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Il était une fois… 1972!


En France, c’est une année marquée par l’apparition de quelques  décrets importants comme  celui autorisant le travail intérimaire, la contraception, ou l’obligation faite à tout salarié de s’affilier à un régime de retraite complémentaire. C’est aussi l’inauguration du Turbo Train (futur TGV). En juin, le musée du cinéma fondé par Henri Langlois, est inauguré au palais de Chaillot. A Colombey-les-2 Eglises, Georges Pompidou inaugure la Croix de Lorraine, monument en hommage au Général de Gaulle. Juillet est marqué par la démission du premier ministre Jacques Chaban-Delmas, remplacé par Pierre Messmer. En novembre, Bontems et Buffet, malgré la défense de leurs avocats dont Robert Badinter, sont condamnés à mort et exécutés (guillotine). Dans le monde, outre la réélection de Richard Nixon comme président des Etats-Unis d’Amérique, c’est avant tout la prise d’otages meurtrière (11 morts parmi les athlètes israéliens) lors des JO de Munich, qui retient l’attention. Le romancier-journaliste Dino Buzzati et l’académicien-romancier Henry de Montherlant disparaissent cette année-là. Les chanteurs Bobby Lapointe et Maurice Chevalier ne feront plus résonner leur voix, Pierre Lazareff (l’un des inventeurs du premier journal télévisé en 1949, avec Pierre Tchernia, Pierre Bellemare, Pierre Sabbagh), le comédien Pierre Brasseur disparaissent également.

De façon plus joyeuse, en sport, toujours en Allemagne, la sélection de la RFA, emmenée par son capitaine Franz Beckenbauer, remporte son premier grand trophée, lors du championnat d’Europe en Belgique. Au cinéma, c’est la sortie du Film « Le Parrain » de Francis Ford Coppola qui marque les esprits. Le casting est éblouissant : Marlon Brando, Al Pacino, James Caan, Robert Duvall, Talia Shire. Le début de la saga des Corleone.

En musique, si Deep Purple sort l’album « In rock » (avec la pochette figurant les visages des membres du groupe, en hommage au fameux Mont Rushmore-et ses têtes sculptées des 4 premiers  présidents américains), le groupe Pink Floyd joue pour la première fois « The Dark Side of the Moon » en concert. En France Jean Ferrat fait ses adieux à la scène, pendant que l’affiche annonçant le passage de Michel Polnareff à L’Olympia (on y voit l’artiste montrant ses fesses, chose impensable à l’époque), crée la polémique. Il sera condamné pour atteinte à la pudeur.

Maintenant, place à l’histoire.

C’était un lundi. Au soleil d’Italie. Sur la place Navone à Rome, la ville éternelle chargée d’histoires et d’Histoire. Le printemps était là, qui chantait. La saison de la renaissance, des amours qui se font, se rencontrent. ou peut-être se terminent, dans le silence. Avec ma compagne du moment, Clara, brune, pétillante, curieuse, marcheuse, nous vivions alors une belle histoire, la romance, mélange de tendresse et d’accrochages bénins, dont nous savons que ce n’est rien, au sein de cette ville sublime, romantique, mélange de passé et de modernité, où l’Histoire vous fait des clins d’œil à chaque coin de rue, quand elle ne vous invite pas à la visiter dans ses entrailles les plus fameuses (Colysée, le Vatican, la chapelle Sixtine….). Nous vivions cela comme si nous devions mourir demain, intensément, furieusement. Un burning love comme diraient les cousins américains.

Au cours de ces vacances romaines, de ce voyage au pays de Dante, Fellini, Verdi, Buzzati, Pavarotti, mais aussi Roberto Benigni, Ennio Morricone, Gian Maria Volonte, nous profitions de chaque instant, mangeant ici des spécialités romaines, dégustant ici des gelati, déambulant au gré des rues, nous arrêtant devant la fontaine de Trevi. Ensemble. Notre amour nous faisait passer le temps. Les journées semblaient courtes. Bien remplies de nos déambulations curieuses. En nous promenant, arrivant au pied du palais de marbre blanc surmonté de la statue de Victor Emmanuel 2 juché sur son destrier, nous croisâmes des militaires, pour la plupart des sergents qui riaient à gorges déployées de la blague d’un de leur camarade.

