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Les Aventuriers 2019, Clap de fin!


Pour sa 15ème édition, le festival des Aventuriers aura une fois encore révélé son lot de bonnes surprises. Je ne m’attarderai pas sur les déceptions. A noter que parmi la programmation figuraient 8 femmes (La Dame Blanche, Muthoni Drummer Queen, Soom T & the Stone Monks, Suzane, Yugen Blakrok, Irene Dresel, La Chica, Estelle Meyer). Une volonté affichée de la part de la programmation de montrer qu’aujourd’hui les femmes ont bel et bien toute leur place dans le monde macho-masculin de la musique, comme le démontre le très beau film documentaire « Haut Les Filles » de Luc Armanet et Bayon, qui fut programmé au cinéma Kosmos le 16 décembre.

La première des satisfactions tient à la fréquentation, qui malgré les difficultés à trouver des transports, s’est avéré encore une fois plutôt satisfaisante pour les organisateurs (Service Culturel). A titre personnel, ayant assisté à plusieurs concerts du festival, voilà mon palmarès du cru 2019 :

-La première soirée, le 11 décembre, avec la rappeuse cubaine La Dame Blanche, qui dès son entrée théâtrale (cigare cubain aux lèvres, excusez du peu !) sur la scène de l’EGP a mis la foule dans sa poche. Une belle présence, un art consommé de la scène, et un set d’une heure parfaitement mené ont conquis le public présent pour cette soirée d’ouverture.

Le lendemain, j’ai été, comme le public dans la salle, très agréablement surpris par la prestation scénique de groupe Normcore, dont les membres se sont rencontrés lors des éditions précédentes du festival. Comme quoi, un festival ça sert aussi à ça, et le destin fait le reste. Une prestation très péchue, 4 garçons qui se donnent à plein… et le résultat fut là, le public étant conquis par ce jeune groupe. A revoir sur d’autres scènes.

La rappeuse Yugen Blakrok et son DJ, duo sud-africain venus de Marseille au pied levé remplacer l’artiste initialement prévue (Dope Saint Jude), ont livré une belle performance, mélange subtil de rap et de nappes électro. Le tout fonctionne très bien. Ensuite, Muthoni Drummer Queen, venue du Kenya, accompagnée de 2 danseuses et de musiciens, livra le 13 décembre, une prestation endiablée, chaleureuse. La salle fut encore une fois sous la charme de cette artiste.

Avant de terminer, je ne peux pas passer sous silence le très joli moment offert par Estelle Meyer, au public venu l’écouter à la médiathèque Louis Aragon le 14 décembre dernier. Une heure de bonheur, en mode piano-voix, entre textes intimistes et plus osés, mais avec une écriture superbe et parfois très poétique. Une chanteuse rayonnante, qui aime à se rapprocher du public, à circuler parmi ses rangs. Bref, ce fut un joli concert donné par une artiste généreuse. Au piano, Grégoire Letouvet, pour qui c’était la première au côtés d’Estelle Meyer, a sû parfaitement accompagné Estelle Meyer. Le public est sorti conquis de ce concert.

Enfin, comment ne pas évoquer la bondissante Suzane, seule en scène avec son synthé, véritable caméléon scénique, bondissante, qui enflamma la scène de L’EGP le 17 décembre, passant du morceau virevoltant au plus tragique, avec des références aussi élargies que Brel, Mylène Farmer, et un sens aigu de l’écriture. Ancienne serveuse dans un restaurant, théâtre professionnel où elle fit ses ses premières armes d’écritures après observations, elle a déjà une belle maîtrise de la scène. Si elle passe près de chez vous, ne la ratez pas! Un vrai talent !

Pour clore cette quinzième édition, Richard Kolinka a convié quelques ami.e.s. à venir faire la fête sur la scène de la salle Jacques Brel, . Ainsi le public pourra apprécier les prestations de Cali, Jeanne Cherhal, Bachar Mar Khalifa, Stéphane Eicher entre autres. A noter qu’une sculpture magistrale, un cavalier Samouraî réalisée par Fabrice Brunet a troné sur la scène. Un double rappel, puisque cette oeuvre avait été emmenée en tournée en 2006, par Kolinka et consorts (Bashung, Raphael, Aubert, Cali), et qu’elle figure parmi les nombreuses très belles oeuvres présentées actuellement à la halle Roublot, dans le cadre de l’exposition « Ciel Terre Homme » qui se tient jusqu’au 22 février 2020.
La soirée fut belle, bien que longue à prendre son vrai envol. De belles et émouvantes prestations signées tour à tour Jeanne Cherhal ( « l’an 40 », « Tombé du ciel » en hommage à Jacques Higelin), Mademoiselle K dans un registre plus rock ou Bachar Mar Khalifa, mélangeant sonorités arabes et musique rock, sans parler de Stéphane Eicher, qui visiblement affaibli et marchant avec une canne, nous livra quelques-uns de ses joyaux et une superbe version de « Déjeuner en paix ». La suite, après l’arrivée sur scène de Jean-Louis Aubert,  offrit au public près d’1h de rab musical.. en mode Téléphone… »ça c’est vraiment toi », »New-York avec toi », « la bombe humaine », et une reprise en duo avec Cali de « One » du groupe U2. Cali se fendant même de reprendre « Beds are burning » de Midnight Oil.
Bref la fête fut belle pour cette 15ème édition du festival des Aventuriers.

Rendez-vous l’an prochain, pour une nouvelle édition de ce festival qui est devenu un vrai temps fort de la vie culturelle à Fontenay-sous-Bois.

Guillaume.

Irene Dresel, la techno en douceur.


