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Toto, Bona, Lokua : un trio aux voix d’anges


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Voici le deuxième album de ce trio qui va vous enchanter. J’attendais depuis longtemps qu’ils se réunissent pour retrouver la douceur, l’âme du premier album. Et je n’ai vraiment pas été déçue. Il y a une véritable symbiose entre ces trois artistes. Comme une sorte de magie qui s’opère, une véritable fusion. Richard Bona, célèbre bassiste et chanteur, Gérald Toto, auteur compositeur interprète et Lokua Kanza, chanteur, multi-instrumentiste, compositeur… Tous trois sont des artistes aux multiples casquettes et talents.
On retrouve une vraie pureté, d’authenticité dans leur musique. Leurs voix vous transportent en terre inconnue. Chacun apporte ces racines : le Cameroun, le Congo, et les Antilles. Et de cette fusion naît leur univers mélodique absolument unique et envoûtant.
Très peu d’instruments accompagnent le trio. Ce sont essentiellement leurs voix qui ornent les mélodies, parfois la nature est présente, la forêt, les oiseaux. Quelques percussions, une guitare, une basse. Simplicité, pureté, beauté, délicatesse…
J’ai été transportée sur la planète Toto, Bona, Lokua. Laissez vous emporter…

Carine

 

Richard Bona, passeur d’héritage(s)


bonaheritageC’est lors du Festival Jazz de Paris 2016, dans le joli cadre du Parc Floral de Paris-Vincennes, que j’ai découvert le nouvel album « Heritage » de Richard Bona, bassiste-chanteur camerounais, citoyen du monde (comme il se définit), qu’il présentait entouré du quintet cubain Mandokan. Pendant 90 minutes, devant un public aussi large que ravi, il a décliné ses nouvelles compositions musicales, mélange savoureux de culture africaine, de salsa cubaine et de jazz européen. « Heritage » son huitième album depuis ses débuts en solo en 1999 (« Scenes from my life »), succède au très beau « Bonafied » paru en 2013.

Avec « Heritage » le bassiste nous offre une virée en rythmes chaloupés, du Cameroun à Cuba, accompagné de Mandokan Cubano, composé de Luisito et Roberto Quintero aux percussions, Rey Alejandre au trombone, Dennis Hernandez à la trompette et du pianiste Osmany Paredes. Alternant les ambiances très dansantes et celles plus intimistes avec un égal bonheur, à l’aise dans toutes les langues, il capte d’entrée l’auditeur, par l’authenticité qui se dégage de sa musique et la profondeur de son chant. Simplicité, justesse, minimalisme sont de mise, la voix en solo ou entourée de chœurs, cet album est un écrin de douceur, un pause salutaire dans ce monde qui tourne fou. A bientôt 50 ans (il les fêtera en octobre 2017), ce musicien au CV long comme le bras (collaborations avec les jazzmen Mike Stern, Pat Metheny, Joe Zawinul, entre autres, ou les artistes français Jacques Higelin, Lulu Gainsbourg, Gérald Toto), semble atteindre une certaine maturité dans sa musique. Ses années de voyages et d’observation à travers le monde, n’y sont sans doute pas étrangères.

Ah j’allais oublié un « petit » détail…. Richard Bona s’est attaché les services d’un « jeune » producteur de 83 ans, Mister Quincy Jones himself ! Un gage supplémentaire, s’il en fallait un, pour assurer que ce disque a été ciselé par des orfèvres.

Le mélange des cultures, des sons, des langues, est un bien précieux pour l’Homme. Richard Bona, héritier et porteur de la culture africaine, citoyen du monde, nous en offre ici un joli cocktail, rafraichissant. Passeur de mots, de langages, il transmet l’idée d’un héritage culturel HUMAIN à préserver. Pour notre plus grand bonheur.

Guillaume.

 

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