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La playlist de janvier : les prénoms


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Quelle Nathalie n’a pas entendu fredonner sans discontinuer cette chanson dans son oreille ! Toutes ces Alexandra, Lucie, Elisa et autres prénoms devenus célèbres grâce à la musique. C’est ainsi que l’on peut se rendre compte de l’impact de la chanson dans nos vies, de ce qu’elle transmet. La comparaison sera presque spontanée.
Nous avons sélectionné dans cette playlist un très grand nombre de chansons. Et au-delà d’un prénom, ces chansons représentent des hommages à des personnes connues ou non, des caractères, des personnages, des personnalités.

 

Bonne écoute

Carine

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Les Soulections #3 : Angie Stone


Changeons un peu d’époque et revenons un peu à des artistes actuels avec une des divas de la Neo Soul, Miss Angie Stone. La diva de Colombia, souvent comparée à Chaka Khan, tant pour son physique que ses morceaux souvent sexy est l’une des pionnières de la Nu-Soul actuelle au même titre quErykah Badu ou celui qui fut son compagnon et père de son fils, D’angelo.

Dans un style proche de la “Philly Soul”, Stone a enchaîné les albums depuis la fin des années 1990 avec un succès constant, mais avant ça, elle avait fait plusieurs tentatives en groupe un peu moins fructueuses, de qualité, certes mais moins reconnues publiquement.

Elle a commencé comme beaucoup, par le Gospel, puis, comme elle est fan de basket, elle s’inscrit dans un programme de sport-études où, avec deux de ses amies, elles fondent un trio hip hop funk du nom de “The Sequence” et sortent deux tubes qui fonctionnent plutôt bien. Après deux albums, le groupe se sépare et Angie continue son petit bonhomme de chemin, notamment avec le groupe Mantronix et également en tant que choriste sur un des albums de Lenny Kravitz.

La suite, c’est le groupe Devox, qui lui offre pour la première fois, le lead vocal. C’est aussi à cette période qu’elle rencontre D’Angelo, pour qui, elle fait des choeurs (et un enfant), cette visibilité lui permet de sortir un premier album solo, “Black diamond”, qui explosera les charts et lancera sa carrière définitivement.

Son deuxième album, “The mahogany soul” la consacrera définitivement comme l’une des reines de ce mouvement et Stone va continuer à nous régaler les oreilles, elle compte à ce jour sept albums et une multitude de collaborations avec des artistes tels que Dave Hollister, Anthony Hamilton, Prince et j’en passe…

Il ne vous reste plus qu’a (re)découvrir l’univers de cette formidable artiste.

Laurent

Nos samples rendez-vous #17


Du très très lourd au programme, côté sampleur, comme samplé ! D’un côté, un poids lourd du Jazz et du blues de Harlem dans les années 40/50 en la personne de Dinah Washington, de l’autre, deux de mes artistes préférés toutes catégories confondues : Nas et Erykah Badu.

Le morceau original, « This bitter earth » de Dinah Washington, je l’ai découvert en regardant Shutter island de Martin Scorsese avec Leo Di Caprio, parfaite chanson mélancolique pour accompagner les délires psychiatriques du héros, cette musique ne m’a plus jamais quitté, le genre qui te prends aux tripes dès qu’elle commence. Pour cette B.O il s’agit en réalité d’un mashup avec  « On the Nature of Daylight » de Max Richter réalisé par Robbie Robertson, collaborateur musical de longue date de Scorsese.

En 2016, pour le soundtrack du film « The land », le réalisateur Steven Caple Jr à l’idée de réunir Nas, producteur exécutif et Erykah Badu, actrice dans le film. Pour la première fois les deux géants sont réunis sur un morceau et quelle bonne idée !!! Erykah nous livre l’une de ses plus belles performances vocales depuis longtemps, j’irais même jusqu’à dire qu’on est proche d’une Nina Simone parfois. Quant à Nas, il est égal à lui-même, l’absence d’un beat ne lui pose pas de souci pour nous faire profiter de ses textes, seuls les violons accompagnent la voix de Nasty Nas et les deux se marient parfaitement.

Laurent  

Erykah, 20 ans déjà…


erykah-badu2017 est le 20ème anniversaire de la sortie de l’album « Baduizm », l’occasion pour moi de revenir sur la carrière de l’une de mes artistes préférées, toutes catégories confondues, MADAME Erykah Badu !!!

Seulement six albums (si on compte « Live ») en vingt ans, certains diront que c’est peu, mais doit-on juger une carrière aux nombre d’albums où à la qualité de ceux-ci ? Pour ma part, la question ne se pose même pas ! Erykah Badu a selon moi, énormément contribué à créer avec D’angelo et Maxwell, ce qu’on appelle aujourd’hui la Nu-soul.

Tout commence à Dallas, avec son cousin, avec qui elle monte le groupe Erykah Free et est repérée par Kedar Massenburg, ancien président de Motown Records à l’époque. Il flaire très vite que la jeune Texane est dotée d’une voix et d’une personnalité unique. Massenburg tient une pépite et la lance dans le grand bain en lui proposant un duo avec un certain D’angelo sur une reprise de « Your precious love » de Marvin Gaye.

S’en suit « Baduizm » en 1997 et c’est le succès immédiat, l’album est certifié triple disque de platine avec des perles comme « On & on », « 4 leaf clover » ou encore « Appletree ». Entourée de ceux qui deviendront plus tard, avec elle, les Soulquarians : The Roots et James Poyser la diva donne naissance à un style, la Nu-soul. Les comparaisons avec Billie Holliday et Sade fusent au même titre que les récompenses, plus rien n’arrêtera Erykah.

Trois ans plus tard, elle revient avec « Mama’s gun » et une sonorité plus funky, mais aussi des paroles plus engagées (ce qui deviendra, aussi la marque de l’artiste) avec des titres comme « A.D 2000 » ou « Bag lady », cet opus est aussi empreint de melancolie due à sa séparation avec Andre 3000 d’Outkast.

Pour sa troisième production studio, « Worldwide Underground » la reine de la Soul revient avec des productions plus hip hop encore et s’entoure de la crème en la matière avec Queen Latifah, Dead Prez et celui avec lequel elle est en couple à ce moment-là, Common, il en découle un album parfois décrié par la critique et pourtant l’un de mes préférés.

En 2008, elle est quelque peu en manque d’inspiration jusqu’à ce qu’elle reçoive son premier ordinateur et que son fils de 7 ans lui fasse découvrir Garage Band et Ichat, là c’est le déclic : Elle peut composer de chez elle avec sa famille à portée de main, échanger avec Questlove et Poyser sur les productions. Voilà donc « New Amerykah part one (4th world war) », élu meilleur album de l’année, il reçoit un accueil très positif de la presse, personnellement, c’est celui que j’aime le moins.

Dernier album studio en date, la 2ème partie de « New Amerykah (Return of the Ankh) » est l’album de la controverse en grosse partie  à cause du clip de « Window seat » où Erykah se déshabille complètement et finit par être abattue sur le lieu de l’assassinat de John F. Kennedy. Le message de l’artiste fut incompris et la vidéo fut une petite tornade médiatique. Cela dit, je préfère vraiment ce CD au précédent.

Depuis 2010, plus rien hormis une excellente mixtape « But you can’t use my phone » inspirée du morceau de Drake « Hotline Bling » de très bonne qualité, mais nous, on réclame un album  studio, tu nous manques Erykah !!!

Laurent