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Aragon naissait il y a 120 ans déjà!


 

 

 

 

Né en 1897 à Paris et décédé également à Paris, la nuit de Noël 1982, cette année, Louis Aragon aurait eu 120 ans !

Et puisque c’est un chiffre marquant, que par ailleurs personne ou presque dans les médias spécialisés (radio-télé-presse écrite) ne célèbre cette figure importante du 20ème siècle dans les domaines de la littérature, de la poésie, de l’édition, de la résistance,  y compris de la politique (communiste, jusqu’à sa mort, et fidèles aux idéaux du stalinisme, personne n’est parfait!), je me suis dit que j’aillais m’y coller, ô de façon brève, modestement, et sans entrer dans tous les domaines, puisque seul celui de la poésie, de son écriture, qui sera mise en musique plus tard m’intéresse ici.

Je passerai donc sur sa jeunesse, ses engagements politiques auprès du parti communiste français, époque Maurice Thorez,  son travail dans les revues « La Commune » (1933-1939), « Ce soir » (1937-1953), puis les « Lettres Françaises« , hebdomadaire littéraire dont il est directeur) ou la maison d’éditions qu’il a fondé en 1953, « Les Editeurs Français Réunis« , qui publie des auteurs attachés au « réalisme socialiste » fidèles au modèle soviétique stalinien. Je ne parlerai pas de son engagement dans la résistance (médecin-auxiliaire sur la ligne de front, après l’invasion de la Pologne par les armées d’Hitler), moins encore de sa carrière de romancier.

Aragon, écrivain, était aussi journaliste, éditeur, mais également membre du courant littéraire des « surréalistes », aux côtés de Paul Eluard, André Breton ou Philippe Soupault. Bon et le poète alors?

Il ne cesse d’écrire, de livrer des textes, depuis le « Feu de Joie » en 1919, en passant par « les yeux d’Elsa » en 1942, ou « la Rose et le réséda » en 1943. Il poursuivra ses publications jusqu’en 1969. Si Georges Brassens a, dès 1953, mis un poème d’Aragon en musique (« Il n’y a pas d’amour heureux »), c’est le grand Léo Ferré qui va lui consacrer un album entier « Les chansons d’Aragon », en 1961.

Par la suite, Jean Ferrat, Yves Montand, Alain Barrière, Marc Ogeret, mais aussi Nicole Rieu, Francesca Solleville, Isabelle Aubret, Catherine Sauvage, mais aussi Philippe Léotard, Bernard Lavilliers, ont mis en musique et chantés la poésie de Louis Aragon.

Aujourd’hui, Louis Aragon reste un nom gravé dans les mémoires collectives. Il est aussi un symbole à plus d’un titre, de par son histoire, son parcours, ses écrits et cette histoire d’amour au long cours avec Elsa Triolet. Aragon évoque un pan de l’histoire parisienne et française de la culture, de la littérature, de l’adhésion à une idéologie politique. De même, des lieux culturels, salle de spectacle, ou … des médiathèques par exemple :-), portent son nom.

C’était aussi un merveilleux poète, parolier sans le savoir… il eu le temps d’apprécier l’adaptation de ses textes en chansons, qui sont rentrées depuis dans le répertoire, dans la mémoire des gens.

Je vous suggère un petit florilège, ci -dessous. Bonne écoute.

Guillaume.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Guillaume.

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Nadoo, Chapitre 1


Le voilà enfin! Annoncé depuis des mois et son passage l’an dernier à la médiathèque lors d’un hommage à Robert Johnson, travaillé, sculpté, fignolé, mijoté pendant plusieurs mois à l’ombre des studios, Nadir Moussaoui alias Nadoo, nous livre enfin son premier bébé musical, « Radio Dounia« .

La gestation aura été longue mais cela en valait le coup! Producteur (via le site https://www.kasbah-officiel.com/music), artiste autodidacte, multi instrumentiste, chanteur, bidouilleur de sons venus d’ailleurs (n’y voyez rien de péjoratif), Nadoo nous présente enfin « Radio Dounia« , réalisé avec le soutien de Fontenay-en-scène et de la ville de Fontenay-sous-Bois, et enregistré entre Paris et Montreuil. Album de 7 titres, qui dès l’intro, nous transporte vers un ailleurs coloré, rythmé, chaleureux… tout le portrait de ce jeune musicien, généreux dans l’âme, sourire constamment accroché au visage et qui promène son univers musical en bandoulière, pour le partager partout où c’est possible!