Samedi 14 décembre, après avoir assister à la conférence avec Eric Tandy puis au concert d’Estelle Meyer à la médiathèque Louis Aragon (un superbe moment, entre douceur et chaleur humaine), les plus courageux-geuses ont rejoint la foule qui sera venue écouter Irène Dresel à l’Espace Gérard Philipe. Cette jeune femme, au look de Judith Henry (actrice française qui a un peu disparu des radars), proposera au public présent une techno très aérée, un brin sophistiquée.

Elle aussi passée (et diplômée ) par les Beaux-Arts, Irène Dresel n’hésite pas à concocter une recette musicale qui attire le spectateur autant qu’elle peut parfois le repousser. Si l’écoute s’avère parfois un exercice de style, aller « rencontrer » l’artiste sur scène relève toujours du meilleur moyen de juger.

Depuis ses débuts, Irène Dresel a eu l’occasion de fouler les planches de différents festival comme le Printemps de Bourges, Fnac Live, Nuits Secrètes. Autant d’occasion de conquérir, d’élargir son audience, de présenter sa musique, captivante autant que spatiale. Elle a également joué dans de grands salles tels des Zénith, à l’occasion de première partie d’artistes comme Rone.

Irène Dresel, qu’elle soit seule en scène, ou peut-être en duo avec le percussionniste Sizo de Givry, nous offrira son univers technoïde, fait de beat répétitifs, un rien allégoriques, qui parfois vous emmène dans des songes.

Cette musicienne-productrice, retirée du monde parisien pour le calme apaisant de la campagne, a néanmoins produit ces dernières années pas moins de 2 EP (« Rita » en 2017 ; « Icône » en 2018 ), et un album, paru au printemps 2019, « Hyper Cristal », qu’elle nous présentera à l’occasion de ce festival. Mélange de basse très présente et de nappes synthétiques quasi hypnotiques, le style de Irène Dresel est là. Désireux de nous attraper, de nous emmener, de nous transporter, le temps d’un disque, d’un concert.

Guillaume.

Oyé Aventuriers ! Demandez le Programme (de la 15ème édition) !


Le 11 décembre prochain, dans 2 jours donc, le festival « Les Aventuriers », soufflera donc ses 15 bougies. Enfin la nouvelle formule, remise en route en 2005, par Marc Sapolin alors programmateur musical de l’Espace Gérard Philipe, avec la complicité, le soutien, l’aide précieuse du batteur Richard Kolinka, qui est un habitant de Fontenay-sous-Bois de longue date et cherchait depuis longtemps comment s’investir dans sa ville.

L’occasion était trop belle. Ses 3 soirées cartes blanches lors des éditions 2004, 2005, 2006, avec des invités prestigieux, laissèrent d’excellents souvenirs aux festivaliers. Le moins que l’on puisse dire, c’est que depuis cette époque, le festival a enfin trouvé sa cohérence, son public, toujours plus nombreux et chaleureux chaque année. Une belle récompense pour l’équipe du service culturel municipal et pour Myriam Roque, qui après Marc Sapolin puis Assia Bouchebita, a pris en charge depuis 2016 la programmation musicale. Sans oublier tous les bénévoles qui chaque année participent du bon déroulement du festival  et de l’accueil du public.

Suivant donc la recette qui se veut un mélange entre anciens confirmés et nouveaux venus sur la scène pop-électro, mais aussi du rap, l’affiche du festival 2019 ne dépare pas de ses devancières. Vous aurez ainsi l’occasion de venir écouter et découvrir des artistes tels que le groupe de regagae Soom T and the Stone Monks, le 11 décembre. Ensuite, la chanteuse cubaine La Dame Blanche nous offrira un set plein de chaleur afro-américaines avec son répertoire fait de cumbia, de dance-hall, de hip-hop. Ca promet!!!

Le rock sera également présent avec deux groupes très différents / Bryan’s Magic Tears, composé en partie d’ex-membre de Marietta (édition 2017 des Aventuriers), puis Totorro & Friends. Ce dernier offrira au public l’expérience d’un game-concert, sur la base d’un jeu vidéo. Belle soirée en perspective le 12 décembre.

Le 13 décembre, les rappeuses africaines Muthani Drummer Queen et Dope Saint Jude offriront un flow vindicatif, revendicatif, abordant des sujets de front, comme l’égalité sociale, raciale, la sexualité, la place de la femme dans la société.

Le 14 décembre, après Estelle Meyer, qui se sera produite à la médiathèque à 17h, suite à la rencontre (15h30-17h) avec Eric Tandy, venu à la médiathèque présenter son livre « Les Aventuriers, depuis 1993 : l’épopée musicale du festival », c’est une soirée techno, emmenée par Irène Drésel et La Fraîcheur et Léonard de Léonard, qui attend les festivaliers.

Lundi 16 décembre, les festivalier.è.s. pourront se rendre au cinéma Kosmos (situé à deux pas de l’Espace Gérard Philipe) assister à la projection du film documentaire de FGrançois Armanet, « Haut les Filles », sur le rock féminin, avec des artistes comme Brigitte Fontaine, Jeanne Added (édition 2017), Lou Doillon… et quelques autres. Le film sera suivi d’une rencontre avec le réalisateur. Sûrement un moment à ne pas manquer.

Le 17 décembre, soirée Pop / Electro avec la franco-vénézuelienne La Chica et la française Suzane. Enfin le 18 décembre, soirée Rock / Punk avec les groupes Rendez-vous et MNNQNS.

Enfin, pour terminer en beauté cette édition particulière, la soirée de clôture du 20 décembre, menée par Richard Kolinka, réservera aux festivaliers de beaux moments avec Bachar Mar Khalifa, Cali, Stéphane Eicher, Mademoiselle K, et peut-être un.e ou surprise.. mais chuut! je n’en dirai pas plus !

