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« Après avoir été sauvage, il devient animal »


pochette-animal_fakearDepuis que je vous l’avais présenté, en novembre 2014, Fakear a poursuivi sa route, et même son ascension. Le jeune prodige caennais a su se faire reconnaître dans le milieu de l’électro (et pas uniquement française). Il a une véritable identité sonore.

Et cet album Animal ne fait que confirmer sa signature unique. Un album généreux de 17 morceaux dont 13 inédits, qui nous emmène toujours aussi loin dans l’exotisme, entre les rythmes africains et les atmosphères asiatiques.

Dès le premier morceau on entre dans son univers, des ambiances zen et des contrées imaginaires. Les morceaux s’enchaînent, tout en rythme et en douceur. Le seul bémol, pour moi, c’est  l’introduction de ces duos (grande nouveauté) avec des chanteuses interprétant des textes en anglais, qui du coup l’intègrent dans la pop indie, où tant d’artistes se bousculent déjà.

Fakear vous propose donc ici une électro mélodieuse, pour les aficionados de la World music. On ne peut qu’aprécier ce voyage, ce tour du monde d’inspirations exotiques et orientales.

Michèle

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Il joue du piano debout


Le 4ème album de General Elektriks est paru pour notre grand plaisir en ce début d’année 2016, cinq ans après Parker Street.

Dans cet album To be a Stranger, General Elektriks, de son vrai nom Hervé Salters nous plonge dans des explorations diverses, des ambiances variées, en mixant les genres et les époques. Expatrié à San Francisco dans les années 2000, puis à Berlin, Hervé Salters a la curiosité d’explorer les genres, et de se laisser influencer tantôt par la soul, la funk, tantôt par le hip hop voir le jazz.

L’ensemble est pourtant cohérent, imaginatif et intelligent. Hervé a écrit, arrangé et réalisé ce cd, et c’est Mike Cresswell qui l’a mixé. Une place importante est donnée aux claviers et plus précisement aux clavinets (qui se substituent parfois à la guitare rythmique) ainsi qu’à d’autres claviers vintage.

C’est un album pour danser, mais pas uniquement. General Elektriks réussit encore une fois avec sa voix haut perchée, son énergie décalée à nous apporter de la bonne humeur et surtout du swing.

Michèle

Poum tchak et Wap doo wap


pochette_caravan-palaceJe vous avais parlé en octobre 2015 de Parov Stelar, fameux DJ autrichien, figure de proue de l’électroswing. Mais chez nous, nous avons LA référence française, nous avons l’incontournable Caravan Palace, qui vient de sortir son 3ème album <I°_°I> (The Icon).

Ce groupe parisien est né de la rencontre de 3 musiciens électro passionnés de jazz manouche : Charles Delaporte (contrebasse), Arnaud de Bosredon (guitare) et Hugues Payen (violon). Se sont ajoutés une chanteuse, un clarinettiste, un tromboniste et un guitariste DJ. Et tout ce petit monde nous fait swinguer depuis 2007. Leur nom ? Caravan pour évoquer l’univers gitan, et Palace en hommage à la célèbre discothèque parisienne.

Pour ce 3ème opus Caravan Palace nous propose toujours une électro swing punchy et groovy, avec un peu plus d’influences diverses, tel que le hip hop, voire le rap (Lone Digger). Ils mêlent le passé et le futur, les cordes rétros et l’électro dancefloor.

Préparez-vous à une musique que l’on fait tourner en boucle, des rythmes effrénés sur lesquels vos pieds, vos jambes, et votre bassin ne pourront résister. Une musique décalée qui ne prend pas la tête et qui peut vous aider à bien commencer la journée.

Michèle.

Sensational !


jeanne-added-be-sensationalUn vrai et gros coup de coeur pour cette chanteuse ! Jeanne Added, avec son premier album solo Be sensational,  envahit les scènes françaises, et récolte les lauriers de son travail. En effet cette artiste n’est pas une novice, de formation classique, elle jouait aussi du violoncelle, elle fut reconnue dans le milieu du jazz et du lyrique. Passée par le Conservatoire national supérieur de Paris et la Royal academy of Music de Londres, elle a eu le courage de vouloir trouver sa place, d’être véritablement soi-même.

Et c’est dans le rock, qu’elle a apparemment trouvé sa voie (voix). Be sensational a beau être son premier disque, on y retrouve de la maîtrise, de la maturité d’une artiste aguerrie. Elle fut révélée aux Trans-musicales de Rennes de 2014, et c’est avec ce son puissant, cette électro rock, voir électro punk, qu’elle remporte la reconnaissance du public et des médias.

Jeanne Added, est donc une artiste confirmée, une auteur-compositrice-interprète, qui s’est entourée de Dan Levy (The Do) pour les arrangements et la production, mais aussi de deux artistes de qualité que l’on retrouve sur scène : Anne Paceo à la batterie et Narumi Hérisson aux claviers.

Elle sera à l’affiche de plusieurs festivals cet été, l’occasion de la découvrir sur scène…

Michèle

 

Rap-Electro ou Electro-Rap ?


couverture_BrondinskiBrodinski, célèbre producteur et DJ français, ne nous avait jamais proposé d’album, et bien depuis mars 2015, voilà une bonne chose de faite. Avec son Brava, ce pilier de la scène electro française s’est mis en danger. Ce fut un pari réussi. L’album qu’il nous propose n’est pas une electro avec un peu de rap, ni du rap sur une musique electro. Non c’est une véritable association des deux genres, un bon dosage, une belle réussite.

Il est allé aux USA chercher les nouveaux rappeurs underground, les plus doués du moment, tels que Youg Scooter, Bloddy Jay, Slim Thug, Peewee Longway… Ces collaborations donnent un album qui peut être déstabilisant, qui ne plaira certainement pas à tout le monde, avec des beats lourds, puissants, un flow percutant. C’est un cd profond, voire violent, tout en étant bien maîtrisé, des sons travaillés. Une ambiance de Bad Boy, sur une electro moderniste, furieusement contemporaine.

Dire que tous les morceaux m’ont plu serait mentir, mais des +++ au célèbre Can’t help Myself, que l’on a pu découvrir il y a quelques mois, mais aussi à US avec Bloody Jay et à Interviews avec ILoveMakonnen et Yung Gleesh.

Michèle

 

French Touch Electro


pochette_RoneVoilà Erwan Castex alias Rone de retour, de son exil berlinois. Il revient avec son troisième album Creatures, toujours sur le label Infiné. Sans détour c’est un très bon album électro.

Rone nous propose dans ce cd une musique très intime, très personnelle… Et pourtant il est constitué de multiples collaborations : du trompettiste Toshinori Kondo, de Charlotte Oleena, Bachar Mar-Khalife, du violoncelliste Gaspar Claus. Pour Quitter la ville, c’est une collaboration avec François Marry (François sans ses Atlas Mountain), qui à la première écoute m’a laissée perplexe mais qui finalement m’a hypnotisée. Là où je coince vraiment c’est la collaboration avec Etienne Daho pour le morceau intitulé Mortelle, je trouve que ça ne fonctionne pas, la voix de celui-ci détonne complètement dans cet album.

Dans ce cd Rone va plus loin dans l’expérimentation, et il révèle la grande maîtrise dont il fait preuve à présent.

Des +++ à Acid Reflux, Sing song, Ouija

Michèle