Après Rome, nous décidâmes de poursuivre notre découverte de l’Italie par un séjour au Lac Majeur. L’Avventura se poursuivait magnifiquement dans ce décor sublime. Havre de paisibilité, de tranquillité, de calme. De l’eau, des fôrets autour. La nature dans toute son expression. Un bonheur simple. Près du Lac Majeur, le Regina Palace nous attendait. Majestueux. avec une vue imprenable sur l’extérieur. Cossu et chaleureux, l’endroit était propice aux amours, à la réflexion, au travail pour qui est écrivain, peintre, musicien, cinéaste. Sans doute certaines célébrités ont fréquenté cet endroit et dormi dans des draps de satin blanc, et se sont peut-être dis : « si on chantait? », bercé(e(s) par « Layla » ou « Papa Was a Rolling stone », ou encore « Rocket man » ou « les plaisirs démodés ».

Avec Clara, nous nous disions que peut-être les matins d’hiver, dans cet écrin magique, vaudraient sans le coup d’être vécus. Qui saura? comme le fredonnait une star des années 70. En tous cas, après avoir vu Rome, le Lac Majeur, Clara et moi pouvions imaginer que peut-être l’expression « Nous irons tous au Paradis » ne pouvait que s’accorder à ces lieux magiques. Uniques. Après avoir vu, découvert, savourer, toutes ces richesses, saveurs, et décors italiens, nous nous sommes dis que finalement Marianne était jolie, nous manquait. Nous sommes alors rentrés en France.

Vivement 1973 !

Guillaume.

 

 

 

 

 

 

 

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MAI 68 en France, la chanson se met au diapason.


MAI 68. 50 ans déjà! Ce mois où la France s’est retrouvée paralysée par des grèves sans précédents (usines, facultés, entreprises… toute ressemblance avec des évènements se produisant actuellement en Terre de France ne serait que fortuite 🙂 ), est à jamais marqué par les évènements survenus au Quartier Latin, les affrontements entre les étudiants et les CRS, l’occupation de la Sorbonne, (gentiment appelé la « chienlit » par le Général de Gaulle alors au pouvoir, lors d’une conférence de presse), les fameux accords de grenelle menés entre syndicats(CGT, CFDT, FO, CGC, CFTC, FEN) avec des représentants tels que Benoit Frachon, Georges Séguy, André Bergeron, pouvoir (Georges Pompidou, Premier ministre ; Jean-Marcel Jeanneney, ministre des affaires sociales, Jacques Chirac, secrétaire d’état aux affaires sociales, Edouard Balladur, cabinet du premier ministre) et le CNPF, syndicat patronnal), l’arrivée dans le paysage politique français d’un jeune leader franco-allemand, qui deviendra le symbole de cette révolution printanière de 1968 : Daniel Cohn-Bendit. Un changement de cap qui enterrera définitivement l’insouciance née de la vague yéyé avec ses idoles Claude François, Eddy Mitchell, Johnny Hallyday, Franck Alamo, Richard Anthony, Sylvie Vartan, France Gall, Jacques Dutronc, Françoise Hardy et consorts.

Bientôt viendront les Jean-Michel Caradec, Georges Brassens, Jean-Roger Caussimon, Léo Ferré, Jean Ferrat ou Juliette Gréco, parmi d’autres, qui prendront toute leur place dans l’univers musical français au tournant du virage 60’s-70’s. L’engagement moral, social des artistes davantage concernés est alors très net. Leurs textes plus en phases avec la société qui bouge, change, avance, mette à jour cette (r) évolution. Ils ouvriront la voie à des chanteurs tels que Bernard Lavilliers, Jacques Higelin, Hubert-Félix Thiéfaine, Renaud, Michel Sardou, Michel Berger, France Gall, Maxime Le Forestier… qui au gré de certaines de leurs chansons, traiteront de sujets de société (pauvreté, désertification des régions hier bastions d’industrie française, dureté au travail, emprisonnement arbitraire, dictature, abandon de certaines industries…).