Bon festival à toutes et tous! Nous nous croiserons y sans doute.

https://www.festival-les-aventuriers.com/programmation

Guillaume.

Les Aventuriers ont 15 ans!


Comme chaque année à la même période, c’est à dire juste avant les agapes de Noël avec son cortège de cadeaux reçus ou faits en famille, son lot de repas qui se veulent soignés, entre le sacro-saint saumon, le foie gras et les bulles de champagne, oui avant tout cela, un évènement a lieu à Fontenay-sous-Bois, le festival des Aventuriers, qui fêtera joyeusement ses 15 ans cette année, du 11 au 20 décembre 2019.
Une fois encore, selon la volonté des programmateurs, l’affiche sera variée, audacieuse, alliance de jeunes artistes et de vieux briscards. Bref, un cocktail qui, depuis 15 ans, à doucement fait ses preuves, auprès d’un public mélangé, intergénérationnel.

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L’histoire a commencée en 1993, jusqu’en 1998, à l’initiative de Marc Sapolin, alors programmateur de l’Espace Gérard Philipe, soutenu à l’époque par Bernard Pieterharens, directeur du service culturel, et la ville de Fontenay. Hélas,devant la difficulté de trouver son rythme ( 2 fois dans l’année, Juin et décembre) et un public, le festival est mis entre parenthèse en 1998. La programmation était un mélange de rock et de chanson française au départ. Y figurèrent entre autres des artistes tel(les) que La Grande Sophie, Peter Kröner, Louise Attaque, Shaï no Shaï, Christine Lidon, Michel Herblin, Les Objets, RoadRunners ou encore Mathieu Boogaerts et Mathieu Chédid. Vous le voyez, l’éclectisme était de mise, la qualité également.

Quelques années plus tard, en 2005, l’idée de relancer le festival est posée. L’équipe du service culturel cherche à relancer ce festival. Se pose alors la question de contacter une tête d’affiche médiatique. Coup de chance, l’ex-batteur de Téléphone et actuel membre des Insus, Richard Kolinka, est un habitant de Fontenay. Le contact est noué par l’entremise de Denis Monfleur, scultpteur, ami commun de Richard Kolinka et Marc Sapolin. Après une discussion, accord est rapidement trouvé pour qu’il organise la soirée de clôture avec des mais musiciens, sous forme de boeuf musical. C’est ainsi qu’il réunira le plateau suivant : M, Raphaël, Daniel Darc, et son complice de toujours, Jean-Louis Aubert. Cette première édition de la nouvelle formule est un succès public. Le festival relancé. Pendant encore 2 ans, Richard Kolinka parrainera le festival et fera la fête en soirée de clôture avec ses potes musiciens tels que Alain Bashung, Brigitte Fontaine, Cali, Sanseverino ou Hubert-Félix Thiéfaine. France Cartigny, Jeanne Cherhal, Elli Mereiros viendront également participer à ces soirées spéciales, faire la fête et communier avec le public présent. Car oui ce festival, qui clôt l’année civile, est avant une fête, un rassemblement d’aventuriers de la musique, de curieux de nouveautés sonores, issus d’horizons divers, parfois venus de très très loin.

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Depuis 2005, sous l’impulsion de son « parrain » Richard Kolinka, mixée avec la volonté affichée par le service culturel d’offrir la chance à des artistes évoluant dans les sphères rock, reggae, électro, chanson française, world-music, le festival a trouvé son rythme de croisière, son public qui revient chaque année, avec même son lot de nouveaux spectateurs, avertis par le fameux « bouche à oreille ».

Lors des 14 éditions précédentes, le public, tout comme moi, a eu l’occasion de découvrir des artistes comme Anis, Jasmine Vegas, Foreign Office (2005), Holden, Claire Diterzi, Véronique Pestel, Asyl (2006), Alex Beaupain, Florent Marchet, Shaï no Shaï (photo du dessus), Chloé Mons (passée à la médiathèque, avec Yann Péchin en 2007), La bestiole, Poney Express, K-Lame (reçu à la médiathèque, en, 2008), Barcella, Adrienne Pauly (2008), Emily Jane White, Eiffel, Aqme (2009), Jim Jones Revue, Jessie Evans (2010), Mustang, The Legendary Tiger Man, The Toxic Avenger (2011), Stuck in the sound, François and the Atlas Mountains, Isaac Delusion, Rover (2012), Tuung, Frankie Rose, La Femme, Poni Hoax, Skip and Die, Dom La Nena (2013), Tuxedo Moon, Moodoid, Fakear, Slow Joe & the Ginger Accident (2014), Jeanne Added, Lonelady, Marie Modiano (2015), Demi Portion, Kacem Wapalek, Grand Blanc, Electro Deluxe, Guts, Dani Terreur (2016), Chilli Bump, Cannibale, Jasmine, Kasbah (2017), L’impératrice, Général Electriks, le trio Delgres, Agathe da Rama (reçue à la médiathèque en décembre 2018), Péroké, Elias Dris (2018).

Vous le constatez, tous les styles sont représentés dans ces programmations. C’est la volonté affichée par le service culturel.

Sachez que vous pouvez retrouver nombre (plus de 200!) cd de ces artistes à la médiathèque Louis Aragon de Fontenay-sous-Bois. A noter également que la musicienne-chanteuse Estelle Meyer se produira le samedi 14 décembre à 17h à la médiathèque, après une rencontre de 15h30 à 17h avec le photographe rock Eric Tandy, qui viendra parler du livre qu’il a réalisé à l’occasion de cet anniversaire, intitulé « Aventuriers, depuis 1993, l’épopée musicale du festival », et de l’exposition sur le festival, qui sera installée à l’Espace Gérard Philipe, à la médiathèque, et pour la dernière soirée du festival (20 décembre) à la salle Jacques Brel.
Reste à découvrir donc le menu musical concocté par l’équipe du service culturel.

