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« The Voice » aurait eu 100 ans!


FrankSinatra_photo« The Voice »… Je sais, je sais, les plus jeunes penseront que je fais allusion au télé-crochet diffusé en France. Point du tout!

Je fais évidemment référence à Francis Albert Sinatra, alias Frank Sinatra, acteur-chanteur, dont la voix a cessé de résonner voilà 17 ans déjà, et qui aurait eu 100 ans le 12 décembre prochain.

Américain d’origine italo-sicilienne, Frank Sinatra va se faire connaître en tant que chanteur dans les années 40, au sein de l’orchestre de Tommy Dorsey, avec notamment « I’ll be seeing you ». Parallèlement, il va vite devenir un acteur dont la cote va vite grimper à Hollywood. Dans les années 50 et 60, il va tourner avec les plus grands réalisateurs de l’âge d’or d’Hollywood : Fred Zinneman, Otto Preminger, Vincente Minnelli, s’imposant dans des films comme « Tant qu’il y aura des hommes » (1953) ; « L’homme au bras d’or » (1955) ; « La blonde ou la rousse » (1957, avec Kim Novak et Rita Hayworth) « Comme un torrent » (1958) ; « L’ombre d’un géant » (1966). Après un passage à vide, en 1977, Martin Scorsese lui permettra de retrouver la cote auprès du public, en lui demandant d’interpréter la chanson « New-York, New-York », qui donnera son titre au film. Véritable séducteur, Ava Gardner, Marylin Monroe, Rita Hayworth, Mia Farrow, tomberont successivement sous le charme de l’acteur-chanteur italo-américain.

C‘est également dans les années 50 que le RatPack (littéralement Gang de Rats) va voir le jour. Initialement l’idée de Humphrey Bogart, que fréquentait souvent Sinatra, ce dernier va rassembler autour de lui des compères Sammy Davis Jr, Dean Martin, Peter Lawford.  S’il est un acteur et chanteur reconnu, il est un homme autoritaire, directif, un chef de bande, capable d’être très généreux avec ses ami(es(s) comme de rentrer dans des colères noires. Sinatra, aux amitiés parfois douteuses (dont la Mafia et les Steamers (Syndicat américain des routiers) va  devenir un homme influent (il avait l’oreille de JFK). Il rendra de nombreux services au candidat Kennedy pour assurer son élection en 1963.

RatPack_image

Sa qualité vocale va lui offrir  bientôt toutes les opportunités : Il va fréquenter les plus grands jazzmen de cette période : Duke Ellington, Count Basie, Louis Armstrong, Oscar Peterson. Frank Sinatra, au timbre de velours, reste avant tout un vocaliste hors pair, aussi à l’aise lorsqu’il chante « Girl From Ipanema » de Antonio Carlos Jobim que lorsqu’il chante « Fly me to the Moon », « Come fly with me », « My lady is a tramp », entouré des big bands les plus célèbres (Duke Ellington, Count Basie), ou dans la version américaine de « Comme d’habitude » (Jacques Revaux ; Claude François) devenue « My way », chanson qui connait à ce jour plus de 3000 versions répertoriées !!!!… « Mack the knife », « New-York New-York », et son dernier titre enregistré en 1995 « The Best is yet to come », figurent aussi parmi ses plus grands succès. De la chanson d’amour au swing, du blues au jazz,  il posait sa voix avec une facilité déconcertante. Il sera le premier crooner reconnu et ouvrira la voie pour ceux qui aujourd’hui se réclament de lui : Harry Connick Jr, Michael Bublé, Peter Cincotti. Sa capacité à tout chanter autant que ce timbre immédiatement reconnaissable, lui vaudra le surnom de « The Voice ».

Dans les années 70 & 80, il a longuement séjourné au Ceasar’s Palace de Las Vegas, où tous les soirs, il se produisait avec ses partenaires Dean Martin, Sammy Davis Jr, Peter Lawford (acteur de second rang, beau-frère de JFK). Le public venait autant les entendre chanter que raconter des blagues sur scène. Les deux derniers étaient les souffre-douleur favoris de Frank Sinatra. Durant sa longue carrière musicale, outre ses complices du RatPack et les noms déjà cités, il a croisé, côtoyé les plus grandes chanteuses de jazz  ou de variétés telles que Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan, Peggy Lee, Judy Garland, Liza Minnelli, Barbara Streisand.