50 ans après, celles et ceux qui voulaient changer le monde, faire la révolution, plein d’idéaux, se retrouvent, parfois, souvent, à diriger de grandes entreprises, des journaux, des médias, à faire des affaires. Que reste-t-il de l’utopie des cette année-là? Cohn Bendit est devenu un personnage politique important autant en France qu’en Allemagne, le journal « Libération », autrefois fondé par Jean-Paul Sartre et Serge July, se voulant porteur des idéaux de changement en courre à l’époque, a bien changé depuis. Créée en janvier 1964, l’ORTF sera démantelée en 1974, année de création de Radio France, ouvrant doucement la voix à une indépendance de la presse vis-à-vis du pouvoir en place, et une diversification des médias. S’en suivra la naissance des 3 chaines que sont TF1, Antenne 2 et FR3 (France Régions 3). Il faudra attendre 1981, après l’élection de Mitterrand, et sous l’impulsion de Jack Lang, ministre de la Culture, pour que les radios outre les grands médias privés (Europe 1, RTL, RMC…)  soient mis en concurrence avec des radios dites libres…. dont les têtes de proues s’appellent alors NRJ, Radio Nova. Une nouvelle vague de contestations, d’expression, prenait alors le relais. 1968 avait fait des « petits ».

En 2018, si les médias sont partout, l’information accessible sur tous supports, traditionnels comme numériques, les tenants du pouvoir ont parfois tendance à vouloir remonter le temps et de la plus mauvaise des manières. Il est des échos venus de Loire-Atlantique ou d’ ailleurs dans le monde, ces dernières semaines, qui ont montré hélas que le pouvoir en place peut encore, s’il le désire, canaliser, verrouiller, interdire, censurer toute information sur des évènements en cours. Bon je m’égare un peu… je vous laisse donc avec la bande son d’une époque qui est désormais entrée dans l’histoire de France, enseignée dans les collèges et Lycées.

Vous rappelez-vous où vous étiez, ce que vous faisiez en ce joli moi de mai 1968 (comme le chante Jean Ferrat)? Cette balade musicale vous permettra peut-être de vous en souvenir tout en (re) découvrir les artistes qui ont fait des chansons sur et autour de la période de MAI 68. Cela rappellera peut-être des souvenirs à certains-certaines.

Guillaume.

 

Tom Petty, figure de la country.


Alors que l’Amérique était plongée dans l’horreur début octobre lors d’un concert folk country devant le casino Mandalay Bay de Las Vegas, autrefois haut lieu des soirées du Rat Pack, Tom Petty , musicien discret et talentueux, figure emblématique de la musique folk et de la culture américaine, est décédé brutalement, à 67 ans (il allait les fêter le 20 octobre prochain) seulement, suite à une crise cardiaque.

En 40 ans de carrière, Tom Petty aura enregistré une vingtaine d’albums avec son groupe, les Heartbreakers, sur la période 1976-2014, et enregistré 3 albums solos (« Full moon fever », 1989 ; « Wildflowers », 1994 ; « Highway Companion », 2006), sans oublier les 3 albums enregistrés avec les Traveling Wilburys, groupe comprenant également Jeff Lynne, Bob Dylan, Roy Orbison, George Harrison. A noter qu’il a aidé, en 1989, au démarrage de la carrière d’un jeune musicien, nommé Lenny Kravitz,  en le prenant en première partie de sa tournée du moment. Le jeune musicien a bénéficié de la bienveillance et des conseils de l’Oncle Tom, ou du Major Tom, comme dirait David Bowie.

Homme à l’allure juvénile, sa voix nasillarde et son jeu de guitare simple et efficace, en plus de talent d’auteur de chanson, firent de lui une figure majeur de la musique américaine ces 40 dernières années. Folk, country, blues parfois, ne refusant que rarement une apparirion sur scène lors d’évènements ou d’hommage à des confrères guitaristes-chanteurs, histoire de faire le bœuf comme on dit, Tom Petty se baladait entre les styles, les étiquettes, tout en revendiquant un amour sincère pour la culture populaire américaine. Il était un musicien apprécié et reconnu par le monde la musique.

Il nous reste à réécouter ses disques, sa musique. Je vous ai concocté une petite sélection.

A savourer. A réécouter.

Guillaume.

 

 

 

 

 

 

 

Demain ça ira mieux ! avec Lisa Leblanc


cover_lisaleblanc Lisa Leblanc, c’est un premier album plein de chansons énervées de rouspéteuse qui sent son cerveau ramollir, déteste ses voisins et clame : « Pt’être que demain ça ira mieux  mais aujourd’hui ma vie c’est de la marde ! ». Mais quelques belles déclarations d’amour toutes en finesse montraient dès le départ qu’elle saurait nous faire vibrer sur plus d’une corde.