Bon anniversaire à ce festival! Et merci à l’équipe du service du culturel qui d’année en année oeuvre pour nous régaler,avant la trêve de Noël. Place donc à la quinzième édition! Bon festival à toutes et tous! Pour vous donner un avant-goût, consulter la programmation en allant sur le site ci-dessous.

Guillaume.

https://www.festival-les-aventuriers.com/programmation

Jamiroquai, retour mitigé !


Depuis « Rock Dust Light Star », paru en 2010, Jamiroquai et son chanteur charismatique Jay Kay n’avaient pas produit d’album, ce qui ne les empêchaient pas de tourner à travers le monde.
Aussi la sortie d’ « Automaton », le 31 mars 2017, marquait à l’époque le retour de ce groupe légendaire. C’est seulement le huitième opus des anglais depuis « Emergency on planet Earth », en 1993! La sorti de l’album sera suivi d’une triste nouvelle puisque l’ancien claviériste (période 1992-2002), Toby Smith, décède des suites d’un cancer en avril 2017.

Moi qui n’écoute pas régulièrement ce groupe ni même ne l’ai vu en concert, malgré une réputation plus que méritée de groupe de scène, aux prestations toujours aussi inattendues qu’éblouissantes selon les « followers » depuis ses débuts, et bien qu’ayant déjà entendu des albums précédents, qui révèlent un groupe et un chanteur très talentueux et maîtres de leur sujet, j’avais envie de jeter une oreille curieuse sur cet album sorti voilà 2 ans.

J’ avoue qu’ « Automaton » est un album qui m’a moyennement convaincu. Je m’attendais à une boule d’énergie, avec ce mélange savamment dosé de funk, soul et électro, très dansant, mélodieux. Dans la droite ligne des productions antérieurs. Le résultat est ici inégal, parfois décevant. Alors si « Shake it on » d’entrée nous met dans le mood…. ambiance dancefloor… boule périscopique…. et « lâchez-vous »! « Automaton » qui donne son nom à ce nouvel opus possède un son plus clinique, un univers davantage futuriste…un côté spatial… tout en restant dansant. « Cloud 9 », « Superfresh » et « Hot Property » avec ce début de morceau au son étouffé, sont dans ce droit fil, intemporels, mais follement modernes! « Something about you » nous fait revenir à du classique, dansant, bien produit, où la voix de Jay Kay, qui ne perd pas en qualité depuis toutes ces années, se balade avec aisance et tranquillité. » « Summer Girl » est un titre qui sonne comme les classiques de la soul music des 70’s. Et ca s’arrête là! Enfin pour moi! Car ce n’est pas la suite, avec « Nights out in the Jungle », « Dr. Buzz », « We can do it », Vitamin » qui s’enchaînent, qui me convaincra, et surtout me donneront l’image d’un album abouti. Ces derniers morceaux relèvent d’une production trop « propre »…. trop aseptisée! Pour finir, « Carla »un titre un brin évanescent où se mêle sans génie des boucles électroniques sans magie, des nappes de synthés, sur lesquelles Jay Kay pose sa voix sans grande conviction.

Au final, un album mi figue- mi raisin. Les puristes et les adorateurs / trices me trouveront sans doute sévère, mais pour avoir pu écouter « The return of the space cowboy » ou « Funky Odyssey« , deux albums superbes qui datent un peu dans le temps, « Automaton » tient difficilement la comparaison. J’ose espérer que son prochain album sera bien meilleur.

A vous de juger.

Guillaume.

Pour Fakear, tout continue de briller.


Fakear is back! ou plutôt Théo Le Vigoureux.

Celles et ceux qui aiment la musique électronique le connaissent sans doute déjà et ont pu apprécier son talent sur scène, notamment lors de son passage à Fontenay-sous-Bois, au Festival des Aventuriers en 2014. Cette année-là, Fakear avait publié un album, « Sauvage« .

« All Glows« , le nouvel album est dans la même veine de ce que l’artiste nous avait déjà laissé découvrir aux Aventuriers en 2014. A savoir une musique épurée, parsemée d’ajouts sonores (bruits de la nature, porte qui grince, cloches qui résonnent……), sans oublier les voix posées par les chanteuses Ana Zimmer (« Something Wonderful »), Noraa (« Lost in time »), ou Anna Majidson (« Give you ») dans des registres vocaux très différents. Tout au long du disque, Théo Le Vigoureux nous embarque dans son univers, où les synthés se taillent la part du lion, où les climats très planants et douillets nous enrobent de manière tranquille… on se laisse surprendre à se laisser faire.

A priori, cet univers sonore, cette musique même, ce n’est pas mon « kiff » comme disent les jeunes aujourd’hui (oui je sais ça fait remarque de vieux con, mais j’assume…). Mais j’avoue que le côté léger, aérien de cette musique, ses sonorités parfois japonisantes m’ont conquis. De plus, l’album est très bien produit, ce qui n’est pas toujours le cas, aussi il est bon de le souligner. Comme pour prouver s’il en était besoin qu’il est un artiste ouvert aux autres univers que le sien, il a fait appel au talentueux trompettiste franco-libanais Ibrahim Maalouf sur le très beau morceau « Sacred Feminine ». Un mélange de mélopées orientales et de boucles électroniques très réussi.

J’ai été conquis par ce disque relativement frais, sans prétention ni artifice mais qui tient par sa qualité de bout en bout. 16 morceaux aux ambiances différentes qui font voyager l’esprit de l’auditeur dans un climat où l’imaginaire est aux commandes, la sérénité également.