Après 60 ans de carrière (il s’est produit pour la dernière fois en 1995 à Los Angeles), et bien qu’ayant connu le succès au cinéma, c’est surtout son parcours musical, son chant, sa voix de crooner qui marqueront le public. Sinatra laisse derrière lui un héritage musical très important, qui aujourd’hui encore influence nombre de chanteurs, chanteuses.

« The Voice » parti rejoindre les étoiles en 1998, son œuvre et sa légende lui assurent l’éternité.

Guillaume.

 

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The Blues is Cryin’…


BBKing_imageA 89 ans, Riley B.King, alias BB King, aussi surnommé le « King of the Blues » a tiré définitivement sa révérence. Né en 1925 dans le Mississippi, il fut d’abord esclave dans les champs de coton puis conducteur de tracteur (une fierté qu’il racontera des années plus tard), celui qui incarna le Blues plus que tout autre musicien, fut un ambassadeur de la cause afro-américaine aux Etats-Unis,  influençant plusieurs générations de musiciens (Eric Clapton, John Mayall, Jeff Beck, Jimmy Page, Keith Richards, Buddy Guy, Robert Cray, Rolling Stones, U2…) laisse derrière lui un héritage musical immense, une trace très importante dans l’histoire de la musique noire américaine.

Durant sa carrière, qu’il a démarré à 15 ans, remarqué lors de ses passages dans l’émission de radio animée par l’harmoniciste Sonny Boy Williamson, BB King débuta très vite sur scène, sur laquelle il joua jusque 300 concerts par an pendant des années.

Devenu une référence du genre, aux côtés de Freddie & Albert King (aucun lien de parenté), de John Lee Hooker, de Buddy Guy, BB King a su développé un style, un son, reconnaissables dès la première écoute, mais il ne jouait jamais les accords des morceaux interprétés!. Il fut redécouvert  par un nouveau public, dans les années 80, lorsque les Rolling Stones, Eric Clapton ou encore U2 le firent venir sur scène lors de leurs tournées.

Personnellement, j’ai découvert BB King sur 33 tours (oui je sais, je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre), avant d’avoir le plaisir de le voir en scène, en 1985, à l’Olympia, venu faire un duo avec le guitariste irlandais Gary Moore, qui après des années passées à jouer du hard rock, était revenu à ses premières amours musicales : Le Blues. Lorsque BB King apparu sur scène, Gary Moore est redevenu un enfant réalisant un rêve. Il côtoyait enfin son idole. Le moment fut absolument délicieux. Le duo, magique, inoubliable!

J’ai eu la chance de revoir BB King quelques années plus tard, dans le cadre du Festival Banlieues Bleues. Soirée magnifique, avec une légende qui ce soir-là était en très grande forme. Il maniait sa fameuse guitare qu’il nomma dès le début »Lucille » avec une dextérité, une aisance déconcertante. Bien sûr, outre sa virtuosité à la guitare, BB King avait une voix, chaude, profonde, parfois plaintive, une voix qui racontait le Blues, son histoire, l’histoire du peuple noir aux Etats-Unis.

Auteur de titres comme « The Thrill is gone », « 3’o clock blues », ou du célèbre « Every day I have the blues », BB King nous laisse un bel héritage, au moment où il rejoint les Hooker, Freeddie et Allbert King, Albert Collins, mais aussi Johnny Winter, au Panthéon du Blues.

Guillaume.

 

Charles Bradley, enfin la lumière…


L’autre soir, alors que je regardais les aventures de mes deux héros londoniens, nettoyeurs de scènes de crimes, j’entends cette musique en fond sonore. J’adore ce morceau !!!

Miracle de la technologie, un clic sur mon smartphone et Shazam tourne et tourne pour nous révéler tous ses secrets : Charles Bradley – The world.