Entouré de 3 complices talentueux, Richard Cailleux (batterie-percussions), Esteban Salmona (contrebasse) et le flûtiste Olivier Hutin. L’humeur dansante et festive de la musique concoctée par Nadoo et ses acolytes est bienvenue.  Il nous emmène sur des rythmes de la musique algérienne (terre de ses ancêtres), puis avec « Llamo » nous offre une balade tranquille sur des nuances de reggae que n’aurait pas renié Manu Chao ou les Négresses Vertes et son chanteur Elno (ça rappelle des souvenirs à certains-certaines). « Sur les toits de Paris », véritable ode amoureuse à la capitale française, il nous fait déambuler au son de sa voix chaleureuse. « Demain y a pas », qui referme l’album est un morceau plein d’énergie, dansant, puisque ce n’est rien d’autre qu’un rockabilly bien senti qui nous est offert.

Vous l’aurez bien compris, ce premier disque de Nadoo, respire la bonne humeur, le goût de l’ailleurs, l’envie de partager les cultures qui composent notre monde.

Mon petit doigt me dit qu’il devrait faire partie de la prochaine édition du Festival des Aventuriers 2017. Une belle occasion pour découvrir et apprécier cet artiste brillant et talentueux!

Guillaume.

Monicka Amarilys, la voix à suivre.


Venue en 2015, à la médiathèque, dans le cadre d’un kiosque, avec un quatuor de musiciens, dont Gladys N’toumi, pianiste et compagne du contrebassiste-compositeur-directeur de Brass Band, Hubert Dupont, la chanteuse Monicka Amarilys, avait régalé le public présent par son phrasé limpide et sa voix très à l’aise sur des ambiances suaves telles que « Your love is king » de Sade, « Va savoir » de Liane Foly ou « Summertime » de Ella Fitzgerald.

Ce sont ces titres et cette ambiance, très agréable et cosy, digne d’un jazz-club, que l’on retrouve sur « Volume 1 ». Si l’orchestration fait parfois défaut comme sur « So nice » ou le son du piano est très synthétique, presque comme un orgue Bontempi… (c’est dire!), fort heureusement, le reste des titres, 14 au total, est de très bonne qualité et laisse à l’auditeur le plaisir de découvrir cette voix singulière, suave, mélancolique parfois, qu’est celle de Monicka.

« Volume 1 » est donc un album de reprises de chansons qui ont été soit des standards de jazz (« Summertime » ; « Cry me a river »), des succès pop (« Your love is king » de Sade ; « I don’t know » de Noa ; Baby Can I hold you de Tracy Chapman) ou de la bossa nova ( l’inévitable « Girl from Ipanema » chère à Antonio Carlos Jobim), sans oublier quelques chansons du répertoire français (« Va savoir » et « Au fur et à mesure » de Liane Foly » ; le très chaloupé « Jardin d’hiver » de Henri Salvador ; « Que reste-t-il de nos amours »de Charles Trenet).

Il s’écoute très agréablement et par ces temps de grosses chaleurs, convient parfaitement pour démarrer en douceur une soirée, à l’heure où le soleil se fait moins fort, à l’heure de l’apéro ou en fin de soirée, après un excellent repas… A vous de choisir!

Si Monicka se produit près de chez vous, n’hésitez pas, allez l’écouter. Vous passerez un joli moment!

J’attends le « Volume 2 » avec curiosité.

Guillaume.

3 Vieilles Canailles…. qui défient le temps!


Du haut de leur 222 ans (!) cumulés, ils se connaissent depuis la (sainte) Trinité…! Non je ne parle pas ici de la station balnéaire bien connue des amateurs de bateaux à voiles, mais de ce endroit parisien très prisé de la jeunesse dans les années 60 (oui ça fait un bail diront les plus anciens), où se rencontré Jacques Dutronc, Jean-Philippe Smet alias Johnny Hallyday et Claude Moine alias Eddy Mitchell.

