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Clapton, dernière session ?


Déjà en 2014, après la parution de l’album dédié à son ami, mentor et complice JJ Cale, intitulé « An appreciation of JJ Cale », Clapton avait pudiquement indiqué, que très fatigué, il allait sans doute ne plus faire de tournées, longues, harassantes. Le verdict récent et le besoin de repos, confirment qu’il ne fera sans pas (plus?) de tournées, notamment pour présenter « I Still Do ».

Alors cet album, qu’en est-il, au juste? Au menu, du blues, du blues, encore et toujours du blues… ciselé, du pur bonheur. 12 morceaux durant, il nous régale, jouant juste, avec ce son et ce style inimitable, entouré d’une bande de fidèles. Dès « Alabama woman blues » signé de Leroy Carr, je suis embarqué, par ce guitariste que j’ai vu près d’une dizaine de fois sur scène, et qui ici encore, m’attrape. Simplicité, humilité, voix posée, tout est là. La suite n’est que plaisir à déguster, simplement. De « Can’t let you do it » signé de son mentor JJ Cale, en passant par « Cypress Groove » dû à Skip James, sans omettre « Stones in my passway » du légendaire Robert Johnson, au final « I’ll be seeing you », le guitariste anglais nous offre ce qui pourrait donc être sa dernière virée en blues majeur. Aussi émouvante que réussie.

L’homme va se soigner, le guitariste me manquer.

Merci pour toutes ces belles années, Mister « Slowhand »!

Guillaume.

Clapton, éternellement ….


EricClapton_imageComme un joli cadeau avant l’été, je suis tombé sur la dernière livraison musicale d’Eric Clapton, alias Slow hand. « Forever Man » est un opus en 2 actes : 1 album studio de 19 titres, et un album live de 14 titres! Bref de quoi se régaler, revisiter la carrière et les nombreux tubes enregistrés par Eric Clapton.

Au menu du premier acte, il est agréable de retrouver des classiques tels : « My father’s eyes », « Bad love », « Call me the Breeze », ainsi que deux duos :  « Anyway the wind blows », avec son mentor JJ Cale,  « Riding with the King », duo avec le légendaire BB King.

Il rend également hommage à Robert Johnson, pionnier du blues, sur « Little Queen of Spades », alterne les blues électriques, les morceaux aux accents pop (Pretending), les ambiances acoustiques sur « Tears in Heaven » ou « Circus ».

Le live s’ouvre sur un vieux titre, « Badge »… puis viennent « Sunshine of your love », « Wonderful tonight », « Cocaine ». Arrivent ensuite « Layla » et « Walking blues » servis en acoustique, deux tires avec Steve Winwood : « Them Changes » et « Presence of the Lord »… bref « Slowhand » nous gâte vraiment.

Les titres défilent, sans faiblir, le plaisir d’écoute est en mode continu. Le triptyque « Hoochie Coochie Man »- « Goin’ down slow »- « Over the rainbow » clôture ce live de façon superbe.

De quoi se consoler agréablement de la décision du guitariste d’arrêter les tournées.

Guillaume.

 

Les Paul, pionnier d’une guitare légendaire (Gibson LesPaul)


LesPaul_image Quel est donc le point commun entre Les Paul (de son vrai nom Lester William Polsfuss),  né en 1915 aux Etats-Unis, et des guitaristes tels que Robert Johnson, Eric Clapton, Keith Richards, Paul Personne, Louis Bertignac, ou Bob Marley… parmi tant d’autres?

La réponse tient dans un modèle de guitare de la marque Gibson, qui depuis 1952, porte son nom, la fameuse Gibson LesPaul SG.

Après avoir testé l’harmonica puis le piano dès son plus jeune âge, Les Paul achète sa première guitare à l’âge de 12 ans, pour la modique somme de 5 dollars.

A 13 ans, il est un musicien semi-professionnel et à 17 ans, il intègre un groupe de country-music, le Rube Tronson’s Cowboys. Peu de temps après il quitte l’école pour devenir un musicien professionnel.