Le lendemain, direction les rayons de la médiathèque, pour récupérer les cd ; je me mets à écouter en boucle cet artiste à la soul incroyable, me laisse envoûter par ce son typique des années 70, cette voix éraillée, ce grésillement, la profondeur de la vie qui sort des tripes et des cuivres.

Quelques jours plus tard, en explorant la pochette, je découvre la date de sortie de l’album : 2011. Ah bon ? Pas 1972 ? Il n’a pas chanté avec James Brown ; à l’époque d’Al Green ? Incroyable… Je n’avais pas prêté attention à ce détail, pas fait de recherche wikipédia, je n’avais pas regardé de vidéos ; je m’étais juste laisser emporter par cette voix. Mais tout est à s’y méprendre, le style de l’homme, la tenue, la voix, le son, la typographie, les photos de l’album… Retour vers le futur. C’est bluffant.

Cet enfant de la rue qui a trimé toute sa vie, et n’a jamais cessé de chanter, a aujourd’hui 67 ans. Il est sorti des coulisses sur le tard, il y a quelques années à peine, pour enfin prendre la lumière et nous faire vibrer grâce à la force de cette « musique de l’âme ». Charles Bradley nous transporte dans cet univers soul hors du temps. Une belle découverte.

Carine.

 

 

 

A l’Ouest, Y a plus Personne!


Mais où est donc passé Personne ? Qui ça me dites-vous ! … Je parle de Paul Personne, guitariste de blues-rock ayant longtemps accompagné les plus grands artistes français (Eddy Mitchell, Véronique Sanson, Benoit Blue Boy, Patrick Verbecke, Bill Deraime…) tant sur scène que sur disque, et qui depuis une vingtaine d’années mène une carrière solo jalonnée de jolis albums et de salles remplies.

Après 3 albums avec son groupe Backstage à la fin des 70’s, Paul Personne enregistre « Faut qu’ça bouge », premier album solo en 1982. Par la suite, viendront les perles « La chance » en 89, « Comme à la Maison » en 92, enfin « Rêve sidéral d’un naïf idéal » en 94.

Plus près de nous, paru en 2007, un album de blues, « Amicalement blues »en duo avec le discret Hubert Félix Thiéfaine, puis « A l’ouest, face A et face B » en 2011.

Avec « Puzzle« , 2014 marque le retour musical du guitariste-chanteur. Autant dire, malgré une pochette stylisée, que le puzzle est mal construit. Certes « Il y a » prometteur titre introductif, laisse augurer de belles ambiances à suivre… Hélas ! dès le second morceau « Une Journée », la suite  s’avère décevante, comme un plat sans saveur, sans réelle surprise. A ce compte-là, 13 titres, c’est long, pénible.. De plus, si le talent du guitariste s’exprime toujours lors des parties solos, la magie attendue a disparue, s’est envolée… Quant à la voix, rauque et grave, elle n’a plus la puissance passée.

Oui, je suis déçu par ce « Puzzle » concocté par Paul Personne. Pour moi c’est un ratage, une sortie de route. A mes oreilles, seuls ont trouvés grâce des titres tels que » M’envoler plus haut », « Ca fait mal ». Quant au final instrumental « Partir pour mieux revenir », il a tout du remplissage gratuit, je m’en serais volontiers dispensé.

Guillaume.

 

Hommage à Mr Mac Cartney, scarabée for ever.


PMCC_imageQu’est-ce qui peut réunir autour d’un micro des artistes aussi différents que Billy JoelChrissie Hynde, Willie Nelson, BB King, Def  Leppard, Cure, Alice Cooper, Kiss, ou encore Harry Connick Jr, Dr. John, Bob Dylan, Sly & Robbie ?… La réponse : un album en hommage au talent du célèbre scarabée Paul Mac Cartney,  qui poursuivit avec les Wings dans les années 70, avant de se produire en solo depuis les années 80-90. Musicien aux multiples facettes (il est donc bassiste, guitariste, pianiste, chanteur, mais aussi compositeur de musique classique, à preuve son oratorio « Ecce Cor Meum », paru en 2007), il accompagne depuis près de 50 ans notre vie, nos souvenirs.

