Archives du blog

Al di Meola, la guitare dans tous ses états.


AlDiMeola_imageAl Di Meola, guitariste aussi brillant que discret nous revient avec son « Elysium ». Pour notre plus grand bonheur !

Si la pochette laisse à penser qu’il se prend pour le « Penseur » de Rodin, affublé d’un air sérieux caché derrière ses lunettes, il n’en n’est rien !

Al Di Meola demeure avant tout un véritable esthète de la guitare, compositeur virtuose, au parcours éclectique, passant sans mal du jazz-rock époque Return to Forever dans les années 70-80, aux côtés du légendaire pianiste Chick Corea, au jazz métissé d’influences aussi variées que le tango argentin, le flamenco espagnol ou encore les rythmes africains. Il est ici épaulé par 3 claviéristes de haut vol : Philippe Saisse, Barry Miles, Mario Parmisano. Les percussions sont aussi très présentes, à travers le cajon, la darbouka, les bongas.

L‘ensemble est superbe ! Al di Meola nous régale au travers de ce disque subtil, aérien. Sa virtuosité technique est au service de ses compositions, sans jamais prendre le dessus. De « Adour » qui ouvre l’album, en passant par « Babylon », « Esmeralda », « Amanjena », aux plus classiques tel « Etcetera in E-Major », sans omettre le superbe « Stéphanie » dédié à sa compagne, ou le final « La Lluvia », Al Di Meola nous offre une palette riche et variée de son talent, nous faisant voyager au fil des compositions.

Une vraie réussite, une pépite, un album à déguster sans aucune modération !

Guillaume.

El niño


 

image_5629_RocioMarquezNino_5186775256918146953Née à Huelva en Andalousie, Rocio Marquez a grandi dans le berceau du flamenco. A travers cet album, elle  rend hommage au chanteur de flamenco Pepe Marchena, surnommé « el Niño ».

Loin des clichés, d’une voix puissante, mélodieuse associée à une grande maîtrise technique des palos flamencos, elle nous propose un flamenco moderne, électrisant et plein de charmes.

Françoise

Le Flamenco perd l’une de ses étoiles.


Le monde de la guitare et du Flamenco sont en deuil, depuis mercredi. L’un des plus illustres représentants de ces 2 mondes s’en est allé, brutalement. Paco de Lucia a rejoint les étoiles.

Paco de Lucia avait de qui tenir : Un père musicien, qui sera son premier professeur de guitare (dès l’âge de 5 ans, 12 heures par jour!!!),  2 frères (le guitariste Ramon de Algeciras, le chanteur de flamenco Pepe de Lucia), aideront le jeune musicien à se former et grandir dans la culture flamenca. Après des années de travail acharné, il deviendra professionnel à 12 ans, puis à 14 ans, il intègre en tant que guitariste la Compagnie de danse de José Greco.

Très vite reconnu pour son approche particulière du flamenco et sa technique instrumentale hors pair, il va s’ouvrir des horizons nouveaux, notamment en reprenant des oeuvres du répertoire classique de Manuel de Falla, puis le concerto de Aranjuez de Joaquin Rodrigo (1991).

Il a également côtoyé le monde du jazz, y rencontrant les virtuoses John Mac Laughlin, Al di Meola, avec qui il enregistrera 2 disques « Friday night in San Francisco »  (1981),puis « Passion, grace and fire » (1983), et Larry Coryell. A leur contact, il apprendra l’improvisation. En 1983, il publie « cositas bueñas » et enregistre la musique du film « Carmen » de Carlos Saura, qu’il retrouvera en 2012, pour le film « Flamenco« , une ode à cet univers traditionnel musical et dansé.

Côté scène, Paco de Lucia, brillait par un style unique, une maîtrise de son art et de son instrument, qui ravit le spectateur. Son dernier passage à Marciac en 2013 fut un véritable triomphe.

Sûr que Là-Haut, il va faire danser les anges au son de sa guitare et de son art flamenco.

Guillaume.

Les musiques de l’âme…


Lors de ce concert à Buenos Aires, le « Flamenco et Tango se serrèrent la main ». Diego El cigala, grand chanteur de flamenco réussit ce soir-là la prouesse de recréer les classiques du tango en y intégrant le chant andalou. Les musiciens des deux côtés de l’océan se sont réunis. Leur performance et celle de Diego furent unanimement reconnues et appréciées.

Cet album va crescendo, l’atmosphère devient électrisante, peu à peu Diego El Cigala nous révèle le douleur authentique, la véritable passion. Mes préférées : l’hommage à Atahualpa Yupanqui Los Hermanos, Youkali tiré du Tango habanera de Kurt Weill et une version magnifique de Soledad.

Michèle