Musicien précoce, Les Paul s’avère aussi curieux pour tout ce qui touche aux instruments et aux méthodes d’enregistrement. A la fin des années 30, après des expériences en radios locales, dans des shows télé américains, il met au point une guitare « solidbody » (corps plein), qui portera le nom de « la Bûche », dans les locaux de la marque Epiphone. Au début des années 40, il accompagne Nat King Cole puis Bing Crosby.

En 1946 il signe avec la marque Gibson. Peu de temps après, soutenu financièrement par Crosby, Les Paul se lance dans les expérimentations et met au point le premier magnétophone multipistes, issu des ateliers de la marque Ampex (1947).

En 1949, il rencontre une chanteuse, Mary Ford, avec qui il formera un duo pendant 15 ans. Le duo connaitra  le succès avec « How High the Moon » en 1951, puis « May God be with you » en 1953. Ils cesseront de se produire ensemble en 1963.

En 1952, la marque Gibson lui fait signer un contrat lui proposant de développer une guitare qui porterait son nom. Acceptant l’idée puis demandant finalement que cela ne soit pas fait, Gibson passe outre. Le modèle Gibson « LesPaul » est né, faisant la fortune et la renommée du guitariste.

En 2009, Les Paul  s’éteint à 94 ans, laissant derrière lui un nom à jamais associé à un instrument qui fait désormais partie de l’histoire de la musique du 20ème siècle.

Ce modèle et ses héritières, nombre de guitaristes de rock, jazz, reggae ou blues, ont décidé d’en acquérir une, influencés par le son spécial autant que la forme de l’instrument. Parmi les plus célèbres détenteurs de Gibson LesPaul SG ou ses suivantes, on peut citer les bluesmen Robert Johnson, Albert Freddie et BB King, Eric Clapton, mais également l’icône du reaggae jamaïquain Bob Marley, les stoniens Mick Taylor et Keith Richards, les français Paul Personne, Louis Bertignac, sans oublier Mick Mars (Motley Crüe), The Edge (U2), David Gilmour (Pink Floyd) et Pete Townsend (The Who) parmi beaucoup d’autres!

Alors si vous souhaitez  écouter, découvrir cette guitare légendaire et qui traverse les générations et les styles musicaux, faites-le en écoutant  les musiciens nommés ci-dessus.

Guillaume.

 

 

 

 

 

 

Jeff Beck, discret esthète de la six-cordes.


Considéré à l’époque déjà (dans les années 60), comme l’un des plus doués de sa génération, le guitariste Jeff Beck, 70 ans cette année, contemporain des Rolling Stones, d’Eric Clapton, Jimmy Page (deux autres ténors du manche à 6 cordes), est toujours un musicien inventif, innovant, possédant une maîtrise consommée de son instrument.

Après avoir donc débuté au sein des Yardbirds en 1965,  côtoyé Jimmy Page, il fondera le Jeff Beck Group, au sein duquel il sera épaulé par Rod Stewart au chant et Ron Wood (futur Rolling Stones) à la basse. Très demandé, il multiplie les collaborations en studio, comme sur scène, enregistre l’album « Truth » en 1969, considéré comme posant les bases du hard rock à venir.

Venu du blues et ayant posé les bases musicales du hard-rock, il n’hésite pas à explorer d’autres sonorités, d’autres univers musicaux. Ainsi les années 70 le verront s’orienter vers le jazz-rock, le jazz fusion, collaborant avec Herbie Hancock, Stanley Clarke, le Mahavishnu Orchestra, groupe fortement inspiré par la musique hindou. Mais l’homme, indépendant, n’aime pas se fixer, allant toujours de l’avant. Aussi, passé le milieu des années 70, il se consacrera à une carrière solo, moins visible que celles de ses acolytes Clapton, Ron Wood, Keith Richards. Une bonne quinzaine d’albums solos plus tard (avec notamment « Wired », « Jeff Beck Guitar Shop » ou le « live Ronnie Scott Jazz Club »)… Jeff Beck possède l’un des plus jolis et riches parcours musicaux qui soient.  Reconnu par le public, par ses paires, l’oiseau se fait rare sur scène.Ses apparitions sont toujours un évènement. La prochaine prévue en France, aura pour cadre la scène de Jazz in Marciac, aux côtés de Lucky Peterson, pour l’ouverture du Festival.

