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Demain ça ira mieux ! avec Lisa Leblanc


cover_lisaleblanc Lisa Leblanc, c’est un premier album plein de chansons énervées de rouspéteuse qui sent son cerveau ramollir, déteste ses voisins et clame : « Pt’être que demain ça ira mieux  mais aujourd’hui ma vie c’est de la marde ! ». Mais quelques belles déclarations d’amour toutes en finesse montraient dès le départ qu’elle saurait nous faire vibrer sur plus d’une corde.

« Why you wanna leave runaway queen » qui est sorti fin septembre dévoile d’autres facettes de la chanteuse. S’il y a en apparence plus d’éclectisme puisque l’on passe par exemple d’un style cajun à une reprise au banjo (brillante) d’Ace of spades, je vois bien les chansons s’enchaîner sous la forme d’un road trip avec des rencontres en demi-teinte au bord de la route. Les chansons parlent de relation à distance, d’amours incertaines ou qui s’étiolent, de ceux qui partent et de ceux qu’on doit quitter.

Et en concert qu’est-ce que ça donne ? Autant dire que l’expérience est incroyable ! Ses trois musiciens à grosses barbes sont excellents et elle même a gagné en maîtrise : elle envoie une énergie folle. Lisa parle au public comme si elle connaissait chacun et se moque de ses propres mauvaises blagues, propose à tous de la rejoindre dans une thérapie de groupe en hurlant les paroles d’ « aujourd’hui ma vie c’est de la marde » et finit à l’improviste sur une reprise folk de Lee Hazlewood qui serre les cœurs.

(Lisa, moi aussi je t’aime  ! ❤ ❤ )

Elsa

Black Star, ultime salut terrien avant départ vers les étoiles !


BlackStar_image« Black Star« , paru le 10 janvier dernier, 2 jours seulement après sa disparition, est le dernier opus composé par David Robert Jones, alias David Bowie.

Ultime preuve de son immense talent, de son insatiable curiosité artistique, « Black Star » (non, ce n’est pas une référence à l’Etoile Noire de Star Wars), est un conglomérat sonore, un kaléidoscope musical qui reflète parfaitement ce qu’à toujours été l’univers de David Bowie : un génial mélangeur-arrangeur de genres, de pratiques (chant, peinture, musiques, photo…).

Ici le morceau éponyme de l’album, qui ouvre celui-ci est une parfaite illustration de cela : Si la voix, abîmée par la maladie, donne encore quelques frissons par sa justesse et son timbre unique, l’orchestration générale, mélange de jazz, de boucles électroniques, de nappes synthétiques, offre une musique hors du temps, quasi lunaire. 10 minutes d’une introduction ultime au monde multicolore de David Bowie. La suite, dès » She was a whore », s’avère plus pop, même si le saxophone aux aspects free des 60’s y est des plus présents. Puis, de « Lazarus » (le clip, qui montre Bowie, dans son lit d’hôpital, la Mort ayant déjà entamé son travail de sape, est assez terrible, bien que sublime dans son esthétique visuelle) au terminal « Everything away », c’est une déambulation sonore, une balade musicale, au gré des ambiances (pop, jazz, électro). La voix livre ses derniers ressorts, comme un cadeau ultime d’un artiste qui va s’en aller (ce qui n’est pas sans me rappeler « Made in Heaven » de Queen, ultime témoignage sonore du talent vocal de Freddie Mercury, avec là aussi des morceaux très très « aériens »).

« Black Star » est un magnifique chant du cygne musical, une dernière pirouette pop, pilotée de mains de maîtres par David Bowie, alors que la Grande Faucheuse, (« Dame Oclès » comme l’appelle Mathias Malzieu dans son récent livre « Un vampire en pyjama ») est en route pour prendre possession définitive et sans remords d’un artiste qui aura marqué de son empreinte les 50 dernières années de l’histoire musicale, par son sens inné et surdéveloppé de la création artistique.

Un belle sortie, par la grande porte ! Pour un artiste comme Bowie, Il ne pouvait en être autrement !

Guillaume.

 

Dom La Nena, la saudade à voix douce…


DomLaNena_image« Soyo« … « Je suis » ou « C’est moi »… ainsi, modestement, simplement, se présente la chanteuse et violoncelliste au visage poupon, d’origine brésilienne, Dom La Nena, sur son quatrième album, en seulement 3 ans (!), puisque le premier, « Ela », date de… 2013 !

