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3 Vieilles Canailles…. qui défient le temps!


Du haut de leur 222 ans (!) cumulés, ils se connaissent depuis la (sainte) Trinité…! Non je ne parle pas ici de la station balnéaire bien connue des amateurs de bateaux à voiles, mais de ce endroit parisien très prisé de la jeunesse dans les années 60 (oui ça fait un bail diront les plus anciens), où se rencontré Jacques Dutronc, Jean-Philippe Smet alias Johnny Hallyday et Claude Moine alias Eddy Mitchell.

Puis le trio s’est retrouvé au fameux Golf Drouot, véritable quartier général des rockeurs de l’époque. Début d’une solide et longue amitié même si les 3 artistes, qui évoluent alors dans des registres musicaux très différents (dandy crooner pour Dutronc, tandis qu’Eddy et Johnny, se cantonnent alors à chanter du rock, ou du moins des reprises de tires américains adaptés en français, pratique très courante à l’époque!).  3 carrières parallèles, avec chacune leur lot de succès et passage à vide. Si Dutronc n’est pas un grand voyageur et admirateur de l’Amérique, à l’inverse, Eddy Mitchell (pour ses grands espaces, ses dessinateurs BD, son cinéma, période 40-60, ses styles musicaux tels le jazz , la country) et Johnny Hallyday pour la vie tranquille, les studios d’enregistrements de qualité, et les références à Elvis, Chuck Berry et consorts, tous les 3 ne se sont jamais perdus de vue.

Outre la musique, les gaillards partagent le goût de la fête et du cinéma que ce soit en tant que spectateur averti, présentateur (Eddy et sa « dernière séance » depuis un cinéma qui depuis a été détruit!), ou acteur. En effet vous pouvez les retrouver dans « Le bonheur est dans le pré » de Chatilliez, « Coup de torchon »  de Tavernier, notamment pour Eddy Mitchell ; « Détective de Godard pour Johnny Hallyday ; « Van Gogh » de Pialat pour Jacques Dutronc).

Aussi quand, en 2014, est annoncée une série de concerts à Bercy-Arena intitulée « Les Vieilles Canailles » réunissant ce trio, entouré d’un orchestre de musiciens hors-pair, la surprise est totale, mais le résultat est là : Les concerts afficheront complets! Sur le mode du Rat Pack cher à Frank Sinatra-Dean Martin-Sammy Davis Jr. , ils vont interprétés en solo, duo, trio, les chansons des uns et des autres, entrecoupées de pause ou les vannes, plaisanteries (pas toujours du meilleur goût je l’avoue, pour y avoir assister en 2014). Mais ce qui frappe, à l’époque, outre la naturelle complicité de ces gaillards, c’est l’aisance vocale, particulièrement chez Johnny Hallyday, même si Dutronc et Mitchell ne furent pas en reste.

Alors, la recette (au propre comme au figuré, vu le prix des places, et ce que la nouvelle tournée 2017 a généré comme gains pour chacun des artistes) ayant tellement bien fonctionné, une quinzaine de dates a donc été programmé entre juin et juillet 2017.  Pour le grand plaisir des fans de ces 3 artistes!

Guillaume.

 

Le Big Band ne fait pas tout !


MitchellBigBandPour son retour à la scène cette année (mais n’avait-il pas promis qu’il la quittait définitivement voilà 2 ans et demi?), Eddy Mitchell a décidé de le faire dans la formule qu’il adore : outre son groupe habituel, il est accompagné d’un big band (15 cuivres !) et 4 choristes ! C’est dans cette formation qu’il a enregistré l’album éponyme « Big Band ». Moi qui suit fan du chanteur, là j’avoue, j’ai été dérouté, sinon déçu, voire très déçu ! Oui le retour est raté !

La raison ? : des orchestrations qui sonnent très 5O’s-une voix qui hélas par moments fait défaut, et des textes pas toujours très intéressants ! Il n’est qu’à écouter « Quelque chose à changé », « Je n’ai pas d’amis » (sur le phénomène Facebook, Twitter…), ou le texte sur les journalistes et le métier des critiques en tous genres « Journaliste et critique »… pour s’apercevoir, que malgré le côté acerbe, désabusé qu’il aime à cultiver depuis longtemps, Claude Moine n’est pas plus en phase avec le monde qui l’entoure, à la manière d’un Jean Gabin qui détestait le monde tel qu’il changeait.

Alors bien sûr, les musiciens sont parfaits, bien sûr les arrangements encore et toujours opérés par le saxophoniste et complice Michel Gaucher, devraient nous transporter… mais cette fois-ci rien n’y fait, je n’ai pas été « embarqué » par cette cuvée musicale 2016. De plus, lui qui adore Franck Sinatra, le seul chanteur qui trouve grâce à ses yeux, il se permet de chanter « Fly me to the moon » dans une version francisée, qui devient alors « Promets-moi la Lune »… Et là, comme il le dit si bien dans « Couleur menthe à l’eau »…. le charme est tombé… la magie n’opère pas du tout!!!

Vous l’aurez compris, au final, « Big Band » un album qui me déçoit beaucoup!

Reste seule la magie de la scène, et des standards inaltérables tels que : « Sur la route de Memphis », « Couleur menthe à l’eau », « Le cimetière des éléphants », « La dernière séance » ou « Pas de Boogie Woogie ».

Guillaume.

 

Salut L’artiste !


Mon coup de coeur pour cette année 2011 est un hommage!

Une figure emblématique de la chanson française de ces 50 dernières années quitte la scène : Eddy Mitchell.

Fatigué des tournées, et pour ne pas finir en caricature de lui même, il tire sa révérence. Mais laisse à nos oreilles une kyrielle de belles chansons, devenues des standards. Sa voix de velours, capable de s’adapater à la sauce rock, jazz, ou swing a bercé  nos vies, nos parcours, ce depuis l’époque des années Yéyés, ou il démarra, aux côtés de Johnny, Sylvie Vartan, Claude François jusqu’au début du 21ème siècle.

Guillaume

Mr Eddy : A Bercy, 1997


A l’heure où il effectue un dernier tour de scène, après 50 ans de carrière, jalonnée de chansons devenues des classiques du répertoire de la chanson française, Claude Moine, alias Eddy Mitchell, va nous manquer. Vont rester ses albums et ses enregistrements live.
Celui de Bercy 1997, témoigne de son énergie, sa voix de velours, capable de chanter un rock endiablé comme un slow ou une chanson aux rythmes jazz.

Entouré de musiciens qui l’accompagnent depuis très longtemps,  Eddy Mitchell nous livre ici sur ce double cd, des titres comme des perles tels « Rio Grande », évocation de son Amérique à lui, autant qu’une évocation du cinéphile pointu qu’il est, « Un portrait de Norman Rockwell » évocateur de son goût pour la BD américaine, ou le très funky « Mr J.B. », en hommage à James Brown.
Mais les vieux titres ne sont pas en reste. Ainsi « Nashville ou Belleville, « La dernière séance », « Couleur menthe à l’eau », ou le fameux hymne qui clôture depuis longtemps chacun de ses concerts « Pas de Boogie Woogie ».
Tous ces titres, on les connaît, les a entendus, un jour ou l’autre.
Ce double live est un beau témoignage de l’éclectisme vocal et musical de ce chanteur si particulier.
Guillaume