Alors, si vous aimez les guitaristes, ou sivous voulez tout simplement le découvrir,  Jeff Beck est à ne pas louper, sur disque, comme sur scène.  A 70 printemps, le guitariste anglais nous surprend encore. Réjouissons-nous!!!

Guillaume.

JJ CALE, le troubadour, parti vers les grandes prairies


JJCale_imageMusicien rare, homme discret,  guitariste et compositeur, John Weldon Cale alias  JJ Cale, créateur du style Laid back (dû à sa voix nonchalante, et à son jeu très « tranquille »), est parti sans laisser d’adresse, si ce n’est celle du Paradis, rejoindre nombre de ses compères de la six cordes. Le folk rock, la country, le blues, sont au choeur de son répertoire. Ses influences allaient de Hank Williams à Django Reinhardt, Les Paul ou encore Chet Atkins.

Fuyant les médias, se produisant rarement sur  scène, il laissera une trace importante tant son style de jeu, ses compositions,  ont inspiré les musiciens de tous genres confondus : Carlos Santana, Mark Knopfler, Francis Cabrel, Lynyrd Skynyrd, Johnny Cash, pour ne citer qu’eux, se sont nourri du style et de la musique de JJ Cale. « After midnight« , « Cocaine« , Travelin’light » sont les morceaux les plus connus de ce musicien discret.

Peu prolifique dans les années 70 et 80, il faudra attendre les années 2000 pour apprécier régulièrement son talent musical (4 albums entre 2004 et 2009 ! ). En 2006, il avait enregistré en compagnie de son disciple Eric Clapton, « road to Escondido« . Un joli moment musical, où la complicité est évidente entre les 2 artistes.

A 75 ans, JJ Cale s’en est allé, comme il a mené sa carrière musicale : en toute discrétion.

Vous retrouverez quelques uns de ses disques à l’espace musique, notamment :

Troubadour ; Anywhere the wind blows ; To Tulsa and Back ; Road to Escondido ; To Tulsa and back ; Roll On.

Guillaume.

Dieu et ses vieilles chaussettes


Et bien c’est dans les vieilles chaussettes, qu’on fait d’agréables albums. Le dernier cd Old sock qu’Eric Clapton nous propose est composé de reprises de chansons qu’il considère comme importantes et de deux compositions personnelles inédites.

N’espérez donc pas trouver le dernier Grand Clapton, mais notre vétéran rock se fait plaisir dans ce cd, en compagnie de ses petits copains : J.J. Cale, Steve Winwood, Paul Mc Cartney

J’ai lu quelque part que c’était un disque pépère, et bien ça doit être aussi pour les mémères sans doute, car j’ai passé un bon moment, comme un avant-goût des vacances en l’ écoutant. On navigue entre le blues-rock, le reggae et le jazz. On y retrouve un Clapton décontracté, qui ne se prend pas au sérieux, et du coup sa nonchalance est contagieuse…

Un +++ à Angel, Every little thing et All of me.

Michèle.

Quand les guitaristes croisent le manche


DVD : Crossroads Guitar Festival (2004).

Initié, par Eric Clapton soi-même, ce festival de guitares, unique en son genre, permet ici d’apprécier ou découvrir, des musiciens, des styles, au fil des morceaux joués sur la  scène du Cotton Bowl de Dallas.

On y retrouve avec plaisir nombre de figures légendaires de la six-cordes : Eric Clapton, Robert Cray, Buddy Guy, B.B. King, John  Mac Laughlin, Carlos Santana, Steve Vaï, et même les barbus de ZZ Top !!!

Le plaisir des musiciens, tous horizons musicaux confondus, à être ensemble, est palpable, visible. Le résultat de ce mélange stylistique : 4 heures de plaisir musical. Ce double DVD est à déguster sans modération.

Guillaume.