« Why you wanna leave runaway queen » qui est sorti fin septembre dévoile d’autres facettes de la chanteuse. S’il y a en apparence plus d’éclectisme puisque l’on passe par exemple d’un style cajun à une reprise au banjo (brillante) d’Ace of spades, je vois bien les chansons s’enchaîner sous la forme d’un road trip avec des rencontres en demi-teinte au bord de la route. Les chansons parlent de relation à distance, d’amours incertaines ou qui s’étiolent, de ceux qui partent et de ceux qu’on doit quitter.

Et en concert qu’est-ce que ça donne ? Autant dire que l’expérience est incroyable ! Ses trois musiciens à grosses barbes sont excellents et elle même a gagné en maîtrise : elle envoie une énergie folle. Lisa parle au public comme si elle connaissait chacun et se moque de ses propres mauvaises blagues, propose à tous de la rejoindre dans une thérapie de groupe en hurlant les paroles d’ « aujourd’hui ma vie c’est de la marde » et finit à l’improviste sur une reprise folk de Lee Hazlewood qui serre les cœurs.

(Lisa, moi aussi je t’aime  ! ❤ ❤ )

Elsa

Black Star, ultime salut terrien avant départ vers les étoiles !


BlackStar_image« Black Star« , paru le 10 janvier dernier, 2 jours seulement après sa disparition, est le dernier opus composé par David Robert Jones, alias David Bowie.

Ultime preuve de son immense talent, de son insatiable curiosité artistique, « Black Star » (non, ce n’est pas une référence à l’Etoile Noire de Star Wars), est un conglomérat sonore, un kaléidoscope musical qui reflète parfaitement ce qu’à toujours été l’univers de David Bowie : un génial mélangeur-arrangeur de genres, de pratiques (chant, peinture, musiques, photo…).

Ici le morceau éponyme de l’album, qui ouvre celui-ci est une parfaite illustration de cela : Si la voix, abîmée par la maladie, donne encore quelques frissons par sa justesse et son timbre unique, l’orchestration générale, mélange de jazz, de boucles électroniques, de nappes synthétiques, offre une musique hors du temps, quasi lunaire. 10 minutes d’une introduction ultime au monde multicolore de David Bowie. La suite, dès » She was a whore », s’avère plus pop, même si le saxophone aux aspects free des 60’s y est des plus présents. Puis, de « Lazarus » (le clip, qui montre Bowie, dans son lit d’hôpital, la Mort ayant déjà entamé son travail de sape, est assez terrible, bien que sublime dans son esthétique visuelle) au terminal « Everything away », c’est une déambulation sonore, une balade musicale, au gré des ambiances (pop, jazz, électro). La voix livre ses derniers ressorts, comme un cadeau ultime d’un artiste qui va s’en aller (ce qui n’est pas sans me rappeler « Made in Heaven » de Queen, ultime témoignage sonore du talent vocal de Freddie Mercury, avec là aussi des morceaux très très « aériens »).

« Black Star » est un magnifique chant du cygne musical, une dernière pirouette pop, pilotée de mains de maîtres par David Bowie, alors que la Grande Faucheuse, (« Dame Oclès » comme l’appelle Mathias Malzieu dans son récent livre « Un vampire en pyjama ») est en route pour prendre possession définitive et sans remords d’un artiste qui aura marqué de son empreinte les 50 dernières années de l’histoire musicale, par son sens inné et surdéveloppé de la création artistique.

Un belle sortie, par la grande porte ! Pour un artiste comme Bowie, Il ne pouvait en être autrement !

Guillaume.

 

Dom La Nena, la saudade à voix douce…


DomLaNena_image« Soyo« … « Je suis » ou « C’est moi »… ainsi, modestement, simplement, se présente la chanteuse et violoncelliste au visage poupon, d’origine brésilienne, Dom La Nena, sur son quatrième album, en seulement 3 ans (!), puisque le premier, « Ela », date de… 2013 !