Puis le trio s’est retrouvé au fameux Golf Drouot, véritable quartier général des rockeurs de l’époque. Début d’une solide et longue amitié même si les 3 artistes, qui évoluent alors dans des registres musicaux très différents (dandy crooner pour Dutronc, tandis qu’Eddy et Johnny, se cantonnent alors à chanter du rock, ou du moins des reprises de tires américains adaptés en français, pratique très courante à l’époque!).  3 carrières parallèles, avec chacune leur lot de succès et passage à vide. Si Dutronc n’est pas un grand voyageur et admirateur de l’Amérique, à l’inverse, Eddy Mitchell (pour ses grands espaces, ses dessinateurs BD, son cinéma, période 40-60, ses styles musicaux tels le jazz , la country) et Johnny Hallyday pour la vie tranquille, les studios d’enregistrements de qualité, et les références à Elvis, Chuck Berry et consorts, tous les 3 ne se sont jamais perdus de vue.

Outre la musique, les gaillards partagent le goût de la fête et du cinéma que ce soit en tant que spectateur averti, présentateur (Eddy et sa « dernière séance » depuis un cinéma qui depuis a été détruit!), ou acteur. En effet vous pouvez les retrouver dans « Le bonheur est dans le pré » de Chatilliez, « Coup de torchon »  de Tavernier, notamment pour Eddy Mitchell ; « Détective de Godard pour Johnny Hallyday ; « Van Gogh » de Pialat pour Jacques Dutronc).

Aussi quand, en 2014, est annoncée une série de concerts à Bercy-Arena intitulée « Les Vieilles Canailles » réunissant ce trio, entouré d’un orchestre de musiciens hors-pair, la surprise est totale, mais le résultat est là : Les concerts afficheront complets! Sur le mode du Rat Pack cher à Frank Sinatra-Dean Martin-Sammy Davis Jr. , ils vont interprétés en solo, duo, trio, les chansons des uns et des autres, entrecoupées de pause ou les vannes, plaisanteries (pas toujours du meilleur goût je l’avoue, pour y avoir assister en 2014). Mais ce qui frappe, à l’époque, outre la naturelle complicité de ces gaillards, c’est l’aisance vocale, particulièrement chez Johnny Hallyday, même si Dutronc et Mitchell ne furent pas en reste.

Alors, la recette (au propre comme au figuré, vu le prix des places, et ce que la nouvelle tournée 2017 a généré comme gains pour chacun des artistes) ayant tellement bien fonctionné, une quinzaine de dates a donc été programmé entre juin et juillet 2017.  Pour le grand plaisir des fans de ces 3 artistes!

Guillaume.

 

Il y a 20 ans, la Dame en Noir se tû.


Hé oui! Ca fait 20 ans déjà! 20 ans que cette voix singulière, particulière, légèrement chevrotante, ce timbre haut perché, ce personnage à part de la chanson française, s’est éteint, laissant derrière elle quelques titres emblématiques comme « L’aigle Noir » ou « Göttingen » (dont la version de Serge Reggiani reste à ce jour l’une des plus belles), mais aussi « Nantes », « Marienbad », « La solitude »pour les plus connues et reprises  par les générations suivantes. Oui Barbara, la Dame en Noir, personnage aussi timide que mystérieux, entretenait la distance avec son public, dont elle disait qu’il était sa plus belle histoire d’amour. Pour célébrer cette grande voix de la chanson française, et marquer cet anniversaire de sa disparition, Un disque vient de paraître, regroupant 13 chanteuses, qui à leur manière, revisitent et s’approprient les chansons de Barbara.

Au casting de cet hommage, figurent des voix elles-mêmes singulières, venant d’univers musicaux et artistiques différents (chanson, jazz, cinéma) : Si Zazie ouvre le bal avec « La Solitude », il est aussi possible de retrouver Jeanne Cherhal qui interprète « Nantes », la chanteuse Angélique Kidjo sur « Le soleil noir », Virginie Ledoyen sur « cet enfant là », Nolwenn Leroy qui nous gratifie de sa version « dis, quand reviendras-tu? » ou encore la chanteuse de jazz Melody Gardot qui ferme l’album avec « C’est trop tard ».