Je l’avais découvert en 2013, sur la scène de l’espace Gérard Philipe, dans le cadre du Festival des Aventuriers. Apparue ce soir-là comme si la scène était un endroit naturel pour elle, sa prestation avait alors capté l’attention du public présent par sa voix douce, ses chansons aux ambiances parfois émouvantes, aux accents nostalgiques, qui racontent la vie, l’amour, la tristesse. Son chant, empreint de nostalgie (saudade) , son jeu de violoncelliste, tout en délicatesse, avait conquis l’auditoire. A 27 ans, cette artiste brésilienne a déjà un parcours bien rempli, avec, outre ses albums enregistrés, des collaborations artistiques avec Jane Birkin, Jeanne Moreau ou encore Piers Faccini (ce dernier, qui possède un studio d’enregistrement dans les Cévennes, a aidé et participé à certains morceaux qui figurent sur « Ela »).

Tout au long de cet album, Dom La Nena dévoile son univers musical, alliage de mélodies simples, dépouillées, et d’arrangements subtils, où  la guitare, le piano, viennent s’ajouter sans en faire trop. La voix légèrement voilée de la chanteuse-violoncelliste, passe très bien tout au long des 11 titres de l’album. Polyglote, elle s’avance aussi en français « Juste une chanson », voire en italien « Golondrina »,  espagnol « El silencio », ou anglais « Carnaval ». Loin de faire dans la facilité en s’appuyant sur le répertoire ou le style des chanteurs et chanteuses brésiliens qui l’ont précédé, elle propose un univers un brin décalé, mais très chouette. Si légère peut paraitre sa musique, elle n’en reste pas moins très agréable à découvrir, écouter, savourer.

Alors ne passez pas à côté de cette artiste particulière, qui trace un joli sillon, dans l’univers de la chanson brésilienne contemporaine.

J’attends avec curiosité la suite des aventures musicales de Dom La Nena.

Guillaume.

 

Le dandy-troubadour Eicher fait escale à Fontenay.


StephaneEicher_albumA la rentrée prochaine, le 17 octobre, en clôture de la 29 ème édition du Festival de Marne, le chanteur rockeur suisse Stéphane Eicher  viendra se produire à Fontenay sous Bois, salle Jacques Brel. L’occasion pour le public de voir, (re) découvrir cet artiste discret, timide, au look de dandy, et dont la fine moustache lui donne un air de mousquetairou de bel hidalgo (n’est-ce pas mesdames?) qui se fait rare sur scène.

L‘auteur de tubes comme « Two people in a room » (extrait de « I tell this night », 1983), « Combien de temps » (« Silence », 1987), qui fit en 1989à l’occasion de son album « My place »  la rencontre du romancier Philippe Djian (qui va devenir son unique parolier). Djian lui écrira les tubes « Déjeuner en paix », « Pas d’ami comme toi » et « Des hauts et des bas ».

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Issu de cultures différentes, Stéphane Eicher prend un malin plaisir à insérer dans sa musique des instruments rares tels le cymbalum ou le cromorne, la vielle à roue, la cornemuse. C’est notable sur les albums « Engelberg », « Carcassonne ». Musicien curieux de nouveaux horizons, il a participé à la bande originale du film « Monsieur N. »  (2003), réalisé par Antoine De Caunes.

Son dernier album « L’envolée« , sorti dans la discrétion en 2013, nous vaut de le voir faire escale sur la scène de la salle Jacques Brel, à l’occasion du début de la saison culturelle.

Nul doute que le voyage musical concocté par le chanteur helvétique sera de qualité. Ne loupez pas le passage de cet artiste singulier.

Guillaume.

 

Michel Cloup Duo, Toulouse et le rock au cœur.


MichelCloupDuo_pochette A l’occasion du Festival des Aventuriers 2014, du 9 au 19 décembre 2014) le public, lors de la soirée d’ouverture, a eu l’occasion de découvrir Michel Cloup Duo.

Derrière ce patronyme bizarre, se cache un artiste toulousain, guitariste-chanteur, qui a déjà fait beaucoup de choses musicalement, puisqu’il a officié au sein du groupe Diabologum dans les années 90, puis le Peter Parker Experience (Hommage à L’Homme-Araignée qui sévit sur nos écrans?? ), puis Experience, et enfin en solo depuis quelques années.