Je l’avais découvert en 2013, sur la scène de l’espace Gérard Philipe, dans le cadre du Festival des Aventuriers. Apparue ce soir-là comme si la scène était un endroit naturel pour elle, sa prestation avait alors capté l’attention du public présent par sa voix douce, ses chansons aux ambiances parfois émouvantes, aux accents nostalgiques, qui racontent la vie, l’amour, la tristesse. Son chant, empreint de nostalgie (saudade) , son jeu de violoncelliste, tout en délicatesse, avait conquis l’auditoire. A 27 ans, cette artiste brésilienne a déjà un parcours bien rempli, avec, outre ses albums enregistrés, des collaborations artistiques avec Jane Birkin, Jeanne Moreau ou encore Piers Faccini (ce dernier, qui possède un studio d’enregistrement dans les Cévennes, a aidé et participé à certains morceaux qui figurent sur « Ela »).

Tout au long de cet album, Dom La Nena dévoile son univers musical, alliage de mélodies simples, dépouillées, et d’arrangements subtils, où  la guitare, le piano, viennent s’ajouter sans en faire trop. La voix légèrement voilée de la chanteuse-violoncelliste, passe très bien tout au long des 11 titres de l’album. Polyglote, elle s’avance aussi en français « Juste une chanson », voire en italien « Golondrina »,  espagnol « El silencio », ou anglais « Carnaval ». Loin de faire dans la facilité en s’appuyant sur le répertoire ou le style des chanteurs et chanteuses brésiliens qui l’ont précédé, elle propose un univers un brin décalé, mais très chouette. Si légère peut paraitre sa musique, elle n’en reste pas moins très agréable à découvrir, écouter, savourer.

Alors ne passez pas à côté de cette artiste particulière, qui trace un joli sillon, dans l’univers de la chanson brésilienne contemporaine.

J’attends avec curiosité la suite des aventures musicales de Dom La Nena.

Guillaume.

 

Le dandy-troubadour Eicher fait escale à Fontenay.


StephaneEicher_albumA la rentrée prochaine, le 17 octobre, en clôture de la 29 ème édition du Festival de Marne, le chanteur rockeur suisse Stéphane Eicher  viendra se produire à Fontenay sous Bois, salle Jacques Brel. L’occasion pour le public de voir, (re) découvrir cet artiste discret, timide, au look de dandy, et dont la fine moustache lui donne un air de mousquetairou de bel hidalgo (n’est-ce pas mesdames?) qui se fait rare sur scène.

L‘auteur de tubes comme « Two people in a room » (extrait de « I tell this night », 1983), « Combien de temps » (« Silence », 1987), qui fit en 1989à l’occasion de son album « My place »  la rencontre du romancier Philippe Djian (qui va devenir son unique parolier). Djian lui écrira les tubes « Déjeuner en paix », « Pas d’ami comme toi » et « Des hauts et des bas ».

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Issu de cultures différentes, Stéphane Eicher prend un malin plaisir à insérer dans sa musique des instruments rares tels le cymbalum ou le cromorne, la vielle à roue, la cornemuse. C’est notable sur les albums « Engelberg », « Carcassonne ». Musicien curieux de nouveaux horizons, il a participé à la bande originale du film « Monsieur N. »  (2003), réalisé par Antoine De Caunes.

Son dernier album « L’envolée« , sorti dans la discrétion en 2013, nous vaut de le voir faire escale sur la scène de la salle Jacques Brel, à l’occasion du début de la saison culturelle.

Nul doute que le voyage musical concocté par le chanteur helvétique sera de qualité. Ne loupez pas le passage de cet artiste singulier.

Guillaume.

 

Michel Cloup Duo, Toulouse et le rock au cœur.


MichelCloupDuo_pochette A l’occasion du Festival des Aventuriers 2014, du 9 au 19 décembre 2014) le public, lors de la soirée d’ouverture, a eu l’occasion de découvrir Michel Cloup Duo.

Derrière ce patronyme bizarre, se cache un artiste toulousain, guitariste-chanteur, qui a déjà fait beaucoup de choses musicalement, puisqu’il a officié au sein du groupe Diabologum dans les années 90, puis le Peter Parker Experience (Hommage à L’Homme-Araignée qui sévit sur nos écrans?? ), puis Experience, et enfin en solo depuis quelques années.