Pour celles et ceux qui souhaiteraient se replonger dans l’univers musical et théâtral de Barbara, n’hésitez pas, outre ses cd bien entendu, à vous plonger dans le DVD « Une longue dame brune », qui date de 2010.

Guillaume.

Le 21 juin, Faites de la MusiK à la Médiathèque !!!


….. OUI LA MUSIQUE S’EMPARE DE LA MEDIATHEQUE!!!!

Le 21 Juin, hormis l’arrivée officielle de l’été (bon ok cette année il est là un peu en avance, on va pas s’en plaindre, faire la fine bouche!), oui hormis donc les grandes chaleurs, c’est aussi à cette date que depuis 35 ans déjà (Merci Jack Lang!), qu’est célébré la diversité de la Musique, des musiques, permettant la fête de la mixité des cultures, pratiquées par les amateurs comme les professionnels, partout dans les rues comme dans les lieux culturels dédiés.

Un « poète » contemporain a dit et chanté un jour : « la musique donne la même couleur aux gens »… même si elle vient de contrées très différentes!

C’est donc ans cet esprit de partage, d’échange, de fête, de communion humaine et sonore, de rythmes variés, que la médiathèque Louis Aragon de Fontenay-sous-Bois organise une après-midi musicale (Exceptionnellement, les portes de la médiathèque ouvriront au public dès 13h30!).  Les réjouissances musicales démarreront dès 14h et se pursuivront jusque 18h, pendant les heures d’ouverture.

A cette occasion, nous vous invitons à venir écouter, non pas seulement trois petites notes de musiques (comme le dit si joliment une chanson d’Yves Montand), mais une véritable farandole de notes, délivrées, jouées par des artistes qui offriront à vos oreilles mélomanes un cocktail musical aux saveurs variées, puisque le menu sera composé ainsi :

Pour commencer, nous irons du côté des Etats-Unis, terre du blues, du jazz, et du boogie-woogie. Un retour aux racines de la musique noire américaine, joué par les mains expertes de Rémy Coqueraut.

Ensuite, nous aurons le plaisir d’accueillir un duo de chanson française avec Dam Ka (voix), soutenue par Alex Mondésir à la guitare. Ce duo est habituellement complété de 2 autres musiciens, guitaristes.


 

 

 

Après la chanson française, nous poursuivrons cet après-midi musical avec Christian Michelet, guitariste-chanteur, qui nous régalera de compositions personnelles mais aussi de

reprises de classiques  de pop-rock, folk.


Puis c’est Erzi Ahamada, chanteur-guitariste, qui nous emmènera dans son univers fait  chansons traditionnelles  comoriennes mais également de quelques chansons françaises.


 

 

Ensuite, nous aurons le plaisir d’accueillir une jeune chanteuse  (12 ans) fontenaysienne, qui viendra nous interpréter une chanson de sa composition.

Puis nous terminerons la journée par la prestation de  l’Orchestre de Ukulélé de Fontenay-sous-Bois qui nous proposera son répertoire coloré.

Vous le voyez, le programme s’annonce riche, varié,  propice aux voyages, au partage !! Alors n’hésitez pas, VENEZ NOMBREUSES ET NOMBREUX POUR APPRECIER, PARTAGER CE MOMENT FESTIF AVEC CES MUSICIENS D’HORIZONS DIFFERENTS!

Des surprises ne sont pas à exclure! :-)! :-)!!

Guillaume.

 

Tété revient, l’air de rien…


les-chroniques-de-pierrot-lunaireMe voici, casque sur les oreilles, écoutant les mélodies du dernier album de Tété, « Les Chroniques de Pierrot Lunaire ». Retour aux sources du musicien et chanteur. Et je repars quinze ans en arrière, à l’époque de son premier album « L’Air de rien ». Je me laisse bercée par la douceur de sa musique, une sensibilité acoustique vraiment touchante. J’ai suivi son actualité musicale au fil des ans, mais je ne retrouvais pas cette émouvante et profonde limpidité de ce premier album.