Avec sa démarche, son ouverture aux autres couleurs musicales et sa touche personnelle, Fakear est un artiste complet, certainement l’un des plus intéressant du moment à suivre.

A écouter assurément. Et voir Fakear sur scène est aussi une belle découverte. Alors, n’hésitez pas!

Guillaume.

Songhoy Blues – Résistance


Ce qu’il y a de bien dans les bibliothèques, c’est de se laisser entraîner par les hasard de leurs rangements, de fouiller dans le bac des retours pour faire des découvertes. C’est ainsi que je suis tombée sur un Cd d’un rouge profond, avec un très beau guépard encadré de quatre silhouettes qui vous regardent.

Et grand bien m’en a pris, c’est extra !

Après un coup d’oeil à la jaquette grâce auquel je comprend que c’est un groupe malien, je lance le CD. Et tout commence par une guitare bien rythmée, accompagnée d’électronique, puis arrive une batterie, et enfin une voix. On est tout de suite embarqué par la musique, par cet ensemble qui dégage énergie et fougue. Ce premier titre s’intitule “Voter”. Il n’est pas chanté dans une langue que je comprend mais le titre intrigue aussi.

C’est à ce moment-là qu’un petit texte de présentation du groupe en quatrième de couverture me donne une clé : Songhoy Blues est, d’après ses propres termes (traduit par mes soins), “un groupe qui a commencé pendant une guerre civile, pour protester contre l’interdiction de la musique, pour créer du positif dans l’adversité.” Effectivement, après consultation sur l’internet mondial (de Scully et Mulder, vous connaissez, non?!), j’apprends que Songhoy Blues est né de l’exil de quatre jeunes musiciens originaires du Nord Mali tombé en 2012, sous la coupe d’organisations djihadistes qui condamnent et interdisent la musique. Tombouctou doit devenir silencieux. Pour échapper à cet enfermement, ils s’exilent à Bamako où, de leur rencontre, naît Songhoy Blues pour dépasser la terreur et affirmer les confluents culturels et musicaux du Mali dans des paroles, dans la musique même et dans le projet de ce groupe.

Songhoy Blues nous parle donc de liberté, de choix, d’appel à la résistance. On y écoute les chaudes nuits de Bamako endiablées et chantantes, les espoirs et la volonté de rester positifs grâce à la musique. Et si on entend la tradition malienne dans leur musique, on y entend aussi qu’il ne peut y avoir de frontières en musique : de l’électro, du world blues ouvert à tous les courants, un peu de funk pour réjouir toutes les oreilles.

Découverts par Damon Albarn, leader de blur et Gorillaz, grâce à son projet Africa Express qui furette à la recherche de talents africains, ils accueillent sur ce deuxième disque des invités prestigieux et internationaux : Iggy Pop, Steeling Sheep ou encore le rappeur Elf Kid par exemple.

En bref, des musiques métisses, un rythme entrainant, une voix pour la liberté et de la chaleur composent un album à écouter absolument ! Pour le découvrir, rendez-vous à la médiathèque, sur leur chaîne Youtube ou sur leur site.

Bonne écoute !

Elodie

Don’t fuck with the Peaky Blinders!!!


Après les vendettas Napolitaine de Gomorra, continuons notre voyage en séries à travers l’Europe vers les rues crasseuses du Birmingham des années 20 en compagnie des Peaky Blinders. La série Anglaise de Steven Knight est librement inspiré d’un gang du quartier de Small Heath à Birmingham, les Peaky Blinders, qui selon ce qui est su de ce groupe, tiraient leur surnom de leur fameux béret, dans lequel une lame de rasoir était cachée sous la visière, avec laquelle ils frappaient leurs opposants au visage et les aveuglait.
Evidemment, la série romance pas mal l’histoire et nous rend les protagonistes un peu plus chevaleresques qu’ils n’étaient en réalité. Cela dit, la qualité de l’écriture est bien au rendez-vous, sans parler du casting 4 étoiles que vous allez découvrir, Cilian Murphy, dans le rôle de Thomas Shelby, le leader familial, on retrouve également Sam Neill, Tom Hardy, Helen McRory ou encore Adrien Brody et c’est juste un aperçu… Bref, vous allez suivre la vie de cette famille pas comme les autres et un petit moment d’histoire Anglaise d’entre deux guerres. Préparez-vous, violence, trahisons et tout ce qui va avec sont au programme.
Musicalement parlant, c’est la surprise, car pour une histoire qui se déroule dans les années 20, on ne s’attend pas à entendre du rock moderne et de l’électro, d’ailleurs je n’aurais jamais cru que ça fonctionnerait et pourtant… c’est tout simplement génial!!!
Déjà, le générique pose les bases avec Nick Cave and the bad seeds et leur “Red right hand” qui nous mettent de suite dans le bain, ca sent la transpi et la crasse comme les rues de Birmingham. C’est eux que l’on retrouvera le plus souvent dans la bande originale, mais aussi les White Stripes, PJ Harvey ou encore les Arctic Monkeys et même Tom Waits.
Je vais pas faire semblant d’être un connaisseur en Rock, je laisse ça à Guillaume, tout ce que je peux dire, c’est que le choix anachronique est un vrai coup de maître, la bande son se marie parfaitement à l’action et je crois bien que c’est la première fois que ça marche aussi bien pour moi, je ne suis pas fan de ce choix habituellement, mais là, je me dis que si Knight avait choisi de la musique d’époque, ça aurait peut être été un peu trop et là, c’est tout simplement parfait! Donc, je vais en rester la sur la musique et laisser la playlist parler d’elle-même.
Je conclurais sur la performance des acteurs et particulièrement de Cilian Murphy, que j’ai toujours trouvé talentueux, mais qui là, sublime le personnage de Tommy Shelby, son regard, son sang froid et ses accès de folie en font un perso à part, inoubliable…
Ah oui, une dernière chose… DON’T FUCK WITH THE PEAKY BLINDERS!!!

