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Mister Porter chante sur du velours, toujours…! (trop ?)


TakemetotheAlleyDepuis le précédent « Liquid spirit » sorti en 2013, le colosse Gregory Porter avait pris du recul, après une tournée longue et triomphale à travers la planète. Il nous revient, avec « Take me to the Alley« , enregistré à New-York en octobre 2015.

Entouré d’une équipe solide et talentueuse, avec notamment une section cuivres qui sonne au diapason, Gregory Porter nous revient en pleine forme vocale, surfant avec bonheur, avec sa voix de velours sur les ambiances concoctées par ses musiciens. Ambiances langoureuses (Take me to the Alley ; Consequence of love), soul mêlée de flow rap (Don’t loose your steam), balade chaloupée (In fashion), rien ne résiste à ce vocaliste de talent, à ce crooner taillé comme un joueur de Foot Américain (jeune, il a du stopper sa carrière pour cause de grave blessure à l’épaule, se tournant alors vers le théâtre… et le chant!). Le jazz cool, ambiance fin de soirée, ou petit matin, dans un club cosy, est ici distillé sans failles. C’est propre, bien fait, pas une note en trop… mais c’est justement ça qui m’ennuie…. c’est TROP lisse, ca ne s’emballe jamais ou presque! Bien sûr, le groove mis en place par la section rythmique est impeccable, mais personnellement, j’aimerais l’entendre chanter davantage sur un répertoire plus funky, plus rhytmé. Il a la voix pour! Sur ce nouvel opus, il faut attendre « Fan the Flames« , l’avant-dernier morceau, pour l’entendre s’amuser sur un morceau très bebop!  Ca fait trop peu pour moi, Mister Porter!

Moi qui ai adoré les 3 premiers albums de l’homme de Sacramento, je reste ici un peu sur ma fin. Néanmoins, l’album s’écoute très agréablement.

Guillaume.

 

Lee Fields, dans l’ombre d’un géant…


LeeFields_pochetteLee Fields. Ce nom n’évoquera sans doute pas grande chose à votre mémoire, sauf a celles et ceux qui sont fans de Soul Music, période 60’s et 70’s.

Né en 1951 en Caroline du nord, et très vite surnommé « Little J.B » en raison de sa ressemblance physique et de son timbre vocal évoquant parfois celui du godfather of soul, il a mené une carrière en solo, dans l’ombre du géant. Pas simple dès lors de se faire une place au soleil de la funk, soul music. Mais l’homme est tenace. il fait son chemin, accumulant les tournées, les collaborations prestigieuses (Kool and the Gang, Martin Solveig par deux fois…). Un parcours discographique clairsemé, certes, mais qui n’empêche pas la qualité. La preuve? son dernier album « Emma Jean » (2014),dont la pochette en noir et blanc, evoque une traversée du désert, et au verso, un homme sorti d’un tunnel humain, musiacal.  » Emma Jean » fleure bon la soul des années 70’s, un son gras, une voix parfois plaintive, éraillée,  mais avec ce grain inimitable que possède les grands chanteurs soul : Marvin Gaye, James Brown, Otis Redding…et donc Lee Fields. Cet album sonne comme  une renaissance artistique.

Tout au long du disque, je me suis dit : « Mais pourquoi cet artiste est si peu connu du grand public? »… La réponse s’étale tout au long des 11 titres, 11 pépites musicales, de « Just can’t win » qui ouvre l’album, à « Don’t leave me this way » qui le cloture, en passant par les beaux « Standing by your side« , « Eye to eye » ou « in the woods« ,  qui finissent de (me) convaincre.

Ne ratez pas cet artiste, cette voix. Elle vous offre un voyage dans le temps, une promenade dans l’age d’or de la soul américaine.

Guillaume.

Bennett-Brubeck, duo magique !


BennettBrubeck_pochetteParfois, il arrive de « tomber » sur une perle, un moment magique !

C’est le cas pour moi, lorsque mes oreilles ont entendu le White House Sessions de 1962, enregistré lors du festival de Jazz de Washington, réunissant pour l’occasion le chanteur Tony Bennett et le pianiste Dave Brubeck, accompagnés notamment par le saxophoniste alto Paul Desmond, Joe Morello aux baguettes, et Eugene Wright à la contrebasse.

Le concert démarre par le célèbre Take Five, derrière lequel nous pouvons découvrir le très joli Nomad.

Le très be bop Thank you laisse le saxophoniste Paul Desmond nous régaler de son jeu fluide, précis. Le duo rythmique tient la barque sans ciller. Castilian blues ferme cette première partie. Just in time voit Tony Bennett rejoindre Dave Brubeck et consorts sur scène.  Celui qui longtemps resta dans l’ombre du géant Sinatra, enchaîne alors avec le mélo Small world, puis Make someone happy.  Soutenu, accompagné par le quatuor précité, le crooner nous régale. Les superbes Lullaby of Broadway, That old black magic et There will be another you, clôturent cette rencontre au sommet, entre deux géants du jazz.

Une perle rare, à se mettre entre les oreilles au plus vite !!!

Guillaume.

Harry Connick, jazzman versatile


Celles et ceux qui sont  passés  à Marciac cet été, ont eu le privilège de pouvoir aller écouter Harry Connick Jr., jazzman américain né il y a 45 ans à la Nouvelle Orléans, pour ce qui fut son unique date en France cette année.

Ayant démarré très tôt le piano (5 ans !) et enregistré son premier album de ragtime à… 11 ans ! , Harry Connick Jr., va connaître un succès rapide aux abords de la vingtième année. Musicien complet, producteur (il a découvert… Michael Bublé), arrangeur, chanteur, il a été un temps appellé « le nouveau Sinatra ». Pour se démarquer de cette étiquette encombrante, il multiplie les rencontres musicales, varie les univers,  passant allègrement du be bop, au funk, du big band style au trio, quand il ne fait pas le crooner en solo.

Sur scène, c’est un bonheur de le voir évoluer, jouer, chanter, diriger, communier avec le public.

A écouter : « Song I heard » ; « Come by me » ; « Lofty’s roach soufflé » ; « 30 » ; My new orleans« . 

Guillaume.

Un groove qui explose et vous donne la pêche !


Le nouveau disque du pianiste Eric Legnini «  The vox » est enthousiasmant. Son phrasé qui swingue, soutenu par la rythmique inventive du batteur Frank Agulhon ne laisse pas indifférent. La voix de la chanteuse Krystle Warren, jeune chanteuse et guitariste soul vous donne des frissons. Des musiciens  talentueux  à l’unisson, un grand bonheur.
Ecoutez aussi le cd de Krystle Warren « Circles ».
Enitram