J’apprécie beaucoup ce dernier opus. Un petit coup de cœur pour le blues du Soleil de Minuit et Persona non grata, évoquant la difficulté de l’artiste face à la page banche.

Comment interpréter le titre de cet album : devoir affronter la dualité du monde, faire face à certaines et difficiles réalités, alors que l’on voudrait se réfugier, dans les rêves et la douceur de la lune, la contemplation et la beauté. On rêve tous d’un monde parfait !

Un très agréable moment musical…

Carine

 

Une Saint-Valentin à la médiathèque…


saint-valentinA l’occasion de la Saint-Valentin, les bibliothécaires vous proposent une petite sélection de titres pour ambiancer votre soirée et il y en a pour tous les goûts, alors bonne fête des amoureux à toutes et tous !

On n’est jamais mieux trahi que par les siens…


linxbrel.. Et ici, c’est le cas !  Mais de quoi je parle, demandez-vous ? Tout simplement du dernier album du chanteur de jazz belge David Linx, ici accompagné par le Brussels Jazz Orchestra, dans le cadre d’un hommage au grand Jacques Brel.

Louable initiative, me direz-vous, surtout venant d’un vocaliste reconnu, talentueux, qui plus est épaulé par un orchestre de jazz qui a déjà fait ses preuves. L’affiche s’annonçait belle, prometteuse! Oui mais voilà, dès le premier morceau, ca fait « Pschiiitt »… !!! « Quand on a que l’amour », qui devient un morceau à l’orchestration variétés digne des shows de Maritie et Gilbert Carpentier ou de Michel Drucker, dans lequel David Linx se perd en minauderies vocales, nous promet d’entrée une douleur vocale quant aux morceaux à suivre… Et ça ne rate pas! Dès « La chanson des vieux amants », le malaise continue de s’installer, se confirmant s’il en était encore besoin sur  « Vesoul-Amsterdam » ou deux chansons  en une. « Ces gens-là », « Mathilde » sont noyées dans des orchestrations où les cuivres couvrent tout, où la rythmique hésite entre le jazz, la bossa, les ambiances latinos à la Santana… Bref, on est loin des ambiances intimistes, recueillies, que nécessitent les chansons du grand Jacques. Même Linx, donc, se perd en vocalises, en scat, loin de garder l’essence même des textes, de respecter l’intensité d’origine.

La seconde partie du disque (10 titres au total), démarre par un « Ne me quitte pas » poussif, ennuyeux, dénué d’émotion, de  sentiments… Dur dur!! S’en suivent « Le plat pays », « Bruxelles », « Isabelle » » avant le final avec « La valse à Mille Temps ». Une valse poussive, qui met du temps démarrer, soutenue, guidée, comme depuis le début par une orchestration grossière, ampoulée, sans imagination.

Quand on a, comme moi, grandi avec les chanson de Brel dans les oreilles, c’est vraiment difficile d’écouter ce qui se voulait être un hommage. RATE ! Malgré tout son talent vocal, David Linx n’est jamais rentré dans le costume du Grand Jacques ! N’est pas Brel qui veut !!!!

Guillaume.

Louise ré-Attaque


Après ce long moment de pause (10 ans c’est long ! ), Louise Attaque nous revient, différent mais reconnaissable quand même. Les fans de la première heure sont sûrement déçus, mais quoi, nous aussi on a changé en 10 ans, fini la fraîcheur, la spontanéité…

Anomalie (leur 4ème album donc) est beaucoup plus grave, mélancolique voire pessimiste, mais l’énergie et l’inspiration sont toujours là.

Alexandre Magraff, le batteur, a quitté le groupe, c’est donc en trio que nous retrouvons les membres de Louis Attaque : Gaëtan Roussel, le chant et la guitare, Arnaud Samuel, le violon et Robin Feix, la basse (ça ressemble un peu à la reformation de Téléphone, qui ne sont plus que  trois pour devenir les Insus).

J’étais impatiente de découvrir ce retour et ce premier morceau Anomalie, qui s’est voulu accrocheur, voire racoleur pour appâter le public, m’a au contraire déçue, je m’apprêtais à couper aussi sec, mais voilà La chute est arrivée et m’a rassurée. Avec Le temps et L’insouciance, on retrouve une maturité, une solidité. Des morceaux touchants et entêtants.