Faire cohabiter autant d’univers musicaux pour un album-hommage peut s’avérer risqué parfois. Ici, hélas, le résultat n’échappe pas à la règle. Il y a certes de belles surprises, mais aussi quelques plantages, tout au long des 34 titres ici proposés (il fallait au moins ca pour honorer le scarabée).

Parmi les  belles surprises, je  vous suggère Billy Joel et son « Maybe I’m amazed », le « Yesterday » en version guitare-voix par le vétéran Willie Nelson, « Every night » à la sauce Jamie Cullum, « Helter Skelter » en version musclée par Roger Daltrey, la belle interprétation de « Hello Goodbye » par les Cure et le fiston Mac Cartney, James, guitariste, « Let it be » tout en délicatesse par la voix de Chrissie Hynde, « Lady Madonna »  par Allen Toussaint.

Au rayon des plantages ou déceptions, je note la version « Things we said today » de Bob Dylan (mais qu’es-t-il venu faire dans cette galère?), « My love » de Harry Connick Jr. , le « Helen Wheels » passé à la moulinette de Def Leppard, « Venus and Mars, Rock show », par les vétérans de Kiss.

Malgré quelques ratages donc, ce double album permet tout de même de replonger dans le riche répertoire de Paul Mac Cartney. Un bonheur qui fait du bien en ce début d’année.

Guillaume.

 

 

 

Johnnie Bassett, artisan discret du blues


Disparu le 4 Août 2012, suite à un cancer, le chanteur-guitariste-compositeur de blues, Johnnie Bassett laisse derrière lui une trace musicale aussi étalée dans le temps que discrète au regard du public.

Né en Floride en 1935, tôt débarqué à Detroit, ville de voitures et de musiques blues, Johnnie Bassett,  va durant sa carrière, outre ses accompagnements en studios, mener une barque musicale en solo et publiera « Got a job » en 1958.

Plus tard, au cours de ses prestations scéniques à Detroit, il est parfois rejoint sur scène par Dinah Washington, Lowell Fulson, John Lee Hooker. Changeant d’air et de scène musicale, il part pour Seattle, au nord-ouest des Etats-Unis. Là, il aura l’occasion de côtoyer la tigresse soul Tina Turner et le chanteur soul Little Willie John, créateur du tube « Fever » et considéré dans les années 60, comme l’égal de Sam Cooke.Suivront alors des années de disette.

En 2009, il signe son grand retour et prévient : « The gentleman is Back« , avant de sortir l’an dernier « I can make that happen », sorte de testament musical, gorgé de blues, et de soul cuivrée. Sur la pochette de ce dernier opus, il apparaît souriant, coiffé d’un casquette, le regard tranquille d’un homme au vécu riche et parfois compliqué, l’air apaisé.
Parti rejoindre les anges, il retrouvera là-haut John Lee Hooker, Albert & Freddie King, avec qui, n’en doutons pas, il fera le boeuf sur de bons vieux blues.

A découvrir.

Guillaume.

Renaud Hantson… caméléon musical


RenaudHantson_pochetteMes premiers souvenirs de Renaud Hantson chanteur remontent à l’époque où il évoluait au sein du groupe de hard-rock  français Satan Jokers, y occupant le poste de batteur. Mais depuis 1983,  même s’il a régulièrement publié des disques avec ce groupe (le dernier date de cette année, Psychiatric), ce batteur-chanteur au timbre vocal haut perché, s’est aventuré en de nombreux territoires musicaux, passant sans soucis du hard-rock à la chanson française (collaboration avec W. Sheller, JJ. Goldman..), se retrouvant même dans des projets de comédies musicales  écrites par Michel Berger « La Légende de Jimmy », « Starmania », ou même « Notre Dame de Paris », de Luc Plamandon.

Auteur-compositeur-interprète, collaborateur recherché, Renaud Hantson a cependant, à 50 ans, une discographie bien remplie : 10 albums solos, 6 albums avec le groupe Furious Zoo, et 10 avec les Satan Jokers.