Sa cuvée 2014, « Minuit dans tes bras » est un album au rock simple, efficace, animant des textes parfois noirs, désespérés, mais de bonne facture. Outre « Minuit dans tes bras », qui ouvre l’album, « j’ai peur de nous », « Coma », « Ma vieille cicatrice » et « Nous vieillirons ensemble », sont autant de petits univers, intimistes, déprimés, de blessures intérieures. Univers brut de forme, dépouillé par moments. Le batteur, Patrice Cartier, impressionnant dans sa maitrise technique et rythmique, par ses jeux de cymbales, renforce l’univers sonore, parfois brouillon créé volontairement par Michel Cloup (écoutez pour cela le second chapitre de « Minuit dans tes bras »).

Hier soir, la prestation de ce duo, fut de belle qualité, pendant plus d’une heure, a la satisfaction du public nombreux présent. Un univers à la fois intimiste, rock, électro, un peu décalé… mais qui est maîtrisé par son leader.

Michel Cloup Duo est un artiste à suivre, assurément.

Guillaume.

 

10 ans déjà que Nougaro s’est envolé !


Le petit taureau de Toulouse, le chantre occitan, défenseur acharné de la langue française, mélangeur patenté de rythmes et de sons, de couleurs musicales, j’ai nommé Claude Nougaro, est parti rejoindre le Paradis des manieurs de mots voilà 10 ans déjà !

De père baryton à l’Opéra de Toulouse et de mère professeure de piano, Claude Nougaro, très vite, va se tourner vers les mots, la musique, ayant découvert Louis Armstrong, Piaf ou encore Bessie Smith. Plus tard, la rencontre avec Georges Brassens sera déterminante, celui-ci devenant le mentor de Nougaro.

Nougaro aime écrire, pour les autres (Marcel Amont, Philippe Clay, Marguerite Monnot-compositrice de Piaf), mais aussi déclamer la poésie, un art majeur selon lui. Poète, auteur-interprète, peintre à ses heures, dessinateur, Claude Nougaro était un touche à tout.

Musicalement, il a « voyagé » également, s’inspirant de rythmes africains (album « Locomotive d’Or« ), de mélopées brésiliennes de Chico Buarque « Ah tu verras », du rock (Album Nougayork), de la musique jazz (adaptant notamment le Blue Rondo à la Turc -« A bout de souffle »- de Dave Brubeck. » Le jazz et la Java », « Toulouse », « Armstrong », « Paris Mai », « Le Coq et la Pendule », parmi tant d’autres, sont devenu des standards du répertoire.  De Michel Legrand à Michel Portal, de André Ceccarelli à Maurice Vander, Bernard Lubat, Didier Lockwoodd’Al Jarreau à Herbie Hancock,  ils ont tous apporté leur talent à l’univers de Nougaro.

Parti à 75 ans , l’enfant de Toulouse nous  laisse un héritage riche, en qualité comme en quantité. A (re) découvrir, savourer, sans modération !

Guillaume.

Chanson française et electro pop


ARMAN_MELIES_AM_IV_cover IV est le 4ème album de Arman Méliès de son vrai nom : Jan Fiévé .

Arman a croisé la route de Bashung avec qui il a travaillé sur Bleu pétrole, Thiéfaine, Julien Doré. Il nous présente ici un mélange étonnant d’électro-pop sur laquelle vient glisser de la chanson française.

Des textes poétiques pleins de mélancolie, un style très particulier que je vous laisse découvrir.

Françoise

Judy Garland… over the times….


A l’instar de ses consoeurs Natalie Wood, Marylin Monroe, Rita Hayworth ou Cyd Charisse, Judy Garland a mené de front 2 carrières, qui parfois s’entremélaient : cinéma et chanson.

Révélée toute jeune (à 13 ans, elle est engagée par la MGM) cette jeune comédienne, va vite devenir une actrice qui compte, jouer dans de nombreux « musicals » aux côtés des stars de l’époque, et former un duo avec Mickey Rooney. A côté d’une carrière au cinéma qui marche bien, Judy Garland, chanteuse depuis ses 3 ans, enregistre de nombreux titres.

Outre le fameux Over the Rainbow, le coffret permet de (re) découvrir son talent vocal. Ainsi les titres You never walk alone, I got rythm, Stompin’ at the Savoy ou encore Embraceable you sont des pépites qui n’ont rien perdu. Bien que les enregistrements, la façon de chanter, comme les orchestrations, soient d’une autre époque, le charme auditif reste indéniable.

Guillaume.