Archives du blog

Septième round pour Mouhammad Alix !!!


kery-jamesAvec la sortie de Mouhammad Alix, on pourrait dire que c’est le retour du rap Français, comme Kery James le disait dans l’un de ses anciens morceaux. Album coup de poing tant par ses textes engagés, que par sa qualité musicale, ce septième opus est pour moi, le meilleur depuis longtemps dans la discographie du MC d’Orly.

On a vraiment l’impression que le rappeur assume complètement la dualité de son personnage : Alix l’homme de paix et Kery le combattant. Tour à tour, il enfile le costume de l’un ou l’autre selon le thème du morceau. Au fil de l’album, on réalise que l’un ne va pas sans l’autre et que c’est pleinement assumé.

Les morceaux coups de poing (ceux de Kery donc),sont des constats politiques et sociaux tels que « Racailles », « Musique nègre » ou encore « Douleur ébène » frappant fort dans ce paysage du rap Français, qui comme je l’ai déjà dit, à pour moi, trop souvent perdu sa vocation à faire passer des messages.

Ceux, introspectifs, sont tout aussi puissants, avec des rythmes souvent plus lents où Alix Mathurin se confie à son auditeur et parfois à ses proches, comme sur « Pense à moi » ou « J’suis pas un héros ». Mes gros coups de cœur de l’album en dehors des singles sont « Jamais » avec la voix de Monsieur Nov sur le refrain et  « Prends le temps » avec Faada Freddy que Guillaume avait chroniqué lors de sa venue à Fontenay Sous Bois.

Kery sera d’ailleurs présent ce jeudi 19 Janvier à la salle Jacques Brel de Fontenay sous bois en tant que parrain des Voeux à la jeunesse avec Nora Hamadi et en seconde partie de soirée, un showcase de Keblack.

En conclusion et comme le disait son idole Mohamed Ali, ce septième album vole comme un papillon et pique comme une abeille !

Avec sa voix, Freddy nous rend Fa(a)da(s)!


gospeljourney_imageAttention, Talent!

Le public présent samedi 15 octobre, Salle Jacques Brel, à Fontenay Sous Bois, a passé une très belle soirée. Pourquoi ? Tout simplement parce que Faada Freddy, chanteur sénégalais, venait présenter, dans le cadre du Festi’Val de Marne, « Gospel Journey » sorti en 2015. Après un jeune duo piano-voix et guitare, puis après la très belle prestation de Awa Ly, accompagnée de 3 musiciens,  offrant un répertoire coloré aux sons du reggae, de la musique africaine et du jazz, c’est donc Faada Freddy, qui prit possession de la scène, devant une salle comble, un public conquis. Dès son arrivée sur scène, entouré de 5 autres vocalistes (4 hommes, 1 femme), la chaleur est montré d’un cran. L’art consommé de la scène, et le talent vocal on fait le reste. Au menu vocal et musical, du gospel bien sûr, mais aussi du funk, du reggae, du rap, des reprises, bref un éventail large, attestant du talent du chanteur sénégalais et de ses acolytes.

Reconnu par des artistes aussi variés que Bernard Lavilliers, Imany ou Lenny Kravitz ! ça donne une idée  de la qualité du bonhomme. Sa recette aussi originale que riche, est de composer des morceaux uniquement basés sur des rythmiques corporelles, et sur l’utilisation de la voix, qu’elle soit sienne ou celles de chœurs masculins ou féminins. Cette démarche n’est pas sans rappeler celle des géniaux Bobby Mac Ferrin, ou Al Jarreau, capables de tenir seuls en scène près de 2h entre improvisations vocales, utilisation du corps comme instrument, et imitations d’instruments par leurs seules voix. Certes Faada Freddy n’en est pas encore là, mais il est clair, à écouter chaque morceau de « Gospel Journey », qu’il a devant lui tous les chants du possible.

Ici gospel, reggae, soul, se succèdent avec une jubilation omniprésente… le travail des chœurs, en arrière plan de sa voix, est d’une précision sans faille, rendant la prestation de Faada Freddy, claire, limpide. La voix, instrument précis, se démultiplie, se diversifie, offrant à l’auditeur une parenthèse enchantée rafraîchissante. A l’heure ou la musique est affaire de samples (n’est-ce pas Laurent:-)!), de synthés utilisés à tort et à travers, le travail et la démarche menés par Faada Freddy fait un bien fou. Simplicité, originalité! La voix est l’outil de l’histoire individuelle, collective, outil de transmission de cultures, de traditions. L’album se termine par un titre « Borom Bi » chanté en dialecte sénégalais et en anglais.

Ne passez pas à côté de ce virtuose vocal, et courrez le voir sur scène!

Guillaume.

 

%d blogueurs aiment cette page :