Laurent

Gomorra, du Rap, du Rock … et la Mafia Napolitaine.


Ayant tout juste fini le visionnage de la troisième saison, il est grand temps que je vous parle un peu de cette immense série qu’est Gomorra. Peut être que vous avez déjà vu le film de Matteo Garrone, sorti en 2008 et dans ce cas, vous êtes familier avec le cadre, Secondigliano et sa fameuse cité en forme de pyramide. Quoi qu’il en soit, la série nous présente d’autres protagonistes, en l’occurrence, la famille Savastano et son terrible patriarche Don Pietro (Fortunato Cerlino), le parrain local.

Librement inspiré du livre du même nom de Roberto Saviano (Disponible à la médiathèque et en Italien), la série va nous faire vivre la vie de ce quartier sclérosé par la mafia Napolitaine, la fameuse Camorra. Au début de l’histoire, Don Pietro dirige le quartier avec une main de fer avec le soutien de son fils Gennaro (Salvatore Esposito), sa femme Donna Immacolata (Maria Pia Calzone) et son homme de main, Ciro, l’immortel (Marco D’amore). Au rythme des trahisons, de la guerre des familles et des trafics, les habitants du quartier doivent éviter les balles perdues et survivre au quotidien dans ces terribles conditions.

Je ne vais pas en ajouter et maintenant de vous parler de la bande originale de Gomorra et si généralement, quand je vous parle des B.O, je vous parle principalement des chansons diffusés pendant les épisodes, ici je voulais vraiment mettre en avant l’excellent travail du groupe recruté pour orchestrer tout ça, le groupe Mokadelic. Totalement inconnu de mes oreilles avant ça, j’avoue, je suis un peu light en rock Italien, Mokadelic est aujourd’hui, pour moi, indissociable de la série, notamment pour le morceau “Doomed to live” qui conclut chaque épisode et qui généralement, est là, pour accompagner un moment de grande intensité. Ce n’est pas le seul, toute la production de Mokadelic est vraiment le parfait accompagnement sonore pour le show, même si bien sûr il y a autre chose et c’est ce dont je vais vous parler maintenant.

Du rap Italien!!! Oui, oui, j’y croyais pas moi même, mais j’ai kiffé!!! Anglais, Allemand, Belge, j’avais déjà écouté et j’ai toujours réussi à trouver des choses qui me plaisaient, mais Italien? C’était une première!!! Je n’aurais probablement jamais prêté l’oreille sans la série et je regrette pas. Je vous conseille vraiment le morceau qui sert de générique de fin, de NTO’ & Lucariello “Nuje Vulimme ‘na Speranza”, ils apparaissent plusieurs fois sur le soundtrack et ils sont vraiment talentueux. Ce ne sont pas les seuls rappeurs Italiens de la B.O, il y a aussi Co’Sang ou Rocco Hunt et d’autres encore.

Au programme aussi, pas mal d’electro qui illustre les scènes dans les clubs et quelques artistes internationaux aussi comme Asaf Avidan ou Edwin Hawkins, récemment décédé.

Voilà, j’espère vous avoir donné envie de découvrir la série, elle vous glacera le sang, je vous le garantis et vous risquez, comme moi, de vous mettre au hip hop Napolitain après ça.

Laurent

Quand l’electro ressuscite la funk!!!


Qui aurait cru que j’écrirais quelque chose sur la musique electro? Clairement pas ma came au départ, je dois reconnaître que j’y connais pas grand chose non plus. Bien sûr, quand j’allume la radio (chose très rare) et que je tombe sur les hits qui font bouger le dancefloor, j’éteins pas instantanément, mais disons que je cours pas après non plus.

Alors, comment j’en suis venu là? Et bien, c’est avec la bande annonce de la deuxième saison d’Insecure, vous vous rappelez, une des séries dont je vous ai parlé il y a quelque temps. Donc, dans une vidéo de promo, on voit l’héroïne déambuler dans les rues de L.A sur un morceau funky absolument génial, donc je Shazam et la je tombe sur Calvin Harris!

Calvin Harris?!? Mon téléphone doit débloquer, c’est bien trop groovy pour que ce soit un DJ electro, donc je creuse un peu et finalement je vois qu’il a fait un projet avec toutes les stars du Hip Hop et du R’n’B actuel, “Funk wav bounces vol.1”.

En fait, le DJ Ecossais nous a fait un disque, un peu à la DJ Khaled, il a réuni toutes les stars du milieu hip hop mainstream et du R’n’B aussi, lui, s’occupe de la musique et il a voulu que ça sonne Funky! Le moins qu’on puisse dire, c’est que ça fonctionne très bien! Du coup, j’ai fait quelques recherches sur ce qu’il avait fait précédemment et franchement, ça collait pas si bien, bref, revenons aux vagues de Funk qui bougent…

Porté par deux singles qui ont cartonnés instantanément, “Slide”, dont je vous parlais plus haut, avec Frank Ocean et les Migos, le groupe rap à la mode chez les ados et “Feels” avec trois monstres des ventes, Katy Perry, Big Sean et l’incomparable Pharrell Williams. C’est le genre de titres qui vous donnent envie de baisser les vitres de votre voiture et de mettre le son à fond ou de brûler les pistes de danses, c’est de la vraie funky musique!!!

Comme le disque est en réalité une compil’ de titres, je vais pas vous en faire des tonnes sur la conception de l’album, mais plutôt vous donner quelques noms supplémentaires pour continuer de vous mettre l’eau à la bouche, je vous ai dit, tout le gratin est là et le mélange des genres fonctionne très bien.

