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Cuarteto Lunares, Tango dans la peau.


Quand on pense à l’Argentine, le mot qui vient immédiatement derrière est Tango. Comme la Salsa à Cuba, ou la Samba au Brésil. Le Blues aux Etats-Unis.

Le tango, musique autant que danse, qui est un langage musical et corporel dans lequel tous les argentins se reconnaissent, puisque cela fait partie de leur culture, de leur histoire. L’Argentine, qui a vécu des heures sombres de dictature, de 1966 à 1973 puis de nouveau entre 1976 et 1983, ne s’est jamais départi de ce fondement-là. Le tango, c’est l’équivalent par moment du blues, et en ce temps-là une musique de résistance, un acte fort face à ce pouvoir qui étranglait l’Argentine. Mais c’est aussi une musique qui peut parfois être joyeuse, festive, accompagnant mariages, naissances, ou plus tristement, accompagner une cérémonie funéraire. Cuarteto Lunares, composé de 3 filles et d’un garçon (Aurélie Gallois, violon, orchestration ; Carmela Delgado, bandoneon ; Gersende Perini, violoncelle ; Lucas Eubel Frontini, contrebasse). Cet attelage instrumental novateur de par sa composition fonctionne très bien, laissant la place à chaque instrumentiste pour s’exprimer.  « A horas truncas » est un disque qui fait le lien entre le tango d’hier tel que révélé par Carlos Gardel, Astor Piazzolla, et des formes musicales telles que le Jazz, la musique classique et le candombe, qui bien qu’issu du Paraguay, trouve aussi sa place dans la culture argentine.

Tous les sentiments humains y sont représentés, mêlés, joués, avec talent et sans jamais tomber dans la facilité.

Un disque à découvrir pour les néophytes comme pour les amateurs du genre.

Guillaume.

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