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1969, Roberta Flack débarque sur la planète Soul…


1969. Si en France, un certain Serge Gainsbourg, accompagné de Jane Birkin, chante l’érotisme, aux Etats Unis, 2 évènements surviennent : Le premier pas de l’Homme sur la Lune, et la première apparition discographique d’une chanteuse noire qui va marquer l’histroire de la Soul Music : Roberta Flack.

Après avoir appris toute jeune le piano, puis le chant classique, en passant pas le chant religieux (gospel et négros-spirituals), dans les églises,  après avoir enseigné l’anglais et la musique, après s’être occupé d’ enfants pauvres à Washington, elle chante le blues au Trivoli Club de Washingon, puis passe une audition pour le label Atlantic. Son approche de la soul music, dans laquelle elle mêle influences classiques et folk, en font une chanteuse à part.

« First Take« , première empreinte discographique de Roberta Flack, est un écrin composé de 8 morceaux. Elle ouvre par le superbe et lancinant « Compared to what« , sa voix grave, son phrasé, posés sur la rythmique, font merveille. Un son moderne, un chant plaintif-revendicatif, à l’égal de ses consoeurs Tina Turner, Aretha Franklin. S’en suivent l’hispanisant « Angelitos negros« , introduit par un solo de contrebasse, qui installe l’ambiance. Superbe. Tout comme « Our ages or our hearts« , sur fonds d’instruments à cordes. « I told Jesus », au chant minimaliste, presque susurré, est magnifique de simplicité. Le morceau « The first time I saw your face« , connut un succès particulier, puisque Clint Eastwood l’utilisa pour son film « Un frisson dans la nuit« .

« Tryin times » et « Ballad of the sad young men », ferment superbement ce premier opus de la toute jeune Roberta Flack, qui, musicalement, se démarque de la soul music habituellement enregistrée dans les années 60. Avec « First Take », Roberta Flack marque son entrée dans l’univers de la soul de la plus belles des manières. Ne le manquez pas!

Guillaume.

« La » May est de retour!


ImeldayMay_pochettePour celles et ceux, dont je fais partie, qui avaient découvert la voix chaleureuse, l’énergie de Imelda May lors de son premier album « Johnny got a boom boom » (2008), la chose était claire. La dame descendue des monts d’Irlande a du talent, indéniablement!

4 albums plus tard, elle nous revient cette fois-ci avec « Tribal« … qui loin de faire la part belle aux musiques tribales, justement, est dans la veine de ce qu’elle sait faire de mieux : du rock’n’roll, du rockabilly( écoutez donc » Tribal », qui ouvre l’album), du blues, ou des ambiances plus posées, à l’image de l’hawaïen « Little Pixie », surlequel Imelda pose une voix suave, enjoleuse, sur fonds de guitare et de rythmique légère (contrebasse-batterie avec des balais).

Véritable caméléon vocal, elle passe d’un univers musical à l’autre avec une aisance éprouvée. « HellFire Club », morceau bluesy, est un joyaux rappelant le Johnny Cash des grandes années ou Chris Isaak, rockeur portant lui aussi une coiffure bananée… Avec ce morceau, on s’imagine, roulant en cadillac décapotable, sur les highways vers le Grand  Canyon … Un régal!

Tout au long des 12 titres, bien entourée et soutenue par un quatuor masculin de haute tenue, Imelda se régale, nous embarque.Comme dirait un représentant en café, accessoirement acteur…. What else?

Ce nouveau chapitre des aventures musicales de Imelda May est une réussite. Un disque à ne pas louper.

Guillaume.

La jolie poupée blonde déçoit !


pochette_DianaKrall La pochette du dernier album de Diana Krall fait tout pour nous attirer : la belle, allongée nonchalamment sur un canapé de velours rouge, en dessous chics.

Hélas, passée la pochette, le contenu musical de Glad Rag Doll, un hommage appuyé à la période des années 30, ne décolle jamais. Entourée d’une équipe de solides musiciens,  Diana Krall se contente de produire des morceaux, certes de bonne facture, mais sans entrain, ni éclat. La « punition » dure longtemps, 13 titres étant offerts à nos esgourdes.

Bien sûr, la voix suave est toujours là, mais l’album est bien trop lisse et les ambiances musicales trop semblables pour éveiller chez l’auditeur l’envie irrépressible de se lancer dans une nouvelle écoute.

L’année 2013 démarre donc mal, après le rattage de Peter Cincotti, voici l’album décevant de Diana Krall. Reste à cette dernière à nous convaincre, sur scène, qu’elle a eu raison de se lancer dans cette entreprise.

Guillaume.

La gouaille de la Marquise


Carmen Maria Vega signe ici son deuxième album.

Elle nous revient avec son humour décapant, un look très perso, une gouaille toujours présente. Elle se sert de sa voix et de son punch pour dénoncer les travers de notre société, nous dépeint des personnages caricaturaux mais pas tant que cela. Elle refuse tout classement mais elle me fait tout de même penser à Juliette et à Catherine Ringer. J’ai adoré « Marquise » et bien ris « sur on s’en fout » et « Country »

Vous voulez passer un bon moment, vous savez ce qu’il vous reste à faire……

Françoise

Une voix toujours là !


On ne présente plus cette comédienne (Funny Girl ; hello Dolly ; Yentl… entre autres !), réalisatrice, productrice, qui depuis très longtemps déjà, chante également. On ne compte plus ses duos ou collaborations artistiques (Céline Dion, Dionne Warwick, The Bee Gees, Ray Charles…). A l’égal de son alter ego masculin Frank Sinatra, elle excelle autant dans le chant mélancolique, romantique, que dans le jazz qui swingue.
A 70 ans passés, cette artiste, qui se fait rare en nos contrées, continue régulièrement de nous donner à entendre, apprécier son talent vocal, ce swing, cette aisance sans pareil. Ici, elle met sa voix au service des chansons écrites par Alan et Marilyn Bergman. De belles orchestrations, avec des cordes omniprésentes, servent de support à l’expression de son chant, toujours précis.

Au final, cet album est un bel écrin, un beau moment musical,  idéal à écouter lors des prochaines soirées hivernales.

Guillaume.