On retrouve Future et Khalid, Snoop et John Legend, des chanteuses plus pop comme Ariana Grande ou Nicki Minaj, on a du hardcore aussi avec le compère de Kendrick Lamar, l’excellent Schoolboy Q ou Lil’ Yachty.

Bref, vous avez capté le concept, des gros noms, une grosse basse groovy et un DJ de renom dans l’electro, secouez le tout et vous obtenez une belle compil’ de chansons qui vous feront danser pendant encore un bon moment.

Laurent

Alltta


 

 

 

Alltta. Encore un duo, composé d’un artiste français, 20syl  et de Mr J. Medeiros.

Le premier, (de son vrai nom Sylvain Richard), beatmaker, producteur pour Diam’s, Fabe ou encore Disiz, membre et beatmaker du collectif C2C ainsi que compositeur pour Hocus Pocus, autre combo dont il est membre. Plus récemment il a collaboré ces dernières années avec des artistes tels que Gregory Porter (album Liquid Spirit, 2014), Ibrahim Maalouf (Red and Black Light, 2015). Il a également remixé des musiques de Kendrick Lamar -Hé oui Laurent!:-)- (Sing that Shit, 2014), Yaël Naïm (sur le titre Walk Walk, en 2016)….  Bref un vrai touche à tout! De ce fait il a une discographie en solo ou participative déjà éloquante lorsqu’il rencontre en 2016  le rappeur californien Mr J. Medeiros (pas de liens familiaux avec Elie, Glenn-qu’est-ce que tu fais pour les vacances, n’est pas Carine et Laurent :-), ou encore Lio et Elena…. 🙂 ). Producteur, compositeur, de son vrai nom Jason C. Medeiros, il a fondé le groupe the Procusives, et il est le leader du groupe Rap-punk Knives. Il a lui aussi de nombreuses collaborations artistiques à son actif : Randy Jackson, Talib Kweli, le rappeur Shad ou encore C2C et et Hocus Pocus.

Les deux artistes se rencontrent en 2016 et forment alors  le duo Alltta (A little lower than the angels). Ils créent alors un monde sonore à la croisée du rap (en utilsant le BoompBap issu de la East Coast-technique dont se servent par Kendrick Lamar, Wu Tan Clan, KRS-One ou Joey Badass- en opposition au Trap style), et de l’électro un rien planante.

Leur nouvel album est très intéressant musicalement, car les 2 compères ont du talent, de l’inventivité et le résultat est à la hauteur. Nul doute que leur passage le 21 décembre Salle Jaques Brel, en clôture de l’édition 2017 des Aventuriers devrait nous valoir un joli moment musical et festif.

http://www.festival-les-aventuriers.com/programmation/alltta-20syl-mr-j-Medeiros

Guillaume.

 

 

Les Aventuriers, sur la 13ème marche!


Encore un peu de patience (une petite semaine), et les Aventuriers 2017 vont nous rendre visite… Non je ne parle pas d’extra-terrestres, mais de musiciens, musiciennes, chanteurs-chanteuses, groupes, qui comme chaque année, juste avant les réjouissances familiales, le sapin, la dinde, les cadeaux, vont venir se produire à l’Espace Gérard Philipe et à la salle Jacques Brel, sans oublier le cinéma Kosmos (soirée carte blanche à Thomas de Pourquery). L’occasion donc de découvrir des groupes ou artistes de la scène rap, électro-pop française ou européenne, à l’occasion du Festival des Aventuriers. Cette année, le chapitre 13 de ce banquet musical se déroulera du 13 au 21 décembre. Le menu proposé cette année est encore une fois copieux, varié, intéressant!

Fait marquant de cette édition, le retour, en ouverture (le 13 décembre à 20h, Espace Gérard Philipe), du groupe Transglobal Underground, avec en prime la présence de la talentueuse Natacha Atlas !! Ce soir-là vous pourrez également venir écouter, découvrir (pour celles et ceux qui ne le connaîtraient pas encore) Kasbah mené par l’emblématique Nadoo, musicien fontenaysien.

A l’affiche également, les rappeurs de Chill Bump, dont l’album « Going Nowhere » est sorti fin octobre, Vin’s da Cuero, le duo de Pumpkin, le groupe Cannibale (ex Bow Low), qui proposera à nos oreilles un rock aux saveurs psychédéliques, voire tropicales, à l’image de leur dernier album « No mercy for love ». Les parisiens de Frustration nous amènerons leur énergie punk, Marietta (Guillaume Marietta, ex membre de The Feeling of Love) viendra avec sa pop psychédélique. Le saxophoniste Thomas de Pourquery, qui devient une figure du jazz parisien et français, se produira au cinéma Kosmos le 18 décembre (belle idée!).

Le 19 décembre, les groupes Juniore, Requin Chagrin se produiront à l’Espace Gérard Philipe.

Enfin, pour clore ce 13 ème chapitre de l’histoire des Aventuriers, le 21 décembre à la salle jacques Brel, Kodama, trio musical vainqueur du tremplin « Jeunes Aventuriers » qui s’est déroulé  le 9 novembre 2017 à 20H à l’Espace Gérard Philipe, jouera en première partie de Darius et Alltta (20Syl et Mr.J.Medeiros).

https://lesjeunesaventuriers.wordpress.com/scene-ouverte/

Bref une fois encore, un plateau riche varié, et je n’en doute pas plein de belles surprises! De quoi passer de belles soirées musicales pour bien préparer les fêtes de fin d’année!

Pour plus d’infos sur les groupes et la programmation du festival vous pouvez bien sûr consulter le site des Aventuriers : http://www.festival-les-aventuriers.com/programmation

Guillaume.

 

 

 

50 cent a toujours le Power!!!