C’est un album, du coup, que j’écoute en boucles depuis une semaine… Comme un ami que l’on retrouve après longtemps et qu’on apprend à redécouvrir…

Michèle

Viva la Vie !


VampireenPyjamaLa première fois que je l’ai vu, que j’ai su… C’était en janvier dernier, lors de sa venue à La Grande Librairie. Là, le choc ! Mathias Malzieu, chanteur-fondateur de Dionysos, venait y présenter le livre de sa résurrection, « Journal d’un vampire en pyjama« , qui récemment a été couronné du prix du public de France Télévisions. Une évocation toute en retenue, en humour, en dérision à posteriori de cette longue traversée du désert médical, depuis le jour où il apprit qu’il devait, toutes affaires cessantes, se faire hospitaliser… rentrée en chambre stérile, coupé du monde, douleurs, monde hospitalier, la cohabitation intra-corporelle avec un mal inconnu, inodore, mais qui vous mets par terre, la tristesse de voir ceux qui s’éloignent, la joie de constater ceux qui restent, la colère mêlée de désappointement envers ceux qui rappelleront quand « ca ira mieux ». Le livre est remarquable !!!!….

Mais je suis ici pour évoquer l’album que Mathias Malzieu enregistra parallèlement à l’écriture de son livre, à la sortie de ce long cauchemar de cohabitation avec le mal, qui le rongeait de l’intérieur, voulant « l’offrir » à la grande faucheuse, cette « Dame Oclès » omniprésente (dont il a fait une chanson), guettant le moindre faux pas, la moindre faiblesse, pour porter l’estocade.

« Vampire en pyjama« , joyeux mélange de rock, de poésie, de chanson, au son du ukulélé, des violons, sur fond d’évocation d’un sujet grave et intime, est un hymne à la vie, au combat ! Ce « Vampire en Pyjama » s’ouvre sur le poème de Verlaine « Chanson d’Eté », qui  a lui seul, résume ce par quoi est passé Mathias Malzieu. S’en suivent, comme autant de perles descriptives, des textes ciselés, tels des épisodes d’une série, les états vécus, depuis la fragilité (Guerrier de porcelaine), le plaisir du skate dans les couloirs (skateboarding sous Morphine), la mort omniprésente (Dame Oclès), la dévotion du personnel médical (Hospital blues)… Au final, 13 chapitres musicaux, 13 textes forts, émouvants, grinçants.

« Vampire en pyjama » est un magnifique album, né de tant de souffrances, de douleurs, d’optimisme, de combat contre soi-même, contre le mal qui ronge, incognito. Dans « La chant du mauvais cygne », qui clot l’album, Malzieu écrit : « Je me reposerais quand je serais mort ». Ca tombe bien, tellement ce garçon fourmille d’idées de créations à venir, de projets à venir. Il a gagné son combat pour la (sur)vie… J’attends avec autant de curiosité que de bonheur ses prochaines productions !

A bientôt, Mathias !

Guillaume.

 

Ils ont osé décrocher les Téléphone.. à leur(s) Insu(s)!


TéléphoneVraimentNous

Ca devait bien finir par (leur) arriver ! Après Jean Ferrat en 2015 (Des airs de Liberté), chanté par Marc Lavoine, Hubert-Félix Thiéfaine et consorts, après Renaud (qui va de nouveau fouler les scènes de l’Hexagone à l’automne 2016 !), honoré par la génération des Cœur de Pirate, Bénabar et autres, après Brassens, mis en musique par Debout sur le Zinc, Aldebert, Yves Jamait, entre autres, c’est donc au tour des Téléphone (devenus les Insus depuis peu) d’être chantés, repris, réinterprétés par une nouvelle génération.. ! Une Victoire de la Musique d’Honneur, en somme, une entrée au panthéon musical français de leurs vivants !

