadre de l’édition 2013 du Festival des Aventuriers de Fontenay-sous-Bois, une chanteuse-violoncelliste nommée Dom la Nena (de son vrai nom Dominique Pinto), s’était produite sur scène, devant un public aussi curieux que nombreux (Skip and  Die allait prendre la suite). D’une voix douce, posée, assise avec son violoncelle, elle nous avait offert une parenthèse enchantée, au milieu de la programmation plutôt rock-électro de ce festival.

4 ans après, ayant enchainé les tournées, les rencontres musicales, elle nous revient avec un nouvel opus « Cantando », un 4-titres sur lequel elle rend hommage à 4 figures de la chanson : à Lupicinio Rodrigues, musicien-compositeur brésilien, à Violetta Parra, chanteuse, poète, peintre chilienne, au franco-belge Jacques Brel, et au groupe de folk américain Beirut et son leader Zac Condon. La musicienne-chanteuse brésilienne est très prolifique depuis son premier album « Ela » en 2013, puisque déjà pas moins de 6 disques sont à son actif en cette fin 2016!

« Cantando » est donc un petit cadeau, un écrin de musique simplement jouée sur laquelle la Nena vient poser sa jolie voix, tout en douceur, tantôt en anglais (« Scenic World »), en portugais (langue du brésil) sur « Felicidade », en espagnol sur « Gracias a la Vida » (déjà publié sur son précédent album « Soyo », et en français sur « Les Vieux ». Un sens de l’interprétation très juste, toujours avec le soucis de mettre le texte en avant, tout en accompagnant cela de son violoncelle.

Petit objet sans prétention, mais de qualité! La musique est un langage universel. Dom La Nena le prouve de manière élégante.

J’ai un vœu pour 2017 : Que Dom La Nena nous revienne avec un album complet, et des musiques toujours aussi bien ciselées.

 

Guillaume.

 

Dom La Nena, la saudade à voix douce…


DomLaNena_image« Soyo« … « Je suis » ou « C’est moi »… ainsi, modestement, simplement, se présente la chanteuse et violoncelliste au visage poupon, d’origine brésilienne, Dom La Nena, sur son quatrième album, en seulement 3 ans (!), puisque le premier, « Ela », date de… 2013 !

Je l’avais découvert en 2013, sur la scène de l’espace Gérard Philipe, dans le cadre du Festival des Aventuriers. Apparue ce soir-là comme si la scène était un endroit naturel pour elle, sa prestation avait alors capté l’attention du public présent par sa voix douce, ses chansons aux ambiances parfois émouvantes, aux accents nostalgiques, qui racontent la vie, l’amour, la tristesse. Son chant, empreint de nostalgie (saudade) , son jeu de violoncelliste, tout en délicatesse, avait conquis l’auditoire. A 27 ans, cette artiste brésilienne a déjà un parcours bien rempli, avec, outre ses albums enregistrés, des collaborations artistiques avec Jane Birkin, Jeanne Moreau ou encore Piers Faccini (ce dernier, qui possède un studio d’enregistrement dans les Cévennes, a aidé et participé à certains morceaux qui figurent sur « Ela »).

Tout au long de cet album, Dom La Nena dévoile son univers musical, alliage de mélodies simples, dépouillées, et d’arrangements subtils, où  la guitare, le piano, viennent s’ajouter sans en faire trop. La voix légèrement voilée de la chanteuse-violoncelliste, passe très bien tout au long des 11 titres de l’album. Polyglote, elle s’avance aussi en français « Juste une chanson », voire en italien « Golondrina »,  espagnol « El silencio », ou anglais « Carnaval ». Loin de faire dans la facilité en s’appuyant sur le répertoire ou le style des chanteurs et chanteuses brésiliens qui l’ont précédé, elle propose un univers un brin décalé, mais très chouette. Si légère peut paraitre sa musique, elle n’en reste pas moins très agréable à découvrir, écouter, savourer.

Alors ne passez pas à côté de cette artiste particulière, qui trace un joli sillon, dans l’univers de la chanson brésilienne contemporaine.

J’attends avec curiosité la suite des aventures musicales de Dom La Nena.

Guillaume.

 

La courbe de la ceinture ?


A curva da cintura,  c’est une rencontre entre le Brésil et le Mali, un dialogue majeur entre la  guitare d’ Edgard  Scandurra,  la kora de Toumani Diabaté et la voix du poète  Arnaldo Antunes.

Dans cette union très naturelle entre la musique populaire brésilienne et le folk mandingue, chacun tient son rôle : pour les titres aux douces mélodies ce sont les notes cristallines du père, Toumani Diabaté.  Sidiki, le fils, se colle aux morceaux plus agressifs en utilisant une pédale wah-wah sur sa kora électrifiée qui répond parfaitement aux distorsions de la guitare de Scandurra. Antunes lui,  pose sa voix profonde et chaude sur les cordes virtuoses et nous guide tout au long de ce bel album. Savourons !

P.S. Remarquez la voix électrisante de Safiatou Diabaté sur « Kaira » !

Enitram