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Diana Krall, délicieusement romantique !


Vêtue d’une élégante robe noire, Diana Krall, assise sur une table de bureau, a le regard perdu… Nostalgique ? A l’évidence, la chanteuse-pianiste canadienne aime de plus en plus les ambiances ramenant aux années d’or du jazz, à savoir les années 30-40-50. Elle aime s’inspirer des  compositeurs tels que Cole Porter, Nat King Cole, George ou Ira Gershwin, Glenn Miller… Epoque bénie du be bop, des big bands, des clubs de jazz aux ambiances cosy que la belle semble affectionner, époque également baignée par le romantisme tant au cinéma que dans la musique jazz… »Turn up the quiet« , son nouveau bébé musical en est la parfaite illustration.

Entourée des fidèles Christian Mac Bride, Russell Malone, mais laissant entrer dans son cercle le guitariste Marc Ribot, Diana Krall nous plonge d’entrée dans une ambiance cosy, intimiste, feutrée. Sa voix si particulière et ce phrasé toujours impeccable sont là pour accueillir l’auditeur sur « Like someone in love » (chanson autrefois interprétée par Diane Leigh et Sarah Vaughan).  Après quoi, elle nous embarque avec « Isn’t it romantic », puis enchaîne avec « L-O-V-E ». un morceau qui swingue tout en douceur, un air chaloupé. « Night and day » démarre comme une bossa-nova (une des musiques dont se régale la canadienne). L’ambiance de ce morceau n’est pas sans évoquer les grands noms de la bossa-nova, et le titre « The girl from Ipanema », par instants. Avec « I’m confessin (That I love you) », petit bijou bluesy, la Krall nous emmène encore ailleurs…. un bonheur! La suite, de « Moonglow » au final « I’ll see you in my dreams » est un chapitre tout en douceur, sur lequel la voix de velours de Diana Krall se promène tranquillement.

Un disque facile diront certains. Personnellement, si la production est évidemment ultra soignée, l’univers de cette artiste emmène l’auditeur…vers le calme, la sérénité. J’imagine très bien écouter ce disque dans une ambiance feutrée, tranquille, un verre de bon vin à la main. En attendant de la voir sur la scène de l’Olympia les 7,8, et 9 octobre prochain!

Pour les fans de la canadienne, cet album sera très agréable à écouter.

Guillaume.

 

 

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L’histoire d’une chanson: A gajota de Ipanema


Chose promise, chose due ma chère Michèle, j’ai trainé mais je vais m’essayer à ce petit exercice qu’est l’histoire d’une chanson et loin de mon univers musical habituel, je vais plutôt pencher pour la Bossa Nova avec la fameuse fille d’Ipanema.

J’ai entendu l’histoire de ce classique lors de mon voyage à Rio il y a quelques années de ça et j’ai été saisi par le fait qu’une anecdote aussi banale ait pu donner naissance à un tel mythe de la musique.

Août 1962, Tom Jobim et Vincius Da Moraes ont leurs habitudes au “Veloso”, un bar restaurant en face de la plage d’Ipanema à Rio De Janeiro, plusieurs jours durant, ils contempleront la beauté d’une jeune carioca qui emprunte cette route pour aller de chez elle à l’école. Subjugués et inspirés par leur nouvelle muse, ils décident d’en faire une chanson.

Les paroles de Da Moraes et la musique de Jobim sera jouée pour la première fois dans un club branché de Copacabana, “Au bon gourmet”, ils seront accompagnés par Joao Gilberto et les Os Cariocas.

C’est les débuts de la Bossa Nova et le morceau est connu un peu partout dans les endroits branchés de Rio, mais ne connaît pas de version studio avant 1964 et sa traduction en Anglais par Norman Gimbel pour l’album Getz/Gilberto, avec la voix d’Astrud Gilberto, la femme de Joao. Le titre et l’album sont un succès immédiat et reçoivent un Grammy l’année suivante.

Les auteurs de la chanson révèleront le secret de celle qui les a inspirés : Heloísa Eneida Menezes Paes Pinto et lanceront du même coup sa carrière, elle deviendra mannequin, puis styliste, mais restera à jamais la fille d’Ipanema.

Depuis, le bar “Veloso” a été renommé “A gajota de Ipanema” et c’est une adresse que je vous recommande vivement si vous avez l’occasion de passer par là. Vincius Da Moraes a donné son nom à l’ancienne rue Montenegro, où vivait “Helo Pinheiro”, la fille d’Ipanema. La chanson elle, sera reprise de nombreuses fois comme en témoigne la playlist ci-dessous.

Laurent

Lady Krall revisite la Pop


WallFlower3_image3 ans après « Glad Rag Doll », la canadienne Diana Krall nous revient avec un album « WallFlower » aux couleurs de la nostalgie, puisqu’il contient des titres pop-rock ayant accompagné sa jeunesse, influencé son parcours musical. Avec tact et subtilité, elle retouche les originaux sans en perdre l’âme originale. La preuve, d’entrée, la canadienne nous offre une très belle version aux accents nostalgiques de « California dreamin’ » (Mama’s and Papa’s), avec un tempo volontairement lent, souligné par la présence d’une section de cordes. Viennent ensuite « Desperado » (Eagles), « Sorry seems to be the hardest word » (Elton John), ou « If I take you home tonight » écrit par Paul Mac Cartney.

Avec ce « Mur de Fleurs », Diana Krall nous embarque pour une remontée dans le temps, vers ces  70’s, nous présentant à sa façon, les artistes et chansons qui ont jalonné sa jeunesse, été à l’origine de son envie de composer, chanter, jouer du piano. Sa voix suave fait merveille sur ces morceaux revisités.

Pour clore cette promenade temporelle, Diana Krall nous offre sa version de « Don’t dream it’s over » chantée par le groupe Crowded House en 1986 ! Que le temps passe !

Ce nouvel album est un bonheur simple, tout en élégance, qui s’écoute très agréablement ! Idéal en ce début de printemps !

Si vous êtes nostalgiques des 70’s ou simplement désireux(ses) de découvrir cette période idyllique de la pop anglo-saxonne, ce disque là est une belle porte d’entrée.

Ne la loupez pas !

Guillaume.

La jolie poupée blonde déçoit !


pochette_DianaKrall La pochette du dernier album de Diana Krall fait tout pour nous attirer : la belle, allongée nonchalamment sur un canapé de velours rouge, en dessous chics.

Hélas, passée la pochette, le contenu musical de Glad Rag Doll, un hommage appuyé à la période des années 30, ne décolle jamais. Entourée d’une équipe de solides musiciens,  Diana Krall se contente de produire des morceaux, certes de bonne facture, mais sans entrain, ni éclat. La « punition » dure longtemps, 13 titres étant offerts à nos esgourdes.

Bien sûr, la voix suave est toujours là, mais l’album est bien trop lisse et les ambiances musicales trop semblables pour éveiller chez l’auditeur l’envie irrépressible de se lancer dans une nouvelle écoute.

L’année 2013 démarre donc mal, après le rattage de Peter Cincotti, voici l’album décevant de Diana Krall. Reste à cette dernière à nous convaincre, sur scène, qu’elle a eu raison de se lancer dans cette entreprise.

Guillaume.