Si encore une fois, la diversité des styles est assumée, histoire d’offrir des couleurs musicales nouvelles, les interprètes ici réunit sont issus de tous horizons : Valeurs sûres telles que Olivia Ruiz, Tété, Raphaël, Mademoiselle K, Zaz. et des petits nouveaux qui, soit ont connu les lumières de « The Voice » comme Igit en 2014, soit sont des artistes ayant un rayonnement plutôt régional tels que Likesberry (Aix-en-Provence), Navii (Seine et Marne), ou les tarbais de Boulevard des Airs, qui tournent désormais au niveau européen.

Sur les 15 titres proposés ici, repris, ré-orchestrés, arrangés à une nouvelle sauce vocale et musicale selon la personnalité de chacun(e) des interprètes, moi qui suit fan de Téléphone-Les Insus, j’ai aimé le travail de Olivia Ruiz sur « Faits divers », la version de Igit sur « Au cœur de la Nuit », la voix de Vianney sur « Un peu de ton amour »ou encore Tété et sa « Anna » revue et corrigée, ou Likesberry et Navii qui nous emmènent à « New-York » … avec eux!.. Côté déceptions, Raphaël sur « Le jour s’est levé », Mademoiselle K qui nous dit « J’sais pas quoi faire », Zaz qui chante dans « L’Hygiaphone » sans me convaincre, ou les Plasticines et leur « Electric Cité »… sans parler du ratage, à mon goût, de Gaëtan Roussel sur « La bombe humaine », qui introduit l’album. hommage musical, chacun y trouvera son plaisir (petit ou grand), sa perle, ou ses déceptions.

Il vous reste donc à écouter cet hommage musical (au rendu assez inégal) à un groupe de rock français qui a marqué plus de 3 générations, sans parler des carrières solos menées depuis par Jean-Louis Aubert et Louis Bertignac.

Guillaume.

Billet de femme


Pascal Obispo nous revient avec un nouvel album « Billet de femme » un projet personnel en hommage à son père décédé en 2012. Celui-ci lui a légué de nombreux livres et un recueil de poèmes de Marceline Desbordes – Valmore, poétesse du XIXème siècle, contemporaine de Balzac. Franchement les textes sont plutôt dépressifs, pessimistes, très XIXème  mais Obispo réussit le tour de force par son interprétation, sa diction, le choix de l’orchestration (il est accompagné par un orchestre symphonique) de faire de cet opus un superbe album élégant, racé.

Françoise

Tcheky Karyo, la mélancolie en bandoulière…


TchékyKaryo_pochetteBien qu’il soit un comédien reconnu depuis très longtemps et possédant une filmographie impressionnante (L’Ours ; La Balance ; Nikita ; Jeanne D’Arc ; Les Lyonnais ; Jappeloup…..  ), Tchecky Karyo, né à Istanbul il y a 62 ans, de parents d’origines gréco-turques, a toujours eu l’envie de chanter. Il a ainsi mis le pied à l’étrier en 2006, avec « Ce lien qui nous unit », qui connut un succès modeste.

La pochette de « Credo » sorti en 2013,  est un portrait photo redessiné par Enki Bilal, offre le visage sérieux, mystérieux. Passionné de musique et de mots, Tcheky Karyo s’est entouré ici du poète Zéno Bianu, de Jean Fauque (parolier de Bashung), de Christiane Cohendy. Le résultat est déroutant au premier abord, car dès « Olive Tree Café », l’auditeur sait tout de suite que cet album ne sera pas une suite attendue de chansons telles qu’on les entend en radio. La voix toute en nuances, parfois tremblante, colle parfaitement à l’ambiance poétique, tourmentée, intimiste de « Credo« .

Cet album, mélange de jazz contemporain, de son rock, de poésie, est un ovni musical, un disque décalé, à l’image de ce comédien discret hors des plateaux de cinéma. Son univers renvoie à des chanteurs tels Jean Guidoni, Bernard Lavilliers époque « Les poètes », « Le Stéphanois ». Tcheky Karyo y alterne textes en français et en anglais, dans une diction une peu trop appliquée à mon goût. A noter la participation talentueuse du percussionniste Steve Shehan.

Mes titres préférés sont les suivants : « Olive Tree Café » ; « Autour de la Mémoire » ; « Indelicate transgression » ; « Les Toits du Monde ».

Guillaume.