Non, ce n’est pas une chronique à propos de 50 cent, pas uniquement en tout cas! A vrai dire ça fait un moment que je voulais vous parler de la série qu’il co-produit: POWER, donc la diffusion de sa quatrième saison, actuellement aux USA semblait le moment tout indiqué pour ça. Comme chaque série dont je vous ai parlé jusque-là, il s’agira principalement de sa bande originale, bien sûr, mais avant tout, voyons voir de quoi il s’agit.

James St Patrick (Omari Hardwick), est le gérant d’une boîte de nuit New Yorkaise, mais ce n’est qu’une partie de sa vie, dans la rue, il est Ghost, l’un des plus gros distributeurs de drogues de la grosse pomme. Avec son ami d’enfance Tommy (Joseph Sikora), ils gèrent d’une main de fer le trafic New Yorkais. Seulement, Ghost veut sortir de ce cercle vicieux, protéger sa famille et investir dans le monde de la nuit (légal). Evidemment, tout ne va pas se passer comme prévu, surtout quand son amour d’enfance, qui travaille pour le FBI pointe le bout de son nez.

Bref, Power est un peu un Scarface moderne dans le milieu de la nuit de New York, le casting est très solide et Courtney Kemp Agboh, la créatrice du show est une valeure sûre et gère ce beau petit monde à merveille. Certains diront que c’est un show “bling bling”, tourné comme un clip hip hop à rallonge, personnellement je n’ai pas du tout cette sensation, l’histoire bien qu’assez classique me tient en haleine depuis quatres saisons et a fait de Power l’une de mes séries préférées actuellement.

Voilà pour la mise en bouche, maintenant parlons musique et comme une partie de l’histoire se déroule dans des clubs hype et que Fifty est derrière les choix musicaux, autant vous dire tout de suite qu’on est gâtés!!! Le générique nous mets direct dans le bain avec l’excellent “Big rich town” de 50 cent et Joe, mais ce n’est qu’un avant goût du régal Hip hop/ Rn’B qu’on nous propose, à tel point que je n’ai pas pu me résoudre à beaucoup cutter, je vous ai préparé une playlist d’une quarantaine de morceaux, merci Tunefind!!!

Au programme, le patron de G-Unit est évidemment à l’honneur, mais on retrouve aussi Erykah Badu, 2pac ou encore Angie Stone et même du Smokey Robinson, ça c’est pour les anciens. Pour la nouvelle école, du lourd aussi avec Schoolboy Q, Mack Wilds, qui jouait Mike dans The Wire, Wiz Khalifa, Lil’Wayne, bref que des pointures du hip hop actuel.

Le R’nB et la Nu-soul ne sont pas en manque non plus, on retrouve SZA, la nouvelle perle de TDE, Chris Brown, Lalah Hathaway, pour ne citer qu’eux.

Mais je dois que cette B.O m’a fait découvrir deux pépites, que je souhaitais mettre en avant plus spécialement, Jacob Banks, dont la chronique est à venir sur Sème la zic et Jones, qui pourrait devenir l’une des nouvelles voix de la Pop/Soul Londonienne avec le titre “Indulge” que j’ai adoré!

Voilà, j’espère vous avoir donné envie de découvrir la série et sa B.O car elle valent vraiment le coup, le lien vers l’intégrale des morceaux de la série se trouve ici et vous pouvez retrouver la série sur OCS.

 

Laurent

Childish Gambino, artiste multi-taches !


childishNouvelle séance de rattrapage, cette fois avec Childish Gambino que je découvre une nouvelle fois à travers une série, décidemment, me direz-vous!!! Donald Glover à la ville, était Troy Barnes dans « Community », la comédie hilarante de NBC, mais c’est dans sa (il en est l’auteur et producteur) toute nouvelle série « Atlanta », où il tient le rôle de Earn Marks, manager/looser en devenir de son cousin Paper boi, lui-même, nouvelle star de la scène hip hop d’Atlanta que j’ai connu ce personnage atypique.

Gambino, c’est à la fois du rap et de l’electro, du Rnb et de la pop, bref autant dire qu’il s’essaie à tous les styles et se débrouille plutôt pas mal à ce petit jeu. C’est peut-être aussi ce qui fait que les avis sont parfois mitigés sur cet artiste. Trop lisse pour le public hip hop, mais malgré tout trop rap pour la pop.

Heureusement, Glover assume complètement ce rôle de « Hipster » du hip hop, personnage décalé, aux antipodes des Gangster du rap, Gambino est un enfant du net et a su en profiter pour se faire son autopromotion, étant donné que les médias hip hop ne lui ont pas toujours offert la diffusion qu’il  aurait méritée.

Pour revenir à cet album donc, « Camp », son premier et le plus orienté hip hop de tous, même si il garde quand même une sonorité pop sur certains morceaux, l’ensemble est cohérent, pas parfait mais c’était son premier disque, il n’a fait que s’améliorer depuis. Quelques morceaux tournent en boucle dans mon MP3 comme « Bonfire », « Firefly » et le meilleur selon moi, « Freaks and geeks », où, Gambino, survolté, nous fait apprécier ses qualités de kicker à une vitesse ahurissante.

Je vais donc continuer à m’intéresser à cet artiste/acteur/auteur de près et je vous recommande vivement de jeter un œil à la série « Atlanta », c’est drôle, très fin, engagé et en plus, doté d’un excellent soundtrack. Quant à son dernier opus « Awaken my love » qui vient de sortir cet hiver, n’hésitez pas et sautez dessus, c’est un petit bijou, mix entre P-funk et Hip hop groovy, unique en son genre. Et pour ceux qui se poseront la question, c’est bien sa voix (à peine pitché) sur l’album, preuve en live dans la vidéo ci-dessous.

Laurent