La fissure du temps, réédition de 2 cd parus en 2002 « Renaud Hantson » & 2008 « Je couche avec moi » , donne à entendre et (re) découvrir les univers musicaux dans lesquels Renaud Hantson navigue avec la facilité d’un caméléon vocal… rock, chanson intimiste, ambiance électro. Outre le chant, sa versatilité instrumentale est aussi présente : piano, batterie, synthés. A côté de textes personnels, de belles surprises comme ses reprises de « SOS d’un terrien en détresse » ou « Lucie ».

Ce talent mal connu du grand public mérite qu’on s’y attarde.

Guillaume.

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Peter Cincotti, crooner égaré…


Ayant rencontré son mentor Harry Connick à l’âge de 7 ans, Peter Cincotti a depuis lors embrassé la carrière musicale. En 2003,  il sort un album éponyme, assez discret. Par la suite, seront publiés « On the moon » en 2004,  puis « East of angel town » en 2007. Ce dernier permettra à Peter Cincotti de se faire un nom sur la scène jazz internationale, aux côtés des Jamie Cullum, Michael Bublé.petercincotti_pochette

En cette fin d’année 2012, il nous revient avec un opus musical Metropolis, qui dès les premères mesures, déroute, quand il ne déçoit pas. Oublié le style crooner, abandonnées les jolies mélodies au piano, fini l’univers cuivré.

Ici le changement est radical, laissant place à une pop acidulée, avec forces synthés, très loin de conquérir l’auditeur que je suis. La démarche commerciale est clairement affiché. Le seul moment agréable du disque arrive lorsqu’il chante « Madeline », très beau morceau, qui surnage dans cet océan de mauvaise musique. Oui cet album déçoit davantage qu’il ne déconcerte, il paraît facile, voire bâclé. Une vraie sortie de route musicale !!!

il est à souhaiter que  Peter Cincotti revienne à ce qu’il fait de mieux : chanter  et jouer du jazz, de la soul, voire du rhythm and blues.

Pour celles et ceux qui souhaiteraient découvrir ce pianiste-chanteur, je leur conseille On the moon et East of Angel Town.

Guillaume.

Curtis Salgado, l’âme chevillée au corps


 Inspirateur du rôle de John Belushi dans le film « Blues Brothers », chanteur aux côtés de Robert Cray, Curtis Salgado, est un chanteur-auteur-harmoniciste de soul, rhythm and ‘blues, reconnu depuis bien longtemps. Sa voix chaude, éraillée, puissante, qui rappelle parfois Dr John…. Sa musique ? un mélange subtil de soul, de rhythm and blues cuivré, qui vous transporte aussitôt dans le  Sud des Etats-Unis.  « Soul shot« , son dernier album est un mets savoureux à déguster tranquillement, et vous vous surprendrez à vouloir chanter et/ou danser sur certains titres.

Bonheur suprême, il reprend des chansons de Bobby Womack (What you gonna do ?), George Clinton (le dansant Gettin to know you), Otis Redding (Love man), Johnny Guitar Watson (Strung out), avec une jubilation évidente. « A woman or the blues », qui clôt l’album est une bénédiction.

Bref, en ces temps de grisaille, voilà de quoi vous redonner la pêche! ne passez pas à côté!

Guillaume.

 

Mr. Swing !


Jamie Cullum, pianiste-chanteur, parfois guitariste, compositeur, interprète, issu d’une famille de musiciens, est apparu sur la scène musicale internationale au début des années 2000, avec l’album (Twenty something, 2003). Depuis cette date, cet artiste au visage poupon, trimballe sa voix chaude et son sens du swing partout dans le monde.
En l’espace d’à peine dix ans, et cinq albums, il s’est forgé une solide réputation, et chacune de ses prestations scéniques est un événement.
Son dernier album en date « the Pursuit » est un joyau de swing, de pop de qualité, alternant les morceaux plutôt cools et ceux qui vous emmènent et vous donnent envie de bouger, de danser. Sa voix, chaude et sensuelle (n’est-ce pas mesdames ?) est un régal et lui permet de réinterpréter des chansons standards du répertoire (voir ses 2 premiers albums).
Personnellement, je ne m’en lasse jamais.
Guillaume