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Gogo Penguin, trio en mode exploratoire !


Manchester. Ville célèbre du nord de l’Angleterre pour ses deux équipes de foot (City et United), pour être aussi le berceau du groupe Oasis des  frères Gallagher (Noel et Liam). Désormais, il faudra rattacher le trio jazz Gogo Penguin (Nick Blacka, contrebasse ; Rob Turner, batterie ; Chris Illingworth, piano) comme ambassadeurs reconnus de la cité mancunienne. Le trio ne possède pas encore une discographie très épaisse, mais nous le savons bien, ce n’est pas la quantité qui fait la qualité.

« Fanfares », paru en 2012, premier de leurs 3 albums déjà disponible chez les disquaires et sur les plateformes de streaming, est très court, en terme de morceaux à écouter, 7 au total. Si la formule ici présente est celle que l’on trouve depuis des lustres comme base initiale des orchestres de jazz, la surprise vient de ce que ce trio nous emmène aux limites du jazz et de la musique électronique, avec l’apppui de Joe Reiser.  Le résultat? un jazz frais, joyeux, mélodique, où la tradition côtoie avec bonheur la modernité du son électro.

Influencé par le jazz nordique, en particulier Esbjörn Svensson, à qui ils rendent hommage en introduction sur « Sevens sons of Bjorn », mais également par Brian Eno, Massive Attack ou les compositeurs classiques Claude Debussy et Dimitri Chostakovitch, le trio Gogo Penguin s’en donne à cœur joie et nous transmet, sans fioritures inutiles, l’envie de les suivre, de les accompagner dans leur univers. Les 6 autres morceaux qui composent cet album sont d’égale qualité. Inventifs, virtuoses, légers, et très maîtrisés bien sûr! Un régal!

Ce disque est un petit bijou musical, berçé de mélancolie, de rythmes épurés, de cette ambiance rappellant beaucoup le jazz nordique (Trygve Seim, Esbjorn Svensson donc, mais aussi Ketil Bjornstad, Tord Gustavsen ou Nils Petter Molvaer) qui ici n’a rien de froide, mais qui vous enveloppe, vous transporte!
Le 31 Mars prochain, salle Jacques Brel, comme dirait Jacques Higelin, « La nuit promet d’être belle », grâce à ce trio et à la présence de Hubert Dupont et ses musiciens en première partie! Ne ratez pas ce moment!!

Guillaume.

 

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On aime… A la folie


pochette_naive-new-beatersQuoi de mieux pour affronter l’hiver, qu’une electro-pop, disco-rock vitaminée. C’est ce que nous a présenté cet été le groupe français Naive New Beaters avec leur 3ème album A la folie. Même si ce n’est plus une nouveauté, ce disque ne peut nous faire que du bien en ce moment. Un groupe déjanté composé de David Boring au chant, Eurobélix aux machines et Martin Luther BB King à la guitare… (Quoi ? bien sûr que ce sont leurs vrais noms !).

Nous avions pu découvrir ce groupe dans notre ville lors du Festival des Aventuriers en 2012.  Un mélange d’impertinence, de dérision et de bonne humeur.

A la folie est un album alternant des morceaux dansants et des morceaux plus doux. Bien qu’il soit  le fruit d’une triple rupture amoureuse, c’est un album optimiste, une thérapie par le dancefloor. Des mélodies efficaces, des riffs de guitare tordus et surtout une énergie communicative.

Laissez-vous entraîner  dans ce « very good trip musical », 11 titres qui passent tout seul, et surtout ne pas louper la collaboration avec la chanteuse Izïa sur le titre Heal Tomorrow.

Michèle

La musique : un trait d’union


Découvert en 2015, consacré en 2016 : Hyphen Hyphen a fait des tournées dans toute la France, fait tous les plateaux, impressionné toute la presse.

Hyphen Hyphen, c’est un quatuor niçois, d’une moyenne d’âge de 23 ans, qui après cinq années d’expériences et plus de 200 dates de scènes, se sont décidés à sortir leur premier album Times, qui représente un cap, qu’ils ont franchit avec brio.

4 jeunes qui se sont connus au lycée : Santa (la chanteuse), Adam (le guitariste), Line (la bassiste) et Zaccharie (le batteur), unis par la musique. Leur musique c’est plutôt de l’électro-pop-rock, mais on peut y retrouver aussi le décalé de la new-wave, et la sensualité de la soul. En effet cet album est éclectique, les ambiances et les atmosphères se multiplient. C’est un album très mélodique, avec des sonorités riches et efficaces.

La voix éraillée de Santa est puissante et identifiable (elle fait parfois penser à Hanna Reid la chanteuse de London Grammar). Elle apporte une forte intensité, même quand certaines compositions faiblissent un peu.

Malgré leur âge, ce groupe a déjà une personnalité bien affirmée, ces artistes font preuve d’une qualité musicale incontestable. Une belle découverte !

Michèle