Sa cuvée 2014, « Minuit dans tes bras » est un album au rock simple, efficace, animant des textes parfois noirs, désespérés, mais de bonne facture. Outre « Minuit dans tes bras », qui ouvre l’album, « j’ai peur de nous », « Coma », « Ma vieille cicatrice » et « Nous vieillirons ensemble », sont autant de petits univers, intimistes, déprimés, de blessures intérieures. Univers brut de forme, dépouillé par moments. Le batteur, Patrice Cartier, impressionnant dans sa maitrise technique et rythmique, par ses jeux de cymbales, renforce l’univers sonore, parfois brouillon créé volontairement par Michel Cloup (écoutez pour cela le second chapitre de « Minuit dans tes bras »).

Hier soir, la prestation de ce duo, fut de belle qualité, pendant plus d’une heure, a la satisfaction du public nombreux présent. Un univers à la fois intimiste, rock, électro, un peu décalé… mais qui est maîtrisé par son leader.

Michel Cloup Duo est un artiste à suivre, assurément.

Guillaume.

 

10 ans déjà que Nougaro s’est envolé !


Le petit taureau de Toulouse, le chantre occitan, défenseur acharné de la langue française, mélangeur patenté de rythmes et de sons, de couleurs musicales, j’ai nommé Claude Nougaro, est parti rejoindre le Paradis des manieurs de mots voilà 10 ans déjà !

De père baryton à l’Opéra de Toulouse et de mère professeure de piano, Claude Nougaro, très vite, va se tourner vers les mots, la musique, ayant découvert Louis Armstrong, Piaf ou encore Bessie Smith. Plus tard, la rencontre avec Georges Brassens sera déterminante, celui-ci devenant le mentor de Nougaro.

Nougaro aime écrire, pour les autres (Marcel Amont, Philippe Clay, Marguerite Monnot-compositrice de Piaf), mais aussi déclamer la poésie, un art majeur selon lui. Poète, auteur-interprète, peintre à ses heures, dessinateur, Claude Nougaro était un touche à tout.

Musicalement, il a « voyagé » également, s’inspirant de rythmes africains (album « Locomotive d’Or« ), de mélopées brésiliennes de Chico Buarque « Ah tu verras », du rock (Album Nougayork), de la musique jazz (adaptant notamment le Blue Rondo à la Turc -« A bout de souffle »- de Dave Brubeck. » Le jazz et la Java », « Toulouse », « Armstrong », « Paris Mai », « Le Coq et la Pendule », parmi tant d’autres, sont devenu des standards du répertoire.  De Michel Legrand à Michel Portal, de André Ceccarelli à Maurice Vander, Bernard Lubat, Didier Lockwoodd’Al Jarreau à Herbie Hancock,  ils ont tous apporté leur talent à l’univers de Nougaro.

Parti à 75 ans , l’enfant de Toulouse nous  laisse un héritage riche, en qualité comme en quantité. A (re) découvrir, savourer, sans modération !

Guillaume.

Chanson française et electro pop


ARMAN_MELIES_AM_IV_cover IV est le 4ème album de Arman Méliès de son vrai nom : Jan Fiévé .

Arman a croisé la route de Bashung avec qui il a travaillé sur Bleu pétrole, Thiéfaine, Julien Doré. Il nous présente ici un mélange étonnant d’électro-pop sur laquelle vient glisser de la chanson française.

Des textes poétiques pleins de mélancolie, un style très particulier que je vous laisse découvrir.

Françoise

Judy Garland… over the times….


A l’instar de ses consoeurs Natalie Wood, Marylin Monroe, Rita Hayworth ou Cyd Charisse, Judy Garland a mené de front 2 carrières, qui parfois s’entremélaient : cinéma et chanson.

Révélée toute jeune (à 13 ans, elle est engagée par la MGM) cette jeune comédienne, va vite devenir une actrice qui compte, jouer dans de nombreux « musicals » aux côtés des stars de l’époque, et former un duo avec Mickey Rooney. A côté d’une carrière au cinéma qui marche bien, Judy Garland, chanteuse depuis ses 3 ans, enregistre de nombreux titres.

Outre le fameux Over the Rainbow, le coffret permet de (re) découvrir son talent vocal. Ainsi les titres You never walk alone, I got rythm, Stompin’ at the Savoy ou encore Embraceable you sont des pépites qui n’ont rien perdu. Bien que les enregistrements, la façon de chanter, comme les orchestrations, soient d’une autre époque, le charme auditif reste indéniable.

Guillaume.